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Coopérer autrement

NIYA – Pour une culture de la paix

08/11/2019
Poster Niya pour une culture de la paix, PCPA Joussour
Dans le cadre de l’accord de coopération qui lie les villes de Bordeaux et Oran (signé en 2003), un partenariat particulièrement actif s'est constitué depuis 2008 entre les associations des Centres d’animation des quartiers de Bordeaux et Santé Sidi el Houari d’Oran.

Dans le cadre de l’accord de coopération qui lie les villes de Bordeaux et Oran (signé en 2003), un partenariat particulièrement actif s'est constitué depuis 2008 entre les associations des Centres d’animation des quartiers de Bordeaux et Santé Sidi el Houari d’Oran.

Commencé en mars 2018 avec le soutien du PCPA Joussour, le projet « Niya, pour une culture de la paix » vise à promouvoir la culture de la paix, le partage interculturel et le développement durable chez les jeunes, en encourageant leur autonomie et l’engagement dans la vie bénévole et associative.

Une cinquantaine de jeunes des deux rives, âgés de 16 à 32 ans, ont été formés à l’animation socioculturelle, ce qui a donné naissance à une cinquantaine d’actions sur le terrain, à destination de plus de 5 000 jeunes.

Pour clore ce projet, un festival a été organisé à Oran du 28 au 30 juillet 2019 où l’expression artistique a été mise à l’honneur, notamment dans les domaines du théâtre, de la musique, du dessin, de la photographie et du cinéma.

Pour en savoir plus.

Coopérer autrement

France-Mali : Développer l'économie sociale et solidaire pour faciliter l'insertion économique des migrants

08/11/2019
Portraits de 3 responsables projet AMRK Mali © Yves le Bars
22 janvier 2016, des représentants des associations Grdr-Mali, Acteurs pour une Economie Solidaire Hauts-de-France (Apes) et Espace migration et développement de Kayes (EMDK), entrent

22 janvier 2016, des représentants des associations Grdr-Mali, Acteurs pour une Economie Solidaire Hauts-de-France (Apes) et Espace migration et développement de Kayes (EMDK), entrent dans le camp de réfugiés de Grande-Synthe. 2 500 personnes y vivent dans des tentes, éparpillées sur 20 hectares de terrain marécageux, dans des conditions d’hygiène déplorables.

Le camp est essentiellement occupé par des personnes de nationalité kurde (Syriens, Irakiens, Iraniens). Beaucoup sont des femmes et des enfants. L’abondance de la boue dans le camp (même sous les tentes) rend extrêmement difficiles les conditions de vie et la mobilité des réfugiés.

Le Maire de Grande-Synthe explique que grâce à la proximité du port de Dunkerque, la ville a connu un essor industriel indéniable après-guerre, soutenu par l’arrivée d’une main d’œuvre polonaise, italienne, espagnole et sud-méditerranéenne. Mais depuis les années 80 et la perte de grosses industries, le chômage touche presque un quart de la population de la région.

L’idée de cette rencontre est de trouver ensemble les leviers par lesquels, comme lorsqu’elle était à son apogée, la ville pourrait tirer parti des flux migratoires (plus d’une centaine d’arrivées par jour) afin de relancer l’économie locale.

La région de Kayes au Mali présente des caractéristiques économiques et sociales (position transfrontalière, fortes mobilités humaines, difficultés économiques, manque de formation professionnelle et chômage des jeunes) similaires à la région Hauts-de-France.

Aguerris à ces questions, les représentants du Grdr-Mali et de l’EMDK ont invité le maire et les services de la ville à impulser un dialogue multi-acteurs (services techniques de l’État, collectivités, entreprises locales…) et une politique sociale d’accueil et d’intégration des migrants. Nombre d’entre eux sont ingénieurs, commerçants, restaurateurs ou ouvriers qualifiés... et ont un important capital technique, professionnel, économique et socioculturel qui peut profiter au territoire d’accueil.

En la matière, l’économie sociale et solidaire, qui rassemble des structures dont le fonctionnement et les activités sont fondés sur un principe de solidarité et d'utilité sociale, a été vue par les deux parties comme un vecteur intéressant d’intégration des migrants. Au Mali aussi, cette économie est promue par les mêmes acteurs pour impulser un développement local plus inclusif.

Ce projet, soutenu par le programme Coopérer autrement en acteurs de changement coordonné par le CFSI, a pour mission de mettre en lien et de faire travailler ensemble les organisations du Nord et du Sud qui partagent des enjeux communs.

Terminé en 2019, il a permis à 14 projets économiques portés par des personnes issues de la migration de voir le jour en Hauts-de-France. Un club entrepreneur a été créé afin de proposer des pistes de réflexions, des solutions en fonction des besoins exprimés par les porteurs de projets.

Cette initiative vous a plu ? Le programme Coopérer autrement en acteurs de changement lance 10 nouveaux projets sur la période 2019-2021.

Il a besoin de votre soutien, faites un don.

 

Coopérer autrement

Congo Brazzaville : Défendre les droits des enfants des rues

09/10/2019
Affiche du projet Secours international du mouvement chrétien -PCPA Congo
Nana, élève en classe de 4e  raconte : « Des personnes âgées sont venues nous donner des conseils. Elles nous ont dit de ne pas prendre de la drogue, les ‘‘tramadols’’, parce que ce n’est pas bon pour la santé ».

Nana, élève en classe de 4 raconte : « Des personnes âgées sont venues nous donner des conseils. Elles nous ont dit de ne pas prendre de la drogue, les ‘‘tramadols’’, parce que ce n’est pas bon pour la santé ».

« Aujourd’hui on a appris qu’il n’était pas bien d’avoir des films pornographiques dans nos téléphones. Nous avons le droit d’avoir des moments de repos et des moments de jeux. Nous avons droit à l’éducation. Lorsque nous avons des problèmes à la maison ou avec d’autres personnes, nous avons le droit d’appeler l’assistante sociale ou madame la Procureur », ajoute Princesse, élève en classe de 6e.

À Pointe-Noire, capitale économique de la République du Congo, la forte croissance démographique liée aux migrations internes provoquées par les conflits armés et la crise économique depuis la fin des années 90 a été accompagnée d'un phénomène nouveau : celui des enfants et des jeunes de la rue. Les derniers chiffres en date provenant du Samu social de Pointe-Noire font état de 1 500 enfants en situation de rue en 2010 et la situation depuis ne s’améliore pas.

Dans l’arrondissement 1 Lumumba, les forces de l’ordre, les élèves de 4 collèges et de 4 centres d’hébergements et de centres de rue (soit 400 enfants au total) ainsi qu’une centaine de responsables de quartiers ont bénéficié de formations sur les droits de l’enfant.

Le Secours international du mouvement chrétien pour la solidarité et l’association Jeune Exprime-Toi sur le Sida, soutenus par le PCPA Congo, programme porté par le CFSI, ont lancé en 2019 un projet à destination de ces jeunes, ainsi que des jeunes filles domestiques et aux enfants ou adolescents déscolarisés ou sans emploi.

Pour cela, la structure s’appuie sur loi n°4-2010 du 14 juin 2010 portant protection de l’enfant en République du Congo, ainsi que sur les textes internationaux et régionaux protégeant les droits de l’enfant telle que la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant.

L’objectif est de sensibiliser et de former à la fois les enfants, les encadrants (parents d’élèves, responsables des comités de quartiers…), ainsi que les pouvoirs publics (services sociaux, gendarmes et policiers…) aux droits de l’enfant. Entre autres, le Parquet de Pointe-Noire via madame la Procureur pour enfants, la Direction départementale des Droits humains, la Direction départementale des Affaires sociales via la Circonscription d’actions sociales de Lumumba font preuve d’une grande implication.

Si le projet est toujours en cours et intègre notamment la rescolarisation d’une quarantaine d’enfants ainsi que la formation de 500 parents d’élèves, les résultats sont déjà positifs : une centaine d’enfants ont déclaré ne pas disposer d’actes de naissance et cinq ont témoigné auprès de madame la Procureur d’actes de violence et de maltraitance dont ils ont été victimes dans leur milieu familial, ce qui a abouti à 5 cas de poursuites judiciaires.

Ce projet est cofinancé par l’Union européenne dans le cadre de son programme d’appui aux groupes vulnérables des organisations de la société civile (OSC). Il est réalisé par des OSC membres du PCPA Congo cofinancé par l’Agence Française de Développement et les donateurs du CFSI. Pour que ces projets se multiplient et prennent de l’ampleur, le CFSI a besoin de votre soutien. Faites un don.

 

Coopérer autrement

Algérie : mobiliser les jeunes pour la démocratie

24/06/2019
Forum des jeunes engagés - Oran, mars 2018
Une démocratie véritable ne saurait exister sans une mobilisation et une participation active des jeunes populations.

Une démocratie véritable ne saurait exister sans une mobilisation et une participation active des jeunes populations.

L’Association Graine de paix d’Oran a lancé un projet intitulé « Voix des jeunes » soutenu par le le PCPA Algérie Joussour en partenariat avec l’Association Migration, solidarité et échanges pour le développement de Strasbourg, l’Association Étoile culturelle d’Akbou et l’Association Santé Sidi El Houari. L'objectif de ce projet est d'encourager la participation active des jeunes algériens/ennes, à l’instar des jeunes français/aises, aux mécanismes de démocratie participative et représentative en explorant, analysant et mettant en lumière avec eux le concept, les outils et les différentes pratiques dans les deux pays. 

Une soixantaine de jeunes ont été mis à contribution pour travailler sur l’éducation à la culture de la citoyenneté, ainsi que sur la démocratie représentative et participative à différents niveaux territoriaux. Une réflexion pluri-acteurs a été menée pour débattre sur les freins et les leviers à l’inclusion du dialogue entre les jeunes et les autorités, notamment par la proposition de recommandations et l’interpellation des décideurs politiques.

Dans le cadre de ce projet, un Forum à Oran sur les instances représentatives et participative a été organisé en mars 2018 (voir vidéo ci dessous), ainsi qu'une visite d’étude et d’immersion dans les instances de démocratie représentative et participative en Alsace.

Pour en savoir plus.

 

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