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Nos actions | Comité Français pour la Solidarité Internationale

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Coopérer autrement

Algérie : face à la Covid-19, la solidarité intergénérationelle en action

08/10/2020
 jeunes de l'association El Ikram © El Ikram
L’association pour l’orientation et l’animation des jeunes El Ikram met en place des projets culturels et sociaux.

L’association pour l’orientation et l’animation des jeunes El Ikram met en place des projets culturels et sociaux. Elle est active dans de divers domaines liés à la formation, le patrimoine et à la mobilité de jeunes, à la citoyenneté.

Pendant la pandémie, l’association a réalisé plusieurs campagnes de sensibilisation pour lutter contre la Covid-19 et de désinfection dans des hôpitaux, des polycliniques, écoles, universités et autres lieux publics… Elle est notamment intervenue dans la maison de retraite de Lalla Bouna.

Cette activité a permis d’apporter un soutien moral aux pensionnaires qui connaissent maintenant les jeunes par leur prénom et avec qui les échanges par téléphone sont désormais réguliers. Au-delà d’une solidarité intergénérationnelle, un pont entre religions s’est mis en place : cette maison de retraite est en effet dirigée par une mère et des sœurs de confession chrétienne.

Jeunes en train de désinfecter  des centres de santé © El IkramJeune en train de désinfecter un fauteuil roulant © El Ikram

Pour en savoir plus sur les actions de l’association

 

Coopérer autrement

Au Congo Brazzaville, des droits civils pour les populations autochtones

08/10/2020
Réunion de sensibilisation dans un village de populations autochtones © APVPS
La population autochtone du département de la Sangha représente 9 % des 90 000 habitants recensés en 2017 (source : Centre National de la Statistique et des Etudes Ec

La population autochtone du département de la Sangha représente 9 % des 90 000 habitants recensés en 2017 (source : Centre National de la Statistique et des Etudes Economiques et FNUAP). Le niveau de pauvreté y est élevé (le revenu moyen d’un ménage est de 2,5 à 5 fois moins élevé que celui du département) et les familles plus nombreuses (7 personnes en moyenne contre 5).

Depuis 2011, la République du Congo s’est dotée d’une loi pour la promotion et la protection des droits des peuples autochtones. Malgré cela, cette population discriminée voit ses droits régulièrement violés ou non respectés.

75 % des personnes autochtones de la Sangha n’ont pas de pièces d’état civil (acte de naissance) ou d’identité (carte nationale) et aucune d’entre elle n’a accès à la terre.

Systématiquement déplacées lors de projets d’extensions urbains, elles ne peuvent vivre d’activités agricoles, principale source de revenu du département. Elles se retrouvent également privées de droit de vote et d’accès à l’éducation ou à des emplois décents, ces activités nécessitant des papiers d’identité en règle.

C’est ainsi qu’elles survivent en travaillant au service d’autres familles en échange de rémunérations en nature. Non considérées, ces personnes n’osent pas fréquenter les administrations ni les services comme les centres de santé ou les écoles de peur d’être rejetées ou moquées.

De leur côté, par manque de moyens et de structuration, les associations des populations autochtones se retrouvent démunies pour améliorer la situation. Porté par l’Association Professionnelle pour la Valorisation des Produits Forestiers et Subsidiaires (APVPS), ce projet a accompagné 8 leaders associatifs à s’approprier le texte de loi pour créer des parcours et des outils de communication, de sensibilisation à l’attention de la population. Ces campagnes de mobilisation ont été renforcées par l’animation d’émissions radios et l’organisation d’une conférence à l’occasion de la Journée Internationale des Populations Autochtones.

12 institutions publiques ont été impliquées dans la mise en œuvre du projet, notamment l’établissement des actes de naissance et les cartes nationales d’identité et l’octroi des terres aux autochtones. 500 personnes ont pu profiter d’une sensibilisation à leurs droits. 1 000 personnes ont obtenu leur acte de naissance et 600 une carte d’identité. 4 titres de propriété ont été délivrés aux communautés.  

En juillet 2019, le gouvernement congolais a pris des décrets d’application accordant sur le papier des droits à participer à la vie collective. Grâce à ce projet, c’est un meilleur vivre ensemble qui a été rendu possible, dans le respect de tous et de lutte contre des inégalités.

Pour que ce type d’action se développe et se multiplie, nous avons besoin de votre soutien, faites un don.

 

Coopérer autrement

En Guinée : des parcours professionnalisants pour les jeunes ruraux

08/10/2020
Réunion de parents d'une Maison Familiale Rurale en Guinée  © Guinée 44
Constituée à 85 % de personnes de moins de 45 ans et 50 % de moins de 15 ans (source Unice

Constituée à 85 % de personnes de moins de 45 ans et 50 % de moins de 15 ans (source Unicef 2013), la population guinéenne est très jeune. Malheureusement, du fait de l’absence d’un système éducatif adapté (le taux d’alphabétisation atteint 37,6 % chez les hommes de 15 à 24 ans et moins de 22 % chez les femmes du même âge), le taux de chômage atteint 70 %, encourageant à la petite délinquance, à un exode sans espoir d’avenir vers les villes ou encore, à la migration vers la France ou d’autres pays d’Europe.

Cependant, le pays ne manque pas de ressources : 70 % de sa population active dépend du secteur agricole (source MEFR), notamment les femmes, chargées traditionnellement des cultures vivrières. Le développement de débouchés professionnels à destination de la jeunesse dans les filières agricoles s’est donc imposé comme une évidence.

Active dans le pays depuis plus de 25 ans dans le domaine de l’insertion des jeunes, l’ONG internationale Coopération Atlantique Guinée 44, membre du CFSI, développe depuis 2015 un projet de formation professionnelle en alternance à destination des jeunes ruraux de 15 à 35 ans, dans le cadre du programme Coopérer autrement en acteurs de changement.

L’idée est de créer et développer deux Maisons Familiales Rurales (MFR) sur les territoires de Friguiagbé (Kindia) et de Kolaboui (Boké), en partenariat avec les Fédérations départementales des Maisons Familiales Rurales de Sarthe et de Mayenne, le service international de l’Union Nationale des Maisons Familiales Rurales d’Education et d’Orientation (UNMFREO) et la Fédération MFR Monde et grâce au soutien financier de la Région Pays de la Loire. 

Nées dans les années 30, les Maisons Familiales Rurales sont le fruit d'une expérience originale menée dans un petit village du Lot-et-Garonne. Quelques agriculteurs ont eu l’idée d'inventer une formation pour répondre aux besoins de leurs métiers et promouvoir l'éducation des jeunes en milieu rural. Ce modèle qui s’exporte désormais dans le monde entier, laisse une place de choix aux familles afin qu'elles puissent être impliquées dans la vie et l'organisation de chaque Maison.

A ce jour, les 2 MFR sont officiellement constituées en association et sont accompagnées par un animateur afin de renforcer leur capacité organisationnelle et technique. Elles sont en lien avec les Fédérations des MFR françaises et 2 MFR basées au Bénin et au Burkina Faso afin d’échanger les savoirs faire et les expériences pour la conception des parcours pédagogiques. 

Jeunes en formation © Guinée 44Une première expérience de 2 formations courtes en maraîchage et culture de l’ananas ont vu le jour, à destination de 80 producteurs (dont 53 femmes) permettant une réelle prise de responsabilités des parents et des collectivités locales dans l’éducation et l’insertion socioéconomique de leurs enfants. Parmi les avancées concrètes sur le terrain nous pouvons également citer : la reconnaissance de la place des jeunes dans le tissu socioprofessionnel et économique de la région, l’émergence de dynamiques collectives entre les apprenants sortis des MFR et le renforcement de leurs liens avec les organisations paysannes de la région.

Si la crise Covid-19 a mis à l’arrêt certaines activités, deux formations longues de 6 mois sont prévues à partir de l’année 2021 à destination de 40 jeunes, suivies de phases d’accompagnement pour l’installation et l’insertion.

 

Charline Attia, directrice, Guinée 44Pour Guinée 44, l’objectif est de pérenniser l’expérience, développer l’offre de formation (chef d’exploitation agricole, chef d’atelier de transformation…) et dupliquer le modèle, tout en lui trouvant des voies de financement pérennes, auprès notamment des collectivités locales. Enfin, l’offre de formation conçue doit être reconnue au niveau national afin d’entrer dans les programmes officiels de formation.

« Il y a de fortes interdépendances entre nos filières agricoles en France et celles d’Afrique de l’Ouest. Nos modes de consommations ici peuvent causer beaucoup de tort sur la capacité des filières là-bas à créer de l’emploi, notamment s’agissant des filières avicoles et laitières.  [NDLR les importations de surplus de stocks de produits européens à bas coûts concurrencent dangereusement la production locale]. Si nos modes de consommation ici tuent les débouchés économiques là-bas, les jeunes continueront de faire le choix de la migration. »

Texte écrit à partir d’un témoignage de Charline Attia, Directrice Guinée 44, 6 octobre 2020.

Vous aimez ce projet ? Nous avons besoin de votre soutien pour qu’il continue et se développe ! Faites un don.

 

 

Coopérer autrement

Au Congo Brazzaville : l’accès aux biens essentiels et aux masques, une priorité

13/05/2020
Atelier de confection de masques, Congo Brazzaville © Encred
En plus des gestes barrières contre la Covid-19 (équipements, distanciation sociale…), un confinement et un couvre-feu ont été décrétés le 1<

En plus des gestes barrières contre la Covid-19 (équipements, distanciation sociale…), un confinement et un couvre-feu ont été décrétés le 1er avril 2020 sur tout le territoire par le président de la République, empêchant la libre circulation des populations. Bien que les textes aient annoncé la mise à disposition d’autorisations dérogatoires pour les déplacements jugés essentiels, l’obtention d’un laisser-passer n’est pas toujours gratuit.

Face à la pandémie Covid-19, les membres du PCPA Congo se mobilisent pour répondre aux besoins pressants des plus vulnérables et participer aux décisions publiques

La pandémie a mis le pays dos au mur et les membres du PCPA ne sont pas épargnés. Désormais tout tourne au ralenti, lorsque les activités ne sont pas tout simplement arrêtées.

C’est le cas par exemple de l’Œuvre Notre Dame des veufs et orphelins du Congo (ONDVOC), qui a été contrainte d’annuler une émission télévisée sur « les pratiques ancestrales dégradantes des veuves et la promulgation du nouveau code de la famille et des personnes ».

Cependant, malgré ces restrictions, plusieurs membres s’efforcent, seuls ou en collectif, de mener leurs activités habituelles, en plus de celles liées à la pandémie. Ils font du plaidoyer, de la sensibilisation, de la prise en charge psychologique et sociale, de la désinfection de locaux à la demande, de la promotion du jardin potager à domicile pour lutter contre la crise alimentaire, apportent des soins médicaux aux personnes vulnérables, etc.

L’Observatoire congolais des droits des consommateurs (O2CD) a mené un plaidoyer pour l’instauration de la gratuité de l’eau et de l’électricité, ainsi que des « pauses de paiements sur les crédits en cours de remboursement » par les banques et les établissements de micro-finance. Cette action a trouvé gain de cause. En quelques semaines, le président de la République a annoncé la gratuité de ces services élémentaires.

Par ailleurs, le Réseau des intervenants sur le phénomène des enfants en rupture avec les parents (Reiper) mène actuellement des activités de prévention, de référencement et de prise en charge des enfants vulnérables contre les risques sociaux liés au Covid-19, en partenariat avec la Direction départementale des affaires sociales, avec l’appui de l’Unicef.

Enfin, plusieurs membres de Pointe Noire, des Plateaux et de la Cuvette se sont constitués en collectifs pour plaider une implication légitime de la société civile dans le dispositif officiel de riposte au Covid-19.

Faire face à la pénurie de masque

Les membres du Réseau des associations de Djambala en reunion contre le Covid19Une consultation menée auprès des membres du PCPA Congo a montré que le besoin d’équipements de protection est criant, surtout pour ceux agissant dans le domaine de la santé et qui ne peuvent pas observer la distanciation avec leurs patients.

Compte tenu de la hausse des prix et de la rareté de ces produits sur le marché, certains membres du programme se sont lancés dans la fabrication de masques artisanaux, à l’instar de l’association Enfance créatrice de développement (Encred) et de l’Association des Petites sœurs dominicaines du Congo (APSDC) à Brazzaville, de l’Association des couturiers et couturières du Congo-MOD (ACM) à Pointe Noire et de l’association Actions de solidarité internationale (ASI) dans les deux villes précitées. Ces masques sont destinés aux membres, aux bénéficiaires et autres populations sensibilisées.

Au Congo Brazzaville, 46,5 % la population vit en dessous du seuil de pauvreté (1,25 dollar par jour) (source : actualitix 2011). Depuis 2016, le taux d’extrême pauvreté a malheureusement augmenté en raison de la baisse des cours du pétrole, surtout en milieu rural (source : Banque mondiale). Le nombre de personnes basculant dans la grande pauvreté augmentera encore du fait des mesures de confinement, empêchant bon nombre de congolais de gagner leur vie au jour le jour. Afin de soutenir les organisations de la société civile qui se mobilisent courageusement contre la précarité et les inégalités dans un contexte difficile (ex: coupures de courant récurrentes (source RFI, avril 2020), difficultés de circulation...). Faites un don.

 

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