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Nourrir le monde

Au Mali : les maraîchers de Gao passent à l’agroforesterie

25/11/2015
Mali © Autre Terre
En 2006, les maraîchers de la région de Gao, dans le nord du Mali, étaient en proie à de sérieuses difficultés : productions peu diversifiées, mauvaise utilisation des produits phytosanitaires épandus parfois trop largement sans porter attention aux risques pour la santé, revenus insuffisants…

En 2006, les maraîchers de la région de Gao, dans le nord du Mali, étaient en proie à de sérieuses difficultés : productions peu diversifiées, mauvaise utilisation des produits phytosanitaires épandus parfois trop largement sans porter attention aux risques pour la santé, revenus insuffisants…

Les 22 associations regroupées au sein de l’Union des groupements maraîchers de Gao (UGM), rassemblant près de 600 producteurs, décident alors de changer leur fusil d’épaule. « Recourir à des engrais chimiques pour accroître la production dans une zone aride et enclavée n’avait aucun intérêt. Onéreux, ces produits abîment par ailleurs les sols déjà très dégradés », explique Benoît Naveau, chargé des partenariats en Afrique de l’Ouest au sein de l’organisation non gouvernementale (ONG) belge Autre Terre.

Cette association a aidé l’UGM à mettre en place un « système de production oasien de cultures étagées », autrement dit à développer la culture de légumes à l’ombre des palmiers dattiers. Ces arbres protègent les semis du soleil et apportent de l’humus et des nutriments dans les sols grâce à leurs feuilles et à leurs racines. Parallèlement, des petits puits, couverts de paille pour éviter l’évaporation, ont été construits afin de faciliter les rétentions d’eau de pluie. Les déjections animales comme les résidus de récoltes servent à fertiliser les sols, tandis qu’un pesticide biologique a été fabriqué à partir d’huile provenant de fruits locaux. Enfin, des ruches ont été installées pour la pollinisation des cultures.

Les résultats ne se sont pas fait attendre : la production de légumes de l’UGM est passée de 150 tonnes en 2006 à 580 en 2014, auxquelles il faut ajouter la récolte de dattes, grâce à un changement de mode de culture.

En 2012, en plein conflit du Nord-Mali, les maraîchers engagés dans ce projet ont continué à produire et ont pu approvisionner les habitants dans une zone alors coupée du monde. Les producteurs de l’UGM ont également créé deux points de vente pour mieux écouler leur production, et ainsi améliorer leurs revenus. Leurs légumes bio, bien meilleurs et pas plus chers que les autres, se vendent très bien sur les marchés de Gao et des environs. « Comme nous l’espérions, cette expérience est en train de s’étendre, se réjouit Benoît Naveau. Dix nouvelles associations de maraîchers viennent de frapper à la porte. »

Article issu du numéro spécial d'Alternatives Economiques "Risque climatique, défi alimentaire", réalisé en partenariat avec le CFSI, dans le cadre de la campagne ALIMENTERRE et de la mobilisation autour de la COP21.

Les donateurs du CFSI et l'Agence Française de Développement soutiennent cette initiative à hauteur de 25 000 € dans le cadre du programme « Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest »

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Coopérer autrement

Des paniers paysans du Salvador au jardin solidaire de Montauban

30/11/2015
Salvador - Secours Populaire Français © Francis Roudière
Pauvreté rurale au Salvador. A Comasagua, à 40 kilomères de la capitale, San Salvador, 40 % des familles vivent dans des conditions très précaires.

Pauvreté rurale au Salvador. A Comasagua, à 40 kilomères de la capitale, San Salvador, 40 % des familles vivent dans des conditions très précaires.

Le revenu moyen par habitant est de 1,20 € par jour. Les hommes cultivent le café mais l’épidémie de « rouille » qui touche l’ensemble de l’Amérique centrale ne les a pas épargnés. Les femmes et les jeunes sont encore plus vulnérables car ils n’ont pas de moyen pour s’investir dans une activité.  L’alimentation, peu diversifiée, est à base de maïs et d’haricots. Le taux de malnutrition est de 20 %  et atteint 29 % pour les enfants de moins de 5 ans.

Les femmes créent une coopérative de fruits et légumes bio
Pour offrir une alternative à ces familles rurales, le Secours Populaire Français (membre du CFSI) et ses partenaires locaux ont lancé un projet de paniers paysans bio à destination des consommateurs, hôtels et restaurants de la capitale. La production biologique ne nécessite pas beaucoup de dépenses : 43 femmes réunies en coopérative ont convaincu leurs maris de leur laisser des terres pour produire des fruits et légumes bio, 11 de leurs fils se sont joints à elles.  Au-delà des membres de la coopérative, 200 producteurs se sont formés à la fabrication de biopesticides et de fertilisants organiques. Ils ont ainsi diversifié l’alimentation de leur famille (7 % est autoconsommé) et plus largement de la communauté (30 % est vendu localement). Les familles vendent les surplus de la production en ville, surtout sous forme de paniers paysans. Ces « Canastas campesinas » sont vendus auprès de 160 consommateurs selon le principe des Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP). Cette démarche équitable et solidaire crée un lien entre des ruraux défavorisés qui améliorent leurs conditions de vie (nutrition, santé, pratiques démocratiques, environnement) et des citadins sensibilisés à l’agriculture biologique. Au Salvador, l’agriculture biologique est vue comme un moyen d’autonomisation du paysan, les pressions en sa faveur son fortes et le gouvernement s’apprête à mettre en application une nouvelle loi favorable à son développement.

Salvador - Secours Populaire Français © Francis Roudière

Auparavant sans activité, les femmes de la coopérative gagnent aujourd’hui en moyenne 190 € par mois alors que le revenu agricole moyen est de 95 € au Salvador. Elles sont davantage écoutées et, comme les jeunes impliqués, accèdent à des responsabilités dans la vie de la communauté.

Une idée qui a fait son chemin jusqu’en France
La réussite de cette opération acquise en situation de grande pauvreté au Salvador a motivé le Secours Populaire Français à créer un jardin solidaire biologique à Montauban. Car en France aussi, le nombre de personnes en difficulté ne cesse de grandir et les besoins en alimentation sont importants. Ce jardin est dédié aux bénéficiaires du SPF Tarn et Garonne en situation de précarité. Ils le cultivent eux-mêmes, avec le soutien technique d’un lycée agricole et d’un groupement d’agriculteurs associés au projet. La production est destinée à l’autoconsommation des bénéficiaires et aux magasins solidaires du SPF. Cette activité de jardinage est également un moyen de rompre l’anonymat, de lutter contre l’exclusion, de favoriser l’économie familiale et d’apprendre à respecter l’environnement et la nature. Autre bénéfice : le lycée agricole dispose d’un terrain d’expérimentation en bio et développe ses enseignements autour de ce type de culture. D’autres fédérations du SPF pensent déjà à reproduire ce projet dans leur département.

Vive l’interdépendance positive !
C’est pour favoriser le rapprochement entre les paniers paysans salvadoriens et le jardin solidaire de Montauban que le CFSI soutient cette action dans le cadre de son nouveau programme « Coopérer autrement en acteurs de changement ». En échangeant sur leurs pratiques et leurs savoir-faire (agriculture biologique, nutrition, insertion, revenus…), de véritables passerelles de développement équitable et durable s’établiront entre les populations, les organisations et les territoires.

Promouvoir une économie au service de l'Homme

Au Cambodge : une assurance santé au bénéfice des plus pauvres

09/12/2011
© GRET - SKY - Cambodge
Comment bénéficier d'une assurance santé alors que l’on gagne moins de 1.5 euros par jour ? Un problème de santé survient et toute une famille est menacée. Pour pallier l'absence de protection sociale et limiter la vulnérabilité des familles cambodgiennes, le GRET, membre du CFSI, est engagé depuis plusieurs années dans la création d’un système de micro-assurance santé : « SKY ». L’objectif est de couvrir les risques de santé les plus graves, et de faciliter et encourager l’accès à une gamme de soins large, à la qualité contrôlée.

Comment bénéficier d'une assurance santé alors que l’on gagne moins de 1.5 euros par jour ? Un problème de santé survient et toute une famille est menacée. Pour pallier l'absence de protection sociale et limiter la vulnérabilité des familles cambodgiennes, le GRET, membre du CFSI, est engagé depuis plusieurs années dans la création d’un système de micro-assurance santé : « SKY ». L’objectif est de couvrir les risques de santé les plus graves, et de faciliter et encourager l’accès à une gamme de soins large, à la qualité contrôlée.

Aujourd’hui, SKY propose  des services de micro-assurance santé aux populations rurales dans trois provinces (Kandal, Takeo, Kampot) et aux familles de classe moyenne dans la capitale Phnom Penh.

SKY travaille aujourd’hui avec plus de 80 dispensaires et 12 hôpitaux nationaux. Les services proposés couvrent à la fois les soins primaires et l’hospitalisation. Les médicaments, examens complémentaires, analyses médicales, frais de transport en cas d’hospitalisation, ainsi qu’un petit capital décès, sont inclus.

En 2011, SKY assure 73 000 personnes dont 85 % en milieu rural. 110 agents de terrain recrutés dans les villages assurent la collecte des primes et le suivi des assurés. Le prix moyen de la prime par personne s’élève à 2,60 euros par an.

Localement reconnu par le Ministère de la santé comme un maillon essentiel de la protection sociale santé, l’enjeu du projet soutenu par le CFSI est d’assurer la pérennité institutionnelle et financière de SKY.

Cette année, le CFSI soutient ce projet à hauteur de 10 000 €.