Au Bénin : développons l’élevage de poulet local

Eleveur Béninois accompagné dans le cadre du projet URP-AL/CFSI

L’élevage industriel a démultiplié la quantité de nourriture disponible tout en en réduisant drastiquement son coût.  Alors qu’en 1960, un poulet de 56 jours pesait en moyenne 905 grammes, son poids atteint désormais 4.2 kg. Si son prix a chuté de 47 % entre 1960 et 2019, il en va de même pour la qualité nutritionnelle des aliments (qui a perdu 75 % de sa valeur nutritive), sans compter les effets néfastes sur la santé provoqués par de mauvaises conditions d’élevage.

Afin de lutter contre la consommation galopante de poulets congelés importés, la société Poulet Bénin créée il y 3 ans, ambitionne de relancer la production et la vente de poulets d’élevage familial local.

Pour cela, elle s’est associée avec l’Union Régionale des Producteurs de l’Atlantique et du Littoral (URP-AL) afin d’être accompagnée pour la création d’un réseau d’éleveurs, l’amélioration des pratiques d’élevage à partir de races locales et de traitement sanitaire à base de plantes endémiques (moringa, quinqueliba, caïlcédrat…) ;  la transformation pour respecter le goût des consommateurs pour un produit facile et rapide à cuisiner (abatage, éviscération, et conditionnement pré-découpé) ; enfin, une grande campagne de sensibilisation encouragera la consommation de ces produits.

A ce jour, 200 éleveurs des communes de d’Allada et Toffo ont bénéficié de 3 couveuses, de kits d’élevage composés d’une centaine de poussins avec des aliments adaptés. Notamment, la culture de termites et d’asticots a été développée. 

Déjà 15 000 poulets ont pu rejoindre les étals des marchés ! Il reste tant à faire ! Pour cela, nous avons besoin de votre soutien.

Urluce DEDO, éleveur accompagné dans le cadre de ce projet, témoigne : 

« Je n’avais pas d’emploi fixe et je vivais de différents types de jobs occasionnels. Ma chance est que je possédais déjà quelques poulets de case et lorsque j’ai appris qu’il était possible de se faire aider pour élever des poulets, je n’ai pas hésité.

Ce n’est pas si difficile : je suis maintenant responsabilisé sur ma zone avec d’autres éleveurs et impliqué dans les négociations et préparatifs pour traiter les poulets et pouvoir  les vendre.

Nous nous activons pour les prochaines ventes à envoyer notre production commune vers Cotonou et nous souhaitons vivement que le gouvernement interdise l’importation des poulets car avec ce que moi je vois, nous avons la capacité d’avoir du poulet au Bénin pour tous les Béninois !

Cette activité me rémunère mieux que mes anciens jobs et me permet déjà de vivre : je pense devenir un vrai professionnel de l’élevage ! »

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