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La santé et la sécurité au travail dans l'industrie de la banane | Comité Français pour la Solidarité Internationale

La santé et la sécurité au travail dans l'industrie de la banane

Affiche pour la ratification de la convention 184 de l'OIT

La banane est le premier fruit échangé au niveau du commerce mondial. Elle illustre parfaitement l’interdépendance des enjeux économiques, sociaux et environnementaux ici et là-bas.

Les pays d’Amérique Latine assurent la majorité de sa production. Bien qu’elle y soit consommée, ce sont les pays d’Amérique du Nord et d’Europe qui ont façonné le modèle économique de son industrie. Des multinationales organisent et contrôlent sa filière. Par le passé, ces dernières, se sont souvent, révélées peu soucieuses des conditions des travailleurs. Or la banane est très sensible aux maladies. Elle subit un traitement phytosanitaire aux conséquences désastreuses sur l’environnement et la santé des travailleurs.  

Ceux-ci se sont pourtant organisés au niveau syndical depuis de nombreuses années. Ils ont noué de nombreuses alliances avec des syndicats, des associations de consommateurs et des ONG d’Amérique du Nord ou d’Europe pour faire face aux lobbys de l’agroalimentaire et de l’agrochimie.

Comment la CGT, syndicat français, peut-elle agir sur les conditions des travailleurs là-bas ? Seule, la CGT ne peut rien, c’est à travers des alliances stratégiques et de nombreux partenariats qu’elle se mobilise.

Concrètement, ses appuis à la Coordination latino-américaine des syndicats de travailleurs de bananeraie redynamisent les comités d’hygiène et de sécurité qui sont des lieux de dialogue travailleurs/employeurs au sein des entreprises.  Le partage de l’expérience des fédérations de la CGT en Guadeloupe et en Martinique est au cœur de l’action. En effet, suite au scandale du chlordécone (septembre 2007 aux Antilles), la France a été contrainte de rechercher des solutions alternatives à l’usage inconsidéré des pesticides dans les plantations. Les syndicats se sont mobilisés et appuient leurs homologues d’Amérique latine grâce à des échanges entre pairs. Au total, 13 600 travailleurs seront directement touchés par les activités du projet. Parallèlement, l’association, INDECOSA-CGT sensibilise les consommateurs en France.

En France, comme en Amérique Latine, les syndicats et les acteurs de la société civile agissent ensemble pour le renforcement et le respect des normes internationales du travail. Le projet prévoit la conduite d’une campagne commune ici et là-bas en faveur de la ratification de la Convention 184 de l'Organisation Internationale du Travail  sur la Sécurité et Santé dans l'Agriculture (2001) par leurs gouvernements respectifs.

Ce projet est financé par l’Agence Française de Développement, la Fondation Abbé Pierre et le Comité Français pour la Solidarité Internationale à hauteur de 66 000 €.

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