Au Sénégal : contre la faim, du pain aux céréales locales pour toutes et tous

Au Sénégal : contre la faim

Avec un taux de pauvreté évalué à 46,7 % en 2011, 17 % de la population sénégalaise souffre encore de malnutrition et 9 % des enfants âgés de 6 mois à 5 ans de malnutrition aiguë.

Au Sénégal, le pain est devenu la base du petit-déjeuner. La consommation moyenne annuelle par habitant est passée de 19 à 26 kg entre 2000 et 2016, provoquant sur cette même période le doublement des importations de blé, qui ne pousse pas en Afrique de l’Ouest.

Comment créer des activités économiques viables, valoriser les céréales locales et donner accès à une alimentation de qualité aux populations les plus vulnérables ?

Le maïs et le mil poussent très bien au Sénégal. Ils sont en outre plus riches en nutriments et permettent de doubler les apports en minéraux et vitamines par rapport au blé. L’association Sol, membre du CFSI, a commencé ce projet de valorisation des céréales locales en 2011 avec des partenaires locaux. L’idée est de les transformer en beignets ou de les incorporer dans le pain blanc.

Grâce à la formation et à l’accompagnement de 150 exploitations familiales, 40 boulangers éloignés de l’emploi et 180 transformatrices, l’association crée au fil des ans les conditions économiques de développement de produits de base locaux, sains et nutritifs au sein de 72 villages.

Femmes préparant le pain au Sénégal © Sol« J’ai 50 ans et je suis née ici, au village de Koulouck Molof. Je suis maman de 7 enfants. J’ai commencé à faire des recettes de beignets de maïs et de mil suite à une formation en 2011. La recette est proche de celle de nos grands-mères, qui ajoutaient de l’arachide et du miel. Ces beignets accompagnent le café à merveille et sont pleins de nutriments pour les enfants. » « Il suffit de 2 ou 3 beignets pour les rassasier contre 5 petits pains de blé à 500 FCFA auparavant. Désormais je cultive l’arachide, le mil et le maïs moi-même. » Ndaye Fall et Mbacke Ndiaye des villages de Koulouck Molof et de Boudel.

Le CFSI accompagne ce projet sur une durée de 3 ans de façon à porter à 250 le nombre de boulangers et transformatrices formés. L’objectif est de pérenniser la filière en impliquant 3 collectivités locales dans la promotion des céréales locales. Pour cela, nous avons besoin de votre soutien. Faites un don.

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