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Ressources et presse | Comité Français pour la Solidarité Internationale

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  • Type de document : Article et témoignage projet

Coopérer autrement

Algérie : Une pépinière pour retrouver le patrimoine ancestral curatif des plantes

18/12/2018
Des jeunes en visite à la pépinière d’Azzazga © PCPA Joussour
L’association pour la Protection de l’Environnement d’Azzazga (wilaya de Tizi-Ouzou) est soutenue par le PCPA Joussour depuis

L’association pour la Protection de l’Environnement d’Azzazga (wilaya de Tizi-Ouzou) est soutenue par le PCPA Joussour depuis le début de l’année 2018.

En partenariat avec deux instituts (spécialisés en agriculture et en recherche forestière) et les pouvoirs publics, l’APE a créé une pépinière de plantes médicinales à destination de la population locale (dont les enfants et adolescents) afin de sensibiliser à la préservation de la faune et la flore de la région.

2 enseignants ont proposé des cours sur l’identification des plantes et de leurs vertus et des sorties de reconnaissance dans le milieu naturel (foret/ école, montagne, plaine…). Les apprenants ont pu réaliser un herbier complet des plantes médicinales de la région. 3 conférences ont été également organisées dans les communes avoisinantes à Azzazga avec la population locale et les pouvoirs publics. Une occasion pour les anciennes générations de partager leur longue expérience sur l’utilisation des plantes médicinales avec les plus jeunes.

L’association est en train de finaliser la réalisation du jardin botanique et espère pouvoir mettre en vente les plantes médicinales cultivées bientôt. Enfin, l’association compte élargir la formation à de nouveaux publics.

Pour en savoir plus sur le projet.

 

 

 

Nourrir le monde

Au Sénégal : du lait local pour toutes et tous !

18/12/2018
 Distribution de lait local © Benjamin Assouline pour AVSF
En Haute-Casamance au Sénégal, le CFSI soutient Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF) et ses partenaires, pour renforcer les capacités de prod
En Haute-Casamance au Sénégal, le CFSI soutient Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF) et ses partenaires, pour renforcer les capacités de production des élevages et de transformation des petites laiteries locales. Grâce à ce type d’initiatives, cette région est aujourd’hui l’une des rares où l’on trouve du lait local toute l’année. Même en saison sèche !
 
20% du lait du Sénégal est produit en Casamance. La demande est en hausse constante, surtout dans les zones urbaines. Grâce à la création d’unités pastorales organisées en
coopératives, le revenu des familles et surtout des femmes a augmenté. La filière s’est renforcée et offre désormais une gamme de produits laitiers locaux de qualité, recherchés par la clientèle urbaine. La fédération des producteurs de lait de Kolda collecte 165 000 L de lait local par an. Par jour, 3 000 rations individuelles de 200ml sont mises sur le marché à Vélingara.
 
En soutenant ce projet, vous aidez 1 500 producteurs à fournir du bon lait frais à 15 000 consommateurs tous les jours. Vous participez à faire reconnaître la qualité des produits paysans de Casamance. Pour que ce projet continue, faites un don.

Pour en savoir plus sur les mini-laiteries au Sénégal.

Coopérer autrement

Algérie : redonner aux jeunes le goût du livre

11/10/2018
Le petit Lecteur - PCPA Algérie 2018
Dans le cadre du PCPA Joussour, l’association Le petit Lecteur pour l’accès à l’&eac

Dans le cadre du PCPA Joussour, l’association Le petit Lecteur pour l’accès à l’éducation et la culture d’Oran en partenariat avec l’association Alifbata de Marseille, met en œuvre le projet « Les métiers du livre au cœur de l’insertion professionnelle des jeunes : la bande dessinée en appui ».

Il permet à des jeunes désireux de s’inscrire dans le secteur professionnel du livre d’acquérir les outils techniques et culturels adéquats. Moyen d’expression très prisé par les jeunes, la bande-dessinée a été choisie pour attirer les participants.

Des intervenants reconnus comme le bédéiste-scénariste marseillais Yann Madé et le graphiste-maquettiste Georges Rivière sont venus animer des ateliers d’écriture de scénarios et de fabrication. L’idée étant d’accompagner les jeunes de l’idée jusqu’à la publication de leur BD. Enfin, ils seront guidés pour leur insertion professionnelle : stages chez des éditeurs, imprimeurs, librairies… et aide à la création d’entreprise.

Une première session de formation s’est déroulée du 24 au 28 mars 2018 avec l’intervention du journaliste culturel Ameziane Ferhani sur l’histoire de la bande dessinée en Algérie, de l’éditeur et libraire Boussaâd Ouadi, sur l’édition et la diffusion du livre en Algérie et enfin de Hichem Baba Ahmed, dessinateur de presse.

Une deuxième session de formation s’est déroulée du 25 juin au 1er juillet 2018 au bénéfice de 25 jeunes venant de différentes régions d’Algérie (Chlef, Alger, Bedjaia, Akbou, Tlemcen et Oran). L’écrivain et journaliste Akram El Kebir est intervenu pour parler des conditions juridiques qui régissent les relations entre auteur et éditeur : type de contrat, gestion des droits d’auteur… Des interventions ont été faites sur les différents dispositifs existants dédiés à l’insertion professionnelle des jeunes.

Nous espérons à travers ce projet aider à l’émergence de talents, aux différents stades de la production du livre : auteurs, dessinateurs, éditeurs jeunesse, imprimeurs… 

Pour en savoir plus sur le projet

Pour en savoir plus sur la problématique du livre jeunesse en Algérie

 

 

Coopérer autrement

À Brazzaville : la population se mobilise pour l'accès à l'eau potable

11/10/2018
Diagnostic d'une source d'eau - 8 Madibou Brazzaville © pcpacongo CTHA
Dans l’arrondissement 8 Madibou de Brazzaville, les populations souffrent de maladies dues à la méconnaissance des règles d’hygiène et le mauvais entretien d

Dans l’arrondissement 8 Madibou de Brazzaville, les populations souffrent de maladies dues à la méconnaissance des règles d’hygiène et le mauvais entretien des points d’eau. Ce projet, porté par l’Association Congolaise Terre des Hommes et ses partenaires dans le cadre du PCPA Congo, a pour objectif de construire et aménager 5 sources d’eau potable dans les quartiers de Kibina, Kintsana, Kombé, Madibou et Massissia.

Mené en concertation avec les populations locales, 12 000 habitants ont bénéficié :

  • de rencontres porte à porte et de réunions pour bien comprendre l’importance du projet et se l’approprier ;
  • de formations à l’hygiène, aux maladies liées à la consommation d’eau non potable et à l’éducation environnementale.

Les habitants se sont mobilisés pour organiser la collecte des fonds pour participer au financement du projet.

5 comités de gestion des sources et d’hygiène sont chargés d’encadrer les groupes de travail, de former les populations à l’entretien et à la bonne utilisation des ouvrages.

Les chefs des quartiers sont formés aux valeurs citoyennes, et pour certains, ils prennent en main l’assainissement des sites. Enfin, les pouvoirs publics locaux et les autres acteurs du territoire s’approprient des questions d’aménagement d’eau potable dans l’arrondissement 8 Madibou.

Un habitant de Moungali (Brazzaville centre) témoigne :

« L’eau du robinet nous rend malade de par sa qualité incertaine. Je quitte Moungali pour venir prendre l’eau de source à Kombé. Je suis très content de ce projet. Il faut que les populations ici à Madibou prennent la responsabilité de maintenir les sources en bon état et mettre en pratique tout ce qu’ils ont appris. »

Le PCPA Congo est financé par l'Agence française de développement, l'Union européenne, les membres du PCPA Congo et les donateurs du CFSI. Faites un don.

Coopérer autrement

Guinée : un parcours de formation professionnelle pour les jeunes ruraux

11/10/2018
Groupe de jeunes - © Guinée 44
Si la lutte contre la faim et les inégalités font partie de l’ADN du CFSI, les Objectifs de développement durable (

Si la lutte contre la faim et les inégalités font partie de l’ADN du CFSI, les Objectifs de développement durable (ODD) sont au cœur de ses actions depuis leur adoption en 2015 par la communauté internationale.

Son programme Coopérer autrement en acteurs du changement est un autre exemple de son engagement pour leur réalisation. Dans ce cadre, depuis 2015, un projet d’insertion des jeunes en milieu rural en Guinée est à l’œuvre. Dans ce pays, seulement 4 Écoles nationales de l’agriculture et de l’élevage (Enae) sont habilitées à délivrer des diplômes agricoles. Ouvertes aux seuls bacheliers, elles ne répondent pas aux exigences de ces métiers. Peu ou pas scolarisés, de très nombreux jeunes abordent la profession sans formation de base ni qualification (en 2016, 38 % seulement des jeunes guinéens bénéficient d'une scolarisation dans le secondaire, Institut national de la statistique guinéen). Porté par deux membres du CFSI : Guinée 44 et les Maisons familiales rurales (MFR), ce projet a pour objectif de mettre en place des parcours de formation professionnelle agricole. Il implique la participation de 200 jeunes et 200 familles, 40 représentants d’associations et 110 représentants des pouvoirs publics, sur les territoires des sous-préfectures de Kindia et Boké. Il repose sur la création de deux associations de parents sur le modèle des Maisons familiales rurales. À terme, les parcours ont vocation à être intégrés à la politique nationale guinéenne de formation professionnelle.

L’année 2017 a été caractérisée par la mise en œuvre de formations de courte durée. Elles ont été l’occasion d’expérimenter tout le processus de préparation, mobilisation, organisation et déploiement d’une ingénierie pédagogique à petite échelle.

Le projet doit être présenté cette année aux différents acteurs guinéens de la formation professionnelle. Une convention cadre entre Guinée 44 et le ministère de la Formation Professionnelle, a été signée, reconnaissant expressément les Maisons familiales rurales en Guinée comme partie prenante du dispositif de formation agricole et rurale. Ce projet permet de soutenir l’initiative citoyenne et professionnelle, des acteurs de la formation et des familles, pour que par l’action, ils se considèrent légitimes à proposer, organiser des réponses pour un meilleur avenir de la jeunesse, et amener les pouvoirs publics à y prendre leur part.

Le programme "Coopérer autrement en acteurs de changement" est financé par l'Agence Française de Développement, la Fondation Abbé Pierre et les donateurs du CFSI. Faites un don.

 

Coopérer autrement

Au Congo : améliorer l'accès aux soins et aux denrées alimentaires en réhabilitant les pistes rurales

27/06/2018
Construction du tronçon à Makoua © Ajamo
La forte dégradation de la plupart des pistes rurales dans la région de Makoua (département de la Cuvette), rend l’acheminement des productions agricoles locales vers les

La forte dégradation de la plupart des pistes rurales dans la région de Makoua (département de la Cuvette), rend l’acheminement des productions agricoles locales vers les marchés urbains presque impossible. Il en résulte des pertes de récolte - pour le manioc, elles s’élèvent à 800 tonnes par an – et une flambée des prix, notamment du maïs et des légumes, ne permettant pas à la population de manger à sa faim.

La deuxième conséquence est le manque de produits médicaux dans les centres de santé enclavés qui finissent par fermer. Cela a été le cas pour les deux centres d’Odzala et d’Aboua, respectivement à 65 et 25 km de Makoua centre. Cette situation entraine de nombreux décès.

Enfin, les enfants ne peuvent plus aller à l’école. 295 élèves des 4 écoles primaires et du collège des villages environnants doivent parcourir 10 kilomètres par jour sur des pistes dangereuses et dégradées, surtout en cas de pluie.

Face à cette situation, l’Association Jeunesse Active de Makoua-Opa (Ajamo) soutenue par le CFSI et ses partenaires, a décidé de réhabiliter la piste rurale EBOKO-ABOUA-MVOULA (9km).

Il s’agit d’améliorer les conditions de vie de 23 000 habitants en leur donnant les conditions nécessaires au développement de leurs activités agricoles et économiques. Au programme : désherbage et défrichage de la piste, terrassement et remblai de 2 vasières, canalisation des eaux de pluie, coupe et drainage des arbres, installation de ponts en bois au-dessus des 5 rivières qui traversent la piste.

Grâce à la forte mobilisation des associations et des habitants, la municipalité a accepté de mettre à disposition une pelleteuse. Affectée à un chantier aujourd’hui à l’arrêt, elle a permis de poursuivre le travail plus rapidement et d’envisager la remise en état d’une deuxième piste !

« Plus de 60 % de la production agricole du district de Makoua vient de cet axe qui malheureusement souffre de la dégradation chronique des pistes agricoles. Pour preuve, juste à l’entrée du village Mvoula se trouve un champ de 10 hectares de manioc. Comment vont-ils évacuer ces produits si la route n’est pas faite ? » André NDINGA, Chef de secteur agricole de Makoua, habitant de Makoua

« Nous avons souffert pour cette route, les élèves y compris. Certains ont même abandonné les études à cause du mauvais état de cette piste. Aujourd’hui nous sommes très contents et nous remercions Ajamo. » Philippe LOMBA, président du village ABOU

Le PCPA Congo est financé par l'Agence française de développement, l'Union européenne, les membres du PCPA Congo et les donateurs du CFSI. Pour que ses actions continuent, nous comptons sur vous ! Merci pour votre don.

 

Coopérer autrement

Au Mali, développer l'économie locale grâce à une énergie 100 % renouvelable

27/06/2018
soudeur de Konséguéla, Mali © Geres
Le Mali fait face à un défi énergétique important.

Le Mali fait face à un défi énergétique important. En 2013, seules 18 % des entreprises en zone rurale avaient accès à l’électricité, contre 64 % en milieu urbain. Obligées d’utiliser des générateurs diesel au prix volatile, les entreprises peinent à maintenir et développer leurs activités. Les collectivités locales souhaitent quant à elles, développer des services à la population.

Développer le territoire de Koutiala grâce à l’installation d’une zone d’activité électrifiée

Le Geres et ses partenaires ont créé une zone d’activité électrifiée avec une énergie 100 % renouvelable dans la commune très enclavée de Konséguéla. Les entreprises sont alimentées avec un mix d’électricité solaire et thermique grâce à un groupe électrogène alimenté par de l’huile de jatropha, transformée sur place. Les investissements en énergie sont mutualisés tout en garantissant la qualité et la quantité d’électricité nécessaire aux activités de 11 TPE : menuisiers, restaurateurs, boulangers…

Mise en lien du secteur public, du secteur marchand et des citoyens sur le territoire

Fort de son expertise, le Geres a conduit la coordination du chantier et la mise en activité de la zone en collaboration avec la mairie de Konséguéla. Un partage d’expérience a été animé en collaboration avec l’intercommunalité de Koutiala et le conseil régional de Sikasso. Grâce à ce projet, la population bénéficie de nouveaux services tel qu’un accès à des produits frais, un cyber café ou encore une radio communautaire. Découvrir le projet en image ou  téléchargez la fiche projet [pdf.530 ko]

 

Ce projet développé par le Geres fait partie des 9 opérations pilotes menées dans le cadre du programme « Coopérer autrement en acteurs de changement » initié en 2014 par le CFSI. La démarche mise sur l’universalité des problématiques : insertion professionnelle, droits des travailleurs, développement économique des territoires... et repose sur l’échange et la construction pluriacteurs (organisations de la société civile, collectivités territoriales, acteurs du secteur marchand) entre territoires en France et à l’international. Les 9 projets pilotes du programme s’inscrivent dans la mise en oeuvre des ODD. Le programme est financé par l'Agence Française de Développement et les donateurs du CFSI. Pour soutenir ce programme, faites un don. 

 

 

Nourrir le monde

Au Bénin, valoriser les produits maraîchers fertilisés avec du compost de jacinthe d'eau

27/06/2018
Maraîchères vendant des tomates au marché, Bénin © Gevalor
Le compost de jacinthe d’eau : une innovation qui permet de se débarrasser d’une plante nuisible pour l’environnement… et de la valoriser !

Le compost de jacinthe d’eau : une innovation qui permet de se débarrasser d’une plante nuisible pour l’environnement… et de la valoriser !

La jacinthe d’eau est une plante invasive très présente sur les plans d’eau d’Afrique de l’Ouest. Sa croissance extrêmement rapide contribue à asphyxier les poissons, accroit les émissions de gaz à effets de serre et freine la circulation des embarcations pour le transport de produits agricoles vers les marchés.

Ce projet, porté depuis 2015 par Gevalor et le Centre d’actions pour l’environnement et le développement durable (Aced) au Bénin, permet de composter les jacinthes d’eau. Tout en réduisant l’empreinte négative de la jacinthe sur les lacs, le compost accroît les rendements des cultures maraîchères telles que la tomate, le piment ou l’amarante, dans le respect des normes agroécologiques.

Découvrir la technique de ramassage de la jacinthe d’eau en vidéo ici

Vendre la production maraîchère fertilisée avec du compost de jacinthe d’eau en circuits courts

Dans un premier temps, Gevalor et Aced ont travaillé avec 70 maraîchères et maraîchers pour améliorer les techniques de production du compost et optimiser les dosages, afin d’obtenir le meilleur rendement possible selon les cultures. Désormais, il s’agit de développer des circuits de vente viables et rémunérateurs. Un premier point de vente a ouvert dans le marché Akassato de la ville d’Abomey Calavi. Grâce à l’intérêt des clients pour la consommation de produits sains et le soutien des pouvoirs publics en faveur de l’agriculture biologique, l’objectif est de doubler les ventes et de créer 500 emplois à l’horizon 2025.

Découvrir le témoignage des porteurs de projet Jocelyne Delarue (Gevalor) et Francklin Agbandou (ACED)

Pour en savoir plus sur le projet

Le programme Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest, porté par la Fondation de France et le CFSI depuis 2009 et soutenu par l’Agence française de développement, renforce la capacité de l’agriculture familiale à nourrir les villes et les zones rurales. Cette agriculture a démontré son potentiel quant à la production d’alimentation, l’emploi, la durabilité écologique et la conservation et valorisation des ressources naturelles. Depuis sa création, le programme a soutenu plus de 230 projets dans 15 pays. Pour que ces initiatives se multiplient et grandissent, faites un don.

Quizz

Connaissez-vous la métaphore du nénuphar ? Pour le savoir, répondez à cette question !

« Un plant de nénuphar est placé dans un étang. La surface qu’il occupe double chaque jour, au détriment des autres plantes aquatiques. Dans les premiers temps, les propriétaires de l’étang ne se préoccupent pas de ce développement qui n’affecte encore qu’une faible partie de l’étang. Ce n’est qu’au moment où le nénuphar occupe la moitié de l’étang qu’ils décident de réagir. De combien de temps disposent-ils avant que le nénuphar recouvre tout l’étang ? »

La réponse est ici

Nourrir le monde

Au Sénégal : avec l’agriculture urbaine, lutter durablement contre la faim

19/03/2018
Femmes se partageant des plants en pot © CEEDD
Depuis 2015, le CFSI accompagne, avec le soutien de la Fondation de France, le Centre d’écoute et d’encadrement pour un développement durable (CEEDD) et ses partenaires.

Depuis 2015, le CFSI accompagne, avec le soutien de la Fondation de France, le Centre d’écoute et d’encadrement pour un développement durable (CEEDD) et ses partenaires. Pour lutter contre la malnutrition, le projet déploie la micro-agriculture dans les jardins des familles pauvres de la ville de Thiès au Sénégal.

De l’autoconsommation à la distribution de paniers bio via la création de coopératives gérées par des femmes

Formées aux méthodes biologiques de production, conservation et transformation des produits du potager, les femmes ont créé des coopératives pour la vente des surplus. Elles veulent réduire au maximum les dépenses et les impacts environnementaux. C’est pourquoi elles recyclent les déchets, utilisent du compost, des semences paysannes et des matériaux de récupération (pneus, bidons, palettes en bois), gèrent l'eau de façon rationnelle.

Grâce à la transmission des pratiques entre femmes, cette initiative fait tâche d’huile. En parallèle, les actions de plaidoyer qu’elles mènent en direction des autorités, poussent la ville de Thiès à inscrire ses actions dans une stratégie de développement durable.

Les résultats sont parlants. Aujourd’hui, 360 femmes démunies de zones urbaines et péri-urbaines ont bénéficié de formations (construction de tables de jardinage, traitement des sols, production et transformation de légumes, fruits et plantes aromatiques…) et 6 coopératives sont désormais autogérées et autonomes.

Des jardins individuels aux quartiers végétalisés de Thiès

Le projet suscite l’enthousiasme des populations : les communes de Thiès mettent à disposition du CEEDD des espaces publics pour y installer des jardins partagés ou des lieux de transformation et de vente. Une dizaine d’écoles élémentaires ont émis le souhait de créer des jardins scolaires pour sensibiliser et initier les élèves.

Pour faire face à la demande, le CEEDD voudrait étendre le projet à d’autres quartiers candidats à la végétalisation, avec le soutien institutionnel, logistique et financier du Conseil du département et de la Direction régionale et, pour les aspects scientifiques et techniques, du service départemental de l’Agriculture et de la direction régionale des Eaux et Forêts.

L’ambition du CEEDD est de tripler le nombre de productrices ainsi que les volumes de la production et de la consommation des produits issus de l’agriculture urbaine saine et durable dans le département de Thiès d’ici 2021.

Ce projet fait partie des projets sélectionnés dans le cadre du programme CFSI-Fondation de France « Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest ». Pour soutenir de nouvelles initiatives, le CFSI a besoin de votre soutien. Faîtes un don !

 

Coopérer autrement

Relancer la filière cacao au Congo Brazzaville

19/03/2018
fèves de cacao, © Adobe Stock
Animé par le CFSI depuis 2008, le Programme concerté pluri-acteurs Congo (PCPA Congo) entend renforcer la contribu

Animé par le CFSI depuis 2008, le Programme concerté pluri-acteurs Congo (PCPA Congo) entend renforcer la contribution de la société civile au développement économique et social des territoires en lien avec les collectivités territoriales. Depuis 2014, les organisations de la société civile et les collectivités ont réalisé des diagnostics et des concertations dans le département de la Sangha dans le nord du Congo, afin d’identifier des problématiques prioritaires d’intérêt général. Inscrite dans le Plan national de développement de la production de Cacao (2014-2018) la relance du secteur cacao a été choisie.

Dans les départements de la Sangha, de la Likouala et de la Cuvette, le Congo dispose de 5 000 hectares de plantations de cacao. Néanmoins, la production estimée entre 700 et 1 000 tonnes de fèves par an (contre 2 500 tonnes en 1977) reste faible. Les plants vieillissant des glorieuses années 60 de production sont restés en l’état. Les propriétaires maîtrisent mal la culture et sont peu organisés pour défendre leurs intérêts.

Leur absence de structuration est également déplorée par les pouvoirs publics. Quant aux partenaires privés, ils souhaiteraient avoir des interlocuteurs représentatifs et facilement identifiables pour pouvoir développer efficacement la filière.

Plusieurs  membres du PCPA se sont unis dans l’objectif de soutenir l’organisation et la structuration en filière : l’Univers des Défenseurs des Ecosystèmes de Miélé-Kouka (UDEMK) porte le projet en partenariat avec 3 autres associations partenaires, le conseil départemental de la Sangha et la direction départementale de l’Agriculture.

Un cercle de réflexion et d’action regroupant des représentants des 6 bassins de production (Sembé, Souanké, Ngbala, Mokéko, Pikounda et Pokola) et les pouvoirs publics a été créé afin d’émettre des recommandations relatives à l’augmentation de la production, l’amélioration de la qualité du cacao, les taxes, la commercialisation et l’exportation de la production, l’encadrement et les mesures d’accompagnement des cacaoculteurs.

En 2017, les 6 animateurs de terrain ont organisé de nombreuses réunions de sensibilisation et de consultation auprès de plus de 500 producteurs. L’objectif : les accompagner dans la constitution de 6 associations (une par bassin de production) et la création d’une Assemblée générale départementale à Sembé, en vue de mettre en place les organes dirigeants de la structure départementale des cacaoculteurs.

Ils témoignent :

Jean MILAH, Directeur de cabinet du Sous-préfet de Souanké : « Cette activité a permis aux cacaoculteurs de comprendre que la défense de leurs intérêts communs, l’appui au développement de leur filière et l’établissement de partenariats avec d’autres acteurs au plan national et international passent inéluctablement par leur structuration. »

Nestor BOUOP, planteur d’Adjala à Sembé : « Pour la première fois, des actions, supervisées par le comité de suivi ont été menées avec rigueur. Les cacaoculteurs ont un grand espoir sur les résultats du projet. Nous pouvons compter sur leur disponibilité et leur apport multiforme. »

Le PCPA est financé par l’Agence Française de Développement, l’Union européenne et les donateurs du CFSI. Pour renforcer ces actions, faites un don.

 

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