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Ressources et presse | Comité Français pour la Solidarité Internationale

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Nourrir le monde

Les cantines scolaires de la région de Dakar

10/11/2019
Enfants portant un plat pour le déjeuner, Sénégal © GRDR
Le film Les cantines scolaires de la région de Dakar fait partie de la sélection du festival ALIMENTERRE 2019. Il raconte la mise en place en 2014, puis l’essor depuis 2017, d’un projet porté par le Grdr avec le soutien du CFSI.

Le film Les cantines scolaires de la région de Dakar fait partie de la sélection du festival ALIMENTERRE 2019. Il raconte la mise en place en 2014, puis l’essor depuis 2017, d’un projet porté par le Grdr avec le soutien du CFSI.

Alors que la région de Dakar concentre 25 % de la population nationale, elle connait des inégalités sociales importantes, en particulier dans la zone périurbaine des départements de Pikine, Guediawaye et Rufisque. Cependant, malgré son caractère urbain, cette région demeure une zone de production agricole : près de 30 % de la production maraîchère au Sénégal y est produite, dont 15 % dans le département de Rufisque.

La région est exclue de bon nombre de programmes de sécurité alimentaire. Un enfant sur deux arrive à l’école sans prendre de petit-déjeuner et un sur trois souffre de carences en vitamines et minéraux. Loin des conditions requises pour acquérir le savoir et construire un avenir…

Une solution à la dénutrition : manger sain et local à la cantine 

Depuis 2014, le Grdr membre du CFSI, participe à l’organisation de 9 cantines scolaires de la banlieue de Dakar en les mettant en relation avec des producteurs et des productrices de la région.

Trois fois par semaine, des petits pains à base de céréales locales sont distribués aux 5 000 élèves concernés. 1 200 d’entre eux, choisis parmi les plus vulnérables (handicap, grande pauvreté…), reçoivent un repas complet, composé de produits frais issus des fermes paysannes locales, deux fois par semaine. En deux ans, ce sont 500 000 petits pains et 136 000 déjeuners servis.

Ceci permet aux enfants d’avoir une alimentation saine, favorise leur parcours scolaire, diminue l’absentéisme et garantit des débouchés réguliers pour les producteurs agricoles locaux.

Grâce aux actions de sensibilisation (sessions communautaires, journées de dégustation, activités de microjardinage), leurs parents, les enseignants et les personnels encadrants prennent conscience des vertus du « consommer local ».

Relancer l’activité économique locale par les marchés publics

Seyni Kebe, chargé de mission au GRDR et intervenant invité du festival ALIMENTERRE, témoigne :

« La mise en place de cantines scolaires approvisionnées par les exploitations familiales de la région stimule l’économie locale et garantit aux petits producteurs des revenus réguliers et plus rémunérateurs. Il s’agit également d’engager un processus de transition vers une agriculture plus résiliente par l’agroécologie.

Pour certains acteurs clés du département, il n’est pas évident d’appréhender les enjeux de l’agriculture et l’apport des exploitations familiales dans la sécurité alimentaire. L’entrée par les cantines scolaires permet de sensibiliser les communes afin qu’elles mettent en place des politiques alimentaires dans leur localité. Ainsi une stratégie de concertation pluri-acteurs est nécessaire afin de relever les défis du financement local de telles activités, ainsi que de la préservation des terres agricoles face à l’urbanisation galopante. »

Grâce à ce projet, trois établissements de Rufisque ont créé une association et le conseil départemental s’est engagé à les accompagner pour collecter des fonds auprès de quelques grandes entreprises implantées dans le département. La mairie de Rufisque ville s’est également engagée à soutenir ces cantines.

Les cantines scolaires de la région de Dakar
Réalisateur(s) : Dominique Guélette
Année de sortie : 2018
Pays : Sénégal
Production : GRDR

Pour en savoir plus

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Coopérer autrement

NIYA – Pour une culture de la paix

08/11/2019
Poster Niya pour une culture de la paix, PCPA Joussour
Dans le cadre de l’accord de coopération qui lie les villes de Bordeaux et Oran (signé en 2003), un partenariat particulièrement actif s'est constitué depuis 2008 entre les associations des Centres d’animation des quartiers de Bordeaux et Santé Sidi el Houari d’Oran.

Dans le cadre de l’accord de coopération qui lie les villes de Bordeaux et Oran (signé en 2003), un partenariat particulièrement actif s'est constitué depuis 2008 entre les associations des Centres d’animation des quartiers de Bordeaux et Santé Sidi el Houari d’Oran.

Commencé en mars 2018 avec le soutien du PCPA Joussour, le projet « Niya, pour une culture de la paix » vise à promouvoir la culture de la paix, le partage interculturel et le développement durable chez les jeunes, en encourageant leur autonomie et l’engagement dans la vie bénévole et associative.

Une cinquantaine de jeunes des deux rives, âgés de 16 à 32 ans, ont été formés à l’animation socioculturelle, ce qui a donné naissance à une cinquantaine d’actions sur le terrain, à destination de plus de 5 000 jeunes.

Pour clore ce projet, un festival a été organisé à Oran du 28 au 30 juillet 2019 où l’expression artistique a été mise à l’honneur, notamment dans les domaines du théâtre, de la musique, du dessin, de la photographie et du cinéma.

Pour en savoir plus.

Coopérer autrement

France-Mali : Développer l'économie sociale et solidaire pour faciliter l'insertion économique des migrants

08/11/2019
Portraits de 3 responsables projet AMRK Mali © Yves le Bars
22 janvier 2016, des représentants des associations Grdr-Mali, Acteurs pour une Economie Solidaire Hauts-de-France (Apes) et Espace migration et développement de Kayes (EMDK), entrent

22 janvier 2016, des représentants des associations Grdr-Mali, Acteurs pour une Economie Solidaire Hauts-de-France (Apes) et Espace migration et développement de Kayes (EMDK), entrent dans le camp de réfugiés de Grande-Synthe. 2 500 personnes y vivent dans des tentes, éparpillées sur 20 hectares de terrain marécageux, dans des conditions d’hygiène déplorables.

Le camp est essentiellement occupé par des personnes de nationalité kurde (Syriens, Irakiens, Iraniens). Beaucoup sont des femmes et des enfants. L’abondance de la boue dans le camp (même sous les tentes) rend extrêmement difficiles les conditions de vie et la mobilité des réfugiés.

Le Maire de Grande-Synthe explique que grâce à la proximité du port de Dunkerque, la ville a connu un essor industriel indéniable après-guerre, soutenu par l’arrivée d’une main d’œuvre polonaise, italienne, espagnole et sud-méditerranéenne. Mais depuis les années 80 et la perte de grosses industries, le chômage touche presque un quart de la population de la région.

L’idée de cette rencontre est de trouver ensemble les leviers par lesquels, comme lorsqu’elle était à son apogée, la ville pourrait tirer parti des flux migratoires (plus d’une centaine d’arrivées par jour) afin de relancer l’économie locale.

La région de Kayes au Mali présente des caractéristiques économiques et sociales (position transfrontalière, fortes mobilités humaines, difficultés économiques, manque de formation professionnelle et chômage des jeunes) similaires à la région Hauts-de-France.

Aguerris à ces questions, les représentants du Grdr-Mali et de l’EMDK ont invité le maire et les services de la ville à impulser un dialogue multi-acteurs (services techniques de l’État, collectivités, entreprises locales…) et une politique sociale d’accueil et d’intégration des migrants. Nombre d’entre eux sont ingénieurs, commerçants, restaurateurs ou ouvriers qualifiés... et ont un important capital technique, professionnel, économique et socioculturel qui peut profiter au territoire d’accueil.

En la matière, l’économie sociale et solidaire, qui rassemble des structures dont le fonctionnement et les activités sont fondés sur un principe de solidarité et d'utilité sociale, a été vue par les deux parties comme un vecteur intéressant d’intégration des migrants. Au Mali aussi, cette économie est promue par les mêmes acteurs pour impulser un développement local plus inclusif.

Ce projet, soutenu par le programme Coopérer autrement en acteurs de changement coordonné par le CFSI, a pour mission de mettre en lien et de faire travailler ensemble les organisations du Nord et du Sud qui partagent des enjeux communs.

Terminé en 2019, il a permis à 14 projets économiques portés par des personnes issues de la migration de voir le jour en Hauts-de-France. Un club entrepreneur a été créé afin de proposer des pistes de réflexions, des solutions en fonction des besoins exprimés par les porteurs de projets.

Cette initiative vous a plu ? Le programme Coopérer autrement en acteurs de changement lance 10 nouveaux projets sur la période 2019-2021.

Il a besoin de votre soutien, faites un don.

 

Coopérer autrement

Congo Brazzaville : Défendre les droits des enfants des rues

09/10/2019
Affiche du projet Secours international du mouvement chrétien -PCPA Congo
Nana, élève en classe de 4e  raconte : « Des personnes âgées sont venues nous donner des conseils. Elles nous ont dit de ne pas prendre de la drogue, les ‘‘tramadols’’, parce que ce n’est pas bon pour la santé ».

Nana, élève en classe de 4 raconte : « Des personnes âgées sont venues nous donner des conseils. Elles nous ont dit de ne pas prendre de la drogue, les ‘‘tramadols’’, parce que ce n’est pas bon pour la santé ».

« Aujourd’hui on a appris qu’il n’était pas bien d’avoir des films pornographiques dans nos téléphones. Nous avons le droit d’avoir des moments de repos et des moments de jeux. Nous avons droit à l’éducation. Lorsque nous avons des problèmes à la maison ou avec d’autres personnes, nous avons le droit d’appeler l’assistante sociale ou madame la Procureur », ajoute Princesse, élève en classe de 6e.

À Pointe-Noire, capitale économique de la République du Congo, la forte croissance démographique liée aux migrations internes provoquées par les conflits armés et la crise économique depuis la fin des années 90 a été accompagnée d'un phénomène nouveau : celui des enfants et des jeunes de la rue. Les derniers chiffres en date provenant du Samu social de Pointe-Noire font état de 1 500 enfants en situation de rue en 2010 et la situation depuis ne s’améliore pas.

Dans l’arrondissement 1 Lumumba, les forces de l’ordre, les élèves de 4 collèges et de 4 centres d’hébergements et de centres de rue (soit 400 enfants au total) ainsi qu’une centaine de responsables de quartiers ont bénéficié de formations sur les droits de l’enfant.

Le Secours international du mouvement chrétien pour la solidarité et l’association Jeune Exprime-Toi sur le Sida, soutenus par le PCPA Congo, programme porté par le CFSI, ont lancé en 2019 un projet à destination de ces jeunes, ainsi que des jeunes filles domestiques et aux enfants ou adolescents déscolarisés ou sans emploi.

Pour cela, la structure s’appuie sur loi n°4-2010 du 14 juin 2010 portant protection de l’enfant en République du Congo, ainsi que sur les textes internationaux et régionaux protégeant les droits de l’enfant telle que la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant.

L’objectif est de sensibiliser et de former à la fois les enfants, les encadrants (parents d’élèves, responsables des comités de quartiers…), ainsi que les pouvoirs publics (services sociaux, gendarmes et policiers…) aux droits de l’enfant. Entre autres, le Parquet de Pointe-Noire via madame la Procureur pour enfants, la Direction départementale des Droits humains, la Direction départementale des Affaires sociales via la Circonscription d’actions sociales de Lumumba font preuve d’une grande implication.

Si le projet est toujours en cours et intègre notamment la rescolarisation d’une quarantaine d’enfants ainsi que la formation de 500 parents d’élèves, les résultats sont déjà positifs : une centaine d’enfants ont déclaré ne pas disposer d’actes de naissance et cinq ont témoigné auprès de madame la Procureur d’actes de violence et de maltraitance dont ils ont été victimes dans leur milieu familial, ce qui a abouti à 5 cas de poursuites judiciaires.

Le PCPA Congo est financé par l'Agence française de développement, l'Union européenne, les membres du PCPA Congo et les donateurs du CFSI. Pour que ces projets se multiplient et prennent de l’ampleur, le CFSI a besoin de votre soutien. Faites un don.

 

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Algérie : mobiliser les jeunes pour la démocratie

24/06/2019
Forum des jeunes engagés - Oran, mars 2018
Une démocratie véritable ne saurait exister sans une mobilisation et une participation active des jeunes populations.

Une démocratie véritable ne saurait exister sans une mobilisation et une participation active des jeunes populations.

L’Association Graine de paix d’Oran a lancé un projet intitulé « Voix des jeunes » soutenu par le le PCPA Algérie Joussour en partenariat avec l’Association Migration, solidarité et échanges pour le développement de Strasbourg, l’Association Étoile culturelle d’Akbou et l’Association Santé Sidi El Houari. L'objectif de ce projet est d'encourager la participation active des jeunes algériens/ennes, à l’instar des jeunes français/aises, aux mécanismes de démocratie participative et représentative en explorant, analysant et mettant en lumière avec eux le concept, les outils et les différentes pratiques dans les deux pays. 

Une soixantaine de jeunes ont été mis à contribution pour travailler sur l’éducation à la culture de la citoyenneté, ainsi que sur la démocratie représentative et participative à différents niveaux territoriaux. Une réflexion pluri-acteurs a été menée pour débattre sur les freins et les leviers à l’inclusion du dialogue entre les jeunes et les autorités, notamment par la proposition de recommandations et l’interpellation des décideurs politiques.

Dans le cadre de ce projet, un Forum à Oran sur les instances représentatives et participative a été organisé en mars 2018 (voir vidéo ci dessous), ainsi qu'une visite d’étude et d’immersion dans les instances de démocratie représentative et participative en Alsace.

Pour en savoir plus.

 

Nourrir le monde

Au Mali, la culture du Baobab contre l’exode rural des jeunes

21/06/2019
Femme travaillant des fruits de baobab @ Grdr 2017
A Maréna Diombougou, dans la région de Kayes au Mali, les aléas climatiques, le manque d’aménagement du territoire et le faible rendement des cultures hivernales, obligent les jeunes (60 % de la population de la région) à migrer durant la période sèche.

A Maréna Diombougou, dans la région de Kayes au Mali, les aléas climatiques, le manque d’aménagement du territoire et le faible rendement des cultures hivernales, obligent les jeunes (60 % de la population de la région) à migrer durant la période sèche.

Cependant, la région a un haut potentiel en ressources naturelles (forêts, cours d’eau…). Le maraîchage et la culture du baobab sont des filières porteuses qui peuvent contribuer à un approvisionnement régulier des marchés de Kayes en denrées alimentaires, tout en créant de nombreux emplois. Ainsi, le fruit du baobab, appelé pain de singe ou zira, est utilisé dans la préparation de trois principaux plats traditionnels au Mali : la bouillie, le zira ndégué et la pâte de zira.

Le GRDR, membre du CFSI, et ses partenaires animent depuis 2017 un programme de soutien au développement durable de la filière maraîchère et baobab en promouvant des pratiques respectueuses de l’environnement (agroécologie, transformation des produits grâce à l’énergie solaire…) et une distribution en circuit court. L’insertion économique des jeunes ruraux est favorisée par la formation intégrant des échanges intergénérationnels ainsi que l’appui à la création d’entreprises.

L’action vise 180 jeunes et 2 220 femmes, soit 250 familles. 70 personnes ont été formées aux techniques agroécologiques de maraîchage, 7 projets maraîchers (3 projets de jeunes et 4 projets de groupement femmes) ont bénéficié d’équipement en pompes solaires, bassins de retenue d’eau et motopompes. Une unité de transformation de zira est en cours de construction ainsi qu’un point de vente à l’horizon 2019.

Abdoulaye Siby, producteur maraîcher à Marena, témoigne :

Abdoulaye Siby, producteur maraîcher à Marena © Grdr« Avant la formation, j’utilisais quatre traitements phytosanitaires chimiques sur dix-sept jours. Grâce aux techniques de fabrication des biopesticides à partir de nos produits locaux, je fais désormais un seul traitement tous les dix jours. Nous avons véritablement besoin de ces formations : les composants utilisés sont moins coûteux et très accessibles dans la localité. »

 

Macaron : Agissons contre le réchauffement climatique avec le CFSIEngagez-vous avec le CFSI

Chute des rendements agricoles, augmentation des risques sanitaires et de l’insécurité alimentaire… Selon le Giec, si nous ne faisons rien pour maîtriser la hausse de la température terrestre, les conséquences pourraient être désastreuses pour des populations déjà fragilisées. L’Afrique de l’Ouest, qui abritera plus d’un tiers de la population sous-alimentée de la planète en 2024, en sera l’une des premières victimes. À travers son programme Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest, le CFSI et ses partenaires s’engagent, partout où ils sont présents, pour la défense d’un « consommer local », respecteux de l’environnement et solidaire. Partagez nos valeurs et soutenez nos actions. Faites un don.

produits issus du zira © GrdrFormation en plein air @ GrdrBénéficiaires d'un panneau solaire © Grdr

Coopérer autrement

Au Congo Brazzaville : défendre les droits des personnes en situation de handicap

21/06/2019
deux hommes en fauteuil roulant - Congo Brazzaville © APHM
Au Congo Brazzaville, l’article 18 de la constitution de 2015 stipule que « Tout citoyen a droit, en tout lieu, à la reconnaissance de sa personnalité juridique.&nbsp

Au Congo Brazzaville, l’article 18 de la constitution de 2015 stipule que « Tout citoyen a droit, en tout lieu, à la reconnaissance de sa personnalité juridique. » Ce droit est reconnu par la délivrance d’un acte de naissance et de la carte nationale d’identité. Celle-ci permet entre autres, de jouir du droit de vote, d’avoir un compte bancaire et de circuler librement dans le pays.

Dans les communes de Djambala (11 000 habitants) et de Makoua (20 000 habitants), 70 % des personnes vivant avec un handicap n’ont pas de carte d’identité. En plus d’êtres marginalisées et stigmatisées, elles se trouvent privées du droit à la citoyenneté.

Leur faible niveau d’instruction et de scolarisation ne leur permet pas d’avoir un emploi décent et stable. Elles sont donc condamnées à vivre dans la pauvreté, aux dépens de leur famille et soumises aux caprices de celles-ci.

Le projet "Appui à la promotion et la protection des droits des personnes vivant avec un handicap", financé par le CFSI et porté par l’Association des personnes handicapées de Makoua et ses partenaires, a pour objet :

  • d’inciter les pouvoirs publics à mettre en place un dispositif de délivrance des cartes nationales d’identité adapté aux personnes en situation de handicap ;
  • de soutenir ces personnes à créer des activités génératrices de revenu en facilitant leurs déplacements ;
  • de lutter contre les préjugés en menant des actions de sensibilisations locales.

Il combine des actions de sensibilisation, d'amélioration concrète de la situation des personnes vivant avec un handicap et le partenariat avec les pouvoirs publics afin de les inciter à remplir leurs obligations.

Depuis son lancement début 2019 :

  • du matériel a été remis à des personnes en situation de mobilité réduite avec la participation des autorités locales (tricycles, fauteuils roulants, cannes métalliques, béquilles) ;
  • la préfecture et la sous-préfecture, le tribunal, la direction des Affaires sociales et la direction départementale de la police des deux localités ont été saisis (appels à pétition), formés (journées de sensibilisation) et sont impliqués dans l’établissement des cartes nationales d’identités pour les personnes en situation de handicap ;
  • enfin, les membres de deux associations locales de prise en charge des personnes en situation de handicap ont été formés à la défense spécifique de leurs droits.

L’objectif à atteindre d’ici la fin de l’année est ambitieux :

  • l’ensemble des personnes en situation de handicap des deux communes doivent être en possession de leur carte d’identité ;
  • 42 personnes doivent être équipées pour plus de mobilité ;
  • 45 personnes doivent pouvoir créer une activité génératrice de revenu, grâce à la distribution de kits pédagogiques.

Ces actions ont particulièrement des chances de se poursuivre, au-delà même de la durée du projet, parce qu'elles reposent sur la mobilisation des personnes handicapées elles-mêmes, soutenue par une association locale. Pour aider cette démarche et appuyer d’autres initiatives, le CFSI a besoin de 50 000 euros.

Merci pour votre soutien ! Faites un don.

Congo Brazzaville : bénéficiaires en situation de handicap © APHMCongo Brazzaville : bénéficiaires en situation de handicap © APHM

 

Le PCPA Congo est financé par l’Agence Française de Développement, l’Union européenne et les donateurs du CFSI. 

Au Congo Brazzaville : sortir les jeunes filles mères de la pauvreté

14/03/2019
Bénéficiaire du projet porté par le Codac dans le cadre du PCPA Congo
Chef-lieu du département des Plateaux, Djambala est une zone principalement agricole. La population est estimée à un peu plus de 10 000 habitants, pour moitié des femmes. Les jeunes filles de 15 à 18 ans sont très vulnérables.

Chef-lieu du département des Plateaux, Djambala est une zone principalement agricole. La population est estimée à un peu plus de 10 000 habitants, pour moitié des femmes. Les jeunes filles de 15 à 18 ans sont très vulnérables.

A la situation précaire de leurs parents, s’ajoute l’analphabétisme, le manque d’activité économique et d’éducation sexuelle. Livrées à elles-mêmes, elles se prostituent afin de se nourrir, s’exposant ainsi aux maladies sexuellement transmissibles (syphilis, gonococcie, VIH/SIDA, hépatites…) et aux maternités précoces, estimées à 220 entre 2013 et 2015. Si elles n'avortent pas clandestinement, les jeunes filles sont le plus souvent abandonnées par leur compagnon et leurs parents. Elles sont destinées à une vie d’incertitude, sans revenu ni scolarité.

L’association les Compagnons du Devoir et de l’Action (CODAC), ses partenaires et la Direction Départementale de la Santé, ont décidé en 2016 de réhabiliter un centre d’écoute et d’éducation sexuelle de proximité, à l’abri des oreilles indiscrètes. Des actions de sensibilisation sur les méthodes contraceptives sont proposées dans les 9 quartiers de Djambala et les 5 établissements d’enseignement secondaire. Les jeunes filles sont également formées à la gestion des activités génératrices de revenus telles que la vente de poisson salé, de légumes, de condiments, de vêtements ou autres.

En juin 2018, plus de 500 jeunes filles ont été sensibilisées et 75 d’entre elles sont suivies régulièrement par le centre. 100 filles-mères et 65 élèves utilisent une méthode contraceptive. Depuis, aucun décès suite à un avortement clandestin n’a été signalé. Gestion du stock et des approvisionnements, calcul des coûts de revient et des bénéfices, accès aux crédits solidaires… 40 filles-mères se sont formées à la gestion d’une activité génératrice de revenus et 27 d’entre elles sont accompagnées dans la gestion de leur activité.

Bénéficiaire du projet porté par le Codac dans le cadre du PCPA CongoUne jeune bénéficiaire du programme témoigne : « C’est la première fois que je reçois des produits pour exercer un petit commerce. Lorsque j’ai postulé, je me disais que seules les personnes qui ont des parents bien placés bénéficieraient du programme. Cette fois-ci, les organisateurs ont réellement pris en compte des personnes démunies comme moi. J’ai reçu un bidon de 25 litres d’huile, un filet d’oignon, un filet d’ail, un carton de poisson salé, 5 sachets de sel et un demi carton de tomate concentrée pour commencer à vendre. Je ferai un effort pour ne pas revenir dans la précarité et merci à toutes les personnes et organisations qui nous ont apporté cette aide."

Le PCPA Congo est financé par l'Agence française de développement, l'Union européenne, les membres du PCPA Congo et les donateurs du CFSI. Pour que ces projets se multiplient et prennent de l’ampleur, le CFSI a besoin de votre soutien, faites un don.

 

Coopérer autrement

Algérie : Une pépinière pour retrouver le patrimoine ancestral curatif des plantes

18/12/2018
Des jeunes en visite à la pépinière d’Azzazga © PCPA Joussour
L’association pour la Protection de l’Environnement d’Azzazga (wilaya de Tizi-Ouzou) est soutenue par le PCPA Joussour depuis

L’association pour la Protection de l’Environnement d’Azzazga (wilaya de Tizi-Ouzou) est soutenue par le PCPA Joussour depuis le début de l’année 2018.

En partenariat avec deux instituts (spécialisés en agriculture et en recherche forestière) et les pouvoirs publics, l’APE a créé une pépinière de plantes médicinales à destination de la population locale (dont les enfants et adolescents) afin de sensibiliser à la préservation de la faune et la flore de la région.

2 enseignants ont proposé des cours sur l’identification des plantes et de leurs vertus et des sorties de reconnaissance dans le milieu naturel (foret/ école, montagne, plaine…). Les apprenants ont pu réaliser un herbier complet des plantes médicinales de la région. 3 conférences ont été également organisées dans les communes avoisinantes à Azzazga avec la population locale et les pouvoirs publics. Une occasion pour les anciennes générations de partager leur longue expérience sur l’utilisation des plantes médicinales avec les plus jeunes.

L’association est en train de finaliser la réalisation du jardin botanique et espère pouvoir mettre en vente les plantes médicinales cultivées bientôt. Enfin, l’association compte élargir la formation à de nouveaux publics.

Pour en savoir plus sur le projet.

 

 

 

Nourrir le monde

Au Sénégal : du lait local pour toutes et tous !

18/12/2018
 Distribution de lait local © Benjamin Assouline pour AVSF
En Haute-Casamance au Sénégal, le CFSI soutient Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF) et ses partenaires, pour renforcer les capacités de production des élevages et de transformation des petites laiteries locales.
En Haute-Casamance au Sénégal, le CFSI soutient Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF) et ses partenaires, pour renforcer les capacités de production des élevages et de transformation des petites laiteries locales.
Grâce à ce type d’initiatives, cette région est aujourd’hui l’une des rares où l’on trouve du lait local toute l’année. Même en saison sèche !
 
20% du lait du Sénégal est produit en Casamance. La demande est en hausse constante, surtout dans les zones urbaines. Grâce à la création d’unités pastorales organisées en coopératives, le revenu des familles et surtout des femmes a augmenté. La filière s’est renforcée et offre désormais une gamme de produits laitiers locaux de qualité, recherchés par la clientèle urbaine. La fédération des producteurs de lait de Kolda collecte 165 000 L de lait local par an. Par jour, 3 000 rations individuelles de 200ml sont mises sur le marché à Vélingara.
 
En soutenant ce projet, vous aidez 1 500 producteurs à fournir du bon lait frais à 15 000 consommateurs tous les jours. Vous participez à faire reconnaître la qualité des produits paysans de Casamance. Pour que ce projet continue, faites un don.

Pour en savoir plus sur les mini-laiteries au Sénégal.

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