Array
(
    [newsletters] => Array
        (
            [#type] => value
            [#value] => Array
                (
                    [1629] => 1
                )

        )

    [mail] => Array
        (
            [#title] => Email
            [#type] => textfield
            [#size] => 20
            [#maxlength] => 128
            [#weight] => 10
            [#required] => 1
            [#placeholder] => Courriel
        )

    [subscribe] => Array
        (
            [#type] => submit
            [#value] => Je m'abonne
            [#weight] => 20
        )

    [prenom] => Array
        (
            [#title] => Prénom
            [#type] => textfield
            [#size] => 20
            [#weight] => 11
            [#required] => 1
            [#placeholder] => Prénom
        )

    [nom] => Array
        (
            [#title] => Nom
            [#type] => textfield
            [#size] => 20
            [#weight] => 12
            [#required] => 1
            [#placeholder] => Nom
        )

    [#validate] => Array
        (
            [0] => at_newsletter_subscription_form_validate
        )

)
Ressources et presse | Comité Français pour la Solidarité Internationale

bannière programme

Rechercher

Les critères choisis sont :

  • Type de document : Article et témoignage projet

Nourrir le monde

En Guinée-Bissau : les femmes développent le sel durable dans les mangroves !

11/12/2019
Alberta Sambé, productrice de sel à N’Tchugal © Univers-Sel
Dans les mangroves d’Afrique de l’Ouest, la saliculture est pratiquée exclusivement par des femmes, dont elle assure 57 % des revenus.

Dans les mangroves d’Afrique de l’Ouest, la saliculture est pratiquée exclusivement par des femmes, dont elle assure 57 % des revenus.

Avec 2 000 à 3 000 tonnes de sel par an, la région Oio est la principale zone de production de sel en Guinée-Bissau.

Les femmes grattent la surface des terres salées puis filtrent la matière obtenue à l’eau de mer. Cette saumure est alors chauffée sur le feu pour en extraire le sel. Cette technique traditionnelle de production de sel est fortement consommatrice de bois de cuisson et exerce une importante pression sur la mangrove. 9 000 tonnes de bois de cuisson sont nécessaires chaque année pour obtenir 3 000 tonnes de sel. De plus, les femmes inhalent pendant des heures des vapeurs toxiques.

Univers-Sel, une association de paludiers de Guérande, membre du CFSI, s’est inspirée de la technique des marais salants utilisée en France, où les bassins naturels réchauffent l’eau et la filtrent naturellement. 

Adaptée au contexte africain, cette technique solaire est simple : au lieu d’utiliser le bois de chauffe pour faire cristalliser le sel, les saumures sont disposées sur des bâches où la cristallisation se fait sous l’effet du soleil et du vent.

Le coût d’une bâche est faible. Son utilisation permet de produire jusqu’à 1 tonne de « sel solaire » par bâche et par saison et réduit les coûts d’exploitation de 42 % par l’économie d’achat de bois de cuisson. Ces bâches pourront ensuite être réutilisées, par exemple pour isoler les toits des maisons.

« Cette nouvelle technique nous a beaucoup apporté. Nous avons pu produire du sel sans la fatigue que nous connaissions avant, sans feu, sans porter de bois, sans transporter d’eau. Tout cela nous épuisait, c’était dur. Mais à présent le travail s’est allégé, nous avons même produit davantage que les années précédentes. » Alberta Sambé, productrice de sel à N’Tchugal (secteur de Mansoa)

À l’horizon 2020, ce projet vise à diffuser cette technique de production de sel solaire dans une quarantaine de villages comptant 1 500 familles. Vous avez aimé ce projet ? Le CFSI a besoin de votre soutien, Faites un don.

 

Coopérer autrement

Au Congo Brazzaville : défendre les droits des personnes vivant avec le VIH

11/12/2019
Bénéficiaires du projet Défense des droits des PVVIH Congo Brazza © PCPA Congo
Au Congo Brazzaville, le nombre de personnes infectées par le virus du sida est évalué à 5 % de la population (2016).

Au Congo Brazzaville, le nombre de personnes infectées par le virus du sida est évalué à 5 % de la population (2016).

Cela concerne une personne sur 10 à Pointe-Noire. Les conditions de vie précaires qui entraînent les jeunes filles dans la prostitution, les mouvements de population provoqués par des conflits armés ou l’existence d’industries extractives attirant bon nombre de travailleurs sont des facteurs aggravants.

Malgré la gratuité de la prise en charge depuis 2008 et la promulgation d’une loi en 2011 de « lutte contre le VIH et le sida, et pour la protection des droits des personnes vivant avec le VIH », les discriminations restent le lot commun des personnes diagnostiquées. Depuis 2013, le système de santé subit régulièrement des ruptures d’approvisionnement, notamment des antirétroviraux pour les adultes (de 2014 à 2017 on évalue le cumul des ruptures de soins a 32 mois) ; sans compter le manque de suivi nutritionnel et de suivi psychologique adaptés (parents dont les enfants sont atteints, couples séro-discordants…).

Les conséquences vont bien au-delà de la propagation de l’épidémie : la maladie est souvent synonyme d’isolement social pour le patient. L’irrégularité des traitements entraîne la résistance aux antirétroviraux et l’augmentation de la mortalité.

Ce projet porté par l’Association Don de Vie pour une Œuvre de Réveil des Cœurs d’Aide et de Solidarité (AERC) et ses partenaires, soutenu par l’Union européenne dans le cadre de son instrument pour la démocratie et les droits de l’homme, a pour objectif de sensibiliser les malades, les soignants, les pouvoirs publics et plus généralement la population, aux droits des personnes porteuses du VIH et aux modalités de prévention et de prise en charge.

Pendant 6 mois, plusieurs campagnes de communication ont été menées à Dolisie, troisième ville du pays : auprès des responsables du département et des hôpitaux Général de Dolisie et régional des armées de Dolisie ; auprès des communautés chrétienne et musulmane via des interventions dans les lieux religieux ; auprès des populations via des spots radios sur Radio Mayombe Ndinga ya katolika ; auprès des associatifs accompagnant les malades pour notamment leurs faire connaître les recours juridiques en cas de discrimination.

Des groupes de parole ont été animés à destination des malades : afin d’alléger le sentiment de honte, de constater qu'on peut être atteint du VIH et prendre soin de soi (se coiffer, s'habiller, ne pas se négliger)...

Pour Euphrasie BILILOU GOMA (Présidente) de l’AERC (OSC qui implique des personnes vivant avec le VIH) :« Ce projet est salvateur pour les personnes vivant avec le VIH. Leurs droits ne sont guère respectés par les pouvoirs publics. Il va falloir intensifier les groupes de parole pour que les personnes atteintes puissent connaître et maîtriser l’étendue de la loi. Les ruptures intempestives et l’insouciance des pouvoirs publics directement impliqués pour améliorer la cadence d’approvisionnement en médicament, sont un exemple probant du non-respect de cette loi. Le SIDA n’est pas une fatalité, c’est une maladie comme une autre ».

Et la suite ? À Mayoko, à Mbinda, à Divenié, à Kibangou, à NGoua II, et dans bien d’autres centres de santé publics et privés, la transmission de la maladie se fait par les transfusions sanguines et les interventions chirurgicales, comme les césariennes. À Mossendjo, l’unité de prise en charge des personnes vivant avec le VIH n’existe plus. Pour redonner espoir aux malades, il va falloir restaurer ces unités et implanter les postes de transfusion sanguine respectant les normes et protocoles.

Ce projet est réalisé par des OSC membres du PCPA Congo, programme cofinancé par l’Agence Française de Développement et les donateurs du CFSI. Pour que ce projet se poursuive, nous avons besoin de votre soutien ! Faites un don.

 

Nourrir le monde

Au menu du festival ALIMENTERRE : une ouverture sur le monde

11/12/2019
Oumou Khairy Diallo en visite dans un élevage de vaches © CFSI, 2019
Chaque année, plusieurs invités internationaux viennent témoigner de leurs expériences pendant une quinzaine de jours à travers la France dans le cadre du festival ALIMENTERRE.

Chaque année, plusieurs invités internationaux viennent témoigner de leurs expériences pendant une quinzaine de jours à travers la France dans le cadre du festival ALIMENTERRE.

Ils se joignent au millier d’intervenants pour assurer un regard croisé des enjeux et des solutions dans le monde, pour une agriculture et une alimentation durables et solidaires. Du 12 au 26 novembre 2019, le CFSI a accueilli des invités venus du Sénégal et de Guinée-Conakry.

 

 

Pour Seyni Kebe, artisan du projet des cantines scolaires de la région de Dakar en tant que chargé de mission du GRDR, membre du CFSI, cette tournée, « ce marathon » comme il aime l’appeler, est une belle réussite. Si toutes les interventions se sont bien passées, il a pu constater la difficulté de convaincre sur les sujets d’une meilleure alimentation, particulièrement lorsqu’il est question de public scolaire. Il note que les débats sont plus efficaces lorsqu’ils ont lieu en petits groupes et qu’ils sont structurés par une animation dont les élèves sont les acteurs. De même, les débats associant plusieurs intervenants aux points de vue divergents renforcent davantage les discussions. Il a pu rencontrer différents types d’acteurs du territoire et est allé visiter plusieurs systèmes de restauration collective ainsi que plusieurs initiatives alimentaires territoriales. Dans l’ensemble, Seyni garde un très bon souvenir de cette tournée et compte bien poursuivre ses activités vers l’élaboration de systèmes agroalimentaires durables et solidaires au Sénégal.

Kerfalla Camara, directeur de la Maison guinéenne de l'entrepreneur, a l’habitude de dispenser des formations et de réaliser un travail de sensibilisation auprès des acteurs locaux. La tournée a été « très enrichissante » pour Kerfalla, Il a fait de très belles rencontres, il a pu intervenir à la Radio aux côtés de Marie Prinet, chargée de mission au CROSI, l’une des deux organisations coordinatrices du festival ALIMENTERRE en Occitanie (partie Midi-Pyrénées ; la partie Languedoc Roussillon étant coordonnée par LAFIBALA), ou encore visiter des exploitations agricoles du territoire. Il note le grand militantisme qu’il a rencontré au fil de ses déplacements. Des contacts ont été échangés, ce qui laisse entrevoir de futures collaborations.

Du côté de la sensibilisation, Kerfalla relève que le thème des migrations revient régulièrement dans les débats, ce qui en fait selon lui une bonne porte d’entrée pour discuter des sujets qui s’y rattachent, comme l’agriculture, l’alimentation ou le développement. Vis-à-vis des scolaires, Kerfalla soulève l’efficacité des activités « brise-glace » telles que les débats mouvants et autres pour faciliter la prise de parole des étudiants. Il faut également selon lui, insister sur la question des organisations paysannes et du fonctionnement des coopératives.

Oumou Khairy Diallo est éleveuse laitière. Elle est présidente du Directoire régional des femmes en élevage de Kaolack au Sénégal, mais aussi membre de plusieurs organisations paysannes. Elle milite au quotidien auprès des femmes, auprès des jeunes, afin de promouvoir une agriculture familiale, durable, qui soit rémunératrice pour les travailleurs et les travailleuses agricoles et juste pour tous. Elle a beaucoup apprécié la chaleur des accueils et remercie les bénévoles et les coordinations territoriales organisatrices du festival pour cela. Oumou a particulièrement apprécié de « se remettre dans son ancien métier » d’enseignante auprès des publics scolaires où elle aimait déconstruire les mots « agri-culture » pour reconstruire du sens et remettre la question de la production locale au goût du jour. Des adresses ont été échangées et des contacts ont été pris.

Cette tournée, riche en partages, découvertes et ouverture sur le monde, a été un franc succès. Le festival ALIMENTERRE 2019 s’est terminé le 30 novembre. Rendez-vous l’année prochaine à partir du 15 octobre 2020 !

 

 

Nourrir le monde

Egalité femmes–hommes « Les éleveuses doivent reprendre leur place dans la filière lait »

11/12/2019
Maïrama Haman Bello, Apess © CFSI, 2019
De passage à Paris le 18 novembre 2019 à l’occasion d’une réunion de travail sur la thématique de la défense du lait local en Afrique de l’Ouest

De passage à Paris le 18 novembre 2019 à l’occasion d’une réunion de travail sur la thématique de la défense du lait local en Afrique de l’Ouest, Maïrama Haman Bello, responsable formation professionnelle à l’Apess Cameroun, nous livre son témoignage sur la place des femmes dans l’élevage laitier.

 

 

Le risque d’éviction des femmes 

En Afrique de l’Ouest, les femmes rurales jouent un très grand rôle dans les activités agricoles et dans celles qui créent de la valeur comme la transformation des produits. Mais les associations qui sont sur le terrain remarquent que, souvent, elles ne jouissent pas des mêmes opportunités dans l’accès aux ressources (à la terre, au crédit…) et dans les prises de décision. Elles courent aussi le risque d’être évincées dès que les activités se développent.

« Le lait c’est l’affaire des femmes » dit-on au Sénégal. « C’est leur pouvoir », selon une expression au Niger. Et pourtant lorsque sa production devient plus rentable ou qu’elle devient moins pénible, des femmes ont pu s’en voir dépossédées. Mais le lait n’est qu’un cas parmi d’autres qui appelle à la vigilance. L’éviction des femmes a pu être observée dans des filières agroalimentaires, suite à l’introduction d’équipements ou de procédés qui ont réduit le temps de travail, amélioré les rendements et les marges. Les hommes, absents du secteur de la transformation, s’y sont alors intéressés. Quelques exemples concernant la transformation des céréales ou le fumage du poisson au Sénégal montrent que ces derniers ont pu acquérir des équipements et des crédits pour développer leurs activités commerciales plus facilement que les femmes.

Le rôle prépondérant de l’accompagnement

Il est primordial que les organisations parviennent, par une meilleure prise en compte du genre au sein des projets, à anticiper le risque de perte de revenus et de renforcement des inégalités entre femmes et hommes. Plus le risque d’éviction des femmes des activités devenues rémunératrices (ou moins pénibles) est fort, plus le type d’accompagnement est déterminant.

En témoigne un exemple de projet au Nord Sahel, dans un contexte social où la relation entre femmes et hommes est très codifiée et où le risque d’accroissement des inégalités de genre n’a pas été anticipé. Les hommes dominent dans la sphère publique, dans le dialogue avec les acteurs institutionnels, etc. Or, ce sont le plus souvent les femmes qui traient les vaches, donnent à manger aux animaux et vendent le lait caillé. Elles possèdent également une partie du troupeau. Quand des laiteries se sont installées, les maris sont devenus les interlocuteurs privilégiés qui livrent la laiterie. Les femmes ont perdu la gestion des revenus du lait.

Un autre projet, dans le bassin de Kollo au Niger, a au contraire traité différemment la problématique de la place des femmes. Elles ont réussi à conserver leur place dans la filière lait et leurs revenus grâce à l’attention portée à la répartition des revenus et des tâches, à la formation et à la concertation entre les parties prenantes tout au long de la construction du projet.

En tant qu’acteurs du développement, le CFSI et ses partenaires s’attachent à créer de nouvelles dynamiques et à jouer un rôle moteur en faveur des égalités entre les sexes tout au long des projets qu’ils soutiennent. Pour cela, ils ont besoin de votre soutien. Faites un don.

Coopérer autrement

9 nouveaux projets pour le programme Coopérer autrement en acteurs de changement

11/12/2019
Femme portant du bois au Salvador © Francis Roudière pour le SPF
Le programme Coopérer autrement en acteurs du changement entre dans sa deuxième phase. 9 nouveaux projets viennent d’être sélectionnés pour bénéficier d’un accompagnement et d’un financement de la part du CFSI.

Le programme Coopérer autrement en acteurs du changement entre dans sa deuxième phase. 9 nouveaux projets viennent d’être sélectionnés pour bénéficier d’un accompagnement et d’un financement de la part du CFSI.

Ce programme, destiné aux organisations membres du CFSI, vise à développer des coopérations entre les régions où ils sont implantés en France et d’autres régions du monde. Avec leurs partenaires du monde associatif, de la Recheche et du secteur marchand, ils partagent des problématiques communes et trouvent des solutions.

« Le développement local durable : plus d’alliances pour plus de réciprocité entre les territoires »
Sangha (Mali) - Allonnes (France)
Porteurs : Adesaf, Grdr et Gret

Ce projet vise à favoriser l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et des femmes par la concertation pluri-acteurs dans les domaines de l’agriculture durable et de l’insertion socio-professionnelle dans deux territoires (Sangha au Mali, Allonnes en France) où le taux de chômage, notamment des jeunes est très élevé.

 « Favoriser le travail décent de personnes en situation de précarité »
Sénégal  - France
Porteurs : CFDT et Essentiel

Ce projet s’adresse à des groupements de femmes transformatrices de produits issus de la pêche et vise plus particulièrement à leur accession à une protection sociale. L’enjeu partagé concerne la mise en place d’une couverture maladie pour des travailleurs indépendants précaires, dits aussi « ubérisés ».

« L’urgence climatique et écologique et la transition socialement juste »
Bangladesh - Corée du Sud - Inde - Japon  - Philippines

Porteurs : Confédération Générale du Travail, CGT Bretagne, Indecosa-CGT, Fédération mondiale des travailleurs scientifiques, syndicats nationaux des 5 pays d’intervention.

Ce projet vise à approfondir la connaissance et l’appropriation par les syndicats des enjeux environnementaux, et ainsi, dynamiser un réseau syndical sur les questions de l’urgence climatique et écologique.

« Développement des initiatives citoyennes et économiques des habitants des quartiers défavorisés entre la France et l’Algérie »
Algérie - France

Porteurs : Grdr, Ifaid, Apes, Bel Horizon, ville de Bordeaux, ville de Lille, Lianes coopération, SO coopération (Réseau régional multi-acteurs Nouvelle Aquitaine), SDH Oran.

Ce projet vise la réduction des inégalités entre les territoires et la création d’emplois décents sans effets nocifs sur l’environnement par le développement de nouvelles initiatives solidaires répondant aux besoins des habitants.

 « L’insertion socioéconomique et citoyenne des jeunes comme objet d’échange et de partage des pratiques »
Guinée – France

Porteurs : Guinée 44, Union Nationale des Maisons Familiales Rurales d’Education et d’Orientation, Maison familiale rurale de Sarthe et Mayenne, Maison familiale rurale de Guinée, du Mali et du Bénin, des collectivités locales, le Réseau régional multi-acteurs Pays de la Loire.

Ce projet contribue au développement économique et social, inclusif et durable, des territoires ruraux des préfectures de Kindia et de Boké en offrant des perspectives aux jeunes. Il s’inscrit dans la continuité du projet « Insertion sociale et professionnelle des jeunes en milieu rural » de la phase 1 du programme.

« Territoires apprenants et professionnalisants »
Sénégal – France

Porteurs : Pays de Savoie Solidaire, Conseil Départemental de Savoie, Conseil Départemental de Bignona, cabinet d’expertise Kassofor, ONG Justice et développement

Ce projet construit une démarche territoriale d'accompagnement vers l'emploi pour faire des départements de Bignona et de Savoie des territoires apprenants et professionnalisant, en associant une diversité d’organisations.

« Des acteurs pluriels, au Salvador et en France, développent des liens solidaires et professionnels et agissent en complémentarité pour répondre à des enjeux économiques, sociaux et environnementaux ».
Espagne - Salvador – France

Porteur : Secours populaire

 Ce projet s’inscrit dans la continuité du projet « Des paniers paysans de Comasagua au jardin solidaire de Montauban » de la phase 1 du programme.

« Valorisation de la production de sel des exploitations familiales du delta du Sine Saloum »
Sénégal - France

Porteur : Univers-Sel

Ce projet vise l’amélioration des conditions de vie des exploitations familiales du delta du Saloum par le développement durable de la saliculture traditionnelle, en voie de disparition.

« ODD LLabs : les ODD pour des territoires inclusifs et ouverts sur le monde ».
Maroc - Tchad – France - Sénégal

Porteurs : Cap Solidarités, Essor, 4D

Ce projet ambitionne de favoriser l’insertion et la formation des jeunes dans le cadre de transitions locales inclusives.

En 2020, soutenez 9 nouveaux projets CAAC !

Nourrir le monde

Au Sénégal : contre la faim, du pain au céréales locales pour toutes et tous

11/12/2019
Boulangers distribuant du pain à des enfants au Sénégal © Sol
Avec un taux de pauvreté évalué à 46,7 % en 2011, 17 % de la population sénégalaise souffre encore de malnutrition et 9 % des enfants âgés de 6 mois à 5 ans de malnutrition aiguë. 

Avec un taux de pauvreté évalué à 46,7 % en 2011, 17 % de la population sénégalaise souffre encore de malnutrition et 9 % des enfants âgés de 6 mois à 5 ans de malnutrition aiguë. 

Au Sénégal, le pain est devenu la base du petit-déjeuner. La consommation moyenne annuelle par habitant est passée de 19 à 26 kg entre 2000 et 2016, provoquant sur cette même période le doublement des importations de blé, qui ne pousse pas en Afrique de l’Ouest. 

Comment créer des activités économiques viables, valoriser les céréales locales et donner accès à une alimentation de qualité aux populations les plus vulnérables ? 

Le maïs et le mil poussent très bien au Sénégal. Ils sont en outre plus riches en nutriments et permettent de doubler les apports en minéraux et vitamines par rapport au blé. L’association Sol, membre du CFSI, a commencé ce projet de valorisation des céréales locales en 2011 avec des partenaires locaux. L'idée est de les transformer en beignets ou de les incorporer dans le pain blanc.

Grâce à la formation et à l’accompagnement de 150 exploitations familiales, 40 boulangers éloignés de l’emploi et 180 transformatrices, l’association crée au fil des ans les conditions économiques de développement de produits de base locaux, sains et nutritifs au sein de 72 villages.

Femmes préparant le pain au Sénégal © Sol« J’ai 50 ans et je suis née ici, au village de Koulouck Molof. Je suis maman de 7 enfants. J’ai commencé à faire des recettes de beignets de maïs et de mil suite à une formation en 2011. La recette est proche de celle de nos grands-mères, qui ajoutaient de l’arachide et du miel. Ces beignets accompagnent le café à merveille et sont pleins de nutriments pour les enfants. » « Il suffit de 2 ou 3 beignets pour les rassasier contre 5 petits pains de blé à 500 FCFA auparavant. Désormais je cultive l’arachide, le mil et le maïs moi-même. » Ndaye Fall et Mbacke Ndiaye des villages de Koulouck Molof et de Boudel.

Le CFSI accompagne ce projet sur une durée de 3 ans de façon à porter à 250 le nombre de boulangers et transformatrices formés. L’objectif est de pérenniser la filière en impliquant 3 collectivités locales dans la promotion des céréales locales. Pour cela, nous avons besoin de votre soutien. Faites un don.

Coopérer autrement

En Algérie : les jeunes se mobilisent contre la pollution en mer méditerranée

11/12/2019
Jeunes de l'association Bariq 21 en train de nettoyer la plage © PCPA Joussour
La mer Mediterranee se transforme en "un dangereux piège de plastique" d’après le 

La mer Mediterranee se transforme en "un dangereux piège de plastique" d’après le WWF. Des niveaux record de pollution mettent en danger les espèces marines et la santé humaine. L’Association Bariq 21 de Skikda s’est mobilisée pour la deuxième année consécutive afin d'organiser la Ski-initiative, une grande opération de nettoyage des plages du nord de l’Algérie.  L’idée ? Collecter les déchets dans le but de sensibiliser à l’impact des déchets humains sur la Méditerranée et les espèces qui y vivent.

Pour en savoir plus

Coopérer autrement

NIYA – Pour une culture de la paix

02/12/2019
Poster Niya pour une culture de la paix, PCPA Joussour
Dans le cadre de l’accord de coopération qui lie les villes de Bordeaux et Oran (signé en 2003), un partenariat particulièrement actif s'est constitué depuis 2008 entre les associations des Centres d’animation des quartiers de Bordeaux et Santé Sidi el Houari d’Oran.

Dans le cadre de l’accord de coopération qui lie les villes de Bordeaux et Oran (signé en 2003), un partenariat particulièrement actif s'est constitué depuis 2008 entre les associations des Centres d’animation des quartiers de Bordeaux et Santé Sidi el Houari d’Oran.

Commencé en mars 2018 avec le soutien du PCPA Joussour, le projet « Niya, pour une culture de la paix » vise à promouvoir la culture de la paix, le partage interculturel et le développement durable chez les jeunes, en encourageant leur autonomie et l’engagement dans la vie bénévole et associative.

Une cinquantaine de jeunes des deux rives, âgés de 16 à 32 ans, ont été formés à l’animation socioculturelle, ce qui a donné naissance à une cinquantaine d’actions sur le terrain, à destination de plus de 5 000 jeunes.

Pour clore ce projet, un festival a été organisé à Oran du 28 au 30 juillet 2019 où l’expression artistique a été mise à l’honneur, notamment dans les domaines du théâtre, de la musique, du dessin, de la photographie et du cinéma.

Pour en savoir plus.

Coopérer autrement

France-Mali : Développer l'économie sociale et solidaire pour faciliter l'insertion économique des migrants

02/12/2019
Portraits de 3 responsables projet AMRK Mali © Yves le Bars
22 janvier 2016, des représentants des associations Grdr-Mali, Acteurs pour une Economie Solidaire Hauts-de-France (Apes) et Espace migration et développement de Kayes (EMDK), entrent

22 janvier 2016, des représentants des associations Grdr-Mali, Acteurs pour une Economie Solidaire Hauts-de-France (Apes) et Espace migration et développement de Kayes (EMDK), entrent dans le camp de réfugiés de Grande-Synthe. 2 500 personnes y vivent dans des tentes, éparpillées sur 20 hectares de terrain marécageux, dans des conditions d’hygiène déplorables.

Le camp est essentiellement occupé par des personnes de nationalité kurde (Syriens, Irakiens, Iraniens). Beaucoup sont des femmes et des enfants. L’abondance de la boue dans le camp (même sous les tentes) rend extrêmement difficiles les conditions de vie et la mobilité des réfugiés.

Le Maire de Grande-Synthe explique que grâce à la proximité du port de Dunkerque, la ville a connu un essor industriel indéniable après-guerre, soutenu par l’arrivée d’une main d’œuvre polonaise, italienne, espagnole et sud-méditerranéenne. Mais depuis les années 80 et la perte de grosses industries, le chômage touche presque un quart de la population de la région.

L’idée de cette rencontre est de trouver ensemble les leviers par lesquels, comme lorsqu’elle était à son apogée, la ville pourrait tirer parti des flux migratoires (plus d’une centaine d’arrivées par jour) afin de relancer l’économie locale.

La région de Kayes au Mali présente des caractéristiques économiques et sociales (position transfrontalière, fortes mobilités humaines, difficultés économiques, manque de formation professionnelle et chômage des jeunes) similaires à la région Hauts-de-France.

Aguerris à ces questions, les représentants du Grdr-Mali et de l’EMDK ont invité le maire et les services de la ville à impulser un dialogue multi-acteurs (services techniques de l’État, collectivités, entreprises locales…) et une politique sociale d’accueil et d’intégration des migrants. Nombre d’entre eux sont ingénieurs, commerçants, restaurateurs ou ouvriers qualifiés... et ont un important capital technique, professionnel, économique et socioculturel qui peut profiter au territoire d’accueil.

En la matière, l’économie sociale et solidaire, qui rassemble des structures dont le fonctionnement et les activités sont fondés sur un principe de solidarité et d'utilité sociale, a été vue par les deux parties comme un vecteur intéressant d’intégration des migrants. Au Mali aussi, cette économie est promue par les mêmes acteurs pour impulser un développement local plus inclusif.

Ce projet, soutenu par le programme Coopérer autrement en acteurs de changement coordonné par le CFSI, a pour mission de mettre en lien et de faire travailler ensemble les organisations du Nord et du Sud qui partagent des enjeux communs.

Terminé en 2019, il a permis à 14 projets économiques portés par des personnes issues de la migration de voir le jour en Hauts-de-France. Un club entrepreneur a été créé afin de proposer des pistes de réflexions, des solutions en fonction des besoins exprimés par les porteurs de projets.

Cette initiative vous a plu ? Le programme Coopérer autrement en acteurs de changement lance 10 nouveaux projets sur la période 2019-2021.

Il a besoin de votre soutien, faites un don.

 

Nourrir le monde

Les cantines scolaires de la région de Dakar

10/11/2019
Enfants portant un plat pour le déjeuner, Sénégal © GRDR
Le film Les cantines scolaires de la région de Dakar fait partie de la sélection du festival ALIMENTERRE 2019. Il raconte la mise en place en 2014, puis l’essor depuis 2017, d’un projet porté par le Grdr avec le soutien du CFSI.

Le film Les cantines scolaires de la région de Dakar fait partie de la sélection du festival ALIMENTERRE 2019. Il raconte la mise en place en 2014, puis l’essor depuis 2017, d’un projet porté par le Grdr avec le soutien du CFSI.

Alors que la région de Dakar concentre 25 % de la population nationale, elle connait des inégalités sociales importantes, en particulier dans la zone périurbaine des départements de Pikine, Guediawaye et Rufisque. Cependant, malgré son caractère urbain, cette région demeure une zone de production agricole : près de 30 % de la production maraîchère au Sénégal y est produite, dont 15 % dans le département de Rufisque.

La région est exclue de bon nombre de programmes de sécurité alimentaire. Un enfant sur deux arrive à l’école sans prendre de petit-déjeuner et un sur trois souffre de carences en vitamines et minéraux. Loin des conditions requises pour acquérir le savoir et construire un avenir…

Une solution à la dénutrition : manger sain et local à la cantine 

Depuis 2014, le Grdr membre du CFSI, participe à l’organisation de 9 cantines scolaires de la banlieue de Dakar en les mettant en relation avec des producteurs et des productrices de la région.

Trois fois par semaine, des petits pains à base de céréales locales sont distribués aux 5 000 élèves concernés. 1 200 d’entre eux, choisis parmi les plus vulnérables (handicap, grande pauvreté…), reçoivent un repas complet, composé de produits frais issus des fermes paysannes locales, deux fois par semaine. En deux ans, ce sont 500 000 petits pains et 136 000 déjeuners servis.

Ceci permet aux enfants d’avoir une alimentation saine, favorise leur parcours scolaire, diminue l’absentéisme et garantit des débouchés réguliers pour les producteurs agricoles locaux.

Grâce aux actions de sensibilisation (sessions communautaires, journées de dégustation, activités de microjardinage), leurs parents, les enseignants et les personnels encadrants prennent conscience des vertus du « consommer local ».

Relancer l’activité économique locale par les marchés publics

Seyni Kebe, chargé de mission au GRDR et intervenant invité du festival ALIMENTERRE, témoigne :

« La mise en place de cantines scolaires approvisionnées par les exploitations familiales de la région stimule l’économie locale et garantit aux petits producteurs des revenus réguliers et plus rémunérateurs. Il s’agit également d’engager un processus de transition vers une agriculture plus résiliente par l’agroécologie.

Pour certains acteurs clés du département, il n’est pas évident d’appréhender les enjeux de l’agriculture et l’apport des exploitations familiales dans la sécurité alimentaire. L’entrée par les cantines scolaires permet de sensibiliser les communes afin qu’elles mettent en place des politiques alimentaires dans leur localité. Ainsi une stratégie de concertation pluri-acteurs est nécessaire afin de relever les défis du financement local de telles activités, ainsi que de la préservation des terres agricoles face à l’urbanisation galopante. »

Grâce à ce projet, trois établissements de Rufisque ont créé une association et le conseil départemental s’est engagé à les accompagner pour collecter des fonds auprès de quelques grandes entreprises implantées dans le département. La mairie de Rufisque ville s’est également engagée à soutenir ces cantines.

Les cantines scolaires de la région de Dakar
Réalisateur(s) : Dominique Guélette
Année de sortie : 2018
Pays : Sénégal
Production : GRDR

Pour en savoir plus

Les cantines scolaires de la région de Dakar from CFSI ALIMENTERRE on Vimeo.

<