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Ressources et presse | Comité Français pour la Solidarité Internationale

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  • Type de document : Article et témoignage projet

Coopérer autrement

Au Congo Brazzaville : l’accès aux biens essentiels et aux masques, une priorité

13/05/2020
Atelier de confection de masques, Congo Brazzaville © Encred
En plus des gestes barrières contre la Covid-19 (équipements, distanciation sociale…), un confinement et un couvre-feu ont été décrétés le 1<

En plus des gestes barrières contre la Covid-19 (équipements, distanciation sociale…), un confinement et un couvre-feu ont été décrétés le 1er avril 2020 sur tout le territoire par le président de la République, empêchant la libre circulation des populations. Bien que les textes aient annoncé la mise à disposition d’autorisations dérogatoires pour les déplacements jugés essentiels, l’obtention d’un laisser-passer n’est pas toujours gratuit.

Face à la pandémie Covid-19, les membres du PCPA Congo se mobilisent pour répondre aux besoins pressants des plus vulnérables et participer aux décisions publiques

La pandémie a mis le pays dos au mur et les membres du PCPA ne sont pas épargnés. Désormais tout tourne au ralenti, lorsque les activités ne sont pas tout simplement arrêtées.

C’est le cas par exemple de l’Œuvre Notre Dame des veufs et orphelins du Congo (ONDVOC), qui a été contrainte d’annuler une émission télévisée sur « les pratiques ancestrales dégradantes des veuves et la promulgation du nouveau code de la famille et des personnes ».

Cependant, malgré ces restrictions, plusieurs membres s’efforcent, seuls ou en collectif, de mener leurs activités habituelles, en plus de celles liées à la pandémie. Ils font du plaidoyer, de la sensibilisation, de la prise en charge psychologique et sociale, de la désinfection de locaux à la demande, de la promotion du jardin potager à domicile pour lutter contre la crise alimentaire, apportent des soins médicaux aux personnes vulnérables, etc.

L’Observatoire congolais des droits des consommateurs (O2CD) a mené un plaidoyer pour l’instauration de la gratuité de l’eau et de l’électricité, ainsi que des « pauses de paiements sur les crédits en cours de remboursement » par les banques et les établissements de micro-finance. Cette action a trouvé gain de cause. En quelques semaines, le président de la République a annoncé la gratuité de ces services élémentaires.

Par ailleurs, le Réseau des intervenants sur le phénomène des enfants en rupture avec les parents (Reiper) mène actuellement des activités de prévention, de référencement et de prise en charge des enfants vulnérables contre les risques sociaux liés au Covid-19, en partenariat avec la Direction départementale des affaires sociales, avec l’appui de l’Unicef.

Enfin, plusieurs membres de Pointe Noire, des Plateaux et de la Cuvette se sont constitués en collectifs pour plaider une implication légitime de la société civile dans le dispositif officiel de riposte au Covid-19.

Faire face à la pénurie de masque

Les membres du Réseau des associations de Djambala en reunion contre le Covid19Une consultation menée auprès des membres du PCPA Congo a montré que le besoin d’équipements de protection est criant, surtout pour ceux agissant dans le domaine de la santé et qui ne peuvent pas observer la distanciation avec leurs patients.

Compte tenu de la hausse des prix et de la rareté de ces produits sur le marché, certains membres du programme se sont lancés dans la fabrication de masques artisanaux, à l’instar de l’association Enfance créatrice de développement (Encred) et de l’Association des Petites sœurs dominicaines du Congo (APSDC) à Brazzaville, de l’Association des couturiers et couturières du Congo-MOD (ACM) à Pointe Noire et de l’association Actions de solidarité internationale (ASI) dans les deux villes précitées. Ces masques sont destinés aux membres, aux bénéficiaires et autres populations sensibilisées.

Au Congo Brazzaville, 46,5 % la population vit en dessous du seuil de pauvreté (1,25 dollar par jour) (source : actualitix 2011). Depuis 2016, le taux d’extrême pauvreté a malheureusement augmenté en raison de la baisse des cours du pétrole, surtout en milieu rural (source : Banque mondiale). Le nombre de personnes basculant dans la grande pauvreté augmentera encore du fait des mesures de confinement, empêchant bon nombre de congolais de gagner leur vie au jour le jour. Afin de soutenir les organisations de la société civile qui se mobilisent courageusement contre la précarité et les inégalités dans un contexte difficile (ex: coupures de courant récurrentes (source RFI, avril 2020), difficultés de circulation...). Faites un don.

 

Coopérer autrement

Au Sénégal, les femmes transformatrices de poisson en grande difficulté

13/05/2020
Femmes vendant du poisson, Sénégal © Essentiel
Dans la lettre d’information du CFSI du mois de mars 2020, nous vous présentions l’un des

Dans la lettre d’information du CFSI du mois de mars 2020, nous vous présentions l’un des 9 projets sélectionnés sur la période 2019-2021 dans le cadre du programme Coopérer autrement en acteurs de changement : « Au Sénégal : une assurance maladie pour les travailleuses en situation de précarité ».

Suite aux mesures prises par le gouvernement sénégalais pour lutter contre la Covid-19, la situation des 250 femmes accompagnées dans le cadre de ce projet s’est détériorée.

Chassées par la police qui redoute les attroupements, les femmes ne peuvent plus s’approvisionner en poisson ou encore occuper leur terrain pour le séchage et la transformation, ce dernier ayant été récupéré par la municipalité. Jusqu’alors organisées en groupement, elles ont préféré s’éparpiller afin d’adapter leur activité en vendant, par exemple, des petits déjeuners. Or, la disparition des groupements fragilise les dynamiques collectives et met fin à toute action prévue de formation. La perte du terrain retarde l’installation des équipements prévus : fumoirs, claies de séchage…

Pour rappel, les transformatrices de poisson de Yenne et Mbao travaillent déjà dans des conditions extrêmement précaires, sans protection sociale. En outre, elles sont confrontées à un problème de surpêche étrangère dans la région. Face à l’impossibilité d’accéder à des stocks suffisants de poisson du fait de cette surpêche, l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas), partenaire du projet, a saisi la FAO, les ministères et la mairie. L’enjeu est de maintenir en vie les groupements de femmes, pour permettre la continuité du projet et plus largement, leur activité collective.

Ce contexte de pandémie, comme partout dans le monde, fragilise un peu plus les acteurs de l’économie informelle déjà confrontés à une importante précarité. Plus que jamais le CFSI et ses partenaires ont besoin de votre soutien afin de soutenir et pérenniser les activités en faveur des plus vulnérables. Faites un don.

 

Nourrir le monde

Innover face à la crise : avec Acting for Life au Bénin, au Burkina Faso et au Togo

13/05/2020
Sensibilisation dans les écoles, Burkina Faso © Martin Demay Rasca Production
Le programme Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest (Pafao), porté par le CFSI et la Fondation de France, soutient plusieurs

Le programme Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest (Pafao), porté par le CFSI et la Fondation de France, soutient plusieurs initiatives d’Acting For Life, partenaire des organisations ouest-africaines Hortitechs, la Confédération paysanne du Faso (CPF) et Oadel qui travaillent en faveur de l’agriculture familiale au Bénin, au Burkina Faso et au Togo.

Alors que dans ces trois pays, l’agriculture contribue à hauteur d’environ 35 % du PIB et emploie au moins deux tiers de la population active (80 % pour le Burkina Faso), cette activité ne protège les paysans ni de l’insécurité alimentaire ni de la pauvreté. Le manque de politiques de soutien, la faible valorisation des produits locaux et la concurrence des produits alimentaires importés à bas prix constituent un frein au développement des productions locales.

L’objectif de cet accompagnement est de donner les moyens aux exploitations familiales de trouver des débouchés de vente réguliers. Créé il y a plus de 40 ans par du personnel d’Air France, Acting for Life travaille avec le groupe Servair, première entreprise française de restauration aérienne et de nettoyage cabine. Cette dernière s’est proposée comme acheteur principal auprès des producteurs de fruits et légumes et des transformateurs (de riz, jus de fruits, etc.), accompagnés par les organisations Oadel au Togo, Hortitechs Développement au Bénin et CPF au Burkina Faso. Ce partenariat permet de distribuer des plats préparés à partir de produits locaux auprès d’entreprises, compagnies aériennes, bars-restaurants et cantines scolaires.

La crise Covid-19 vient bouleverser les projets en cours. Avec la fermeture soudaine des écoles, des entreprises, des hôtels et des restaurants, Estelle Dandoy d’Acting For Life témoigne d’une situation difficile. Malgré cela, les partenaires locaux s’adaptent et innovent pour trouver d’autres canaux de distribution.

« Si les conditions de production ne sont pas encore affectées par la crise, la commercialisation l’est beaucoup plus. Certains débouchés commerciaux sont littéralement bloqués, à l’instar des nombreux marchés, entreprises, hôtels et restaurants fermés. Plus spécifiquement, sur les projets que nous suivons, la commercialisation des denrées agricoles est arrêtée auprès des communes qui approvisionnent normalement les écoles au Burkina Faso (ces dernières étant fermées), des entreprises telles que Servair (fortement liée au transport aérien) ou du restaurant universitaire de Lomé, ou encore de certains maquis (restaurants de rue) qui préparent habituellement les repas pour les ateliers et séminaires (les regroupements étant interdits). »

La crise peut aussi représenter une opportunité économique pour les exploitations familiales et les transformateurs de proximité. À l’heure où de nombreux marchés ferment, les ventes, en circuits courts, sur commandes et à domicile, peuvent se développer. 

« Au Bénin, par exemple, une application " Bénin Restoo " a été créée pour développer la vente de plats préparés à domicile. Acting For Life accompagne ainsi l’Amap Bénin, notamment à travers la création de nouveaux outils marketing, afin que les produits locaux gagnent de nouvelles parts de marché et que les habitudes d’achats changent (incitation à l’achat local).

Au Burkina Faso, les organisations de producteurs que nous accompagnons dans la région des Cascades avec la CPF, ne pouvant plus écouler leurs produits dans les cantines scolaires, ont mis en place un groupe WhatsApp pour se faire connaître des autres acheteurs publics (maisons d’arrêt, hôpitaux) et écouler leurs produits. »

Le 15 juin 2020, nous célébrons la Journée mondiale contre la faim. La crise du Covid-19 aggrave une situation déjà structurellement difficile pour l’agriculture familiale. Il est plus que jamais nécessaire de défendre ces systèmes agricoles et alimentaires qui privilégient des produits locaux, durables, en circuits courts et qui permettent aux producteurs et transformateurs de vivre dignement de leur travail, tout en assurant aux consommateurs une alimentation saine et de qualité. Soutenez les actions du CFSI, faites un don.

 

Coopérer autrement

Algérie : la jeunesse se mobilise contre la Covid-19

13/05/2020
Jeune en train de faire de la sensibilisation au Covid-19 à Skida © Bariq 21
Dans cette période de crise sanitaire inédite et déstabilisante, les 120 associations membres du programme Joussour se mobilisent pour répondre aux besoins des personnes

Dans cette période de crise sanitaire inédite et déstabilisante, les 120 associations membres du programme Joussour se mobilisent pour répondre aux besoins des personnes les plus vulnérables.

Sensibilisation de la population aux gestes barrières avec l’association Bariq 21, mise à disposition de locaux à destination du personnel soignant avec l’association FASDE, accompagnement et soutien psychologique pour les familles dont les enfants sont en situation de handicap avec l’association SARP, assistance téléphonique pour lutter contre les violences faites aux femmes avec l’association FARD, soutien aux maisons de retraite avec l’association El Ikram de Annab, création de cursus de formation à distance… Plus que jamais, citoyenneté et solidarité prennent sens auprès des jeunes. Si vous souhaitez soutenir les actions du CFSI, faites un don.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

#RestezChezVous : Découvrez la vidéo de 19 jeunes d’Aubervilliers – dont la ville est membre de Joussour - pour mieux vivre le confinement.

Nourrir le monde

Covid-19 – Quelle situation en Afrique de l’Ouest ?

13/05/2020
Vente en kiosque, Burkina Faso © Upromabio
Dans une tribune parue le 23 avril dernier, 100 membres de Cités Unies France, association nationale qui regroupe les colle

Dans une tribune parue le 23 avril dernier, 100 membres de Cités Unies France, association nationale qui regroupe les collectivités territoriales françaises engagées dans l’action internationale depuis 1975, rappelaient qu’« agir localement tout en garantissant une action internationale, c’est la voie pour que cette lutte soit efficace et, surtout, pour éviter la propagation du virus dans des zones pour le moment encore peu touchées. » À cet effet, l’association annonçait avoir lancé « un fonds de solidarité, alimenté par les collectivités françaises, destiné à soutenir les collectivités territoriales africaines dans leurs efforts quotidiens pour venir en appui à la population avant, pendant, mais aussi après la crise » (source : « Nous, élus locaux de France, sommes particulièrement inquiets pour le continent africain » le Monde Afrique, 23 avril 2020).

En tant qu’acteur de la coopération et de la solidarité internationale, le CFSI souhaite faire écho à cet appel, en relayant une série de témoignages recueillis du 2 au 15 avril 2020 sur la situation dans les pays où il est présent à travers l’action de ses membres et partenaires.

Une crise sanitaire qui menace la sécurité alimentaire et les exploitations familiales …

La perturbation de la chaîne d’approvisionnement alimentaire fait craindre une augmentation de la sous-nutrition et de la malnutrition du fait de la flambée des prix sur certaines denrées, l’impossibilité pour les enfants d’accéder à la cantine scolaire, l’appauvrissement des paysannes et paysans réduits à laisser pourrir leurs récoltes sans possibilité d’accéder aux marchés.

« La fermeture des marchés hebdomadaires affecte sévèrement beaucoup d'exploitations familiales ; la baisse de mobilité entraîne la fermeture de plusieurs restaurants insérés dans les chaînes de produits locaux. Quand ceux qui produisent l'essentiel des denrées vivrières et qui représentent plus de 60% des consommateurs de produits alimentaires sont "touchés", il y a problème. La solution durable est de permettre aux paysannes et paysans de produire et de maintenir leur pouvoir d’achat. » Mar Ngom, FONGS (Sénégal). Pour en savoir plus, lire l’article « Innover face à la crise avec Acting For Life ».

 « Pour les producteurs, la situation devient très difficile car les ventes ont beaucoup baissé sur les marchés ruraux. Autant dire que les légumes et autres récoltes périssables seront majoritairement perdus après plusieurs mois de durs labeurs. » Karfa Diallo, Enda Pronat (Sénégal).

…  et qui exacerbe les inégalités sociales

Dans les quartiers pauvres qui accueillent 70 % des habitants des villes, sans accès à l’eau potable, impossible de respecter ni le confinement, ni les gestes barrières. Chargées de la famille mais aussi des petits commerces informels de rue ou du transport de l’eau, les femmes sont en première ligne face au virus.

« Si la situation risque d’être pire dans les zones rurales car tous les marchés hebdomadaires arrêtés constituent les rares activités économiques d'envergure, ce sont les quartiers populaires de la capitale qui constituent de véritables poudrières. Le secteur informel [NDLA: sur lequel repose 80 % de l’économie africaine] assure à la majorité des familles de ces quartiers des revenus indispensables à l'accès à la nourriture. Il y a déjà beaucoup d'actes de défiance au couvre-feu, et tout autre resserrement du confinement peut déclencher un soulèvement. » Karfa Diallo, Enda Pronat (Sénégal)

« Pour l’unité de transformation du bissap, chaque année nous recrutons 20 femmes mais cette année nous n’en avons pris que 10. Pour la transformation de la mangue, on emploie 60 femmes, cette année ce sera 30. Notre production va chuter de 50 %. » Eugène Millogo, Upromabio (Burkina Faso). Pour en savoir plus, lire l’article « Au Sénégal, les femmes transformatrices de poisson en grande difficulté ».

« Des éleveurs sont déjà obligés de vendre à moitié prix leur production. Il arrive même qu'ils troquent. En fait, ils sont en train de décapitaliser pour faire face à la situation. On entrera bientôt dans une situation de crise. » Adja Sene, Apess (Sénégal). Pour en savoir plus, lire l’article « Covid-19 et crise laitière : N’exportons pas nos problèmes ! ».

Innover pour rendre les produits locaux accessibles à toutes et tous

Les structures soutenues par le programme Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest (Pafao) se mobilisent pour innover et faire en sorte que les produits locaux soient distribués et accessibles à ceux qui en ont besoin.

Cette crise sanitaire questionne nos modèles de production, de consommation et de transactions, en particulier pour les produits agricoles. Le modèle productiviste, dans un système mondialisé dérégulé, dégrade les écosystèmes et représente une impasse pour la pérennité et le développement de l’agriculture familiale. Les systèmes alimentaires durables fondés sur une gestion économe des ressources naturelles sont une nécessité et une réelle opportunité pour les économies rurales. » Estelle Dandoy, Acting For Life (Burkina Faso, Togo). Pour en savoir plus, lire l’article « Innover face à la crise avec Acting For Life ».

Plus que jamais en ces temps troublés, nous avons besoin de votre soutien pour que chacun puisse vivre dignement et contribuer à reconstruire un monde plus juste et solidaire. Soutenez nos actions, faites un don.

Nourrir le monde

Témoignage : Covid-19 et risques sur la sécurité alimentaire en Afrique de l'Ouest

05/05/2020
Distribution de fruits et légumes, Sénégal © Enda Pronat
Alors que 53 pays africains sur 54 sont atteints par le coronavirus (voir ici la carte évolutive), Karfa Diallo d’Enda Pronat au Sénégal, association soutenue par le CFSI depuis 2014, se mobilise auprès des exploitations familiales pour sauver la production de la région maraîchère des Niayes. 80 % de la production horticole sénégalaise et plus particulièrement, l'approvisionnement de l'agglomération dakaroise en produits frais, dépendent de cette région.

Alors que 53 pays africains sur 54 sont atteints par le coronavirus (voir ici la carte évolutive), Karfa Diallo d’Enda Pronat au Sénégal, association soutenue par le CFSI depuis 2014, se mobilise auprès des exploitations familiales pour sauver la production de la région maraîchère des Niayes. 80 % de la production horticole sénégalaise et plus particulièrement, l'approvisionnement de l'agglomération dakaroise en produits frais, dépendent de cette région.

« Le circuit court que nous avons mis en place avec la coopérative Sell Sellal repose sur des exploitations familiales de la région de Thiès avec des ventes en gros dans les marchés de proximité, des marchés de niche et des clients institutionnels (cantine scolaire, crèche, entreprises...) à Dakar, c'est-à-dire à 70 km.

La fermeture des marchés territoriaux et l'interdiction de transport, au moment même où les récoltes battent leur plein, affectent fortement les revenus des ménages. Après plusieurs mois de dur labeur, les légumes et autres denrées périssables seront majoritairement perdus.

Ainsi, ces familles pauvres risquent d’être plongées dans une situation d’insécurité alimentaire sans précédent. Fort de ce constat, Enda Pronat fait tout son possible pour soutenir les exploitations familiales afin de parer à la crise alimentaire qui guette. Notre mission est de leur apporter une aide d’urgence. »

Propos recueillis par téléphone le 20 avril 2020.

Le CFSI quant à lui rappelle que plus que jamais, si nous voulons éviter une hécatombe sanitaire et une insécurité alimentaire, la coopération internationale est nécessaire pour empêcher une envolée des prix sur les marchés, un gaspillage des ressources alimentaires et un effondrement dramatique de l'économie mondiale. Plus particulièrement en Afrique de l'Ouest, le CFSI appelle à la solidarité pour défendre l'agriculture familiale et paysanne et les métiers artisanaux qui permettent aux populations de vivre de leur travail et de produire une alimentation saine et durable à base de produits locaux. Faites un don. 

Coopérer autrement

Dispositifs innovants pour la formation et l’insertion professionnelle

16/03/2020
Photo de groupe © Essor Tchad
Le Tchad est l’un des pays les plus pauvres au monde avec une forte population jeune (51 % ont moins de 15 ans).

Le Tchad est l’un des pays les plus pauvres au monde avec une forte population jeune (51 % ont moins de 15 ans). L’orientation, l’accès aux études et à l’emploi sont des services quasiment inexistants. Le projet porté par Essor, membre du CFSI dans le cadre du Programme Coopérer autrement en acteurs de changement a pour objectif de développer les dispositifs de formation professionnelle à destination des jeunes. Pour cela, Essor organise le partage de compétences, avec des organismes d’insertion professionnelle de la région de Lille, en facilitant les échanges avec leurs homologues tchadiens.

Dans la capitale N’djaména, 3 secteurs d’activités en manque de main d’œuvre ont été identifiés afin d’améliorer les formations existantes : il s’agit du bâtiment, de l’esthétique et de la couture. 63 jeunes ont suivi des formations en partenariat avec 5 entreprises locales en électricité, bâtiment, maçonnerie, coiffure, manucure, pédicure et couture.

Le projet de créer un atelier de chantier d’insertion dans le domaine de la collecte et du tri des déchets ménagers n’a pas abouti : en dépit de conventions signées entre la mairie et les comités d’assainisssement, une structure pérenne n’a pas pu voir le jour par manque de financements. Cependant, 10 jeunes sous statut de volontaire sensibilisent les ménages au tri et à la collecte des déchets dans le 7e arrondissement de N’djaména.

Enfin, un travail a été mené avec le comité de développement du volontariat au Tchad, une organisation qui travaille depuis 2011 sur l’émergence d’un statut de volontaire à destination des jeunes de 18 à 30 ans. 50 jeunes volontaires issus de populations marginalisées ont ainsi été mobilisés pour des missions d’intérêt général autour de six thématiques : paix et sécurité, protection de l’enfance, questions de genre, assainissement, citoyenneté et formation insertion professionnelle.

Ce projet a été rendu possible grâce à un important travail de concertation entre différents acteurs de l’insertion : 48 rencontres au Tchad et environ une douzaine en France ont été organisées. Il pose la question des moyens dans un contexte politique et économique difficile. Au Tchad, la baisse du prix du pétrole a eu des conséquences sur les recettes publiques depuis 2015, compliquant le travail avec les autorités locales. En France, le CFSI comme ses membres et partenaires, voient également leurs ressources progressivement diminuer. C’est pour cette raison que nous avons besoin de votre soutien. Pour lancer 9 nouveaux projets dans le cadre du programme Coopérer autrement en acteurs de changement, faites un don.

 

Coopérer autrement

Jeunes : esprit d’entreprendre et coopération internationale

16/03/2020
photo d'un groupe de jeune © Cap solidarités
Comment initier les jeunes à la « citoyenneté mondiale » ? Comment les mobiliser pour trouver des réponses aux défis de notre siècle ? Comment les accompagner dans leurs envies d’entreprendre des projets de développement solidaires à l’international ? Comment laisser plus de place à la coopération dans les politiques jeunesses de développement économique des territoires ?

Comment initier les jeunes à la « citoyenneté mondiale » ? Comment les mobiliser pour trouver des réponses aux défis de notre siècle ? Comment les accompagner dans leurs envies d’entreprendre des projets de développement solidaires à l’international ? Comment laisser plus de place à la coopération dans les politiques jeunesses de développement économique des territoires ?

Dans le cadre du programme Coopérer autrement en acteurs de changement, Cap Solidarités, membre du CFSI, en partenariat avec le Service Civil International et le Conseil Régional des Hauts-de-France, a porté un projet visant à renforcer l’entrepreneuriat et l’esprit d’initiative des jeunes en ciblant principalement les centres sociaux des Hauts-de-France.

Cap Solidarités a demandé aux jeunes d’imaginer les projets qu’ils voudraient mettre en place dans leur quartier autour des objectifs de développement durable (ODD). Les jeunes ont ensuite pu évaluer les compétences professionnelles acquises par cette expérience, grâce à un outil en ligne, co-construit dans le cadre d’un projet européen avec des acteurs économiques et institutionnels de France, de Belgique, des Pays-Bas et du Royaume Uni.

Un Mond’En Jeux 

Cap Solidarités à créé un jeu de plateau afin de soutenir les acteurs locaux dans leurs actions de sensibilisation auprès des jeunes. Ce jeu permet de passer en revue les ODD, intègrer 5 critères d’innovation sociale pour passer du local au global, connaître les nouveaux modèles économiques liés au numérique et vérifier que les projets participent au développement durable (ancrage territorial, besoin social, modèle économique viable, gouvernance démocratique, redistribution de la valeur générée). Il permet aussi d’identifier et de mesurer les compétences qui seront développées lors de ces expériences citoyennes.

Coopérer, Innover, Entreprendre, 3 vidéos pour donner envie aux jeunes d’agir

Sur trois vidéos, un porteur de projet associatif (accompagné par Cap Solidarités) et un professionnel (partenaire d’une action de Cap Solidarités) témoignent de l’importance de se mobiliser pour des enjeux communs ici et là-bas.

« J’élargis ma vision du monde, je me forme au développement durable »

Parallèlement, Cap Solidarités a élaboré plusieurs modules de formation à l’intention des jeunes de milieux défavorisés comme à destination des formateurs et encadrants jeunesse dans le cadre des projets de volontariat international.

Ces actions concrètes ont permis d’amener la solidarité internationale auprès de publics qui n’y prêtaient pas particulièrement attention et d’allier esprit d’entreprendre avec un engagement citoyen. L’approche par les ODD apporte des éléments nouveaux au parcours des jeunes de la région. Ce projet vous a plu ? Le programme Coopérer autrement en acteurs de changement entre dans sa deuxième phase. Il a besoin de votre soutien pour lancer 9 nouveaux projets. Faites un don.

 

Nourrir le monde

Au Niger : une éleveuse témoigne « Sauvons le lait local »

25/02/2020
Rekia Siwa © cfsi 2019
Depuis 2019 le CFSI anime en France la campagne « N’exportons pas nos prob

Depuis 2019 le CFSI anime en France la campagne « N’exportons pas nos problèmes », une initiative d’ONG belges et françaises née en soutien à une campagne ouest-africaine « Mon lait est local ». Portée par des organisations d’éleveurs et de transformateurs du Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad, cette dernière a été lancée en 2018 afin de promouvoir le lait local et demander des politique laitières durables en Afrique.

Rekia Siwa productrice et transformatrice de lait au Niger, présidente du collectif des femmes du Réseau des organisations des pasteurs et éleveurs du Niger (Ropen) et membre de la coalition « Mon lait est local » du Niger, nous parle des difficultés des éleveurs face aux changements climatiques et à la concurrence des importations de poudre de lait venues d'Europe.

Découvrir son témoignage sur notre chaine Youtube :

Sur le même thème, écouter le témoignage de Maïrama Haman Bello, responsable formation professionnelle à l’Apess Cameroun.

Coopérer autrement

Au Congo Brazzaville : les travailleuses domestiques se mobilisent pour défendre leurs droits

25/02/2020
AM Nzila avec des représentants de la CGT France, Brazzaville © PCPA Congo 2019
Au Congo plus particulièrement dans les grandes villes comme Brazzaville, au moins la moitié des ménages ayant un revenu conséquent emploient des personnes assumant les

Au Congo plus particulièrement dans les grandes villes comme Brazzaville, au moins la moitié des ménages ayant un revenu conséquent emploient des personnes assumant les tâches domestiques. Majoritairement constituée de femmes, cette main d’œuvre est l’une des plus exploitées et des plus maltraitées dans le monde du travail.

Salaires bas et payés de façon irrégulière, heures de travail excessivement longues, absence des périodes de repos, ces femmes subissent aussi parfois des maltraitances physiques, psychologiques et sexuelles, ou encore des privations de nourriture.

La Direction départementale du travail de Brazzaville révèle que les plaintes des femmes domestiques sont très rares. En effet non seulement elles ne sont protégées par aucune convention collective mais de plus, elles ne connaissent pour la plupart ni leurs droits, ni où porter plainte. Elles sont également exclues des systèmes de protection sociale existants.

Ce projet, porté par l’Union des syndicats du Congo et l’association jeunesse pour le développement, soutenu par l’Union européenne dans le cadre de son instrument pour la démocratie et les droits de l’homme a pour objectif d’améliorer les conditions de vie de ces femmes.

Dans 4 arrondissements de Brazzaville, 300 femmes travailleuses domestiques sont accompagnées depuis le lancement de projet en mars 2019. Au programme : remontées des difficultés rencontrées quant aux conditions de travail de chacune, conférences débats et distribution de brochures pour qu'elles connaissent leurs droits, accompagnement à la structuration d’un collectif de femmes pour qu’elles puissent se défendre. Parallèlement à ces actions, une campagne de communication est prévue dans les médias à l’attention des populations et des pouvoirs publics afin de pousser le gouvernement congolais à élaborer une convention collective du travail domestique et ratifier la convention N°189 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) relative au travail domestique.

N. Nathalie « Je n’avais plus rien pour subvenir aux besoins de ma famille parce que cela faisait trois mois que je n’étais plus rémunérée. Ainsi, j’ai pris des vivres dans le congélateur de mon patron pour nourrir ma famille. Le patron a décidé de me payer le salaire d’un mois avec des retenues sur mon salaire car il a comptabilisé les produits que je prenais dans son congélateur. Grâce à la formation, je lui ai rappelé que les femmes de ménage ont comme tout travailleur et toute personne des droits et je lui ai dit que je n’aurais pas eu la force de travailler sans salaire pendant trois mois sans cette nourriture. Le patron est resté calme et m’a donnée sans retenue mes trois mois de salaire ».

Ce projet est réalisé par des OSC membres du PCPA Congo, programme cofinancé par l’Agence Française de Développement et les donateurs du CFSI. Pour que ce projet se poursuive, nous avons besoin de votre soutien ! Faites un don.

photo de famille, atelier de formation usc du 12 au 17 mars 2019 © PCPA Congophoto de famille lors du dernier cadre de concertation usc 2019 © PCPA Congofemmes de ménage AG usc arrt 9 Djiri à Brarrondi, avril 2019 © PCPA Congo

 

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