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Ressources et presse | Comité Français pour la Solidarité Internationale

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  • Type de document : Article et témoignage projet

Coopérer autrement

Algérie : mobiliser les jeunes pour la démocratie

24/06/2019
Forum des jeunes engagés - Oran, mars 2018
Une démocratie véritable ne saurait exister sans une mobilisation et une participation active des jeunes populations.

Une démocratie véritable ne saurait exister sans une mobilisation et une participation active des jeunes populations.

L’Association Graine de paix d’Oran a lancé un projet intitulé « Voix des jeunes » soutenu par le le PCPA Algérie Joussour en partenariat avec l’Association Migration, solidarité et échanges pour le développement de Strasbourg, l’Association Étoile culturelle d’Akbou et l’Association Santé Sidi El Houari. L'objectif de ce projet est d'encourager la participation active des jeunes algériens/ennes, à l’instar des jeunes français/aises, aux mécanismes de démocratie participative et représentative en explorant, analysant et mettant en lumière avec eux le concept, les outils et les différentes pratiques dans les deux pays. 

Une soixantaine de jeunes ont été mis à contribution pour travailler sur l’éducation à la culture de la citoyenneté, ainsi que sur la démocratie représentative et participative à différents niveaux territoriaux. Une réflexion pluri-acteurs a été menée pour débattre sur les freins et les leviers à l’inclusion du dialogue entre les jeunes et les autorités, notamment par la proposition de recommandations et l’interpellation des décideurs politiques.

Dans le cadre de ce projet, un Forum à Oran sur les instances représentatives et participative a été organisé en mars 2018 (voir vidéo ci dessous), ainsi qu'une visite d’étude et d’immersion dans les instances de démocratie représentative et participative en Alsace.

Pour en savoir plus.

 

Nourrir le monde

Au Mali, la culture du Baobab contre l’exode rural des jeunes

21/06/2019
Femme travaillant des fruits de baobab @ Grdr 2017
A Maréna Diombougou, dans la région de Kayes au Mali, les aléas climatiques, le manque d’aménagement du territoire et le faible rendement des cultures hivernales, obligent les jeunes (60 % de la population de la région) à migrer durant la période sèche.

A Maréna Diombougou, dans la région de Kayes au Mali, les aléas climatiques, le manque d’aménagement du territoire et le faible rendement des cultures hivernales, obligent les jeunes (60 % de la population de la région) à migrer durant la période sèche.

Cependant, la région a un haut potentiel en ressources naturelles (forêts, cours d’eau…). Le maraîchage et la culture du baobab sont des filières porteuses qui peuvent contribuer à un approvisionnement régulier des marchés de Kayes en denrées alimentaires, tout en créant de nombreux emplois. Ainsi, le fruit du baobab, appelé pain de singe ou zira, est utilisé dans la préparation de trois principaux plats traditionnels au Mali : la bouillie, le zira ndégué et la pâte de zira.

Le GRDR, membre du CFSI, et ses partenaires animent depuis 2017 un programme de soutien au développement durable de la filière maraîchère et baobab en promouvant des pratiques respectueuses de l’environnement (agroécologie, transformation des produits grâce à l’énergie solaire…) et une distribution en circuit court. L’insertion économique des jeunes ruraux est favorisée par la formation intégrant des échanges intergénérationnels ainsi que l’appui à la création d’entreprises.

L’action vise 180 jeunes et 2 220 femmes, soit 250 familles. 70 personnes ont été formées aux techniques agroécologiques de maraîchage, 7 projets maraîchers (3 projets de jeunes et 4 projets de groupement femmes) ont bénéficié d’équipement en pompes solaires, bassins de retenue d’eau et motopompes. Une unité de transformation de zira est en cours de construction ainsi qu’un point de vente à l’horizon 2019.

Abdoulaye Siby, producteur maraîcher à Marena, témoigne :

Abdoulaye Siby, producteur maraîcher à Marena © Grdr« Avant la formation, j’utilisais quatre traitements phytosanitaires chimiques sur dix-sept jours. Grâce aux techniques de fabrication des biopesticides à partir de nos produits locaux, je fais désormais un seul traitement tous les dix jours. Nous avons véritablement besoin de ces formations : les composants utilisés sont moins coûteux et très accessibles dans la localité. »

 

Macaron : Agissons contre le réchauffement climatique avec le CFSIEngagez-vous avec le CFSI

Chute des rendements agricoles, augmentation des risques sanitaires et de l’insécurité alimentaire… Selon le Giec, si nous ne faisons rien pour maîtriser la hausse de la température terrestre, les conséquences pourraient être désastreuses pour des populations déjà fragilisées. L’Afrique de l’Ouest, qui abritera plus d’un tiers de la population sous-alimentée de la planète en 2024, en sera l’une des premières victimes. À travers son programme Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest, le CFSI et ses partenaires s’engagent, partout où ils sont présents, pour la défense d’un « consommer local », respecteux de l’environnement et solidaire. Partagez nos valeurs et soutenez nos actions. Faites un don.

produits issus du zira © GrdrFormation en plein air @ GrdrBénéficiaires d'un panneau solaire © Grdr

Coopérer autrement

Au Congo Brazzaville : défendre les droits des personnes en situation de handicap

21/06/2019
deux hommes en fauteuil roulant - Congo Brazzaville © APHM
Au Congo Brazzaville, l’article 18 de la constitution de 2015 stipule que « Tout citoyen a droit, en tout lieu, à la reconnaissance de sa personnalité juridique.&nbsp

Au Congo Brazzaville, l’article 18 de la constitution de 2015 stipule que « Tout citoyen a droit, en tout lieu, à la reconnaissance de sa personnalité juridique. » Ce droit est reconnu par la délivrance d’un acte de naissance et de la carte nationale d’identité. Celle-ci permet entre autres, de jouir du droit de vote, d’avoir un compte bancaire et de circuler librement dans le pays.

Dans les communes de Djambala (11 000 habitants) et de Makoua (20 000 habitants), 70 % des personnes vivant avec un handicap n’ont pas de carte d’identité. En plus d’êtres marginalisées et stigmatisées, elles se trouvent privées du droit à la citoyenneté.

Leur faible niveau d’instruction et de scolarisation ne leur permet pas d’avoir un emploi décent et stable. Elles sont donc condamnées à vivre dans la pauvreté, aux dépens de leur famille et soumises aux caprices de celles-ci.

Le projet "Appui à la promotion et la protection des droits des personnes vivant avec un handicap", financé par le CFSI et porté par l’Association des personnes handicapées de Makoua et ses partenaires, a pour objet :

  • d’inciter les pouvoirs publics à mettre en place un dispositif de délivrance des cartes nationales d’identité adapté aux personnes en situation de handicap ;
  • de soutenir ces personnes à créer des activités génératrices de revenu en facilitant leurs déplacements ;
  • de lutter contre les préjugés en menant des actions de sensibilisations locales.

Il combine des actions de sensibilisation, d'amélioration concrète de la situation des personnes vivant avec un handicap et le partenariat avec les pouvoirs publics afin de les inciter à remplir leurs obligations.

Depuis son lancement début 2019 :

  • du matériel a été remis à des personnes en situation de mobilité réduite avec la participation des autorités locales (tricycles, fauteuils roulants, cannes métalliques, béquilles) ;
  • la préfecture et la sous-préfecture, le tribunal, la direction des Affaires sociales et la direction départementale de la police des deux localités ont été saisis (appels à pétition), formés (journées de sensibilisation) et sont impliqués dans l’établissement des cartes nationales d’identités pour les personnes en situation de handicap ;
  • enfin, les membres de deux associations locales de prise en charge des personnes en situation de handicap ont été formés à la défense spécifique de leurs droits.

L’objectif à atteindre d’ici la fin de l’année est ambitieux :

  • l’ensemble des personnes en situation de handicap des deux communes doivent être en possession de leur carte d’identité ;
  • 42 personnes doivent être équipées pour plus de mobilité ;
  • 45 personnes doivent pouvoir créer une activité génératrice de revenu, grâce à la distribution de kits pédagogiques.

Ces actions ont particulièrement des chances de se poursuivre, au-delà même de la durée du projet, parce qu'elles reposent sur la mobilisation des personnes handicapées elles-mêmes, soutenue par une association locale. Pour aider cette démarche et appuyer d’autres initiatives, le CFSI a besoin de 50 000 euros.

Merci pour votre soutien ! Faites un don.

Congo Brazzaville : bénéficiaires en situation de handicap © APHMCongo Brazzaville : bénéficiaires en situation de handicap © APHM

 

Le PCPA Congo est financé par l’Agence Française de Développement, l’Union européenne et les donateurs du CFSI. 

Au Congo Brazzaville : sortir les jeunes filles mères de la pauvreté

14/03/2019
Bénéficiaire du projet porté par le Codac dans le cadre du PCPA Congo
Chef-lieu du département des Plateaux, Djambala est une zone principalement agricole. La population est estimée à un peu plus de 10 000 habitants, pour moitié des femmes. Les jeunes filles de 15 à 18 ans sont très vulnérables.

Chef-lieu du département des Plateaux, Djambala est une zone principalement agricole. La population est estimée à un peu plus de 10 000 habitants, pour moitié des femmes. Les jeunes filles de 15 à 18 ans sont très vulnérables.

A la situation précaire de leurs parents, s’ajoute l’analphabétisme, le manque d’activité économique et d’éducation sexuelle. Livrées à elles-mêmes, elles se prostituent afin de se nourrir, s’exposant ainsi aux maladies sexuellement transmissibles (syphilis, gonococcie, VIH/SIDA, hépatites…) et aux maternités précoces, estimées à 220 entre 2013 et 2015. Si elles n'avortent pas clandestinement, les jeunes filles sont le plus souvent abandonnées par leur compagnon et leurs parents. Elles sont destinées à une vie d’incertitude, sans revenu ni scolarité.

L’association les Compagnons du Devoir et de l’Action (CODAC), ses partenaires et la Direction Départementale de la Santé, ont décidé en 2016 de réhabiliter un centre d’écoute et d’éducation sexuelle de proximité, à l’abri des oreilles indiscrètes. Des actions de sensibilisation sur les méthodes contraceptives sont proposées dans les 9 quartiers de Djambala et les 5 établissements d’enseignement secondaire. Les jeunes filles sont également formées à la gestion des activités génératrices de revenus telles que la vente de poisson salé, de légumes, de condiments, de vêtements ou autres.

En juin 2018, plus de 500 jeunes filles ont été sensibilisées et 75 d’entre elles sont suivies régulièrement par le centre. 100 filles-mères et 65 élèves utilisent une méthode contraceptive. Depuis, aucun décès suite à un avortement clandestin n’a été signalé. Gestion du stock et des approvisionnements, calcul des coûts de revient et des bénéfices, accès aux crédits solidaires… 40 filles-mères se sont formées à la gestion d’une activité génératrice de revenus et 27 d’entre elles sont accompagnées dans la gestion de leur activité.

Bénéficiaire du projet porté par le Codac dans le cadre du PCPA CongoUne jeune bénéficiaire du programme témoigne : « C’est la première fois que je reçois des produits pour exercer un petit commerce. Lorsque j’ai postulé, je me disais que seules les personnes qui ont des parents bien placés bénéficieraient du programme. Cette fois-ci, les organisateurs ont réellement pris en compte des personnes démunies comme moi. J’ai reçu un bidon de 25 litres d’huile, un filet d’oignon, un filet d’ail, un carton de poisson salé, 5 sachets de sel et un demi carton de tomate concentrée pour commencer à vendre. Je ferai un effort pour ne pas revenir dans la précarité et merci à toutes les personnes et organisations qui nous ont apporté cette aide."

Le PCPA Congo est financé par l'Agence française de développement, l'Union européenne, les membres du PCPA Congo et les donateurs du CFSI. Pour que ces projets se multiplient et prennent de l’ampleur, le CFSI a besoin de votre soutien, faites un don.

 

Coopérer autrement

Algérie : Une pépinière pour retrouver le patrimoine ancestral curatif des plantes

18/12/2018
Des jeunes en visite à la pépinière d’Azzazga © PCPA Joussour
L’association pour la Protection de l’Environnement d’Azzazga (wilaya de Tizi-Ouzou) est soutenue par le PCPA Joussour depuis

L’association pour la Protection de l’Environnement d’Azzazga (wilaya de Tizi-Ouzou) est soutenue par le PCPA Joussour depuis le début de l’année 2018.

En partenariat avec deux instituts (spécialisés en agriculture et en recherche forestière) et les pouvoirs publics, l’APE a créé une pépinière de plantes médicinales à destination de la population locale (dont les enfants et adolescents) afin de sensibiliser à la préservation de la faune et la flore de la région.

2 enseignants ont proposé des cours sur l’identification des plantes et de leurs vertus et des sorties de reconnaissance dans le milieu naturel (foret/ école, montagne, plaine…). Les apprenants ont pu réaliser un herbier complet des plantes médicinales de la région. 3 conférences ont été également organisées dans les communes avoisinantes à Azzazga avec la population locale et les pouvoirs publics. Une occasion pour les anciennes générations de partager leur longue expérience sur l’utilisation des plantes médicinales avec les plus jeunes.

L’association est en train de finaliser la réalisation du jardin botanique et espère pouvoir mettre en vente les plantes médicinales cultivées bientôt. Enfin, l’association compte élargir la formation à de nouveaux publics.

Pour en savoir plus sur le projet.

 

 

 

Nourrir le monde

Au Sénégal : du lait local pour toutes et tous !

18/12/2018
 Distribution de lait local © Benjamin Assouline pour AVSF
En Haute-Casamance au Sénégal, le CFSI soutient Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF) et ses partenaires, pour renforcer les capacités de production des élevages et de transformation des petites laiteries locales.
En Haute-Casamance au Sénégal, le CFSI soutient Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF) et ses partenaires, pour renforcer les capacités de production des élevages et de transformation des petites laiteries locales.
Grâce à ce type d’initiatives, cette région est aujourd’hui l’une des rares où l’on trouve du lait local toute l’année. Même en saison sèche !
 
20% du lait du Sénégal est produit en Casamance. La demande est en hausse constante, surtout dans les zones urbaines. Grâce à la création d’unités pastorales organisées en coopératives, le revenu des familles et surtout des femmes a augmenté. La filière s’est renforcée et offre désormais une gamme de produits laitiers locaux de qualité, recherchés par la clientèle urbaine. La fédération des producteurs de lait de Kolda collecte 165 000 L de lait local par an. Par jour, 3 000 rations individuelles de 200ml sont mises sur le marché à Vélingara.
 
En soutenant ce projet, vous aidez 1 500 producteurs à fournir du bon lait frais à 15 000 consommateurs tous les jours. Vous participez à faire reconnaître la qualité des produits paysans de Casamance. Pour que ce projet continue, faites un don.

Pour en savoir plus sur les mini-laiteries au Sénégal.

Coopérer autrement

Algérie : redonner aux jeunes le goût du livre

11/10/2018
Le petit Lecteur - PCPA Algérie 2018
Dans le cadre du PCPA Joussour, l’association Le petit Lecteur pour l’accès à l’&eac

Dans le cadre du PCPA Joussour, l’association Le petit Lecteur pour l’accès à l’éducation et la culture d’Oran en partenariat avec l’association Alifbata de Marseille, met en œuvre le projet « Les métiers du livre au cœur de l’insertion professionnelle des jeunes : la bande dessinée en appui ».

Il permet à des jeunes désireux de s’inscrire dans le secteur professionnel du livre d’acquérir les outils techniques et culturels adéquats. Moyen d’expression très prisé par les jeunes, la bande-dessinée a été choisie pour attirer les participants.

Des intervenants reconnus comme le bédéiste-scénariste marseillais Yann Madé et le graphiste-maquettiste Georges Rivière sont venus animer des ateliers d’écriture de scénarios et de fabrication. L’idée étant d’accompagner les jeunes de l’idée jusqu’à la publication de leur BD. Enfin, ils seront guidés pour leur insertion professionnelle : stages chez des éditeurs, imprimeurs, librairies… et aide à la création d’entreprise.

Une première session de formation s’est déroulée du 24 au 28 mars 2018 avec l’intervention du journaliste culturel Ameziane Ferhani sur l’histoire de la bande dessinée en Algérie, de l’éditeur et libraire Boussaâd Ouadi, sur l’édition et la diffusion du livre en Algérie et enfin de Hichem Baba Ahmed, dessinateur de presse.

Une deuxième session de formation s’est déroulée du 25 juin au 1er juillet 2018 au bénéfice de 25 jeunes venant de différentes régions d’Algérie (Chlef, Alger, Bedjaia, Akbou, Tlemcen et Oran). L’écrivain et journaliste Akram El Kebir est intervenu pour parler des conditions juridiques qui régissent les relations entre auteur et éditeur : type de contrat, gestion des droits d’auteur… Des interventions ont été faites sur les différents dispositifs existants dédiés à l’insertion professionnelle des jeunes.

Nous espérons à travers ce projet aider à l’émergence de talents, aux différents stades de la production du livre : auteurs, dessinateurs, éditeurs jeunesse, imprimeurs… 

Pour en savoir plus sur le projet

Pour en savoir plus sur la problématique du livre jeunesse en Algérie

 

 

Coopérer autrement

À Brazzaville : la population se mobilise pour l'accès à l'eau potable

11/10/2018
Diagnostic d'une source d'eau - 8 Madibou Brazzaville © pcpacongo CTHA
Dans l’arrondissement 8 Madibou de Brazzaville, les populations souffrent de maladies dues à la méconnaissance des règles d’hygiène et le mauvais entretien d

Dans l’arrondissement 8 Madibou de Brazzaville, les populations souffrent de maladies dues à la méconnaissance des règles d’hygiène et le mauvais entretien des points d’eau. Ce projet, porté par l’Association Congolaise Terre des Hommes et ses partenaires dans le cadre du PCPA Congo, a pour objectif de construire et aménager 5 sources d’eau potable dans les quartiers de Kibina, Kintsana, Kombé, Madibou et Massissia.

Mené en concertation avec les populations locales, 12 000 habitants ont bénéficié :

  • de rencontres porte à porte et de réunions pour bien comprendre l’importance du projet et se l’approprier ;
  • de formations à l’hygiène, aux maladies liées à la consommation d’eau non potable et à l’éducation environnementale.

Les habitants se sont mobilisés pour organiser la collecte des fonds pour participer au financement du projet.

5 comités de gestion des sources et d’hygiène sont chargés d’encadrer les groupes de travail, de former les populations à l’entretien et à la bonne utilisation des ouvrages.

Les chefs des quartiers sont formés aux valeurs citoyennes, et pour certains, ils prennent en main l’assainissement des sites. Enfin, les pouvoirs publics locaux et les autres acteurs du territoire s’approprient des questions d’aménagement d’eau potable dans l’arrondissement 8 Madibou.

Un habitant de Moungali (Brazzaville centre) témoigne :

« L’eau du robinet nous rend malade de par sa qualité incertaine. Je quitte Moungali pour venir prendre l’eau de source à Kombé. Je suis très content de ce projet. Il faut que les populations ici à Madibou prennent la responsabilité de maintenir les sources en bon état et mettre en pratique tout ce qu’ils ont appris. »

Le PCPA Congo est financé par l'Agence française de développement, l'Union européenne, les membres du PCPA Congo et les donateurs du CFSI. Faites un don.

Coopérer autrement

Guinée : un parcours de formation professionnelle pour les jeunes ruraux

11/10/2018
Groupe de jeunes - © Guinée 44
Si la lutte contre la faim et les inégalités font partie de l’ADN du CFSI, les Objectifs de développement durable (

Si la lutte contre la faim et les inégalités font partie de l’ADN du CFSI, les Objectifs de développement durable (ODD) sont au cœur de ses actions depuis leur adoption en 2015 par la communauté internationale.

Son programme Coopérer autrement en acteurs du changement est un autre exemple de son engagement pour leur réalisation. Dans ce cadre, depuis 2015, un projet d’insertion des jeunes en milieu rural en Guinée est à l’œuvre. Dans ce pays, seulement 4 Écoles nationales de l’agriculture et de l’élevage (Enae) sont habilitées à délivrer des diplômes agricoles. Ouvertes aux seuls bacheliers, elles ne répondent pas aux exigences de ces métiers. Peu ou pas scolarisés, de très nombreux jeunes abordent la profession sans formation de base ni qualification (en 2016, 38 % seulement des jeunes guinéens bénéficient d'une scolarisation dans le secondaire, Institut national de la statistique guinéen). Porté par deux membres du CFSI : Guinée 44 et les Maisons familiales rurales (MFR), ce projet a pour objectif de mettre en place des parcours de formation professionnelle agricole. Il implique la participation de 200 jeunes et 200 familles, 40 représentants d’associations et 110 représentants des pouvoirs publics, sur les territoires des sous-préfectures de Kindia et Boké. Il repose sur la création de deux associations de parents sur le modèle des Maisons familiales rurales. À terme, les parcours ont vocation à être intégrés à la politique nationale guinéenne de formation professionnelle.

L’année 2017 a été caractérisée par la mise en œuvre de formations de courte durée. Elles ont été l’occasion d’expérimenter tout le processus de préparation, mobilisation, organisation et déploiement d’une ingénierie pédagogique à petite échelle.

Le projet doit être présenté cette année aux différents acteurs guinéens de la formation professionnelle. Une convention cadre entre Guinée 44 et le ministère de la Formation Professionnelle, a été signée, reconnaissant expressément les Maisons familiales rurales en Guinée comme partie prenante du dispositif de formation agricole et rurale. Ce projet permet de soutenir l’initiative citoyenne et professionnelle, des acteurs de la formation et des familles, pour que par l’action, ils se considèrent légitimes à proposer, organiser des réponses pour un meilleur avenir de la jeunesse, et amener les pouvoirs publics à y prendre leur part.

Le programme "Coopérer autrement en acteurs de changement" est financé par l'Agence Française de Développement, la Fondation Abbé Pierre et les donateurs du CFSI. Faites un don.

 

Coopérer autrement

Au Congo : améliorer l'accès aux soins et aux denrées alimentaires en réhabilitant les pistes rurales

27/06/2018
Construction du tronçon à Makoua © Ajamo
La forte dégradation de la plupart des pistes rurales dans la région de Makoua (département de la Cuvette), rend l’acheminement des productions agricoles locales vers les

La forte dégradation de la plupart des pistes rurales dans la région de Makoua (département de la Cuvette), rend l’acheminement des productions agricoles locales vers les marchés urbains presque impossible. Il en résulte des pertes de récolte - pour le manioc, elles s’élèvent à 800 tonnes par an – et une flambée des prix, notamment du maïs et des légumes, ne permettant pas à la population de manger à sa faim.

La deuxième conséquence est le manque de produits médicaux dans les centres de santé enclavés qui finissent par fermer. Cela a été le cas pour les deux centres d’Odzala et d’Aboua, respectivement à 65 et 25 km de Makoua centre. Cette situation entraine de nombreux décès.

Enfin, les enfants ne peuvent plus aller à l’école. 295 élèves des 4 écoles primaires et du collège des villages environnants doivent parcourir 10 kilomètres par jour sur des pistes dangereuses et dégradées, surtout en cas de pluie.

Face à cette situation, l’Association Jeunesse Active de Makoua-Opa (Ajamo) soutenue par le CFSI et ses partenaires, a décidé de réhabiliter la piste rurale EBOKO-ABOUA-MVOULA (9km).

Il s’agit d’améliorer les conditions de vie de 23 000 habitants en leur donnant les conditions nécessaires au développement de leurs activités agricoles et économiques. Au programme : désherbage et défrichage de la piste, terrassement et remblai de 2 vasières, canalisation des eaux de pluie, coupe et drainage des arbres, installation de ponts en bois au-dessus des 5 rivières qui traversent la piste.

Grâce à la forte mobilisation des associations et des habitants, la municipalité a accepté de mettre à disposition une pelleteuse. Affectée à un chantier aujourd’hui à l’arrêt, elle a permis de poursuivre le travail plus rapidement et d’envisager la remise en état d’une deuxième piste !

« Plus de 60 % de la production agricole du district de Makoua vient de cet axe qui malheureusement souffre de la dégradation chronique des pistes agricoles. Pour preuve, juste à l’entrée du village Mvoula se trouve un champ de 10 hectares de manioc. Comment vont-ils évacuer ces produits si la route n’est pas faite ? » André NDINGA, Chef de secteur agricole de Makoua, habitant de Makoua

« Nous avons souffert pour cette route, les élèves y compris. Certains ont même abandonné les études à cause du mauvais état de cette piste. Aujourd’hui nous sommes très contents et nous remercions Ajamo. » Philippe LOMBA, président du village ABOU

Le PCPA Congo est financé par l'Agence française de développement, l'Union européenne, les membres du PCPA Congo et les donateurs du CFSI. Pour que ses actions continuent, nous comptons sur vous ! Merci pour votre don.

 

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