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Ressources et presse | Comité Français pour la Solidarité Internationale

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  • Thème : Coopérer autrement
  • Type de document : Article et témoignage projet

Coopérer autrement

NIYA – Pour une culture de la paix

09/10/2019
Poster Niya pour une culture de la paix, PCPA Joussour
Dans le cadre de l’accord de coopération qui lie les villes de Bordeaux et Oran (signé en 2003), un partenariat particulièrement actif s'est constitué depuis 2008 entre les associations des Centres d’animation des quartiers de Bordeaux et Santé Sidi el Houari d’Oran.

Dans le cadre de l’accord de coopération qui lie les villes de Bordeaux et Oran (signé en 2003), un partenariat particulièrement actif s'est constitué depuis 2008 entre les associations des Centres d’animation des quartiers de Bordeaux et Santé Sidi el Houari d’Oran.

Commencé en mars 2018 avec le soutien du PCPA Joussour, le projet « Niya, pour une culture de la paix » vise à promouvoir la culture de la paix, le partage interculturel et le développement durable chez les jeunes, en encourageant leur autonomie et l’engagement dans la vie bénévole et associative.

Une cinquantaine de jeunes des deux rives, âgés de 16 à 32 ans, ont été formés à l’animation socioculturelle, ce qui a donné naissance à une cinquantaine d’actions sur le terrain, à destination de plus de 5 000 jeunes.

Pour clore ce projet, un festival a été organisé à Oran du 28 au 30 juillet 2019 où l’expression artistique a été mise à l’honneur, notamment dans les domaines du théâtre, de la musique, du dessin, de la photographie et du cinéma.

Pour en savoir plus.

Coopérer autrement

Congo Brazzaville : Défendre les droits des enfants des rues

09/10/2019
Affiche du projet Secours international du mouvement chrétien -PCPA Congo
Nana, élève en classe de 4e  raconte : « Des personnes âgées sont venues nous donner des conseils. Elles nous ont dit de ne pas prendre de la drogue, les ‘‘tramadols’’, parce que ce n’est pas bon pour la santé ».

Nana, élève en classe de 4 raconte : « Des personnes âgées sont venues nous donner des conseils. Elles nous ont dit de ne pas prendre de la drogue, les ‘‘tramadols’’, parce que ce n’est pas bon pour la santé ».

« Aujourd’hui on a appris qu’il n’était pas bien d’avoir des films pornographiques dans nos téléphones. Nous avons le droit d’avoir des moments de repos et des moments de jeux. Nous avons droit à l’éducation. Lorsque nous avons des problèmes à la maison ou avec d’autres personnes, nous avons le droit d’appeler l’assistante sociale ou madame la Procureur », ajoute Princesse, élève en classe de 6e.

À Pointe-Noire, capitale économique de la République du Congo, la forte croissance démographique liée aux migrations internes provoquées par les conflits armés et la crise économique depuis la fin des années 90 a été accompagnée d'un phénomène nouveau : celui des enfants et des jeunes de la rue. Les derniers chiffres en date provenant du Samu social de Pointe-Noire font état de 1 500 enfants en situation de rue en 2010 et la situation depuis ne s’améliore pas.

Dans l’arrondissement 1 Lumumba, les forces de l’ordre, les élèves de 4 collèges et de 4 centres d’hébergements et de centres de rue (soit 400 enfants au total) ainsi qu’une centaine de responsables de quartiers ont bénéficié de formations sur les droits de l’enfant.

Le Secours international du mouvement chrétien pour la solidarité et l’association Jeune Exprime-Toi sur le Sida, soutenus par le PCPA Congo, programme porté par le CFSI, ont lancé en 2019 un projet à destination de ces jeunes, ainsi que des jeunes filles domestiques et aux enfants ou adolescents déscolarisés ou sans emploi.

Pour cela, la structure s’appuie sur loi n°4-2010 du 14 juin 2010 portant protection de l’enfant en République du Congo, ainsi que sur les textes internationaux et régionaux protégeant les droits de l’enfant telle que la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant.

L’objectif est de sensibiliser et de former à la fois les enfants, les encadrants (parents d’élèves, responsables des comités de quartiers…), ainsi que les pouvoirs publics (services sociaux, gendarmes et policiers…) aux droits de l’enfant. Entre autres, le Parquet de Pointe-Noire via madame la Procureur pour enfants, la Direction départementale des Droits humains, la Direction départementale des Affaires sociales via la Circonscription d’actions sociales de Lumumba font preuve d’une grande implication.

Si le projet est toujours en cours et intègre notamment la rescolarisation d’une quarantaine d’enfants ainsi que la formation de 500 parents d’élèves, les résultats sont déjà positifs : une centaine d’enfants ont déclaré ne pas disposer d’actes de naissance et cinq ont témoigné auprès de madame la Procureur d’actes de violence et de maltraitance dont ils ont été victimes dans leur milieu familial, ce qui a abouti à 5 cas de poursuites judiciaires.

Le PCPA Congo est financé par l'Agence française de développement, l'Union européenne, les membres du PCPA Congo et les donateurs du CFSI. Pour que ces projets se multiplient et prennent de l’ampleur, le CFSI a besoin de votre soutien. Faites un don.

 

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France-Mali : Développer l'économie sociale et solidaire pour faciliter l'insertion économique des migrants

09/10/2019
Portraits de 3 responsables projet AMRK Mali © Yves le Bars
22 janvier 2016, des représentants des associations Grdr-Mali, Acteurs pour une Economie Solidaire Hauts-de-France (Apes) et Espace migration et développement de Kayes (EMDK), entrent

22 janvier 2016, des représentants des associations Grdr-Mali, Acteurs pour une Economie Solidaire Hauts-de-France (Apes) et Espace migration et développement de Kayes (EMDK), entrent dans le camp de réfugiés de Grande-Synthe. 2 500 personnes y vivent dans des tentes, éparpillées sur 20 hectares de terrain marécageux, dans des conditions d’hygiène déplorables.

Le camp est essentiellement occupé par des personnes de nationalité kurde (Syriens, Irakiens, Iraniens). Beaucoup sont des femmes et des enfants. L’abondance de la boue dans le camp (même sous les tentes) rend extrêmement difficiles les conditions de vie et la mobilité des réfugiés.

Le Maire de Grande-Synthe explique que grâce à la proximité du port de Dunkerque, la ville a connu un essor industriel indéniable après-guerre, soutenu par l’arrivée d’une main d’œuvre polonaise, italienne, espagnole et sud-méditerranéenne. Mais depuis les années 80 et la perte de grosses industries, le chômage touche presque un quart de la population de la région.

L’idée de cette rencontre est de trouver ensemble les leviers par lesquels, comme lorsqu’elle était à son apogée, la ville pourrait tirer parti des flux migratoires (plus d’une centaine d’arrivées par jour) afin de relancer l’économie locale.

La région de Kayes au Mali présente des caractéristiques économiques et sociales (position transfrontalière, fortes mobilités humaines, difficultés économiques, manque de formation professionnelle et chômage des jeunes) similaires à la région Hauts-de-France.

Aguerris à ces questions, les représentants du Grdr-Mali et de l’EMDK ont invité le maire et les services de la ville à impulser un dialogue multi-acteurs (services techniques de l’État, collectivités, entreprises locales…) et une politique sociale d’accueil et d’intégration des migrants. Nombre d’entre eux sont ingénieurs, commerçants, restaurateurs ou ouvriers qualifiés... et ont un important capital technique, professionnel, économique et socioculturel qui peut profiter au territoire d’accueil.

En la matière, l’économie sociale et solidaire, qui rassemble des structures dont le fonctionnement et les activités sont fondés sur un principe de solidarité et d'utilité sociale, a été vue par les deux parties comme un vecteur intéressant d’intégration des migrants. Au Mali aussi, cette économie est promue par les mêmes acteurs pour impulser un développement local plus inclusif.

Ce projet, soutenu par le programme Coopérer autrement en acteurs de changement coordonné par le CFSI, a pour mission de mettre en lien et de faire travailler ensemble les organisations du Nord et du Sud qui partagent des enjeux communs.

Terminé en 2019, il a permis à 14 projets économiques portés par des personnes issues de la migration de voir le jour en Hauts-de-France. Un club entrepreneur a été créé afin de proposer des pistes de réflexions, des solutions en fonction des besoins exprimés par les porteurs de projets.

Cette initiative vous a plu ? Le programme Coopérer autrement en acteurs de changement lance 10 nouveaux projets sur la période 2019-2021.

Il a besoin de votre soutien, faites un don.

 

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Algérie : mobiliser les jeunes pour la démocratie

24/06/2019
Forum des jeunes engagés - Oran, mars 2018
Une démocratie véritable ne saurait exister sans une mobilisation et une participation active des jeunes populations.

Une démocratie véritable ne saurait exister sans une mobilisation et une participation active des jeunes populations.

L’Association Graine de paix d’Oran a lancé un projet intitulé « Voix des jeunes » soutenu par le le PCPA Algérie Joussour en partenariat avec l’Association Migration, solidarité et échanges pour le développement de Strasbourg, l’Association Étoile culturelle d’Akbou et l’Association Santé Sidi El Houari. L'objectif de ce projet est d'encourager la participation active des jeunes algériens/ennes, à l’instar des jeunes français/aises, aux mécanismes de démocratie participative et représentative en explorant, analysant et mettant en lumière avec eux le concept, les outils et les différentes pratiques dans les deux pays. 

Une soixantaine de jeunes ont été mis à contribution pour travailler sur l’éducation à la culture de la citoyenneté, ainsi que sur la démocratie représentative et participative à différents niveaux territoriaux. Une réflexion pluri-acteurs a été menée pour débattre sur les freins et les leviers à l’inclusion du dialogue entre les jeunes et les autorités, notamment par la proposition de recommandations et l’interpellation des décideurs politiques.

Dans le cadre de ce projet, un Forum à Oran sur les instances représentatives et participative a été organisé en mars 2018 (voir vidéo ci dessous), ainsi qu'une visite d’étude et d’immersion dans les instances de démocratie représentative et participative en Alsace.

Pour en savoir plus.

 

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Au Congo Brazzaville : défendre les droits des personnes en situation de handicap

21/06/2019
deux hommes en fauteuil roulant - Congo Brazzaville © APHM
Au Congo Brazzaville, l’article 18 de la constitution de 2015 stipule que « Tout citoyen a droit, en tout lieu, à la reconnaissance de sa personnalité juridique.&nbsp

Au Congo Brazzaville, l’article 18 de la constitution de 2015 stipule que « Tout citoyen a droit, en tout lieu, à la reconnaissance de sa personnalité juridique. » Ce droit est reconnu par la délivrance d’un acte de naissance et de la carte nationale d’identité. Celle-ci permet entre autres, de jouir du droit de vote, d’avoir un compte bancaire et de circuler librement dans le pays.

Dans les communes de Djambala (11 000 habitants) et de Makoua (20 000 habitants), 70 % des personnes vivant avec un handicap n’ont pas de carte d’identité. En plus d’êtres marginalisées et stigmatisées, elles se trouvent privées du droit à la citoyenneté.

Leur faible niveau d’instruction et de scolarisation ne leur permet pas d’avoir un emploi décent et stable. Elles sont donc condamnées à vivre dans la pauvreté, aux dépens de leur famille et soumises aux caprices de celles-ci.

Le projet "Appui à la promotion et la protection des droits des personnes vivant avec un handicap", financé par le CFSI et porté par l’Association des personnes handicapées de Makoua et ses partenaires, a pour objet :

  • d’inciter les pouvoirs publics à mettre en place un dispositif de délivrance des cartes nationales d’identité adapté aux personnes en situation de handicap ;
  • de soutenir ces personnes à créer des activités génératrices de revenu en facilitant leurs déplacements ;
  • de lutter contre les préjugés en menant des actions de sensibilisations locales.

Il combine des actions de sensibilisation, d'amélioration concrète de la situation des personnes vivant avec un handicap et le partenariat avec les pouvoirs publics afin de les inciter à remplir leurs obligations.

Depuis son lancement début 2019 :

  • du matériel a été remis à des personnes en situation de mobilité réduite avec la participation des autorités locales (tricycles, fauteuils roulants, cannes métalliques, béquilles) ;
  • la préfecture et la sous-préfecture, le tribunal, la direction des Affaires sociales et la direction départementale de la police des deux localités ont été saisis (appels à pétition), formés (journées de sensibilisation) et sont impliqués dans l’établissement des cartes nationales d’identités pour les personnes en situation de handicap ;
  • enfin, les membres de deux associations locales de prise en charge des personnes en situation de handicap ont été formés à la défense spécifique de leurs droits.

L’objectif à atteindre d’ici la fin de l’année est ambitieux :

  • l’ensemble des personnes en situation de handicap des deux communes doivent être en possession de leur carte d’identité ;
  • 42 personnes doivent être équipées pour plus de mobilité ;
  • 45 personnes doivent pouvoir créer une activité génératrice de revenu, grâce à la distribution de kits pédagogiques.

Ces actions ont particulièrement des chances de se poursuivre, au-delà même de la durée du projet, parce qu'elles reposent sur la mobilisation des personnes handicapées elles-mêmes, soutenue par une association locale. Pour aider cette démarche et appuyer d’autres initiatives, le CFSI a besoin de 50 000 euros.

Merci pour votre soutien ! Faites un don.

Congo Brazzaville : bénéficiaires en situation de handicap © APHMCongo Brazzaville : bénéficiaires en situation de handicap © APHM

 

Le PCPA Congo est financé par l’Agence Française de Développement, l’Union européenne et les donateurs du CFSI. 

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Algérie : Une pépinière pour retrouver le patrimoine ancestral curatif des plantes

18/12/2018
Des jeunes en visite à la pépinière d’Azzazga © PCPA Joussour
L’association pour la Protection de l’Environnement d’Azzazga (wilaya de Tizi-Ouzou) est soutenue par le PCPA Joussour depuis

L’association pour la Protection de l’Environnement d’Azzazga (wilaya de Tizi-Ouzou) est soutenue par le PCPA Joussour depuis le début de l’année 2018.

En partenariat avec deux instituts (spécialisés en agriculture et en recherche forestière) et les pouvoirs publics, l’APE a créé une pépinière de plantes médicinales à destination de la population locale (dont les enfants et adolescents) afin de sensibiliser à la préservation de la faune et la flore de la région.

2 enseignants ont proposé des cours sur l’identification des plantes et de leurs vertus et des sorties de reconnaissance dans le milieu naturel (foret/ école, montagne, plaine…). Les apprenants ont pu réaliser un herbier complet des plantes médicinales de la région. 3 conférences ont été également organisées dans les communes avoisinantes à Azzazga avec la population locale et les pouvoirs publics. Une occasion pour les anciennes générations de partager leur longue expérience sur l’utilisation des plantes médicinales avec les plus jeunes.

L’association est en train de finaliser la réalisation du jardin botanique et espère pouvoir mettre en vente les plantes médicinales cultivées bientôt. Enfin, l’association compte élargir la formation à de nouveaux publics.

Pour en savoir plus sur le projet.

 

 

 

Coopérer autrement

Algérie : redonner aux jeunes le goût du livre

11/10/2018
Le petit Lecteur - PCPA Algérie 2018
Dans le cadre du PCPA Joussour, l’association Le petit Lecteur pour l’accès à l’&eac

Dans le cadre du PCPA Joussour, l’association Le petit Lecteur pour l’accès à l’éducation et la culture d’Oran en partenariat avec l’association Alifbata de Marseille, met en œuvre le projet « Les métiers du livre au cœur de l’insertion professionnelle des jeunes : la bande dessinée en appui ».

Il permet à des jeunes désireux de s’inscrire dans le secteur professionnel du livre d’acquérir les outils techniques et culturels adéquats. Moyen d’expression très prisé par les jeunes, la bande-dessinée a été choisie pour attirer les participants.

Des intervenants reconnus comme le bédéiste-scénariste marseillais Yann Madé et le graphiste-maquettiste Georges Rivière sont venus animer des ateliers d’écriture de scénarios et de fabrication. L’idée étant d’accompagner les jeunes de l’idée jusqu’à la publication de leur BD. Enfin, ils seront guidés pour leur insertion professionnelle : stages chez des éditeurs, imprimeurs, librairies… et aide à la création d’entreprise.

Une première session de formation s’est déroulée du 24 au 28 mars 2018 avec l’intervention du journaliste culturel Ameziane Ferhani sur l’histoire de la bande dessinée en Algérie, de l’éditeur et libraire Boussaâd Ouadi, sur l’édition et la diffusion du livre en Algérie et enfin de Hichem Baba Ahmed, dessinateur de presse.

Une deuxième session de formation s’est déroulée du 25 juin au 1er juillet 2018 au bénéfice de 25 jeunes venant de différentes régions d’Algérie (Chlef, Alger, Bedjaia, Akbou, Tlemcen et Oran). L’écrivain et journaliste Akram El Kebir est intervenu pour parler des conditions juridiques qui régissent les relations entre auteur et éditeur : type de contrat, gestion des droits d’auteur… Des interventions ont été faites sur les différents dispositifs existants dédiés à l’insertion professionnelle des jeunes.

Nous espérons à travers ce projet aider à l’émergence de talents, aux différents stades de la production du livre : auteurs, dessinateurs, éditeurs jeunesse, imprimeurs… 

Pour en savoir plus sur le projet

Pour en savoir plus sur la problématique du livre jeunesse en Algérie

 

 

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À Brazzaville : la population se mobilise pour l'accès à l'eau potable

11/10/2018
Diagnostic d'une source d'eau - 8 Madibou Brazzaville © pcpacongo CTHA
Dans l’arrondissement 8 Madibou de Brazzaville, les populations souffrent de maladies dues à la méconnaissance des règles d’hygiène et le mauvais entretien d

Dans l’arrondissement 8 Madibou de Brazzaville, les populations souffrent de maladies dues à la méconnaissance des règles d’hygiène et le mauvais entretien des points d’eau. Ce projet, porté par l’Association Congolaise Terre des Hommes et ses partenaires dans le cadre du PCPA Congo, a pour objectif de construire et aménager 5 sources d’eau potable dans les quartiers de Kibina, Kintsana, Kombé, Madibou et Massissia.

Mené en concertation avec les populations locales, 12 000 habitants ont bénéficié :

  • de rencontres porte à porte et de réunions pour bien comprendre l’importance du projet et se l’approprier ;
  • de formations à l’hygiène, aux maladies liées à la consommation d’eau non potable et à l’éducation environnementale.

Les habitants se sont mobilisés pour organiser la collecte des fonds pour participer au financement du projet.

5 comités de gestion des sources et d’hygiène sont chargés d’encadrer les groupes de travail, de former les populations à l’entretien et à la bonne utilisation des ouvrages.

Les chefs des quartiers sont formés aux valeurs citoyennes, et pour certains, ils prennent en main l’assainissement des sites. Enfin, les pouvoirs publics locaux et les autres acteurs du territoire s’approprient des questions d’aménagement d’eau potable dans l’arrondissement 8 Madibou.

Un habitant de Moungali (Brazzaville centre) témoigne :

« L’eau du robinet nous rend malade de par sa qualité incertaine. Je quitte Moungali pour venir prendre l’eau de source à Kombé. Je suis très content de ce projet. Il faut que les populations ici à Madibou prennent la responsabilité de maintenir les sources en bon état et mettre en pratique tout ce qu’ils ont appris. »

Le PCPA Congo est financé par l'Agence française de développement, l'Union européenne, les membres du PCPA Congo et les donateurs du CFSI. Faites un don.

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Guinée : un parcours de formation professionnelle pour les jeunes ruraux

11/10/2018
Groupe de jeunes - © Guinée 44
Si la lutte contre la faim et les inégalités font partie de l’ADN du CFSI, les Objectifs de développement durable (

Si la lutte contre la faim et les inégalités font partie de l’ADN du CFSI, les Objectifs de développement durable (ODD) sont au cœur de ses actions depuis leur adoption en 2015 par la communauté internationale.

Son programme Coopérer autrement en acteurs du changement est un autre exemple de son engagement pour leur réalisation. Dans ce cadre, depuis 2015, un projet d’insertion des jeunes en milieu rural en Guinée est à l’œuvre. Dans ce pays, seulement 4 Écoles nationales de l’agriculture et de l’élevage (Enae) sont habilitées à délivrer des diplômes agricoles. Ouvertes aux seuls bacheliers, elles ne répondent pas aux exigences de ces métiers. Peu ou pas scolarisés, de très nombreux jeunes abordent la profession sans formation de base ni qualification (en 2016, 38 % seulement des jeunes guinéens bénéficient d'une scolarisation dans le secondaire, Institut national de la statistique guinéen). Porté par deux membres du CFSI : Guinée 44 et les Maisons familiales rurales (MFR), ce projet a pour objectif de mettre en place des parcours de formation professionnelle agricole. Il implique la participation de 200 jeunes et 200 familles, 40 représentants d’associations et 110 représentants des pouvoirs publics, sur les territoires des sous-préfectures de Kindia et Boké. Il repose sur la création de deux associations de parents sur le modèle des Maisons familiales rurales. À terme, les parcours ont vocation à être intégrés à la politique nationale guinéenne de formation professionnelle.

L’année 2017 a été caractérisée par la mise en œuvre de formations de courte durée. Elles ont été l’occasion d’expérimenter tout le processus de préparation, mobilisation, organisation et déploiement d’une ingénierie pédagogique à petite échelle.

Le projet doit être présenté cette année aux différents acteurs guinéens de la formation professionnelle. Une convention cadre entre Guinée 44 et le ministère de la Formation Professionnelle, a été signée, reconnaissant expressément les Maisons familiales rurales en Guinée comme partie prenante du dispositif de formation agricole et rurale. Ce projet permet de soutenir l’initiative citoyenne et professionnelle, des acteurs de la formation et des familles, pour que par l’action, ils se considèrent légitimes à proposer, organiser des réponses pour un meilleur avenir de la jeunesse, et amener les pouvoirs publics à y prendre leur part.

Le programme "Coopérer autrement en acteurs de changement" est financé par l'Agence Française de Développement, la Fondation Abbé Pierre et les donateurs du CFSI. Faites un don.

 

Coopérer autrement

Au Congo : améliorer l'accès aux soins et aux denrées alimentaires en réhabilitant les pistes rurales

27/06/2018
Construction du tronçon à Makoua © Ajamo
La forte dégradation de la plupart des pistes rurales dans la région de Makoua (département de la Cuvette), rend l’acheminement des productions agricoles locales vers les

La forte dégradation de la plupart des pistes rurales dans la région de Makoua (département de la Cuvette), rend l’acheminement des productions agricoles locales vers les marchés urbains presque impossible. Il en résulte des pertes de récolte - pour le manioc, elles s’élèvent à 800 tonnes par an – et une flambée des prix, notamment du maïs et des légumes, ne permettant pas à la population de manger à sa faim.

La deuxième conséquence est le manque de produits médicaux dans les centres de santé enclavés qui finissent par fermer. Cela a été le cas pour les deux centres d’Odzala et d’Aboua, respectivement à 65 et 25 km de Makoua centre. Cette situation entraine de nombreux décès.

Enfin, les enfants ne peuvent plus aller à l’école. 295 élèves des 4 écoles primaires et du collège des villages environnants doivent parcourir 10 kilomètres par jour sur des pistes dangereuses et dégradées, surtout en cas de pluie.

Face à cette situation, l’Association Jeunesse Active de Makoua-Opa (Ajamo) soutenue par le CFSI et ses partenaires, a décidé de réhabiliter la piste rurale EBOKO-ABOUA-MVOULA (9km).

Il s’agit d’améliorer les conditions de vie de 23 000 habitants en leur donnant les conditions nécessaires au développement de leurs activités agricoles et économiques. Au programme : désherbage et défrichage de la piste, terrassement et remblai de 2 vasières, canalisation des eaux de pluie, coupe et drainage des arbres, installation de ponts en bois au-dessus des 5 rivières qui traversent la piste.

Grâce à la forte mobilisation des associations et des habitants, la municipalité a accepté de mettre à disposition une pelleteuse. Affectée à un chantier aujourd’hui à l’arrêt, elle a permis de poursuivre le travail plus rapidement et d’envisager la remise en état d’une deuxième piste !

« Plus de 60 % de la production agricole du district de Makoua vient de cet axe qui malheureusement souffre de la dégradation chronique des pistes agricoles. Pour preuve, juste à l’entrée du village Mvoula se trouve un champ de 10 hectares de manioc. Comment vont-ils évacuer ces produits si la route n’est pas faite ? » André NDINGA, Chef de secteur agricole de Makoua, habitant de Makoua

« Nous avons souffert pour cette route, les élèves y compris. Certains ont même abandonné les études à cause du mauvais état de cette piste. Aujourd’hui nous sommes très contents et nous remercions Ajamo. » Philippe LOMBA, président du village ABOU

Le PCPA Congo est financé par l'Agence française de développement, l'Union européenne, les membres du PCPA Congo et les donateurs du CFSI. Pour que ses actions continuent, nous comptons sur vous ! Merci pour votre don.

 

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