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  • Thème : Coopérer autrement

Coopérer autrement

Dispositifs innovants pour la formation et l’insertion professionnelle

16/03/2020
Photo de groupe © Essor Tchad
Le Tchad est l’un des pays les plus pauvres au monde avec une forte population jeune (51 % ont moins de 15 ans).

Le Tchad est l’un des pays les plus pauvres au monde avec une forte population jeune (51 % ont moins de 15 ans). L’orientation, l’accès aux études et à l’emploi sont des services quasiment inexistants. Le projet porté par Essor, membre du CFSI dans le cadre du Programme Coopérer autrement en acteurs de changement a pour objectif de développer les dispositifs de formation professionnelle à destination des jeunes. Pour cela, Essor organise le partage de compétences, avec des organismes d’insertion professionnelle de la région de Lille, en facilitant les échanges avec leurs homologues tchadiens.

Dans la capitale N’djaména, 3 secteurs d’activités en manque de main d’œuvre ont été identifiés afin d’améliorer les formations existantes : il s’agit du bâtiment, de l’esthétique et de la couture. 63 jeunes ont suivi des formations en partenariat avec 5 entreprises locales en électricité, bâtiment, maçonnerie, coiffure, manucure, pédicure et couture.

Le projet de créer un atelier de chantier d’insertion dans le domaine de la collecte et du tri des déchets ménagers n’a pas abouti : en dépit de conventions signées entre la mairie et les comités d’assainisssement, une structure pérenne n’a pas pu voir le jour par manque de financements. Cependant, 10 jeunes sous statut de volontaire sensibilisent les ménages au tri et à la collecte des déchets dans le 7e arrondissement de N’djaména.

Enfin, un travail a été mené avec le comité de développement du volontariat au Tchad, une organisation qui travaille depuis 2011 sur l’émergence d’un statut de volontaire à destination des jeunes de 18 à 30 ans. 50 jeunes volontaires issus de populations marginalisées ont ainsi été mobilisés pour des missions d’intérêt général autour de six thématiques : paix et sécurité, protection de l’enfance, questions de genre, assainissement, citoyenneté et formation insertion professionnelle.

Ce projet a été rendu possible grâce à un important travail de concertation entre différents acteurs de l’insertion : 48 rencontres au Tchad et environ une douzaine en France ont été organisées. Il pose la question des moyens dans un contexte politique et économique difficile. Au Tchad, la baisse du prix du pétrole a eu des conséquences sur les recettes publiques depuis 2015, compliquant le travail avec les autorités locales. En France, le CFSI comme ses membres et partenaires, voient également leurs ressources progressivement diminuer. C’est pour cette raison que nous avons besoin de votre soutien. Pour lancer 9 nouveaux projets dans le cadre du programme Coopérer autrement en acteurs de changement, faites un don.

 

Coopérer autrement

Jeunes : esprit d’entreprendre et coopération internationale

16/03/2020
photo d'un groupe de jeune © Cap solidarités
Comment initier les jeunes à la « citoyenneté mondiale » ? Comment les mobiliser pour trouver des réponses aux défis de notre siècle ? Comment les accompagner dans leurs envies d’entreprendre des projets de développement solidaires à l’international ? Comment laisser plus de place à la coopération dans les politiques jeunesses de développement économique des territoires ?

Comment initier les jeunes à la « citoyenneté mondiale » ? Comment les mobiliser pour trouver des réponses aux défis de notre siècle ? Comment les accompagner dans leurs envies d’entreprendre des projets de développement solidaires à l’international ? Comment laisser plus de place à la coopération dans les politiques jeunesses de développement économique des territoires ?

Dans le cadre du programme Coopérer autrement en acteurs de changement, Cap Solidarités, membre du CFSI, en partenariat avec le Service Civil International et le Conseil Régional des Hauts-de-France, a porté un projet visant à renforcer l’entrepreneuriat et l’esprit d’initiative des jeunes en ciblant principalement les centres sociaux des Hauts-de-France.

Cap Solidarités a demandé aux jeunes d’imaginer les projets qu’ils voudraient mettre en place dans leur quartier autour des objectifs de développement durable (ODD). Les jeunes ont ensuite pu évaluer les compétences professionnelles acquises par cette expérience, grâce à un outil en ligne, co-construit dans le cadre d’un projet européen avec des acteurs économiques et institutionnels de France, de Belgique, des Pays-Bas et du Royaume Uni.

Un Mond’En Jeux 

Cap Solidarités à créé un jeu de plateau afin de soutenir les acteurs locaux dans leurs actions de sensibilisation auprès des jeunes. Ce jeu permet de passer en revue les ODD, intègrer 5 critères d’innovation sociale pour passer du local au global, connaître les nouveaux modèles économiques liés au numérique et vérifier que les projets participent au développement durable (ancrage territorial, besoin social, modèle économique viable, gouvernance démocratique, redistribution de la valeur générée). Il permet aussi d’identifier et de mesurer les compétences qui seront développées lors de ces expériences citoyennes.

Coopérer, Innover, Entreprendre, 3 vidéos pour donner envie aux jeunes d’agir

Sur trois vidéos, un porteur de projet associatif (accompagné par Cap Solidarités) et un professionnel (partenaire d’une action de Cap Solidarités) témoignent de l’importance de se mobiliser pour des enjeux communs ici et là-bas.

« J’élargis ma vision du monde, je me forme au développement durable »

Parallèlement, Cap Solidarités a élaboré plusieurs modules de formation à l’intention des jeunes de milieux défavorisés comme à destination des formateurs et encadrants jeunesse dans le cadre des projets de volontariat international.

Ces actions concrètes ont permis d’amener la solidarité internationale auprès de publics qui n’y prêtaient pas particulièrement attention et d’allier esprit d’entreprendre avec un engagement citoyen. L’approche par les ODD apporte des éléments nouveaux au parcours des jeunes de la région. Ce projet vous a plu ? Le programme Coopérer autrement en acteurs de changement entre dans sa deuxième phase. Il a besoin de votre soutien pour lancer 9 nouveaux projets. Faites un don.

 

Coopérer autrement

Au Congo Brazzaville : les travailleuses domestiques se mobilisent pour défendre leurs droits

25/02/2020
AM Nzila avec des représentants de la CGT France, Brazzaville © PCPA Congo 2019
Au Congo plus particulièrement dans les grandes villes comme Brazzaville, au moins la moitié des ménages ayant un revenu conséquent emploient des personnes assumant les

Au Congo plus particulièrement dans les grandes villes comme Brazzaville, au moins la moitié des ménages ayant un revenu conséquent emploient des personnes assumant les tâches domestiques. Majoritairement constituée de femmes, cette main d’œuvre est l’une des plus exploitées et des plus maltraitées dans le monde du travail.

Salaires bas et payés de façon irrégulière, heures de travail excessivement longues, absence des périodes de repos, ces femmes subissent aussi parfois des maltraitances physiques, psychologiques et sexuelles, ou encore des privations de nourriture.

La Direction départementale du travail de Brazzaville révèle que les plaintes des femmes domestiques sont très rares. En effet non seulement elles ne sont protégées par aucune convention collective mais de plus, elles ne connaissent pour la plupart ni leurs droits, ni où porter plainte. Elles sont également exclues des systèmes de protection sociale existants.

Ce projet, porté par l’Union des syndicats du Congo et l’association jeunesse pour le développement, soutenu par l’Union européenne dans le cadre de son instrument pour la démocratie et les droits de l’homme a pour objectif d’améliorer les conditions de vie de ces femmes.

Dans 4 arrondissements de Brazzaville, 300 femmes travailleuses domestiques sont accompagnées depuis le lancement de projet en mars 2019. Au programme : remontées des difficultés rencontrées quant aux conditions de travail de chacune, conférences débats et distribution de brochures pour qu'elles connaissent leurs droits, accompagnement à la structuration d’un collectif de femmes pour qu’elles puissent se défendre. Parallèlement à ces actions, une campagne de communication est prévue dans les médias à l’attention des populations et des pouvoirs publics afin de pousser le gouvernement congolais à élaborer une convention collective du travail domestique et ratifier la convention N°189 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) relative au travail domestique.

N. Nathalie « Je n’avais plus rien pour subvenir aux besoins de ma famille parce que cela faisait trois mois que je n’étais plus rémunérée. Ainsi, j’ai pris des vivres dans le congélateur de mon patron pour nourrir ma famille. Le patron a décidé de me payer le salaire d’un mois avec des retenues sur mon salaire car il a comptabilisé les produits que je prenais dans son congélateur. Grâce à la formation, je lui ai rappelé que les femmes de ménage ont comme tout travailleur et toute personne des droits et je lui ai dit que je n’aurais pas eu la force de travailler sans salaire pendant trois mois sans cette nourriture. Le patron est resté calme et m’a donnée sans retenue mes trois mois de salaire ».

Ce projet est réalisé par des OSC membres du PCPA Congo, programme cofinancé par l’Agence Française de Développement et les donateurs du CFSI. Pour que ce projet se poursuive, nous avons besoin de votre soutien ! Faites un don.

photo de famille, atelier de formation usc du 12 au 17 mars 2019 © PCPA Congophoto de famille lors du dernier cadre de concertation usc 2019 © PCPA Congofemmes de ménage AG usc arrt 9 Djiri à Brarrondi, avril 2019 © PCPA Congo

Coopérer autrement

Au Sénégal : une assurance maladie pour les travailleuses en situation de précarité

25/02/2020
Femmes transformant du poisson, Sénégal © Essentiel
Au Sénégal, 97 % des entités économiques recensées sont informelles. Ce secteur concerne principalement la pêche, le petit commerce, l’artis

Au Sénégal, 97 % des entités économiques recensées sont informelles. Ce secteur concerne principalement la pêche, le petit commerce, l’artisanat et emploie 75 % des femmes sénégalaises.

Inégalités de revenus avec leurs homologues masculins, manque de formation… les conditions de travail de ces femmes sont précaires, souvent sans accès à l’électricité ou aux latrines, et leur protection sociale est inexistante. Leurs faibles revenus les rendent vulnérables aux accidents de la vie –par exemple, lorsqu’elles tombent malade, il n’y a pas d’argent ni pour subvenir aux besoins quotidiens de la famille, ni pour se soigner – et restreignent leur capacité à contribuer aux systèmes de protections existants, sensés couvrir « l’accès aux soins médicaux et la garantie de revenu, en particulier pour les personnes âgées et en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, d’accident du travail, de maternité ou de disparition du soutien de famille ».

Dans ce contexte 2 membres du CFSI, la CFDT - via son organisme de coopération internationale l’Institut Belleville et l’ONG Essentiel, ont lancé en partenariat avec l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas), ce projet d’accès à la protection sociale et à des conditions de travail décentes, à destination de 250 femmes transformatrices de poisson.

À Yenne et Mbao, l’activité de la pêche traditionnelle est centrale. Les femmes qui transforment le poisson rencontrent de grandes difficultés d’écoulement de leurs produits. Elles peinent aussi à accéder à des outils de travail corrects comme à des conditions d’hygiène acceptables.

Femmes vendant du poisson, Sénégal © EssentielL’objectif du projet est dans un premier temps d’améliorer la production par le biais de la formation : cours d’alphabétisation, de gestion, d’emballage et de stockage, d’hygiène, de santé sécurité au travail… ; d’adaptation de l’équipement : acquisition de fumoirs, claies de séchage, bassines, brosses… ; et d’identifier des marchés pour l’écoulement des produits.

Dans un second temps, plusieurs études vont être menées pour évaluer le risque maladie et tester, en collaboration avec le ministère du Travail sénégalais, un « régime simplifié des petits contribuables ». L’augmentation des revenus de ces femmes par les améliorations apportées à leurs outils de production, ainsi que le travail de sensibilisation aux avantages d’une protection sociale, les inciterons à participer à l’expérimentation.

Le résultat de cette expérimentation servira à alimenter une réflexion sur les stratégies syndicales à adopter en faveur d’un meilleur accès à la protection sociale envers les publics en situation de précarité. En France, il s’agit notamment des nouvelles formes de travail portées par les plateformes numériques.

Afin que ce projet puisse être réalisé, nous avons besoin de votre soutien, faites un don.

En 2020, soutenez 9 nouveaux projets Caac !

Je découvre les 9 nouveaux projets de la phase 2 (2019-2021)

Coopérer autrement

Algérie : valoriser le métier d'éducatrice

25/02/2020
éducatrice travaillant avec un enfant en situation de handicap @ Tej 2020
Au nord-est du Sahara algérien, dans la wilaya d’El Oued à Guemar, l’association Tej a ouvert un centre de santé destiné à accueillir une centaine d&r

Au nord-est du Sahara algérien, dans la wilaya d’El Oued à Guemar, l’association Tej a ouvert un centre de santé destiné à accueillir une centaine d’enfants en situation de handicap. Ce centre emploie 22 éducatrices âgées de 20 à 34 ans.

Malheureusement, le manque de formation, d’encadrement et d’accompagnement sur le terrain fragilise ces jeunes femmes, dont le travail requiert un grand investissement psychologique et affectif. Au stress quotidien s’ajoute la pression des familles des enfants et le regard de l’entourage des éducatrices (familles, amis…), peu enclins à porter un avis positif sur leur travail en général et sur le handicap en particulier. La perte de confiance en soi et de sens quant à leur « utilité » qui en résulte conduit à l’émergence de peurs telle celle « de mettre au monde un enfant handicapé ».

Les conséquences se mesurent au nombre de maladies professionnelles dues au stress, à un taux d’absentéisme élevé et au désir de plusieurs éducatrices de quitter leur travail.

Lassées d’une telle situation, les jeunes éducatrices ont décidé de se prendre en main pour changer le regard porté sur leur métier et revaloriser leur fonction au sein de la société.

Vis ma vie d’éducatrice 

L’une des premières actions mise en place a été d’ouvrir les portes du centre afin de convier les familles à découvrir les activités et les tâches quotidiennes des éducatrices. Des étudiants en formation professionnelle ont été invités à passer une après-midi dans le jardin en compagnie des enfants.

Sensibiliser à la citoyenneté et au handicap 

À l’occasion de la journée mondiale de la santé mentale, 2 éducatrices ont participé à une émission de radio locale pour parler de l’importance du travail avec les enfants handicapés et inviter les jeunes à prendre une part active en tant que citoyen à des actions en faveur de l’inclusion du handicap. Une intervention à la faculté à destination de futurs psychologues a été également organisée.    

Communication non violente et gestion du stress 

Enfin, plusieurs ateliers de gestion du stress ont été organisés à destination de l’équipe, avec l’aide de jeunes psychologues et orthophonistes.

S’il reste encore beaucoup à faire, on peut d’ores et déjà noter un impact positif sur le comportement des parents et le changement de regard des membres des familles des éducatrices envers elles. Quant à ces dernières, elles sont désormais mieux armées pour identifier et réagir aux situations sources de conflit et de stress.

Ce projet est réalisé par des OSC membres du PCPA Joussour, programme cofinancé par l’Agence Française de Développement, l’UE, la Fondation de France, la Fondation RATP, les membres du PCPA et le CFSI. Si vous souhaitez soutenir les actions du CFSI, faites un don.

Enfants en situation de handicap jouant, encadrés par une animatrice © Tej 2020Animatrice travaillant avec un enfant en situation de handicap @ Tej 2020Animatrice travaillant avec un enfant en situation de handicap @ Tej 2020Animatrice travaillant avec un enfant en situation de handicap @ Tej 2020Animatrice travaillant avec des enfants en situation de handicap @ Tej 2020

Coopérer autrement

E'changeons pour l'égalité femmes-hommes

12/02/2020
Guide Egalité Femmes Hommes Batik International
Fin 2019, alors que les violences faites aux femmes défraient la chroni

Fin 2019, alors que les violences faites aux femmes défraient la chronique, faut-il encore rappeler l’étendue des inégalités hommes-femmes ? 75 % des européennes assument encore la majorité des tâches domestiques au sein du foyer ; en France l’écart salarial annuel moyen fait état d’un différentiel de 24 %, 12,8 % à poste et expérience équivalents.

C’est pourquoi Batik International, membre du CFSI, a lancé un projet dans le cadre du programme Coopérer autrement en acteurs de changementpour contribuer à la réduction des inégalités économiques entre les femmes et les hommes.

En partant d’expériences croisées entre organisations de pays du sud de la Méditerranée et organisations d’Ile-de-France, l’objectif était de proposer des outils pour l’évaluation des pratiques, l’accompagnement au changement, le développement du savoir-faire en matière de contribution aux politiques publiques d’égalité et de sensibilisation grand public. 

Destinés aux structures associatives spécialisées dans ce domaine, 2 guides ont vu le jour. Ils sont le résultat d’un travail d’analyse de presque deux ans. Très pratiques et opérationnels, riches de témoignages issus des deux rives et d’observations récoltées sur le terrain, ces deux ouvrages en libre-accès sont des outils incontournables pour toute organisation désirant faire évoluer ses pratiques en matière d’égalité.

Pour en savoir plus et télécharger les guides

Focus sur  le cyle de projection du film Pluri’Elles  «  Plus les femmes sont en situation de précarité, plus elles risquent d’être sous des rapports de domination – peu importe le territoire d’intervention. »

Si la publication des 2 guides contre les inégalités femmes-hommes a été une étape, ce projet a animé de nombreuses activités de sensibilisation sur les droits des femmes. Parmi elles, un cycle de projection-débats a été proposé en février 2017, notamment à Argenteuil, Aubervilliers et Paris autour du film Pluri’Elles. Ce film retrace les parcours d’insertion professionnelle de 8 femmes dans des secteurs d’activités traditionnellement masculins en Algérie, en Egypte, en France, au Maroc et en Tunisie. Il a permis d’aborder les freins rencontrés par les femmes dans la réalisation de leurs projets professionnels que ce soit en France ou de l’autre côté de la Méditerranée.

Entre autre, les partenaires méditerranéens ont été interpellés par les parcours de vie des femmes en France. Ils pensaient que le parcours d’insertion pour une femme ici était plus facile, que les résistances de l’entourage familial étaient plus faibles.

En 2020, soutenez 9 nouveaux projets caac !

Je découvre les 9 nouveaux projets de la phase 2 (2019-2021)

Coopérer autrement

9 nouveaux projets pour le programme Coopérer autrement en acteurs de changement

31/12/2019
Femme portant du bois au Salvador © Francis Roudière pour le SPF
Le programme Coopérer autrement en acteurs du changement entre dans sa deuxième phase. 9 nouveaux projets viennent d’être sélectionnés pour bénéficier d’un accompagnement et d’un financement de la part du CFSI.

Le programme Coopérer autrement en acteurs du changement entre dans sa deuxième phase. 9 nouveaux projets viennent d’être sélectionnés pour bénéficier d’un accompagnement et d’un financement de la part du CFSI.

Ce programme, destiné aux organisations membres du CFSI, vise à développer des coopérations entre les régions où ils sont implantés en France et d’autres régions du monde. Avec leurs partenaires du monde associatif, de la Recheche et du secteur marchand, ils partagent des problématiques communes et trouvent des solutions.

« Le développement local durable : plus d’alliances pour plus de réciprocité entre les territoires »
Sangha (Mali) - Allonnes (France)
Porteurs : Adesaf, Grdr et Gret

Ce projet vise à favoriser l’insertion socioprofessionnelle des jeunes et des femmes par la concertation pluri-acteurs dans les domaines de l’agriculture durable et de l’insertion socio-professionnelle dans deux territoires (Sangha au Mali, Allonnes en France) où le taux de chômage, notamment des jeunes est très élevé.

 « Favoriser le travail décent de personnes en situation de précarité »
Sénégal  - France
Porteurs : CFDT et Essentiel

Ce projet s’adresse à des groupements de femmes transformatrices de produits issus de la pêche et vise plus particulièrement à leur accession à une protection sociale. L’enjeu partagé concerne la mise en place d’une couverture maladie pour des travailleurs indépendants précaires, dits aussi « ubérisés ».

« L’urgence climatique et écologique et la transition socialement juste »
Bangladesh - Corée du Sud - Inde - Japon  - Philippines

Porteurs : Confédération Générale du Travail, CGT Bretagne, Indecosa-CGT, Fédération mondiale des travailleurs scientifiques, syndicats nationaux des 5 pays d’intervention.

Ce projet vise à approfondir la connaissance et l’appropriation par les syndicats des enjeux environnementaux, et ainsi, dynamiser un réseau syndical sur les questions de l’urgence climatique et écologique.

« Développement des initiatives citoyennes et économiques des habitants des quartiers défavorisés entre la France et l’Algérie »
Algérie - France

Porteurs : Grdr, Ifaid, Apes, Bel Horizon, ville de Bordeaux, ville de Lille, Lianes coopération, SO coopération (Réseau régional multi-acteurs Nouvelle Aquitaine), SDH Oran.

Ce projet vise la réduction des inégalités entre les territoires et la création d’emplois décents sans effets nocifs sur l’environnement par le développement de nouvelles initiatives solidaires répondant aux besoins des habitants.

 « L’insertion socioéconomique et citoyenne des jeunes comme objet d’échange et de partage des pratiques »
Guinée – France

Porteurs : Guinée 44, Union Nationale des Maisons Familiales Rurales d’Education et d’Orientation, Maison familiale rurale de Sarthe et Mayenne, Maison familiale rurale de Guinée, du Mali et du Bénin, des collectivités locales, le Réseau régional multi-acteurs Pays de la Loire.

Ce projet contribue au développement économique et social, inclusif et durable, des territoires ruraux des préfectures de Kindia et de Boké en offrant des perspectives aux jeunes. Il s’inscrit dans la continuité du projet « Insertion sociale et professionnelle des jeunes en milieu rural » de la phase 1 du programme.

« Territoires apprenants et professionnalisants »
Sénégal – France

Porteurs : Pays de Savoie Solidaire, Conseil Départemental de Savoie, Conseil Départemental de Bignona, cabinet d’expertise Kassofor, ONG Justice et développement

Ce projet construit une démarche territoriale d'accompagnement vers l'emploi pour faire des départements de Bignona et de Savoie des territoires apprenants et professionnalisant, en associant une diversité d’organisations.

« Des acteurs pluriels, au Salvador et en France, développent des liens solidaires et professionnels et agissent en complémentarité pour répondre à des enjeux économiques, sociaux et environnementaux ».
Espagne - Salvador – France

Porteur : Secours populaire

 Ce projet s’inscrit dans la continuité du projet « Des paniers paysans de Comasagua au jardin solidaire de Montauban » de la phase 1 du programme.

« Valorisation de la production de sel des exploitations familiales du delta du Sine Saloum »
Sénégal - France

Porteur : Univers-Sel

Ce projet vise l’amélioration des conditions de vie des exploitations familiales du delta du Saloum par le développement durable de la saliculture traditionnelle, en voie de disparition.

« ODD LLabs : les ODD pour des territoires inclusifs et ouverts sur le monde ».
Maroc - Tchad – France - Sénégal

Porteurs : Cap Solidarités, Essor, 4D

Ce projet ambitionne de favoriser l’insertion et la formation des jeunes dans le cadre de transitions locales inclusives.

En 2020, soutenez 9 nouveaux projets caac !

Coopérer autrement

Au Congo Brazzaville : défendre les droits des personnes vivant avec le VIH

11/12/2019
Bénéficiaires du projet Défense des droits des PVVIH Congo Brazza © PCPA Congo
Au Congo Brazzaville, le nombre de personnes infectées par le virus du sida est évalué à 5 % de la population (2016).

Au Congo Brazzaville, le nombre de personnes infectées par le virus du sida est évalué à 5 % de la population (2016).

Cela concerne une personne sur 10 à Pointe-Noire. Les conditions de vie précaires qui entraînent les jeunes filles dans la prostitution, les mouvements de population provoqués par des conflits armés ou l’existence d’industries extractives attirant bon nombre de travailleurs sont des facteurs aggravants.

Malgré la gratuité de la prise en charge depuis 2008 et la promulgation d’une loi en 2011 de « lutte contre le VIH et le sida, et pour la protection des droits des personnes vivant avec le VIH », les discriminations restent le lot commun des personnes diagnostiquées. Depuis 2013, le système de santé subit régulièrement des ruptures d’approvisionnement, notamment des antirétroviraux pour les adultes (de 2014 à 2017 on évalue le cumul des ruptures de soins a 32 mois) ; sans compter le manque de suivi nutritionnel et de suivi psychologique adaptés (parents dont les enfants sont atteints, couples séro-discordants…).

Les conséquences vont bien au-delà de la propagation de l’épidémie : la maladie est souvent synonyme d’isolement social pour le patient. L’irrégularité des traitements entraîne la résistance aux antirétroviraux et l’augmentation de la mortalité.

Ce projet porté par l’Association Don de Vie pour une Œuvre de Réveil des Cœurs d’Aide et de Solidarité (AERC) et ses partenaires, soutenu par l’Union européenne dans le cadre de son instrument pour la démocratie et les droits de l’homme, a pour objectif de sensibiliser les malades, les soignants, les pouvoirs publics et plus généralement la population, aux droits des personnes porteuses du VIH et aux modalités de prévention et de prise en charge.

Pendant 6 mois, plusieurs campagnes de communication ont été menées à Dolisie, troisième ville du pays : auprès des responsables du département et des hôpitaux Général de Dolisie et régional des armées de Dolisie ; auprès des communautés chrétienne et musulmane via des interventions dans les lieux religieux ; auprès des populations via des spots radios sur Radio Mayombe Ndinga ya katolika ; auprès des associatifs accompagnant les malades pour notamment leurs faire connaître les recours juridiques en cas de discrimination.

Des groupes de parole ont été animés à destination des malades : afin d’alléger le sentiment de honte, de constater qu'on peut être atteint du VIH et prendre soin de soi (se coiffer, s'habiller, ne pas se négliger)...

Pour Euphrasie BILILOU GOMA (Présidente) de l’AERC (OSC qui implique des personnes vivant avec le VIH) :« Ce projet est salvateur pour les personnes vivant avec le VIH. Leurs droits ne sont guère respectés par les pouvoirs publics. Il va falloir intensifier les groupes de parole pour que les personnes atteintes puissent connaître et maîtriser l’étendue de la loi. Les ruptures intempestives et l’insouciance des pouvoirs publics directement impliqués pour améliorer la cadence d’approvisionnement en médicament, sont un exemple probant du non-respect de cette loi. Le SIDA n’est pas une fatalité, c’est une maladie comme une autre ».

Et la suite ? À Mayoko, à Mbinda, à Divenié, à Kibangou, à NGoua II, et dans bien d’autres centres de santé publics et privés, la transmission de la maladie se fait par les transfusions sanguines et les interventions chirurgicales, comme les césariennes. À Mossendjo, l’unité de prise en charge des personnes vivant avec le VIH n’existe plus. Pour redonner espoir aux malades, il va falloir restaurer ces unités et implanter les postes de transfusion sanguine respectant les normes et protocoles.

Ce projet est réalisé par des OSC membres du PCPA Congo, programme cofinancé par l’Agence Française de Développement et les donateurs du CFSI. Pour que ce projet se poursuive, nous avons besoin de votre soutien ! Faites un don.

 

Coopérer autrement

En Algérie : les jeunes se mobilisent contre la pollution en mer méditerranée

11/12/2019
Jeunes de l'association Bariq 21 en train de nettoyer la plage © PCPA Joussour
La mer Mediterranee se transforme en "un dangereux piège de plastique" d’après le 

La mer Mediterranee se transforme en "un dangereux piège de plastique" d’après le WWF. Des niveaux record de pollution mettent en danger les espèces marines et la santé humaine. L’Association Bariq 21 de Skikda s’est mobilisée pour la deuxième année consécutive afin d'organiser la Ski-initiative, une grande opération de nettoyage des plages du nord de l’Algérie.  L’idée ? Collecter les déchets dans le but de sensibiliser à l’impact des déchets humains sur la Méditerranée et les espèces qui y vivent.

Pour en savoir plus

Coopérer autrement

NIYA – Pour une culture de la paix

02/12/2019
Poster Niya pour une culture de la paix, PCPA Joussour
Dans le cadre de l’accord de coopération qui lie les villes de Bordeaux et Oran (signé en 2003), un partenariat particulièrement actif s'est constitué depuis 2008 entre les associations des Centres d’animation des quartiers de Bordeaux et Santé Sidi el Houari d’Oran.

Dans le cadre de l’accord de coopération qui lie les villes de Bordeaux et Oran (signé en 2003), un partenariat particulièrement actif s'est constitué depuis 2008 entre les associations des Centres d’animation des quartiers de Bordeaux et Santé Sidi el Houari d’Oran.

Commencé en mars 2018 avec le soutien du PCPA Joussour, le projet « Niya, pour une culture de la paix » vise à promouvoir la culture de la paix, le partage interculturel et le développement durable chez les jeunes, en encourageant leur autonomie et l’engagement dans la vie bénévole et associative.

Une cinquantaine de jeunes des deux rives, âgés de 16 à 32 ans, ont été formés à l’animation socioculturelle, ce qui a donné naissance à une cinquantaine d’actions sur le terrain, à destination de plus de 5 000 jeunes.

Pour clore ce projet, un festival a été organisé à Oran du 28 au 30 juillet 2019 où l’expression artistique a été mise à l’honneur, notamment dans les domaines du théâtre, de la musique, du dessin, de la photographie et du cinéma.

Pour en savoir plus.

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