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Ressources et presse | Comité Français pour la Solidarité Internationale

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  • Thème : Coopérer autrement

Coopérer autrement

Algérie : face à la Covid-19, la solidarité intergénérationelle en action

08/10/2020
 jeunes de l'association El Ikram © El Ikram
L’association pour l’orientation et l’animation des jeunes El Ikram met en place des projets culturels et sociaux.

L’association pour l’orientation et l’animation des jeunes El Ikram met en place des projets culturels et sociaux. Elle est active dans de divers domaines liés à la formation, le patrimoine et à la mobilité de jeunes, à la citoyenneté.

Pendant la pandémie, l’association a réalisé plusieurs campagnes de sensibilisation pour lutter contre la Covid-19 et de désinfection dans des hôpitaux, des polycliniques, écoles, universités et autres lieux publics… Elle est notamment intervenue dans la maison de retraite de Lalla Bouna.

Cette activité a permis d’apporter un soutien moral aux pensionnaires qui connaissent maintenant les jeunes par leur prénom et avec qui les échanges par téléphone sont désormais réguliers. Au-delà d’une solidarité intergénérationnelle, un pont entre religions s’est mis en place : cette maison de retraite est en effet dirigée par une mère et des sœurs de confession chrétienne.

Jeunes en train de désinfecter  des centres de santé © El IkramJeune en train de désinfecter un fauteuil roulant © El Ikram

Pour en savoir plus sur les actions de l’association

 

Coopérer autrement

Au Congo Brazzaville, des droits civils pour les populations autochtones

08/10/2020
Réunion de sensibilisation dans un village de populations autochtones © APVPS
La population autochtone du département de la Sangha représente 9 % des 90 000 habitants recensés en 2017 (source : Centre National de la Statistique et des Etudes Ec

La population autochtone du département de la Sangha représente 9 % des 90 000 habitants recensés en 2017 (source : Centre National de la Statistique et des Etudes Economiques et FNUAP). Le niveau de pauvreté y est élevé (le revenu moyen d’un ménage est de 2,5 à 5 fois moins élevé que celui du département) et les familles plus nombreuses (7 personnes en moyenne contre 5).

Depuis 2011, la République du Congo s’est dotée d’une loi pour la promotion et la protection des droits des peuples autochtones. Malgré cela, cette population discriminée voit ses droits régulièrement violés ou non respectés.

75 % des personnes autochtones de la Sangha n’ont pas de pièces d’état civil (acte de naissance) ou d’identité (carte nationale) et aucune d’entre elle n’a accès à la terre.

Systématiquement déplacées lors de projets d’extensions urbains, elles ne peuvent vivre d’activités agricoles, principale source de revenu du département. Elles se retrouvent également privées de droit de vote et d’accès à l’éducation ou à des emplois décents, ces activités nécessitant des papiers d’identité en règle.

C’est ainsi qu’elles survivent en travaillant au service d’autres familles en échange de rémunérations en nature. Non considérées, ces personnes n’osent pas fréquenter les administrations ni les services comme les centres de santé ou les écoles de peur d’être rejetées ou moquées.

De leur côté, par manque de moyens et de structuration, les associations des populations autochtones se retrouvent démunies pour améliorer la situation. Porté par l’Association Professionnelle pour la Valorisation des Produits Forestiers et Subsidiaires (APVPS), ce projet a accompagné 8 leaders associatifs à s’approprier le texte de loi pour créer des parcours et des outils de communication, de sensibilisation à l’attention de la population. Ces campagnes de mobilisation ont été renforcées par l’animation d’émissions radios et l’organisation d’une conférence à l’occasion de la Journée Internationale des Populations Autochtones.

12 institutions publiques ont été impliquées dans la mise en œuvre du projet, notamment l’établissement des actes de naissance et les cartes nationales d’identité et l’octroi des terres aux autochtones. 500 personnes ont pu profiter d’une sensibilisation à leurs droits. 1 000 personnes ont obtenu leur acte de naissance et 600 une carte d’identité. 4 titres de propriété ont été délivrés aux communautés.  

En juillet 2019, le gouvernement congolais a pris des décrets d’application accordant sur le papier des droits à participer à la vie collective. Grâce à ce projet, c’est un meilleur vivre ensemble qui a été rendu possible, dans le respect de tous et de lutte contre des inégalités.

Pour que ce type d’action se développe et se multiplie, nous avons besoin de votre soutien, faites un don.

 

Coopérer autrement

En Guinée : des parcours professionnalisants pour les jeunes ruraux

08/10/2020
Réunion de parents d'une Maison Familiale Rurale en Guinée  © Guinée 44
Constituée à 85 % de personnes de moins de 45 ans et 50 % de moins de 15 ans (source Unice

Constituée à 85 % de personnes de moins de 45 ans et 50 % de moins de 15 ans (source Unicef 2013), la population guinéenne est très jeune. Malheureusement, du fait de l’absence d’un système éducatif adapté (le taux d’alphabétisation atteint 37,6 % chez les hommes de 15 à 24 ans et moins de 22 % chez les femmes du même âge), le taux de chômage atteint 70 %, encourageant à la petite délinquance, à un exode sans espoir d’avenir vers les villes ou encore, à la migration vers la France ou d’autres pays d’Europe.

Cependant, le pays ne manque pas de ressources : 70 % de sa population active dépend du secteur agricole (source MEFR), notamment les femmes, chargées traditionnellement des cultures vivrières. Le développement de débouchés professionnels à destination de la jeunesse dans les filières agricoles s’est donc imposé comme une évidence.

Active dans le pays depuis plus de 25 ans dans le domaine de l’insertion des jeunes, l’ONG internationale Coopération Atlantique Guinée 44, membre du CFSI, développe depuis 2015 un projet de formation professionnelle en alternance à destination des jeunes ruraux de 15 à 35 ans, dans le cadre du programme Coopérer autrement en acteurs de changement.

L’idée est de créer et développer deux Maisons Familiales Rurales (MFR) sur les territoires de Friguiagbé (Kindia) et de Kolaboui (Boké), en partenariat avec les Fédérations départementales des Maisons Familiales Rurales de Sarthe et de Mayenne, le service international de l’Union Nationale des Maisons Familiales Rurales d’Education et d’Orientation (UNMFREO) et la Fédération MFR Monde et grâce au soutien financier de la Région Pays de la Loire. 

Nées dans les années 30, les Maisons Familiales Rurales sont le fruit d'une expérience originale menée dans un petit village du Lot-et-Garonne. Quelques agriculteurs ont eu l’idée d'inventer une formation pour répondre aux besoins de leurs métiers et promouvoir l'éducation des jeunes en milieu rural. Ce modèle qui s’exporte désormais dans le monde entier, laisse une place de choix aux familles afin qu'elles puissent être impliquées dans la vie et l'organisation de chaque Maison.

A ce jour, les 2 MFR sont officiellement constituées en association et sont accompagnées par un animateur afin de renforcer leur capacité organisationnelle et technique. Elles sont en lien avec les Fédérations des MFR françaises et 2 MFR basées au Bénin et au Burkina Faso afin d’échanger les savoirs faire et les expériences pour la conception des parcours pédagogiques. 

Jeunes en formation © Guinée 44Une première expérience de 2 formations courtes en maraîchage et culture de l’ananas ont vu le jour, à destination de 80 producteurs (dont 53 femmes) permettant une réelle prise de responsabilités des parents et des collectivités locales dans l’éducation et l’insertion socioéconomique de leurs enfants. Parmi les avancées concrètes sur le terrain nous pouvons également citer : la reconnaissance de la place des jeunes dans le tissu socioprofessionnel et économique de la région, l’émergence de dynamiques collectives entre les apprenants sortis des MFR et le renforcement de leurs liens avec les organisations paysannes de la région.

Si la crise Covid-19 a mis à l’arrêt certaines activités, deux formations longues de 6 mois sont prévues à partir de l’année 2021 à destination de 40 jeunes, suivies de phases d’accompagnement pour l’installation et l’insertion.

 

Charline Attia, directrice, Guinée 44Pour Guinée 44, l’objectif est de pérenniser l’expérience, développer l’offre de formation (chef d’exploitation agricole, chef d’atelier de transformation…) et dupliquer le modèle, tout en lui trouvant des voies de financement pérennes, auprès notamment des collectivités locales. Enfin, l’offre de formation conçue doit être reconnue au niveau national afin d’entrer dans les programmes officiels de formation.

« Il y a de fortes interdépendances entre nos filières agricoles en France et celles d’Afrique de l’Ouest. Nos modes de consommations ici peuvent causer beaucoup de tort sur la capacité des filières là-bas à créer de l’emploi, notamment s’agissant des filières avicoles et laitières.  [NDLR les importations de surplus de stocks de produits européens à bas coûts concurrencent dangereusement la production locale]. Si nos modes de consommation ici tuent les débouchés économiques là-bas, les jeunes continueront de faire le choix de la migration. »

Texte écrit à partir d’un témoignage de Charline Attia, Directrice Guinée 44, 6 octobre 2020.

Vous aimez ce projet ? Nous avons besoin de votre soutien pour qu’il continue et se développe ! Faites un don.

 

 

Coopérer autrement

Au Congo Brazzaville : l’accès aux biens essentiels et aux masques, une priorité

13/05/2020
Atelier de confection de masques, Congo Brazzaville © Encred
En plus des gestes barrières contre la Covid-19 (équipements, distanciation sociale…), un confinement et un couvre-feu ont été décrétés le 1<

En plus des gestes barrières contre la Covid-19 (équipements, distanciation sociale…), un confinement et un couvre-feu ont été décrétés le 1er avril 2020 sur tout le territoire par le président de la République, empêchant la libre circulation des populations. Bien que les textes aient annoncé la mise à disposition d’autorisations dérogatoires pour les déplacements jugés essentiels, l’obtention d’un laisser-passer n’est pas toujours gratuit.

Face à la pandémie Covid-19, les membres du PCPA Congo se mobilisent pour répondre aux besoins pressants des plus vulnérables et participer aux décisions publiques

La pandémie a mis le pays dos au mur et les membres du PCPA ne sont pas épargnés. Désormais tout tourne au ralenti, lorsque les activités ne sont pas tout simplement arrêtées.

C’est le cas par exemple de l’Œuvre Notre Dame des veufs et orphelins du Congo (ONDVOC), qui a été contrainte d’annuler une émission télévisée sur « les pratiques ancestrales dégradantes des veuves et la promulgation du nouveau code de la famille et des personnes ».

Cependant, malgré ces restrictions, plusieurs membres s’efforcent, seuls ou en collectif, de mener leurs activités habituelles, en plus de celles liées à la pandémie. Ils font du plaidoyer, de la sensibilisation, de la prise en charge psychologique et sociale, de la désinfection de locaux à la demande, de la promotion du jardin potager à domicile pour lutter contre la crise alimentaire, apportent des soins médicaux aux personnes vulnérables, etc.

L’Observatoire congolais des droits des consommateurs (O2CD) a mené un plaidoyer pour l’instauration de la gratuité de l’eau et de l’électricité, ainsi que des « pauses de paiements sur les crédits en cours de remboursement » par les banques et les établissements de micro-finance. Cette action a trouvé gain de cause. En quelques semaines, le président de la République a annoncé la gratuité de ces services élémentaires.

Par ailleurs, le Réseau des intervenants sur le phénomène des enfants en rupture avec les parents (Reiper) mène actuellement des activités de prévention, de référencement et de prise en charge des enfants vulnérables contre les risques sociaux liés au Covid-19, en partenariat avec la Direction départementale des affaires sociales, avec l’appui de l’Unicef.

Enfin, plusieurs membres de Pointe Noire, des Plateaux et de la Cuvette se sont constitués en collectifs pour plaider une implication légitime de la société civile dans le dispositif officiel de riposte au Covid-19.

Faire face à la pénurie de masque

Les membres du Réseau des associations de Djambala en reunion contre le Covid19Une consultation menée auprès des membres du PCPA Congo a montré que le besoin d’équipements de protection est criant, surtout pour ceux agissant dans le domaine de la santé et qui ne peuvent pas observer la distanciation avec leurs patients.

Compte tenu de la hausse des prix et de la rareté de ces produits sur le marché, certains membres du programme se sont lancés dans la fabrication de masques artisanaux, à l’instar de l’association Enfance créatrice de développement (Encred) et de l’Association des Petites sœurs dominicaines du Congo (APSDC) à Brazzaville, de l’Association des couturiers et couturières du Congo-MOD (ACM) à Pointe Noire et de l’association Actions de solidarité internationale (ASI) dans les deux villes précitées. Ces masques sont destinés aux membres, aux bénéficiaires et autres populations sensibilisées.

Au Congo Brazzaville, 46,5 % la population vit en dessous du seuil de pauvreté (1,25 dollar par jour) (source : actualitix 2011). Depuis 2016, le taux d’extrême pauvreté a malheureusement augmenté en raison de la baisse des cours du pétrole, surtout en milieu rural (source : Banque mondiale). Le nombre de personnes basculant dans la grande pauvreté augmentera encore du fait des mesures de confinement, empêchant bon nombre de congolais de gagner leur vie au jour le jour. Afin de soutenir les organisations de la société civile qui se mobilisent courageusement contre la précarité et les inégalités dans un contexte difficile (ex: coupures de courant récurrentes (source RFI, avril 2020), difficultés de circulation...). Faites un don.

 

Coopérer autrement

Au Sénégal, les femmes transformatrices de poisson en grande difficulté

13/05/2020
Femmes vendant du poisson, Sénégal © Essentiel
Dans la lettre d’information du CFSI du mois de mars 2020, nous vous présentions l’un des

Dans la lettre d’information du CFSI du mois de mars 2020, nous vous présentions l’un des 9 projets sélectionnés sur la période 2019-2021 dans le cadre du programme Coopérer autrement en acteurs de changement : « Au Sénégal : une assurance maladie pour les travailleuses en situation de précarité ».

Suite aux mesures prises par le gouvernement sénégalais pour lutter contre la Covid-19, la situation des 250 femmes accompagnées dans le cadre de ce projet s’est détériorée.

Chassées par la police qui redoute les attroupements, les femmes ne peuvent plus s’approvisionner en poisson ou encore occuper leur terrain pour le séchage et la transformation, ce dernier ayant été récupéré par la municipalité. Jusqu’alors organisées en groupement, elles ont préféré s’éparpiller afin d’adapter leur activité en vendant, par exemple, des petits déjeuners. Or, la disparition des groupements fragilise les dynamiques collectives et met fin à toute action prévue de formation. La perte du terrain retarde l’installation des équipements prévus : fumoirs, claies de séchage…

Pour rappel, les transformatrices de poisson de Yenne et Mbao travaillent déjà dans des conditions extrêmement précaires, sans protection sociale. En outre, elles sont confrontées à un problème de surpêche étrangère dans la région. Face à l’impossibilité d’accéder à des stocks suffisants de poisson du fait de cette surpêche, l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas), partenaire du projet, a saisi la FAO, les ministères et la mairie. L’enjeu est de maintenir en vie les groupements de femmes, pour permettre la continuité du projet et plus largement, leur activité collective.

Ce contexte de pandémie, comme partout dans le monde, fragilise un peu plus les acteurs de l’économie informelle déjà confrontés à une importante précarité. Plus que jamais le CFSI et ses partenaires ont besoin de votre soutien afin de soutenir et pérenniser les activités en faveur des plus vulnérables. Faites un don.

 

Coopérer autrement

Algérie : la jeunesse se mobilise contre la Covid-19

13/05/2020
Jeune en train de faire de la sensibilisation au Covid-19 à Skida © Bariq 21
Dans cette période de crise sanitaire inédite et déstabilisante, les 120 associations membres du programme Joussour se mobilisent pour répondre aux besoins des personnes

Dans cette période de crise sanitaire inédite et déstabilisante, les 120 associations membres du programme Joussour se mobilisent pour répondre aux besoins des personnes les plus vulnérables.

Sensibilisation de la population aux gestes barrières avec l’association Bariq 21, mise à disposition de locaux à destination du personnel soignant avec l’association FASDE, accompagnement et soutien psychologique pour les familles dont les enfants sont en situation de handicap avec l’association SARP, assistance téléphonique pour lutter contre les violences faites aux femmes avec l’association FARD, soutien aux maisons de retraite avec l’association El Ikram de Annab, création de cursus de formation à distance… Plus que jamais, citoyenneté et solidarité prennent sens auprès des jeunes. Si vous souhaitez soutenir les actions du CFSI, faites un don.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

#RestezChezVous : Découvrez la vidéo de 19 jeunes d’Aubervilliers – dont la ville est membre de Joussour - pour mieux vivre le confinement.

Coopérer autrement

Dispositifs innovants pour la formation et l’insertion professionnelle

16/03/2020
Photo de groupe © Essor Tchad
Le Tchad est l’un des pays les plus pauvres au monde avec une forte population jeune (51 % ont moins de 15 ans).

Le Tchad est l’un des pays les plus pauvres au monde avec une forte population jeune (51 % ont moins de 15 ans). L’orientation, l’accès aux études et à l’emploi sont des services quasiment inexistants. Le projet porté par Essor, membre du CFSI dans le cadre du Programme Coopérer autrement en acteurs de changement a pour objectif de développer les dispositifs de formation professionnelle à destination des jeunes. Pour cela, Essor organise le partage de compétences, avec des organismes d’insertion professionnelle de la région de Lille, en facilitant les échanges avec leurs homologues tchadiens.

Dans la capitale N’djaména, 3 secteurs d’activités en manque de main d’œuvre ont été identifiés afin d’améliorer les formations existantes : il s’agit du bâtiment, de l’esthétique et de la couture. 63 jeunes ont suivi des formations en partenariat avec 5 entreprises locales en électricité, bâtiment, maçonnerie, coiffure, manucure, pédicure et couture.

Le projet de créer un atelier de chantier d’insertion dans le domaine de la collecte et du tri des déchets ménagers n’a pas abouti : en dépit de conventions signées entre la mairie et les comités d’assainisssement, une structure pérenne n’a pas pu voir le jour par manque de financements. Cependant, 10 jeunes sous statut de volontaire sensibilisent les ménages au tri et à la collecte des déchets dans le 7e arrondissement de N’djaména.

Enfin, un travail a été mené avec le comité de développement du volontariat au Tchad, une organisation qui travaille depuis 2011 sur l’émergence d’un statut de volontaire à destination des jeunes de 18 à 30 ans. 50 jeunes volontaires issus de populations marginalisées ont ainsi été mobilisés pour des missions d’intérêt général autour de six thématiques : paix et sécurité, protection de l’enfance, questions de genre, assainissement, citoyenneté et formation insertion professionnelle.

Ce projet a été rendu possible grâce à un important travail de concertation entre différents acteurs de l’insertion : 48 rencontres au Tchad et environ une douzaine en France ont été organisées. Il pose la question des moyens dans un contexte politique et économique difficile. Au Tchad, la baisse du prix du pétrole a eu des conséquences sur les recettes publiques depuis 2015, compliquant le travail avec les autorités locales. En France, le CFSI comme ses membres et partenaires, voient également leurs ressources progressivement diminuer. C’est pour cette raison que nous avons besoin de votre soutien. Pour lancer 9 nouveaux projets dans le cadre du programme Coopérer autrement en acteurs de changement, faites un don.

 

Coopérer autrement

Jeunes : esprit d’entreprendre et coopération internationale

16/03/2020
photo d'un groupe de jeune © Cap solidarités
Comment initier les jeunes à la « citoyenneté mondiale » ? Comment les mobiliser pour trouver des réponses aux défis de notre siècle ? Comment les accompagner dans leurs envies d’entreprendre des projets de développement solidaires à l’international ? Comment laisser plus de place à la coopération dans les politiques jeunesses de développement économique des territoires ?

Comment initier les jeunes à la « citoyenneté mondiale » ? Comment les mobiliser pour trouver des réponses aux défis de notre siècle ? Comment les accompagner dans leurs envies d’entreprendre des projets de développement solidaires à l’international ? Comment laisser plus de place à la coopération dans les politiques jeunesses de développement économique des territoires ?

Dans le cadre du programme Coopérer autrement en acteurs de changement, Cap Solidarités, membre du CFSI, en partenariat avec le Service Civil International et le Conseil Régional des Hauts-de-France, a porté un projet visant à renforcer l’entrepreneuriat et l’esprit d’initiative des jeunes en ciblant principalement les centres sociaux des Hauts-de-France.

Cap Solidarités a demandé aux jeunes d’imaginer les projets qu’ils voudraient mettre en place dans leur quartier autour des objectifs de développement durable (ODD). Les jeunes ont ensuite pu évaluer les compétences professionnelles acquises par cette expérience, grâce à un outil en ligne, co-construit dans le cadre d’un projet européen avec des acteurs économiques et institutionnels de France, de Belgique, des Pays-Bas et du Royaume Uni.

Un Mond’En Jeux 

Cap Solidarités à créé un jeu de plateau afin de soutenir les acteurs locaux dans leurs actions de sensibilisation auprès des jeunes. Ce jeu permet de passer en revue les ODD, intègrer 5 critères d’innovation sociale pour passer du local au global, connaître les nouveaux modèles économiques liés au numérique et vérifier que les projets participent au développement durable (ancrage territorial, besoin social, modèle économique viable, gouvernance démocratique, redistribution de la valeur générée). Il permet aussi d’identifier et de mesurer les compétences qui seront développées lors de ces expériences citoyennes.

Coopérer, Innover, Entreprendre, 3 vidéos pour donner envie aux jeunes d’agir

Sur trois vidéos, un porteur de projet associatif (accompagné par Cap Solidarités) et un professionnel (partenaire d’une action de Cap Solidarités) témoignent de l’importance de se mobiliser pour des enjeux communs ici et là-bas.

« J’élargis ma vision du monde, je me forme au développement durable »

Parallèlement, Cap Solidarités a élaboré plusieurs modules de formation à l’intention des jeunes de milieux défavorisés comme à destination des formateurs et encadrants jeunesse dans le cadre des projets de volontariat international.

Ces actions concrètes ont permis d’amener la solidarité internationale auprès de publics qui n’y prêtaient pas particulièrement attention et d’allier esprit d’entreprendre avec un engagement citoyen. L’approche par les ODD apporte des éléments nouveaux au parcours des jeunes de la région. Ce projet vous a plu ? Le programme Coopérer autrement en acteurs de changement entre dans sa deuxième phase. Il a besoin de votre soutien pour lancer 9 nouveaux projets. Faites un don.

 

Coopérer autrement

Au Congo Brazzaville : les travailleuses domestiques se mobilisent pour défendre leurs droits

25/02/2020
AM Nzila avec des représentants de la CGT France, Brazzaville © PCPA Congo 2019
Au Congo plus particulièrement dans les grandes villes comme Brazzaville, au moins la moitié des ménages ayant un revenu conséquent emploient des personnes assumant les

Au Congo plus particulièrement dans les grandes villes comme Brazzaville, au moins la moitié des ménages ayant un revenu conséquent emploient des personnes assumant les tâches domestiques. Majoritairement constituée de femmes, cette main d’œuvre est l’une des plus exploitées et des plus maltraitées dans le monde du travail.

Salaires bas et payés de façon irrégulière, heures de travail excessivement longues, absence des périodes de repos, ces femmes subissent aussi parfois des maltraitances physiques, psychologiques et sexuelles, ou encore des privations de nourriture.

La Direction départementale du travail de Brazzaville révèle que les plaintes des femmes domestiques sont très rares. En effet non seulement elles ne sont protégées par aucune convention collective mais de plus, elles ne connaissent pour la plupart ni leurs droits, ni où porter plainte. Elles sont également exclues des systèmes de protection sociale existants.

Ce projet, porté par l’Union des syndicats du Congo et l’association jeunesse pour le développement, soutenu par l’Union européenne dans le cadre de son instrument pour la démocratie et les droits de l’homme a pour objectif d’améliorer les conditions de vie de ces femmes.

Dans 4 arrondissements de Brazzaville, 300 femmes travailleuses domestiques sont accompagnées depuis le lancement de projet en mars 2019. Au programme : remontées des difficultés rencontrées quant aux conditions de travail de chacune, conférences débats et distribution de brochures pour qu'elles connaissent leurs droits, accompagnement à la structuration d’un collectif de femmes pour qu’elles puissent se défendre. Parallèlement à ces actions, une campagne de communication est prévue dans les médias à l’attention des populations et des pouvoirs publics afin de pousser le gouvernement congolais à élaborer une convention collective du travail domestique et ratifier la convention N°189 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) relative au travail domestique.

N. Nathalie « Je n’avais plus rien pour subvenir aux besoins de ma famille parce que cela faisait trois mois que je n’étais plus rémunérée. Ainsi, j’ai pris des vivres dans le congélateur de mon patron pour nourrir ma famille. Le patron a décidé de me payer le salaire d’un mois avec des retenues sur mon salaire car il a comptabilisé les produits que je prenais dans son congélateur. Grâce à la formation, je lui ai rappelé que les femmes de ménage ont comme tout travailleur et toute personne des droits et je lui ai dit que je n’aurais pas eu la force de travailler sans salaire pendant trois mois sans cette nourriture. Le patron est resté calme et m’a donnée sans retenue mes trois mois de salaire ».

Ce projet est réalisé par des OSC membres du PCPA Congo, programme cofinancé par l’Agence Française de Développement et les donateurs du CFSI. Pour que ce projet se poursuive, nous avons besoin de votre soutien ! Faites un don.

photo de famille, atelier de formation usc du 12 au 17 mars 2019 © PCPA Congophoto de famille lors du dernier cadre de concertation usc 2019 © PCPA Congofemmes de ménage AG usc arrt 9 Djiri à Brarrondi, avril 2019 © PCPA Congo

 

Coopérer autrement

Au Sénégal : une assurance maladie pour les travailleuses en situation de précarité

25/02/2020
Femmes transformant du poisson, Sénégal © Essentiel
Au Sénégal, 97 % des entités économiques recensées sont informelles. Ce secteur concerne principalement la pêche, le petit commerce, l’artis

Au Sénégal, 97 % des entités économiques recensées sont informelles. Ce secteur concerne principalement la pêche, le petit commerce, l’artisanat et emploie 75 % des femmes sénégalaises.

Inégalités de revenus avec leurs homologues masculins, manque de formation… les conditions de travail de ces femmes sont précaires, souvent sans accès à l’électricité ou aux latrines, et leur protection sociale est inexistante. Leurs faibles revenus les rendent vulnérables aux accidents de la vie –par exemple, lorsqu’elles tombent malade, il n’y a pas d’argent ni pour subvenir aux besoins quotidiens de la famille, ni pour se soigner – et restreignent leur capacité à contribuer aux systèmes de protections existants, sensés couvrir « l’accès aux soins médicaux et la garantie de revenu, en particulier pour les personnes âgées et en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, d’accident du travail, de maternité ou de disparition du soutien de famille ».

Dans ce contexte 2 membres du CFSI, la CFDT - via son organisme de coopération internationale l’Institut Belleville et l’ONG Essentiel, ont lancé en partenariat avec l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (Unsas), ce projet d’accès à la protection sociale et à des conditions de travail décentes, à destination de 250 femmes transformatrices de poisson.

À Yenne et Mbao, l’activité de la pêche traditionnelle est centrale. Les femmes qui transforment le poisson rencontrent de grandes difficultés d’écoulement de leurs produits. Elles peinent aussi à accéder à des outils de travail corrects comme à des conditions d’hygiène acceptables.

L’objectif du projet est dans un premier temps d’améliorer la production par le biais de la formation : cours d’alphabétisation, de gestion, d’emballage et de stockage, d’hygiène, de santé sécurité au travail… ; d’adaptation de l’équipement : acquisition de fumoirs, claies de séchage, bassines, brosses… ; et d’identifier des marchés pour l’écoulement des produits.

Dans un second temps, plusieurs études vont être menées pour évaluer le risque maladie et tester, en collaboration avec le ministère du Travail sénégalais, un « régime simplifié des petits contribuables ». L’augmentation des revenus de ces femmes par les améliorations apportées à leurs outils de production, ainsi que le travail de sensibilisation aux avantages d’une protection sociale, les inciterons à participer à l’expérimentation.

Le résultat de cette expérimentation servira à alimenter une réflexion sur les stratégies syndicales à adopter en faveur d’un meilleur accès à la protection sociale envers les publics en situation de précarité. En France, il s’agit notamment des nouvelles formes de travail portées par les plateformes numériques.

Afin que ce projet puisse être réalisé, nous avons besoin de votre soutien, faites un don.

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Je découvre les 9 nouveaux projets de la phase 2 (2019-2021)

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