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  • Thème : Nourrir le monde
  • Type de document : Article et témoignage projet

Nourrir le monde

À Dakar, la vente de paniers bio en plein essor

22/12/2016
Femme vendant des légumes © Enda Pronat - Sabine Chevé
En France, tout comme en Afrique de l'Ouest, la vente de paniers bio rencontre un vif succès auprès des consommateurs soucieux de la qualité de leur alimentation.

En France, tout comme en Afrique de l'Ouest, la vente de paniers bio rencontre un vif succès auprès des consommateurs soucieux de la qualité de leur alimentation. La commande directe sur Internet et la livraison à domicile ou sur un point de vente dédié, facilitent les transactions. De son côté, le producteur s’assure un juste revenu en évitant les intermédiaires. Avec des prix plus rémunérateurs, il peut aussi améliorer la qualité de sa production.

De nombreuses associations construisent des projets de production et de distribution de produits biologiques dans des pays où l’agriculture industrielle fait des ravages. Ces initiatives permettent de lutter contre la baisse de rendement dû aux intrants chimiques, à la perte de fertilité des terres, à la pollution et au changement climatique. Grâce à des pratiques plus respectueuses de l’environnement, les agriculteurs construisent leur autonomie économique et renouent avec leur lien à la terre.

Au Sénégal, l’association Enda Pronat travaille à valoriser les savoir-faire paysans et leurs initiatives innovantes. En 2014, la création d’une structure coopérative dédiée à la commercialisation regroupant plus d’une centaine de producteurs biologiques, a permis de développer les débouchés vers les villes. 25 à 50 paniers sont commandés toutes les semaines sur Internet. Au total, 750 kg de marchandises sont ainsi écoulés de façon hebdomadaire sur les marchés de Dakar.

Pour le moment, la clientèle reste encore relativement aisée. L’ensemble des membres de la coopérative travaille à élargir ce mode de consommation à tous, en se mobilisant pour avoir accès, dans de bonnes conditions, à des places sur les marchés conventionnels.

Pour cela, ils ont besoin de votre soutien !

Ce projet est financé à hauteur de 35 000 € par le CFSI et l'Agence Française de Développement dans le cadre du programme Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest

Regardez la vidéo pour en savoir plus sur le projet

Nourrir le monde

Au Sénégal : 100 femmes de Meckhe s'initient à l'entrepreneuriat

22/12/2016
Femme pressant de l'huile © Frères des Hommes
Avec ce projet, l’agriculture familiale et locale démontre sa capacité à commercialiser des produits de qualité.

Avec ce projet, l’agriculture familiale et locale démontre sa capacité à commercialiser des produits de qualité. Pour s’imposer, elles ont besoin d'un soutien institutionnel.

L’Union des groupements paysans de Meckhe (UGPM) a souhaité valoriser la production d’une huile d’arachide haute gamme produite localement par les exploitations familiales de la région. Pour ce faire, elle a modernisé l’outil de production et formé une centaine de transformatrices à l’hygiène, la qualité et la gestion financière.

Afin de faciliter la commercialisation dans les villes, elle a mis en relation les transformatrices avec 45 « ambassadeurs ». Leur rôle : valoriser les produits locaux auprès des consommateurs urbains.

Cependant, le fort lobbying des industriels de l’huile de soja et de tournesol a empêché l’UGPM d’obtenir l’autorisation de vente délivrée par le ministère du Commerce. Et ce, malgré la qualité de l’huile artisanale, attestée par les analyses en laboratoire. Même si les 100 femmes de Meckhe continuent à vendre en milieu rural, elles ne s’avouent pas vaincues. Pour surmonter ce coup d’arrêt, elles vont s’allier avec d’autres organisations qui défendent l’agriculture familiale et locale.

Ce projet a bénéficié d'un financement du CFSI / Agence Française de Développement  et de la Fondation de France de 30 000 € dans le cadre du programme Promotion de l'agriculture familiale en Afrique de l'Ouest (Pafao)Pour la continuité des actions du CFSI, votre soutien est indispensable.

 

Nourrir le monde

Protégeons les exploitations laitières familiales en Afrique de l'Ouest !

29/11/2016
Jeune femme en train de traire une vache, Burkina Faso © APESS
En Afrique de l’Ouest, un accord de partenariat économique (APE), en cours de négociation avec l’Union européenne, menace la viabilité économique des élevages laitiers. 

En Afrique de l’Ouest, un accord de partenariat économique (APE), en cours de négociation avec l’Union européenne, menace la viabilité économique des élevages laitiers. 

La suppression des droits de douane sur la plupart des produits européens, dont le lait en poudre, pourrait créer une situation de crise.

Le CFSI et ses partenaires accompagnent les éleveurs dans la transformation et la vente de leurs produits. L’idée : renouveler l’intérêt des consommateurs en améliorant la qualité et en remettant au goût du jour des recettes régionales.

Dans la région de Dakar, l’Association pour le développement de Namarel (Adéna), a formé 350 producteurs aux normes d’hygiène et aux techniques de production du lait (soins vétérinaires, nourriture pour les vaches).

« La formation des femmes productrices et l’amélioration de notre équipement de transformation nous ont permis de développer la fabrication de lait caillé, de fromage et de beurre. Nous avons pu ainsi développer nos ventes et recruter 15 jeunes pour acheminer le lait des producteurs à la laiterie », témoigne Mayréme Diéri Ndiaye, chargée de gestion d’une mini laiterie au Sénégal.

La production de la mini laiterie villageoise a ainsi augmenté de 5 %. La création de 2 circuits de distribution et de commercialisation vers les villes de Saint Louis et de Louga s’est traduite par une augmentation de 3,5 % des ventes. 50 familles d’éleveurs sont bénéficiaires de cette action.

Au Burkina Faso, au Mali, en Mauritanie, au Niger et au Sénégal, le CFSI et ses partenaires soutiennent depuis 2010 plus de 10 projets en faveur du développement de la filière lait local.

Pour que ces actions continuent, nous avons besoin de votre soutien.

 

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FANYI, ou comment la création d'un label qualité relance la production de riz local en Guinée

29/11/2016
Étiquette pour la marque collective Fanyi, Guinée © Gret-MGE
En Guinée, du fait de la fragilité économique des producteurs locaux, 30 % du riz consommé est importé.

En Guinée, du fait de la fragilité économique des producteurs locaux, 30 % du riz consommé est importé. Afin de dynamiser la production de riz local, le Gret, membre du CFSI, travaille depuis 2010 avec ses partenaires à valoriser le riz étuvé de mangrove.

Cette culture, soumise aux grandes marées des estuaires de Basse-Guinée, n’a pas besoin d’apport d’engrais ni de pesticides. Ce riz est très apprécié des guinéens et se vend 25 % plus cher que les autres riz.

En 2014, la marque collective interprofessionnelle Böra Maalé Fanyi est créée. L’objectif est de valoriser ce savoir-faire et de s’adresser à un marché de niche : restaurants (les Jardins de Guinée, le Damier, le Patio…), supermarchés (Leader Price, Super Bobo, Alima…), mais aussi le Centre culturel franco-guinéen, la Papeterie centrale ou encore des particuliers.

Ce projet profite à de nombreux ménages ruraux impliqués dans la production, la transformation et la commercialisation de ce produit. Plus spécifiquement, il a permis la création d’une organisation interprofessionnelle, le Réseau Böra Maalé, d’impliquer 17 unions ou groupements de producteurs. Enfin, en un an, 1 tonne 1/2 a été vendue sous la marque Böra Maalé Fanyi à Conakry.

Ce projet a bénéficié d’un financement du CFSI à hauteur de 30 000 € sur 3 ans dans le cadre du programme Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest (Pafao) du CFSI et de la Fondation de France. Depuis 2015, il entre dans une nouvelle phase de développement de la marque Fanyi.

Pour que ces actions continuent, le CFSI a besoin de votre soutien.

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Côte d'Ivoire : une plateforme SMS pour commercialiser des denrées alimentaires

30/05/2016
Plateforme de livraison de produits vivriers © Rongead, 2014
En Afrique, la téléphonie mobile transforme les modes de vie ruraux.

En Afrique, la téléphonie mobile transforme les modes de vie ruraux. Deux organisations, l’une française, le Rongead, l’autre ivoirienne, Chigata, ont eu l’idée de créer un système d’information sur le marché par SMS pour faciliter la vente de bananes plantain et de manioc.

La commercialisation est un enjeu majeur. Si les circuits de vente sont mal organisés, beaucoup de récoltes se perdent et la rémunération des producteurs est menacée. Faute d’information en temps réel, la volatilité des prix pèse sur les revenus des paysans et les budgets des consommateurs.

Diffuser largement l’information commerciale

L’Office d’aide à la commercialisation des produits vivriers de Côte d’Ivoire assure la collecte hebdomadaire d’informations quantitatives sur le marché. Équipé en matériel informatique, il diffuse l’information via un bulletin hebdomadaire par SMS.

Mieux informés des opportunités commerciales, les paysans en tirent des revenus supplémentaires tout en approvisionnant des villes. Diffusé également sur les radios locales, ce bulletin bénéficie aussi aux consommateurs.

L’innovation est multiple :

  • technologique (plateforme dédiée à l’information agricole)
  • méthodologique (produire et diffuser de l’information commerciale destinée aux producteurs)
  • économique (abonnements payants). 

3 000 agriculteurs sont abonnés au service m-Agri et 40 000 (dont 15 800 femmes) reçoivent des SMS d’information sur les prix. 20 organisations paysannes, régulièrement mises en relation avec des grossistes, ont obtenu des débouchés supplémentaires de plusieurs centaines de tonnes.

Ce projet a bénéficié d'un financement CFSI / Agence Française de Développement de 34 984 € dans le cadre du programme Promotion de l'agriculture familiale en Afrique de l'Ouest (Pafao). Pour la continuité des actions du CFSI, votre soutien est indispensable.

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Au Mali : les maraîchers de Gao passent à l’agroforesterie

25/11/2015
Mali © Autre Terre
En 2006, les maraîchers de la région de Gao, dans le nord du Mali, étaient en proie à de sérieuses difficultés : productions peu diversifiées, mauvaise utilisation des produits phytosanitaires épandus parfois trop largement sans porter attention aux risques pour la santé, revenus insuffisants…

En 2006, les maraîchers de la région de Gao, dans le nord du Mali, étaient en proie à de sérieuses difficultés : productions peu diversifiées, mauvaise utilisation des produits phytosanitaires épandus parfois trop largement sans porter attention aux risques pour la santé, revenus insuffisants…

Les 22 associations regroupées au sein de l’Union des groupements maraîchers de Gao (UGM), rassemblant près de 600 producteurs, décident alors de changer leur fusil d’épaule. « Recourir à des engrais chimiques pour accroître la production dans une zone aride et enclavée n’avait aucun intérêt. Onéreux, ces produits abîment par ailleurs les sols déjà très dégradés », explique Benoît Naveau, chargé des partenariats en Afrique de l’Ouest au sein de l’organisation non gouvernementale (ONG) belge Autre Terre.

Cette association a aidé l’UGM à mettre en place un « système de production oasien de cultures étagées », autrement dit à développer la culture de légumes à l’ombre des palmiers dattiers. Ces arbres protègent les semis du soleil et apportent de l’humus et des nutriments dans les sols grâce à leurs feuilles et à leurs racines. Parallèlement, des petits puits, couverts de paille pour éviter l’évaporation, ont été construits afin de faciliter les rétentions d’eau de pluie. Les déjections animales comme les résidus de récoltes servent à fertiliser les sols, tandis qu’un pesticide biologique a été fabriqué à partir d’huile provenant de fruits locaux. Enfin, des ruches ont été installées pour la pollinisation des cultures.

Les résultats ne se sont pas fait attendre : la production de légumes de l’UGM est passée de 150 tonnes en 2006 à 580 en 2014, auxquelles il faut ajouter la récolte de dattes, grâce à un changement de mode de culture.

En 2012, en plein conflit du Nord-Mali, les maraîchers engagés dans ce projet ont continué à produire et ont pu approvisionner les habitants dans une zone alors coupée du monde. Les producteurs de l’UGM ont également créé deux points de vente pour mieux écouler leur production, et ainsi améliorer leurs revenus. Leurs légumes bio, bien meilleurs et pas plus chers que les autres, se vendent très bien sur les marchés de Gao et des environs. « Comme nous l’espérions, cette expérience est en train de s’étendre, se réjouit Benoît Naveau. Dix nouvelles associations de maraîchers viennent de frapper à la porte. »

Article issu du numéro spécial d'Alternatives Economiques "Risque climatique, défi alimentaire", réalisé en partenariat avec le CFSI, dans le cadre de la campagne ALIMENTERRE et de la mobilisation autour de la COP21.

Les donateurs du CFSI et l'Agence Française de Développement soutiennent cette initiative à hauteur de 25 000 € dans le cadre du programme « Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest »

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Au Sénégal : les agriculteurs de Mbour font face au réchauffement climatique

23/11/2015
Formation Mbour - crédit photo : Agrisud
Au Sénégal, dans le département de Mbour, cinq groupements de producteurs représentant une centaine d’agriculteurs pratiquant la polyculture-élevage, ont créé une plate-forme d’information et de concertation sur le changement climatique. 

Au Sénégal, dans le département de Mbour, cinq groupements de producteurs représentant une centaine d’agriculteurs pratiquant la polyculture-élevage, ont créé une plate-forme d’information et de concertation sur le changement climatique. 

Agrisud International, organisation membre CFSI, accompagne cette initiative. Sont également impliqués les services de l’Etat et les instituts de recherche.

« Les défis sont nombreux : les agriculteurs sont déjà confrontés à une baisse de fertilité des terres, à la salinisation des sols et des eaux, et à des inondations fréquentes de leurs parcelles, au moment même où ils doivent faire les semis. Leurs revenus diminuent et les périodes de soudure entre deux récoltes deviennent très difficiles », explique Elphège Ghestem, directrice des opérations d’Agrisud International.

La plate-forme a conseillé aux agriculteurs la réintroduction de variétés mieux adaptées aux conditions locales et demandant de ce fait moins de produits chimiques. Les producteurs viennent ainsi de décider de planter de nouveau du riz, une culture abandonnée il y a plusieurs années au profit du sorgho, en s’appuyant sur les résultats obtenus sur des parcelles tests. Les agriculteurs ont également été encouragés à développer des cultures maraîchères sur pilotis. En cas d’inondation, les plants commencent à germer et peuvent être repiqués une fois l’eau évacuée. Prochaine étape : la signature d’un accord avec un fournisseur de prévisions météorologiques, un service encore peu utilisé en Afrique.

Article issu du numéro spécial d'Alternatives Economiques "Risque climatique, défi alimentaire", réalisé en partenariat avec le CFSI, dans le cadre de la campagne ALIMENTERRE et de la mobilisation autour de la COP21.

Les donateurs du CFSI et l'Agence Française de Développement soutiennent cette initiative à hauteur de 14 500 € dans le cadre du programme « Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest »

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Plus d’info sur ce projet sur alimenterre.org

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Quand la lutte contre la pauvreté passe par le « consommer local »

23/11/2015
Tata Amétoenyenou, directeur de l’Oadel Togo
Interview de Tata Amétoenyenou, directeur de l’Oadel.

Interview de Tata Amétoenyenou, directeur de l’Oadel.

L’association togolaise Oadel a ouvert une boutique-bar-restaurant au cœur du quartier populaire de Bé, à Lomé, afin de sensibiliser à l’achat de produits du terroir togolais. Pour Tata Amétoenyenou, la lutte contre la pauvreté passe par le « consommer local ».

Pourquoi la production agricole togolaise a-t-elle besoin d’être soutenue ?
L’agriculture représente aujourd’hui près de la moitié du PIB, et pourrait produire davantage de richesse encore avec des investissements. 50 % du riz, 50 % du poisson et 60 % de la viande viennent de l’étranger. Le marché de l’huile est aussi de plus en plus envahi par des produits d’importations. Il faut réunir les conditions pour que les agriculteurs ne soient pas en compétition avec les importations subventionnées, et puissent se nourrir eux-mêmes, ainsi que les populations urbaines.

Les autorités togolaises ont-elles évolué ces dernières années par rapport au « consommer local » ?
L’État est passé d’un soutien aux filières d’exportations (café, cacao) à un soutien aux productions vivrières, comme moteur de la croissance économique. La part de son budget consacré à l’agriculture qui avait chuté sous les 2 % est aujourd’hui à 7 %. Il existe des subventions pour les agriculteurs, les unités de transformation et pour la communication autour des produits togolais, qui pourraient devenir un critère de choix pour l’attribution des marchés publics : les ministères de l’Agriculture et du Commerce travaillent sur une directive pour encourager les hôtels et restaurants à acheter local. Autre perspective intéressante : mise en place de cantines scolaires financées par l’Etat et le Programme alimentaire mondial (PAM), où les produits locaux pourraient être favorisés.

La consommation locale est donc reconnue ?
Oui, l’Oadel a par exemple été soutenue pour ses actions de promotion de la consommation locale, chose inimaginable il y a quelques années. Le ministère de l’Agriculture fait appel à notre service traiteur pour ses évènements. Nous avons fait beaucoup de sensibilisation depuis 10 ans (émissions de radio, projections de films, porte à porte, rencontres-dégustations avec les chefs d’entreprises, les fonctionnaires, les responsables d’hôtels et restaurants). Le principal problème est la disponibilité inégale des produits locaux. Il reste beaucoup à faire du côté de leur transformation (mécanisation, qualité, etc.)

Quel rôle joue la grande distribution ?
Elle se développe rapidement à Lomé avec des enseignes françaises, libanaises, etc. Nous avons pour le moment échoué à créer des rayons valorisés « produits du terroir ». Les denrées locales sont toujours reléguées aux étagères les plus basses et le système de dépôt-vente imposé par les supermarchés n’est pas intéressant. Nous continuons donc à améliorer la qualité sanitaire, notamment avec la recherche pour la certification des produits. Et nous poursuivons les campagnes d’information pour que les gens sachent que les produits locaux transformés de qualité existent.

Propos recueillis par Hélène Basquin - CFSI, novembre 2015

POUR EN SAVOIR PLUS :

Manger à sa faim, un défi quotidien pour un togolais sur deux sur le site du CFSI
Des fiches projets, des fiches innovation, des témoignages sur le site alimenterre.org
 

Nourrir le monde

Manger à sa faim, un défi quotidien pour un togolais sur deux

18/11/2015
Togo © OADEL
A Lomé, comme dans d’autres grandes villes africaines, les habitants privilégient les produits alimentaires importés.

A Lomé, comme dans d’autres grandes villes africaines, les habitants privilégient les produits alimentaires importés. Cette réticence à « manger local » a plusieurs raisons : des importations à prix cassés, une mauvaise image des produits locaux, des conditionnements parfois défaillants, une disponibilité réduite sur les marchés.
 
Cette situation pénalise durement les paysans togolais. Ils n’arrivent pas à écouler leur production et peinent à vivre dignement de leur travail.
 
Pour aider les producteurs à trouver des débouchés, notre partenaire togolais, l’Oadel, accompagné par l’association Elevages sans frontières (membre du CFSI), a ouvert une boutique-restaurant dans le quartier populaire de Bé, au cœur de Lomé. Les riverains peuvent y acheter ou consommer toute une gamme d’aliments produits et transformés au Togo (riz, farines enrichies pour les bébés, miel, jus de fruits, épices locales qui peuvent remplacer les bouillons importés, etc.).
 
L’Oadel travaille également avec les transformateurs pour tester et fournir de nouveaux emballages, de meilleure qualité et plus attrayants pour les consommateurs. L’étiquetage est amélioré en y ajoutant des informations nutritionnelles et un code barre pour la traçabilité.
 
3 000 familles bénéficient directement de cette action mais il reste beaucoup à faire ! Le système d’approvisionnement doit encore être optimisé pour éviter les ruptures de stock. Il faut également encourager les changements d’habitudes alimentaires en allant à la rencontre des ménages les moins aisés pour faire connaître ces produits locaux.
 
L’agriculture familiale togolaise tient un rôle central dans la lutte contre la faim et la pauvreté. Votre générosité est indispensable pour poursuivre ces actions. D'avance merci pour votre engagement.

En savoir plus sur ce projet sur le centre de ressources www.alimenterre.org

Les donateurs du CFSI et l'Agence Française de Développement soutiennent cette initiative à hauteur de 32 223 € dans le cadre du programme « Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest »

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Au Niger : l’agriculture familiale, rempart contre l’insécurité alimentaire

17/10/2015
Niger © Eau Vive
Depuis quelques années, des milliers de Nigériens et des habitants des pays voisins s’installent à Makalondi, une commune du sud-ouest du Niger, pour travailler dans les mines d’or. Souvent accompagnés de leur famille, ils vivent dans la précarité : habitat insalubre, mauvaises conditions sanitaires et accès difficile à une alimentation de qualité en quantité suffisante.

Depuis quelques années, des milliers de Nigériens et des habitants des pays voisins s’installent à Makalondi, une commune du sud-ouest du Niger, pour travailler dans les mines d’or. Souvent accompagnés de leur famille, ils vivent dans la précarité : habitat insalubre, mauvaises conditions sanitaires et accès difficile à une alimentation de qualité en quantité suffisante.

Entre deux récoltes, les enfants de moins de 5 ans sont les premières victimes de la malnutrition

La production agricole locale, fragilisée par une sécheresse persistante et un état de dégradation des sols avancé, ne suffit pas à répondre à la demande. Cette situation engendre de graves problèmes de malnutrition. Pire encore,  le taux de mortalité maternelle et infantile est très élevé.

Pour lutter contre la faim : soutenir l’agriculture familiale de la zone

Face à ce phénomène, l’association Eau Vive et son partenaire local l’APJD accompagne le développement des activités de maraîchages situées à proximité des mines. 250 femmes productrices s’organisent en groupements, se forment à de nouvelles techniques de fertilisation des sols et de conservation des produits. Elles ont accès au microcrédit pour financer des systèmes d’irrigation goutte-à-goutte. Soutenues par les autorités locales, elles se mettent en relation avec les commerçants et restaurateurs des zones minières pour approvisionner les populations vulnérables. 6 000 personnes auront désormais accès à une meilleure alimentation.

Les donateurs du CFSI et l'Agence Française de Développement soutiennent cette initiative à hauteur de 25 000 € dans le cadre du programme « Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest ».

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