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  • Thème : Nourrir le monde

Nourrir le monde

Au Mali : les maraîchers de Gao passent à l’agroforesterie

25/11/2015
Mali © Autre Terre
En 2006, les maraîchers de la région de Gao, dans le nord du Mali, étaient en proie à de sérieuses difficultés : productions peu diversifiées, mauvaise utilisation des produits phytosanitaires épandus parfois trop largement sans porter attention aux risques pour la santé, revenus insuffisants…

En 2006, les maraîchers de la région de Gao, dans le nord du Mali, étaient en proie à de sérieuses difficultés : productions peu diversifiées, mauvaise utilisation des produits phytosanitaires épandus parfois trop largement sans porter attention aux risques pour la santé, revenus insuffisants…

Les 22 associations regroupées au sein de l’Union des groupements maraîchers de Gao (UGM), rassemblant près de 600 producteurs, décident alors de changer leur fusil d’épaule. « Recourir à des engrais chimiques pour accroître la production dans une zone aride et enclavée n’avait aucun intérêt. Onéreux, ces produits abîment par ailleurs les sols déjà très dégradés », explique Benoît Naveau, chargé des partenariats en Afrique de l’Ouest au sein de l’organisation non gouvernementale (ONG) belge Autre Terre.

Cette association a aidé l’UGM à mettre en place un « système de production oasien de cultures étagées », autrement dit à développer la culture de légumes à l’ombre des palmiers dattiers. Ces arbres protègent les semis du soleil et apportent de l’humus et des nutriments dans les sols grâce à leurs feuilles et à leurs racines. Parallèlement, des petits puits, couverts de paille pour éviter l’évaporation, ont été construits afin de faciliter les rétentions d’eau de pluie. Les déjections animales comme les résidus de récoltes servent à fertiliser les sols, tandis qu’un pesticide biologique a été fabriqué à partir d’huile provenant de fruits locaux. Enfin, des ruches ont été installées pour la pollinisation des cultures.

Les résultats ne se sont pas fait attendre : la production de légumes de l’UGM est passée de 150 tonnes en 2006 à 580 en 2014, auxquelles il faut ajouter la récolte de dattes, grâce à un changement de mode de culture.

En 2012, en plein conflit du Nord-Mali, les maraîchers engagés dans ce projet ont continué à produire et ont pu approvisionner les habitants dans une zone alors coupée du monde. Les producteurs de l’UGM ont également créé deux points de vente pour mieux écouler leur production, et ainsi améliorer leurs revenus. Leurs légumes bio, bien meilleurs et pas plus chers que les autres, se vendent très bien sur les marchés de Gao et des environs. « Comme nous l’espérions, cette expérience est en train de s’étendre, se réjouit Benoît Naveau. Dix nouvelles associations de maraîchers viennent de frapper à la porte. »

Article issu du numéro spécial d'Alternatives Economiques "Risque climatique, défi alimentaire", réalisé en partenariat avec le CFSI, dans le cadre de la campagne ALIMENTERRE et de la mobilisation autour de la COP21.

Les donateurs du CFSI et l'Agence Française de Développement soutiennent cette initiative à hauteur de 25 000 € dans le cadre du programme « Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest »

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Nourrir le monde

Au Sénégal : les agriculteurs de Mbour font face au réchauffement climatique

23/11/2015
Formation Mbour - crédit photo : Agrisud
Au Sénégal, dans le département de Mbour, cinq groupements de producteurs représentant une centaine d’agriculteurs pratiquant la polyculture-élevage, ont créé une plate-forme d’information et de concertation sur le changement climatique. 

Au Sénégal, dans le département de Mbour, cinq groupements de producteurs représentant une centaine d’agriculteurs pratiquant la polyculture-élevage, ont créé une plate-forme d’information et de concertation sur le changement climatique. 

Agrisud International, organisation membre CFSI, accompagne cette initiative. Sont également impliqués les services de l’Etat et les instituts de recherche.

« Les défis sont nombreux : les agriculteurs sont déjà confrontés à une baisse de fertilité des terres, à la salinisation des sols et des eaux, et à des inondations fréquentes de leurs parcelles, au moment même où ils doivent faire les semis. Leurs revenus diminuent et les périodes de soudure entre deux récoltes deviennent très difficiles », explique Elphège Ghestem, directrice des opérations d’Agrisud International.

La plate-forme a conseillé aux agriculteurs la réintroduction de variétés mieux adaptées aux conditions locales et demandant de ce fait moins de produits chimiques. Les producteurs viennent ainsi de décider de planter de nouveau du riz, une culture abandonnée il y a plusieurs années au profit du sorgho, en s’appuyant sur les résultats obtenus sur des parcelles tests. Les agriculteurs ont également été encouragés à développer des cultures maraîchères sur pilotis. En cas d’inondation, les plants commencent à germer et peuvent être repiqués une fois l’eau évacuée. Prochaine étape : la signature d’un accord avec un fournisseur de prévisions météorologiques, un service encore peu utilisé en Afrique.

Article issu du numéro spécial d'Alternatives Economiques "Risque climatique, défi alimentaire", réalisé en partenariat avec le CFSI, dans le cadre de la campagne ALIMENTERRE et de la mobilisation autour de la COP21.

Les donateurs du CFSI et l'Agence Française de Développement soutiennent cette initiative à hauteur de 14 500 € dans le cadre du programme « Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest »

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Plus d’info sur ce projet sur alimenterre.org

Nourrir le monde

Quand la lutte contre la pauvreté passe par le « consommer local »

23/11/2015
Tata Amétoenyenou, directeur de l’Oadel Togo
Interview de Tata Amétoenyenou, directeur de l’Oadel.

Interview de Tata Amétoenyenou, directeur de l’Oadel.

L’association togolaise Oadel a ouvert une boutique-bar-restaurant au cœur du quartier populaire de Bé, à Lomé, afin de sensibiliser à l’achat de produits du terroir togolais. Pour Tata Amétoenyenou, la lutte contre la pauvreté passe par le « consommer local ».

Pourquoi la production agricole togolaise a-t-elle besoin d’être soutenue ?
L’agriculture représente aujourd’hui près de la moitié du PIB, et pourrait produire davantage de richesse encore avec des investissements. 50 % du riz, 50 % du poisson et 60 % de la viande viennent de l’étranger. Le marché de l’huile est aussi de plus en plus envahi par des produits d’importations. Il faut réunir les conditions pour que les agriculteurs ne soient pas en compétition avec les importations subventionnées, et puissent se nourrir eux-mêmes, ainsi que les populations urbaines.

Les autorités togolaises ont-elles évolué ces dernières années par rapport au « consommer local » ?
L’État est passé d’un soutien aux filières d’exportations (café, cacao) à un soutien aux productions vivrières, comme moteur de la croissance économique. La part de son budget consacré à l’agriculture qui avait chuté sous les 2 % est aujourd’hui à 7 %. Il existe des subventions pour les agriculteurs, les unités de transformation et pour la communication autour des produits togolais, qui pourraient devenir un critère de choix pour l’attribution des marchés publics : les ministères de l’Agriculture et du Commerce travaillent sur une directive pour encourager les hôtels et restaurants à acheter local. Autre perspective intéressante : mise en place de cantines scolaires financées par l’Etat et le Programme alimentaire mondial (PAM), où les produits locaux pourraient être favorisés.

La consommation locale est donc reconnue ?
Oui, l’Oadel a par exemple été soutenue pour ses actions de promotion de la consommation locale, chose inimaginable il y a quelques années. Le ministère de l’Agriculture fait appel à notre service traiteur pour ses évènements. Nous avons fait beaucoup de sensibilisation depuis 10 ans (émissions de radio, projections de films, porte à porte, rencontres-dégustations avec les chefs d’entreprises, les fonctionnaires, les responsables d’hôtels et restaurants). Le principal problème est la disponibilité inégale des produits locaux. Il reste beaucoup à faire du côté de leur transformation (mécanisation, qualité, etc.)

Quel rôle joue la grande distribution ?
Elle se développe rapidement à Lomé avec des enseignes françaises, libanaises, etc. Nous avons pour le moment échoué à créer des rayons valorisés « produits du terroir ». Les denrées locales sont toujours reléguées aux étagères les plus basses et le système de dépôt-vente imposé par les supermarchés n’est pas intéressant. Nous continuons donc à améliorer la qualité sanitaire, notamment avec la recherche pour la certification des produits. Et nous poursuivons les campagnes d’information pour que les gens sachent que les produits locaux transformés de qualité existent.

Propos recueillis par Hélène Basquin - CFSI, novembre 2015

POUR EN SAVOIR PLUS :

Manger à sa faim, un défi quotidien pour un togolais sur deux sur le site du CFSI
Des fiches projets, des fiches innovation, des témoignages sur le site alimenterre.org
 

Nourrir le monde

Participez au Prix ALIMENTERRE 2016 !

20/11/2015
Prix ALIMENTERRE 2016
Le Prix ALIMENTERRE est un concours de films courts ouvert aux jeunes âgés de 14 à 25 ans.

Le Prix ALIMENTERRE est un concours de films courts ouvert aux jeunes âgés de 14 à 25 ans.

Il a été conçu en partenariat par le CFSI, coordinateur national de la campagne ALIMENTERRE et la Direction générale de l’enseignement et de la recherche (DGER) du Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt (MAAF), afin d’offrir un nouvel outil de mobilisation et de sensibilisation du public jeune (14-25 ans) sur les enjeux agricoles et alimentaires. Ce partenariat permettra à la fois de diffuser le prix dans tous les établissements de l’enseignement agricole en France et de donner un écho au sujet et aux lauréats auprès d’un large public. L’édition 2016 est la troisième édition [voir les lauréats de l'édition 2015].
 

OBJECTIFS ET THEME

Les participants devront réaliser un film court (entre 2 et 5 min maximum) en français sur le thème suivant : "climat, agriculture et alimentation".

En décembre 2015, la France accueille la 21ème conférence internationale sur le climat. Ce sommet a pour objectif la signature d’un accord entre les pays du monde pour la réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre afin d’atténuer au maximum les changements climatiques.

L’agriculture est à la fois à l’origine d’émissions de gaz à effet de serre et une activité à même de stocker du carbone dans les sols. Elle subit également les conséquences du changement climatique de plein fouet. Quels sont les enjeux auxquels l’agriculture devra faire face à l’avenir ? Quels risques pour la sécurité alimentaire ? Comment le changement climatique est-il déjà une réalité pour certains ? Comment l’agriculture s’adapte-t-elle déjà à tous ces changements ? Quelles solutions sont mises en œuvre ici et là-bas pour l’agriculture et l’alimentation ?

Pour en savoir plus sur le thème : http://www.ipcc-wg2.gov/
 

QUI PEUT PARTICIPER ?

La participation est ouverte aux candidatures individuelles ou collectives de jeunes, habitant en France, entre 14 et 25 ans, selon deux catégories : lycéens et étudiants.

Si un groupe peut correspondre à une classe entière, rien n’interdit aux adultes encadrants (enseignants, documentalistes, surveillants ou autres adultes) de former un groupe composite au sein de l’établissement, fait d’élèves issus de niveaux et de disciplines différentes, sur la seule base du volontariat. Toutefois, le groupe devra être homogène en termes de catégorie (lycéen ou étudiant).

Un groupe candidat (plus de 2 jeunes) devra désigner un représentant.

La participation au prix est libre et gratuite.

Pour plus de détails sur "qui peut participer ?", se reporter au règlement.
 

CRITERES TECHNIQUES

Durée du film
Les participants devront présenter un film d’une durée comprise entre 2 et 5 minutes (hors générique), accompagné d’un titre explicite (100 caractères maximum), résumant son contenu et en lien avec le thème du concours.

Typologie du film
Le film pourra être indifféremment un reportage (lors d’un stage à l’étranger par exemple), un documentaire, une fiction, un film d’animation, etc. (liste non exhaustive) et sera créé avec le matériel disponible (caméscope numérique, appareil photo numérique, téléphone portable, ordinateur, etc.).

Format du film
Le fichier transmis devra être un fichier numérique indépendant, de la meilleure qualité possible (maximum 4 Go). Il n’y a pas de format imposé, il sera fonction de l’appareil et des logiciels utilisés (mp4, wmv, etc.)

Ci-dessous, voici quelques programmes pouvant être utiles dans la réalisation du film :

Pour le son : Audacity
Pour le montage vidéo : Windows Movie Maker
Pour la retouche d’image : Photofiltre
 

CALENDRIER DU CONCOURS

6 mai 2015 : lancement officiel du Prix 2016 lors de la remise du Prix 2015

20 mars 2016 (avant minuit) : date limite de remise des films (pour l'envoi du film, se reporter au chapitre "modalités pratiques" du réglement)

12 mai 2016 : publication des résultats, remise des prix au Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt (MAAF) et lancement du Prix 2017

15 octobre – 30 novembre 2016 : diffusion du film « Coup de cœur du jury » avant toutes les séances du Festival de films ALIMENTERRE

Février 2017 : présentation des films lauréats au Salon de l’agriculture 2017
 

PRIX

Prix du meilleur film dans la catégorie « Lycéen »
Le lauréat remportera une journée sur le thème du cinéma à Paris. En cas de récompense d’un groupe constitué de plus de 4 personnes, seuls les frais de 4 personnes seront pris en charge, en concertation avec le représentant.

Prix du meilleur film dans la catégorie « Etudiant »
Le lauréat remportera un stage de formation en lien avec l’agroécologie, par l’association Terre et Humanisme (fondée par Pierre Rabhi). En cas de récompense d’un groupe constitué de plus de 2 personnes, seuls les frais de 2 personnes seront pris en charge, en concertation avec le représentant.

« Coup de cœur du jury »
Ce film sera sélectionné parmi l’un des six films récompensés (trois premières places de chaque catégorie). Le film lauréat sera diffusé dans le cadre du Festival de films ALIMENTERRE 2016.

Pour l’ensemble des films récompensés (voir ci-dessus) :
- un séjour d’une journée et une nuit à Paris pour le Salon de l’agriculture 2017, où chaque film sera diffusé et commenté par le(s) lauréat(s). En cas de récompense d’un groupe, seuls les frais du représentant du groupe (1 personne) seront pris en charge.
- diffusion sur les sites internet animés par le CFSI et la DGER du Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt.

2e et 3e meilleurs films
Des récompenses « surprise » seront également prévues pour les 2e et 3e meilleurs films de chaque catégorie.
 

POUR EN SAVOIR PLUS ET PARTICIPER

Déclarer votre participation
Télécharger le règlement du concours [276ko.pdf]
Télécharger l'annexe 1 - présentation du projet [58ko.docx]
Télécharger l'annexe 2 - autorisation de diffusion de l'image [60ko.docx]
 

POUR FAIRE CONNAITRE LE CONCOURS

Télécharger le texte de présentation du Prix pour site internet ou emailing [58ko.docx]
Télécharger l'affiche du concours au format A3 [211ko.pdf]
Télécharger le communiqué de presse [99ko.pdf]

Télécharger la bannière du concours :

Télécharger la bannière du Prix ALIMENTERRE

Nourrir le monde

Manger à sa faim, un défi quotidien pour un togolais sur deux

18/11/2015
Togo © OADEL
A Lomé, comme dans d’autres grandes villes africaines, les habitants privilégient les produits alimentaires importés.

A Lomé, comme dans d’autres grandes villes africaines, les habitants privilégient les produits alimentaires importés. Cette réticence à « manger local » a plusieurs raisons : des importations à prix cassés, une mauvaise image des produits locaux, des conditionnements parfois défaillants, une disponibilité réduite sur les marchés.
 
Cette situation pénalise durement les paysans togolais. Ils n’arrivent pas à écouler leur production et peinent à vivre dignement de leur travail.
 
Pour aider les producteurs à trouver des débouchés, notre partenaire togolais, l’Oadel, accompagné par l’association Elevages sans frontières (membre du CFSI), a ouvert une boutique-restaurant dans le quartier populaire de Bé, au cœur de Lomé. Les riverains peuvent y acheter ou consommer toute une gamme d’aliments produits et transformés au Togo (riz, farines enrichies pour les bébés, miel, jus de fruits, épices locales qui peuvent remplacer les bouillons importés, etc.).
 
L’Oadel travaille également avec les transformateurs pour tester et fournir de nouveaux emballages, de meilleure qualité et plus attrayants pour les consommateurs. L’étiquetage est amélioré en y ajoutant des informations nutritionnelles et un code barre pour la traçabilité.
 
3 000 familles bénéficient directement de cette action mais il reste beaucoup à faire ! Le système d’approvisionnement doit encore être optimisé pour éviter les ruptures de stock. Il faut également encourager les changements d’habitudes alimentaires en allant à la rencontre des ménages les moins aisés pour faire connaître ces produits locaux.
 
L’agriculture familiale togolaise tient un rôle central dans la lutte contre la faim et la pauvreté. Votre générosité est indispensable pour poursuivre ces actions. D'avance merci pour votre engagement.

En savoir plus sur ce projet sur le centre de ressources www.alimenterre.org

Les donateurs du CFSI et l'Agence Française de Développement soutiennent cette initiative à hauteur de 32 223 € dans le cadre du programme « Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest »

Nourrir le monde

Enjeux climatiques et désordres alimentaires : parlons des solutions !

10/11/2015
Absente des négociations de la Cop 21, la question de la sécurité alimentaire est au cœur des enjeux climatiques

Absente des négociations de la Cop 21, la question de la sécurité alimentaire est au cœur des enjeux climatiques

Appauvrissement des populations, incendies dramatiques en Indonésie, l’actualité de ces derniers jours nous rappelle combien les enjeux agricoles et de sécurité alimentaire sont indissociables du réchauffement climatique. Car si l’agriculture fait figure d’accusée quand on parle climat (elle est -directement et indirectement- responsable du quart des émissions globales de gaz à effet de serre), elle est également la première victime, quand frappent sécheresses et inondations. Si rien n’est fait pour réduire drastiquement les émissions, le nombre de personnes souffrant de la faim pourrait doubler d’ici à 2050 !
 

5 experts internationaux, acteurs engagés dans des initiatives durables, témoignent : un autre modèle est possible.

Il est possible de nourrir l’humanité sans détruire la planète ! Cinq experts internationaux, agriculteurs, chercheurs, acteurs de la société civile au Cameroun, en Colombie, au Burkina-Faso et au Sénégal, nous invitent, à la lumière de modèles agricoles innovants et durables, à changer nos modes de consommation et favoriser le rapprochement des producteurs et des consommateurs.

Awa THIANDOUM (Sénégal), Sergio MORENO RUBIO (Colombie), Famara Karfa DIALLO, Douba Arsene KONATE (Burkina-Faso) et Jean Merlin ETOBE (Cameroun) seront disponibles du 16 au 30 novembre - à Paris ou en région - pour des interviews, des débats, des témoignages. Contact : Fanny DARBOIS / 01 44 83 88 56 / alimenterre@cfsi.asso.fr    

ALIMENTERRE 2015, un festival en France et dans 12 pays : 1 300 projections-débats pour mettre des mots et des images sur les désordres alimentaires dans le monde

Le festival de films documentaires ALIMENTERRE se déroule chaque année du 15 octobre au 30 novembre en France, en Europe, en Afrique et au Canada. Il mobilise plus de 900 organisations et acteurs (réalisateurs, agronomes, économistes, chercheurs, agriculteurs et représentants d’ONG). Le festival va à la rencontre du grand public, des étudiants et des lycéens, il propose une sélection de 8 films documentaires : « Ceux qui sèment », « 9.70 », « Les liberterres », « Palme, une huile qui fait tache », « Copier-cloner », « Marguerite ou les impacts de la filière lait française », « Et maintenant nos terres », « Roumanie, éleveurs porcins à terre ».

Découvrez la sélection 2015 du festival
Consultez l'agenda des séances
Suivez l'actualité du festival sur notre page Facebook

 

Nourrir le monde

18ème édition de la Semaine de la Solidarité Internationale : le CFSI s'engage !

03/11/2015
18ème édition de la Semaine de la Solidarité Internationale : le CFSI s'engage !
Du 14 au 22 novembre 2015, le Comité Français pour la Solidarité Internationale s’engage aux côtés de 23 autres structures impliquées dans la solidarité internationale pour défendre les "droits essentiels ici et là-bas".

Du 14 au 22 novembre 2015, le Comité Français pour la Solidarité Internationale s’engage aux côtés de 23 autres structures impliquées dans la solidarité internationale pour défendre les "droits essentiels ici et là-bas".

Plus de 7 000 manifestations, partout en France, s’organisent et sensibilisent ainsi le grand public sur les questions de citoyenneté et de solidarité internationale.

Lire le communiqué de presse : 18ème édition de la semaine de la solidarité internationale, le CFSI s'engage [943ko.pdf]

Nourrir le monde

Au Niger : l’agriculture familiale, rempart contre l’insécurité alimentaire

17/10/2015
Niger © Eau Vive
Depuis quelques années, des milliers de Nigériens et des habitants des pays voisins s’installent à Makalondi, une commune du sud-ouest du Niger, pour travailler dans les mines d’or. Souvent accompagnés de leur famille, ils vivent dans la précarité : habitat insalubre, mauvaises conditions sanitaires et accès difficile à une alimentation de qualité en quantité suffisante.

Depuis quelques années, des milliers de Nigériens et des habitants des pays voisins s’installent à Makalondi, une commune du sud-ouest du Niger, pour travailler dans les mines d’or. Souvent accompagnés de leur famille, ils vivent dans la précarité : habitat insalubre, mauvaises conditions sanitaires et accès difficile à une alimentation de qualité en quantité suffisante.

Entre deux récoltes, les enfants de moins de 5 ans sont les premières victimes de la malnutrition

La production agricole locale, fragilisée par une sécheresse persistante et un état de dégradation des sols avancé, ne suffit pas à répondre à la demande. Cette situation engendre de graves problèmes de malnutrition. Pire encore,  le taux de mortalité maternelle et infantile est très élevé.

Pour lutter contre la faim : soutenir l’agriculture familiale de la zone

Face à ce phénomène, l’association Eau Vive et son partenaire local l’APJD accompagne le développement des activités de maraîchages situées à proximité des mines. 250 femmes productrices s’organisent en groupements, se forment à de nouvelles techniques de fertilisation des sols et de conservation des produits. Elles ont accès au microcrédit pour financer des systèmes d’irrigation goutte-à-goutte. Soutenues par les autorités locales, elles se mettent en relation avec les commerçants et restaurateurs des zones minières pour approvisionner les populations vulnérables. 6 000 personnes auront désormais accès à une meilleure alimentation.

Les donateurs du CFSI et l'Agence Française de Développement soutiennent cette initiative à hauteur de 25 000 € dans le cadre du programme « Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest ».

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Nourrir le monde

15 octobre 2015 : lancement du Festival de films ALIMENTERRE

13/10/2015
15 octobre 2015 : lancement du Festival de films ALIMENTERRE
Du 15 au 30 novembre : 9ème édition du Festival ALIMENTERRE Chaque année, le Festival invite à des débats ouverts et participatifs sur les enjeux agricoles et alimentaires à partir d’une sélection de films documentaires. Plus de 900 organisations locales en France, en Europe, en Afrique, et au Canada mobilisent des réalisateurs, agronomes, économistes, chercheurs, agriculteurs, représentants d’ONG pour échanger avec les scolaires et le grand public. En 2014, plus de 71 000 spectateurs ont participé aux 1 300 séances du Festival organisées en France et à l’international.

Du 15 au 30 novembre : 9ème édition du Festival ALIMENTERRE

Chaque année, le Festival invite à des débats ouverts et participatifs sur les enjeux agricoles et alimentaires à partir d’une sélection de films documentaires. Plus de 900 organisations locales en France, en Europe, en Afrique, et au Canada mobilisent des réalisateurs, agronomes, économistes, chercheurs, agriculteurs, représentants d’ONG pour échanger avec les scolaires et le grand public. En 2014, plus de 71 000 spectateurs ont participé aux 1 300 séances du Festival organisées en France et à l’international.

La programmation 2015 : 8 films pour alimenter le débat

Et maintenant nos terres l Ceux qui sèment l Roumanie, éleveurs porcins à terre l Palme, une huile qui fait tache l Les liberterres l 9.70 l Copier-cloner l Marguerite ou les impacts de la filière lait française

Des événements dans toute la France et à l’international pour donner le coup d’envoi du Festival

Retrouvez toutes les séances sur http://www.festival-alimenterre.org/agenda

A l’initiative de la campagne ALIMENTERRE : le CFSI

Association reconnue d’utilité publique créée en 1960, le CFSI (Comité Français pour la Solidarité Internationale) regroupe 20 organisations membres (associations, syndicats, collectivités territoriales) engagées sur le terrain pour lutter contre la faim, la pauvreté et les inégalités. Parmi ses différents programmes, le CFSI coordonne la campagne et le Festival ALIMENTERRE.

Télécharger l'intégralité du communiqué de presse "lancement du Festival ALIMENTERRE" au format pdf [171ko]

Nourrir le monde

Au Burkina Faso : Laafi Benre, « la bouillie qui donne la santé »

01/10/2015
Laafi Benre - crédit photo : Gret
Au Burkina Faso, il existe une vingtaine d’unités de production de farines infantiles fortifiées (entreprises, associations ou groupements de femmes). Elles s’approvisionnent localement en maïs, arachide, soja, sésame, niébé, mil ou encore sorgho. Depuis 2005, le Gret (membre du CFSI) travaille avec ces unités pour garantir la qualité nutritionnelle des produits et en promouvoir l’utilisation des auprès des populations les plus vulnérables.

Au Burkina Faso, il existe une vingtaine d’unités de production de farines infantiles fortifiées (entreprises, associations ou groupements de femmes). Elles s’approvisionnent localement en maïs, arachide, soja, sésame, niébé, mil ou encore sorgho. Depuis 2005, le Gret (membre du CFSI) travaille avec ces unités pour garantir la qualité nutritionnelle des produits et en promouvoir l’utilisation des auprès des populations les plus vulnérables.

Dans les quartiers périphériques de Ouagadougou où la population explose, il a implanté 4 kiosques de préparation et de vente de la bouillie Laafi Benre (traduction : « bouillie qui donne la santé »). Il agit en partenariat avec l’association locale ASEFF pour sensibiliser les populations de ces quartiers aux bonnes pratiques d’alimentation des jeunes enfants.

Découvrez aujourd’hui le témoignage de Noélie Ouedraogo, présidente de l’association ASEFF : 

Noélie Ouedraogo, présidente de l'ASEFFQuel bilan faites-vous du projet Laafi benre ?

N. O. : Ce qui a prévalu dans le choix de ces quartiers pour intervenir, c’est un taux élevé de malnutrition dans la zone. Les maris ne travaillent pas et les femmes ont comme seule ressource le ramassage du sable pour nourrir leurs enfants et les scolariser.

L’impact des bouillies fortifiées sur la santé des enfants est vraiment positif. Les autorités locales, les autorités municipales, les religieux, les chefs coutumiers sont vraiment contents de la mise en place des kiosques dans leurs quartiers.

Ce matin par exemple, nous avons rencontré un enfant qui était malnutri au départ, mais depuis que la maman a commencé à lui donner Laafi benre, il est en pleine forme.

Que pensez-vous de la motivation des préparatrices et des vendeuses ?

N. O. : Pour les femmes qui ont la chance d’être retenues pour la vente et la préparation des bouillies, cela constitue une nouvelle activité génératrice de revenus. Elles et leurs maris sont vraiment contents. Une demande serait de les aider à relever leurs rémunérations pour qu’elles puissent mieux subvenir à leurs besoins. Elles sont prêtes à se donner à fond pour que l’activité se pérennise. Elles sont vraiment motivées. Chaque fois à partir de 4h du matin, elles sont debout et viennent au kiosque, elles nettoient et commencent à préparer la bouillie, et à partir de 5h30, elles sont sur la route avec leurs charrettes ou leur vélos pour vendre. Même si ce n’est pas beaucoup, elles ont pu mettre de l'argent en banque pour pérenniser l’activité.

Quelle est votre vision du projet dans les prochaines années, quelles perspectives ?

N. O. : Mon souhait le plus intime pour Laafi benre est que les kiosques soient multipliés à d’autres quartiers non lotis de Ouagadougou car nous intervenons aussi dans d’autres zones, très vastes. Et pour les zones déjà couvertes, comme le maire de Bissighin l’a dit, il serait bien de multiplier les kiosques pour qu’ils soient plus proches de la population.

Plus d’informations sur www.nutridev.org

Le CFSI, avec le soutien de ses donateurs, a participé au financement de cette action dans le cadre de du programme Promotion de l’Agriculture familiale en Afrique de l’Ouest (Appel 2013).