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  • Thème : Nourrir le monde

Nourrir le monde

En Guinée-Bissau : les femmes développent le sel durable dans les mangroves !

11/12/2019
Alberta Sambé, productrice de sel à N’Tchugal © Univers-Sel
Dans les mangroves d’Afrique de l’Ouest, la saliculture est pratiquée exclusivement par des femmes, dont elle assure 57 % des revenus.

Dans les mangroves d’Afrique de l’Ouest, la saliculture est pratiquée exclusivement par des femmes, dont elle assure 57 % des revenus.

Avec 2 000 à 3 000 tonnes de sel par an, la région Oio est la principale zone de production de sel en Guinée-Bissau.

Les femmes grattent la surface des terres salées puis filtrent la matière obtenue à l’eau de mer. Cette saumure est alors chauffée sur le feu pour en extraire le sel. Cette technique traditionnelle de production de sel est fortement consommatrice de bois de cuisson et exerce une importante pression sur la mangrove. 9 000 tonnes de bois de cuisson sont nécessaires chaque année pour obtenir 3 000 tonnes de sel. De plus, les femmes inhalent pendant des heures des vapeurs toxiques.

Univers-Sel, une association de paludiers de Guérande, membre du CFSI, s’est inspirée de la technique des marais salants utilisée en France, où les bassins naturels réchauffent l’eau et la filtrent naturellement. 

Adaptée au contexte africain, cette technique solaire est simple : au lieu d’utiliser le bois de chauffe pour faire cristalliser le sel, les saumures sont disposées sur des bâches où la cristallisation se fait sous l’effet du soleil et du vent.

Le coût d’une bâche est faible. Son utilisation permet de produire jusqu’à 1 tonne de « sel solaire » par bâche et par saison et réduit les coûts d’exploitation de 42 % par l’économie d’achat de bois de cuisson. Ces bâches pourront ensuite être réutilisées, par exemple pour isoler les toits des maisons.

« Cette nouvelle technique nous a beaucoup apporté. Nous avons pu produire du sel sans la fatigue que nous connaissions avant, sans feu, sans porter de bois, sans transporter d’eau. Tout cela nous épuisait, c’était dur. Mais à présent le travail s’est allégé, nous avons même produit davantage que les années précédentes. » Alberta Sambé, productrice de sel à N’Tchugal (secteur de Mansoa)

À l’horizon 2020, ce projet vise à diffuser cette technique de production de sel solaire dans une quarantaine de villages comptant 1 500 familles. Vous avez aimé ce projet ? Le CFSI a besoin de votre soutien, Faites un don.

 

Nourrir le monde

Au menu du festival ALIMENTERRE : une ouverture sur le monde

11/12/2019
Oumou Khairy Diallo en visite dans un élevage de vaches © CFSI, 2019
Chaque année, plusieurs invités internationaux viennent témoigner de leurs expériences pendant une quinzaine de jours à travers la France dans le cadre du festival ALIMENTERRE.

Chaque année, plusieurs invités internationaux viennent témoigner de leurs expériences pendant une quinzaine de jours à travers la France dans le cadre du festival ALIMENTERRE.

Ils se joignent au millier d’intervenants pour assurer un regard croisé des enjeux et des solutions dans le monde, pour une agriculture et une alimentation durables et solidaires. Du 12 au 26 novembre 2019, le CFSI a accueilli des invités venus du Sénégal et de Guinée-Conakry.

 

 

Pour Seyni Kebe, artisan du projet des cantines scolaires de la région de Dakar en tant que chargé de mission du GRDR, membre du CFSI, cette tournée, « ce marathon » comme il aime l’appeler, est une belle réussite. Si toutes les interventions se sont bien passées, il a pu constater la difficulté de convaincre sur les sujets d’une meilleure alimentation, particulièrement lorsqu’il est question de public scolaire. Il note que les débats sont plus efficaces lorsqu’ils ont lieu en petits groupes et qu’ils sont structurés par une animation dont les élèves sont les acteurs. De même, les débats associant plusieurs intervenants aux points de vue divergents renforcent davantage les discussions. Il a pu rencontrer différents types d’acteurs du territoire et est allé visiter plusieurs systèmes de restauration collective ainsi que plusieurs initiatives alimentaires territoriales. Dans l’ensemble, Seyni garde un très bon souvenir de cette tournée et compte bien poursuivre ses activités vers l’élaboration de systèmes agroalimentaires durables et solidaires au Sénégal.

Kerfalla Camara, directeur de la Maison guinéenne de l'entrepreneur, a l’habitude de dispenser des formations et de réaliser un travail de sensibilisation auprès des acteurs locaux. La tournée a été « très enrichissante » pour Kerfalla, Il a fait de très belles rencontres, il a pu intervenir à la Radio aux côtés de Marie Prinet, chargée de mission au CROSI, l’une des deux organisations coordinatrices du festival ALIMENTERRE en Occitanie (partie Midi-Pyrénées ; la partie Languedoc Roussillon étant coordonnée par LAFIBALA), ou encore visiter des exploitations agricoles du territoire. Il note le grand militantisme qu’il a rencontré au fil de ses déplacements. Des contacts ont été échangés, ce qui laisse entrevoir de futures collaborations.

Du côté de la sensibilisation, Kerfalla relève que le thème des migrations revient régulièrement dans les débats, ce qui en fait selon lui une bonne porte d’entrée pour discuter des sujets qui s’y rattachent, comme l’agriculture, l’alimentation ou le développement. Vis-à-vis des scolaires, Kerfalla soulève l’efficacité des activités « brise-glace » telles que les débats mouvants et autres pour faciliter la prise de parole des étudiants. Il faut également selon lui, insister sur la question des organisations paysannes et du fonctionnement des coopératives.

Oumou Khairy Diallo est éleveuse laitière. Elle est présidente du Directoire régional des femmes en élevage de Kaolack au Sénégal, mais aussi membre de plusieurs organisations paysannes. Elle milite au quotidien auprès des femmes, auprès des jeunes, afin de promouvoir une agriculture familiale, durable, qui soit rémunératrice pour les travailleurs et les travailleuses agricoles et juste pour tous. Elle a beaucoup apprécié la chaleur des accueils et remercie les bénévoles et les coordinations territoriales organisatrices du festival pour cela. Oumou a particulièrement apprécié de « se remettre dans son ancien métier » d’enseignante auprès des publics scolaires où elle aimait déconstruire les mots « agri-culture » pour reconstruire du sens et remettre la question de la production locale au goût du jour. Des adresses ont été échangées et des contacts ont été pris.

Cette tournée, riche en partages, découvertes et ouverture sur le monde, a été un franc succès. Le festival ALIMENTERRE 2019 s’est terminé le 30 novembre. Rendez-vous l’année prochaine à partir du 15 octobre 2020 !

 

 

Nourrir le monde

Egalité femmes–hommes « Les éleveuses doivent reprendre leur place dans la filière lait »

11/12/2019
Maïrama Haman Bello, Apess © CFSI, 2019
De passage à Paris le 18 novembre 2019 à l’occasion d’une réunion de travail sur la thématique de la défense du lait local en Afrique de l’Ouest

De passage à Paris le 18 novembre 2019 à l’occasion d’une réunion de travail sur la thématique de la défense du lait local en Afrique de l’Ouest, Maïrama Haman Bello, responsable formation professionnelle à l’Apess Cameroun, nous livre son témoignage sur la place des femmes dans l’élevage laitier.

 

 

Le risque d’éviction des femmes 

En Afrique de l’Ouest, les femmes rurales jouent un très grand rôle dans les activités agricoles et dans celles qui créent de la valeur comme la transformation des produits. Mais les associations qui sont sur le terrain remarquent que, souvent, elles ne jouissent pas des mêmes opportunités dans l’accès aux ressources (à la terre, au crédit…) et dans les prises de décision. Elles courent aussi le risque d’être évincées dès que les activités se développent.

« Le lait c’est l’affaire des femmes » dit-on au Sénégal. « C’est leur pouvoir », selon une expression au Niger. Et pourtant lorsque sa production devient plus rentable ou qu’elle devient moins pénible, des femmes ont pu s’en voir dépossédées. Mais le lait n’est qu’un cas parmi d’autres qui appelle à la vigilance. L’éviction des femmes a pu être observée dans des filières agroalimentaires, suite à l’introduction d’équipements ou de procédés qui ont réduit le temps de travail, amélioré les rendements et les marges. Les hommes, absents du secteur de la transformation, s’y sont alors intéressés. Quelques exemples concernant la transformation des céréales ou le fumage du poisson au Sénégal montrent que ces derniers ont pu acquérir des équipements et des crédits pour développer leurs activités commerciales plus facilement que les femmes.

Le rôle prépondérant de l’accompagnement

Il est primordial que les organisations parviennent, par une meilleure prise en compte du genre au sein des projets, à anticiper le risque de perte de revenus et de renforcement des inégalités entre femmes et hommes. Plus le risque d’éviction des femmes des activités devenues rémunératrices (ou moins pénibles) est fort, plus le type d’accompagnement est déterminant.

En témoigne un exemple de projet au Nord Sahel, dans un contexte social où la relation entre femmes et hommes est très codifiée et où le risque d’accroissement des inégalités de genre n’a pas été anticipé. Les hommes dominent dans la sphère publique, dans le dialogue avec les acteurs institutionnels, etc. Or, ce sont le plus souvent les femmes qui traient les vaches, donnent à manger aux animaux et vendent le lait caillé. Elles possèdent également une partie du troupeau. Quand des laiteries se sont installées, les maris sont devenus les interlocuteurs privilégiés qui livrent la laiterie. Les femmes ont perdu la gestion des revenus du lait.

Un autre projet, dans le bassin de Kollo au Niger, a au contraire traité différemment la problématique de la place des femmes. Elles ont réussi à conserver leur place dans la filière lait et leurs revenus grâce à l’attention portée à la répartition des revenus et des tâches, à la formation et à la concertation entre les parties prenantes tout au long de la construction du projet.

En tant qu’acteurs du développement, le CFSI et ses partenaires s’attachent à créer de nouvelles dynamiques et à jouer un rôle moteur en faveur des égalités entre les sexes tout au long des projets qu’ils soutiennent. Pour cela, ils ont besoin de votre soutien. Faites un don.

Nourrir le monde

Au Sénégal : contre la faim, du pain au céréales locales pour toutes et tous

11/12/2019
Boulangers distribuant du pain à des enfants au Sénégal © Sol
Avec un taux de pauvreté évalué à 46,7 % en 2011, 17 % de la population sénégalaise souffre encore de malnutrition et 9 % des enfants âgés de 6 mois à 5 ans de malnutrition aiguë. 

Avec un taux de pauvreté évalué à 46,7 % en 2011, 17 % de la population sénégalaise souffre encore de malnutrition et 9 % des enfants âgés de 6 mois à 5 ans de malnutrition aiguë. 

Au Sénégal, le pain est devenu la base du petit-déjeuner. La consommation moyenne annuelle par habitant est passée de 19 à 26 kg entre 2000 et 2016, provoquant sur cette même période le doublement des importations de blé, qui ne pousse pas en Afrique de l’Ouest. 

Comment créer des activités économiques viables, valoriser les céréales locales et donner accès à une alimentation de qualité aux populations les plus vulnérables ? 

Le maïs et le mil poussent très bien au Sénégal. Ils sont en outre plus riches en nutriments et permettent de doubler les apports en minéraux et vitamines par rapport au blé. L’association Sol, membre du CFSI, a commencé ce projet de valorisation des céréales locales en 2011 avec des partenaires locaux. L'idée est de les transformer en beignets ou de les incorporer dans le pain blanc.

Grâce à la formation et à l’accompagnement de 150 exploitations familiales, 40 boulangers éloignés de l’emploi et 180 transformatrices, l’association crée au fil des ans les conditions économiques de développement de produits de base locaux, sains et nutritifs au sein de 72 villages.

Femmes préparant le pain au Sénégal © Sol« J’ai 50 ans et je suis née ici, au village de Koulouck Molof. Je suis maman de 7 enfants. J’ai commencé à faire des recettes de beignets de maïs et de mil suite à une formation en 2011. La recette est proche de celle de nos grands-mères, qui ajoutaient de l’arachide et du miel. Ces beignets accompagnent le café à merveille et sont pleins de nutriments pour les enfants. » « Il suffit de 2 ou 3 beignets pour les rassasier contre 5 petits pains de blé à 500 FCFA auparavant. Désormais je cultive l’arachide, le mil et le maïs moi-même. » Ndaye Fall et Mbacke Ndiaye des villages de Koulouck Molof et de Boudel.

Le CFSI accompagne ce projet sur une durée de 3 ans de façon à porter à 250 le nombre de boulangers et transformatrices formés. L’objectif est de pérenniser la filière en impliquant 3 collectivités locales dans la promotion des céréales locales. Pour cela, nous avons besoin de votre soutien. Faites un don.

Nourrir le monde

Les cantines scolaires de la région de Dakar

10/11/2019
Enfants portant un plat pour le déjeuner, Sénégal © GRDR
Le film Les cantines scolaires de la région de Dakar fait partie de la sélection du festival ALIMENTERRE 2019. Il raconte la mise en place en 2014, puis l’essor depuis 2017, d’un projet porté par le Grdr avec le soutien du CFSI.

Le film Les cantines scolaires de la région de Dakar fait partie de la sélection du festival ALIMENTERRE 2019. Il raconte la mise en place en 2014, puis l’essor depuis 2017, d’un projet porté par le Grdr avec le soutien du CFSI.

Alors que la région de Dakar concentre 25 % de la population nationale, elle connait des inégalités sociales importantes, en particulier dans la zone périurbaine des départements de Pikine, Guediawaye et Rufisque. Cependant, malgré son caractère urbain, cette région demeure une zone de production agricole : près de 30 % de la production maraîchère au Sénégal y est produite, dont 15 % dans le département de Rufisque.

La région est exclue de bon nombre de programmes de sécurité alimentaire. Un enfant sur deux arrive à l’école sans prendre de petit-déjeuner et un sur trois souffre de carences en vitamines et minéraux. Loin des conditions requises pour acquérir le savoir et construire un avenir…

Une solution à la dénutrition : manger sain et local à la cantine 

Depuis 2014, le Grdr membre du CFSI, participe à l’organisation de 9 cantines scolaires de la banlieue de Dakar en les mettant en relation avec des producteurs et des productrices de la région.

Trois fois par semaine, des petits pains à base de céréales locales sont distribués aux 5 000 élèves concernés. 1 200 d’entre eux, choisis parmi les plus vulnérables (handicap, grande pauvreté…), reçoivent un repas complet, composé de produits frais issus des fermes paysannes locales, deux fois par semaine. En deux ans, ce sont 500 000 petits pains et 136 000 déjeuners servis.

Ceci permet aux enfants d’avoir une alimentation saine, favorise leur parcours scolaire, diminue l’absentéisme et garantit des débouchés réguliers pour les producteurs agricoles locaux.

Grâce aux actions de sensibilisation (sessions communautaires, journées de dégustation, activités de microjardinage), leurs parents, les enseignants et les personnels encadrants prennent conscience des vertus du « consommer local ».

Relancer l’activité économique locale par les marchés publics

Seyni Kebe, chargé de mission au GRDR et intervenant invité du festival ALIMENTERRE, témoigne :

« La mise en place de cantines scolaires approvisionnées par les exploitations familiales de la région stimule l’économie locale et garantit aux petits producteurs des revenus réguliers et plus rémunérateurs. Il s’agit également d’engager un processus de transition vers une agriculture plus résiliente par l’agroécologie.

Pour certains acteurs clés du département, il n’est pas évident d’appréhender les enjeux de l’agriculture et l’apport des exploitations familiales dans la sécurité alimentaire. L’entrée par les cantines scolaires permet de sensibiliser les communes afin qu’elles mettent en place des politiques alimentaires dans leur localité. Ainsi une stratégie de concertation pluri-acteurs est nécessaire afin de relever les défis du financement local de telles activités, ainsi que de la préservation des terres agricoles face à l’urbanisation galopante. »

Grâce à ce projet, trois établissements de Rufisque ont créé une association et le conseil départemental s’est engagé à les accompagner pour collecter des fonds auprès de quelques grandes entreprises implantées dans le département. La mairie de Rufisque ville s’est également engagée à soutenir ces cantines.

Les cantines scolaires de la région de Dakar
Réalisateur(s) : Dominique Guélette
Année de sortie : 2018
Pays : Sénégal
Production : GRDR

Pour en savoir plus

Les cantines scolaires de la région de Dakar from CFSI ALIMENTERRE on Vimeo.

Nourrir le monde

Appel à projets 2019 - Promotion de l'agriculture familiale en Afrique de l'Ouest

23/09/2019
L’appel à manifestation d’intérêt a &e

L’appel à manifestation d’intérêt a été lancé le 19 novembre 2018  et clôturé le 25 février 2019. Nous avons reçu 96 dossiers complets. 

12 projets ont été finalement retenus. Ils concernent 7 pays : Bénin, Burkina Faso, Guana, Mauritanie, Niger, Togo et Sénégal

Télécharger le fichier des conclusions de l'appel 2019 et la liste des projets soutenus :
Conclusions de l'appel 2019 [455ko.pdf]

Télécharger l'appel à manifestation en français :
Appel à manifestation 2019 [130ko.pdf]

Download the call for expressions of interest in english :
Call for expressions of interest 2019 [230ko.pdf]

En savoir plus sur le programme

 

Nourrir le monde

Au Mali, la culture du Baobab contre l’exode rural des jeunes

21/06/2019
Femme travaillant des fruits de baobab @ Grdr 2017
A Maréna Diombougou, dans la région de Kayes au Mali, les aléas climatiques, le manque d’aménagement du territoire et le faible rendement des cultures hivernales, obligent les jeunes (60 % de la population de la région) à migrer durant la période sèche.

A Maréna Diombougou, dans la région de Kayes au Mali, les aléas climatiques, le manque d’aménagement du territoire et le faible rendement des cultures hivernales, obligent les jeunes (60 % de la population de la région) à migrer durant la période sèche.

Cependant, la région a un haut potentiel en ressources naturelles (forêts, cours d’eau…). Le maraîchage et la culture du baobab sont des filières porteuses qui peuvent contribuer à un approvisionnement régulier des marchés de Kayes en denrées alimentaires, tout en créant de nombreux emplois. Ainsi, le fruit du baobab, appelé pain de singe ou zira, est utilisé dans la préparation de trois principaux plats traditionnels au Mali : la bouillie, le zira ndégué et la pâte de zira.

Le GRDR, membre du CFSI, et ses partenaires animent depuis 2017 un programme de soutien au développement durable de la filière maraîchère et baobab en promouvant des pratiques respectueuses de l’environnement (agroécologie, transformation des produits grâce à l’énergie solaire…) et une distribution en circuit court. L’insertion économique des jeunes ruraux est favorisée par la formation intégrant des échanges intergénérationnels ainsi que l’appui à la création d’entreprises.

L’action vise 180 jeunes et 2 220 femmes, soit 250 familles. 70 personnes ont été formées aux techniques agroécologiques de maraîchage, 7 projets maraîchers (3 projets de jeunes et 4 projets de groupement femmes) ont bénéficié d’équipement en pompes solaires, bassins de retenue d’eau et motopompes. Une unité de transformation de zira est en cours de construction ainsi qu’un point de vente à l’horizon 2019.

Abdoulaye Siby, producteur maraîcher à Marena, témoigne :

Abdoulaye Siby, producteur maraîcher à Marena © Grdr« Avant la formation, j’utilisais quatre traitements phytosanitaires chimiques sur dix-sept jours. Grâce aux techniques de fabrication des biopesticides à partir de nos produits locaux, je fais désormais un seul traitement tous les dix jours. Nous avons véritablement besoin de ces formations : les composants utilisés sont moins coûteux et très accessibles dans la localité. »

 

Macaron : Agissons contre le réchauffement climatique avec le CFSIEngagez-vous avec le CFSI

Chute des rendements agricoles, augmentation des risques sanitaires et de l’insécurité alimentaire… Selon le Giec, si nous ne faisons rien pour maîtriser la hausse de la température terrestre, les conséquences pourraient être désastreuses pour des populations déjà fragilisées. L’Afrique de l’Ouest, qui abritera plus d’un tiers de la population sous-alimentée de la planète en 2024, en sera l’une des premières victimes. À travers son programme Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest, le CFSI et ses partenaires s’engagent, partout où ils sont présents, pour la défense d’un « consommer local », respecteux de l’environnement et solidaire. Partagez nos valeurs et soutenez nos actions. Faites un don.

produits issus du zira © GrdrFormation en plein air @ GrdrBénéficiaires d'un panneau solaire © Grdr

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Au Sénégal : du lait local pour toutes et tous !

18/12/2018
 Distribution de lait local © Benjamin Assouline pour AVSF
En Haute-Casamance au Sénégal, le CFSI soutient Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF) et ses partenaires, pour renforcer les capacités de production des élevages et de transformation des petites laiteries locales.
En Haute-Casamance au Sénégal, le CFSI soutient Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF) et ses partenaires, pour renforcer les capacités de production des élevages et de transformation des petites laiteries locales.
Grâce à ce type d’initiatives, cette région est aujourd’hui l’une des rares où l’on trouve du lait local toute l’année. Même en saison sèche !
 
20% du lait du Sénégal est produit en Casamance. La demande est en hausse constante, surtout dans les zones urbaines. Grâce à la création d’unités pastorales organisées en coopératives, le revenu des familles et surtout des femmes a augmenté. La filière s’est renforcée et offre désormais une gamme de produits laitiers locaux de qualité, recherchés par la clientèle urbaine. La fédération des producteurs de lait de Kolda collecte 165 000 L de lait local par an. Par jour, 3 000 rations individuelles de 200ml sont mises sur le marché à Vélingara.
 
En soutenant ce projet, vous aidez 1 500 producteurs à fournir du bon lait frais à 15 000 consommateurs tous les jours. Vous participez à faire reconnaître la qualité des produits paysans de Casamance. Pour que ce projet continue, faites un don.

Pour en savoir plus sur les mini-laiteries au Sénégal.

Nourrir le monde

Au Bénin, valoriser les produits maraîchers fertilisés avec du compost de jacinthe d'eau

27/06/2018
Maraîchères vendant des tomates au marché, Bénin © Gevalor
Le compost de jacinthe d’eau : une innovation qui permet de se débarrasser d’une plante nuisible pour l’environnement… et de la valoriser !

Le compost de jacinthe d’eau : une innovation qui permet de se débarrasser d’une plante nuisible pour l’environnement… et de la valoriser !

La jacinthe d’eau est une plante invasive très présente sur les plans d’eau d’Afrique de l’Ouest. Sa croissance extrêmement rapide contribue à asphyxier les poissons, accroit les émissions de gaz à effets de serre et freine la circulation des embarcations pour le transport de produits agricoles vers les marchés.

Ce projet, porté depuis 2015 par Gevalor et le Centre d’actions pour l’environnement et le développement durable (Aced) au Bénin, permet de composter les jacinthes d’eau. Tout en réduisant l’empreinte négative de la jacinthe sur les lacs, le compost accroît les rendements des cultures maraîchères telles que la tomate, le piment ou l’amarante, dans le respect des normes agroécologiques.

Découvrir la technique de ramassage de la jacinthe d’eau en vidéo ici

Vendre la production maraîchère fertilisée avec du compost de jacinthe d’eau en circuits courts

Dans un premier temps, Gevalor et Aced ont travaillé avec 70 maraîchères et maraîchers pour améliorer les techniques de production du compost et optimiser les dosages, afin d’obtenir le meilleur rendement possible selon les cultures. Désormais, il s’agit de développer des circuits de vente viables et rémunérateurs. Un premier point de vente a ouvert dans le marché Akassato de la ville d’Abomey Calavi. Grâce à l’intérêt des clients pour la consommation de produits sains et le soutien des pouvoirs publics en faveur de l’agriculture biologique, l’objectif est de doubler les ventes et de créer 500 emplois à l’horizon 2025.

Découvrir le témoignage des porteurs de projet Jocelyne Delarue (Gevalor) et Francklin Agbandou (ACED)

Pour en savoir plus sur le projet

Le programme Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest, porté par la Fondation de France et le CFSI depuis 2009 et soutenu par l’Agence française de développement, renforce la capacité de l’agriculture familiale à nourrir les villes et les zones rurales. Cette agriculture a démontré son potentiel quant à la production d’alimentation, l’emploi, la durabilité écologique et la conservation et valorisation des ressources naturelles. Depuis sa création, le programme a soutenu plus de 230 projets dans 15 pays. Pour que ces initiatives se multiplient et grandissent, faites un don.

Quizz

Connaissez-vous la métaphore du nénuphar ? Pour le savoir, répondez à cette question !

« Un plant de nénuphar est placé dans un étang. La surface qu’il occupe double chaque jour, au détriment des autres plantes aquatiques. Dans les premiers temps, les propriétaires de l’étang ne se préoccupent pas de ce développement qui n’affecte encore qu’une faible partie de l’étang. Ce n’est qu’au moment où le nénuphar occupe la moitié de l’étang qu’ils décident de réagir. De combien de temps disposent-ils avant que le nénuphar recouvre tout l’étang ? »

La réponse est ici

Nourrir le monde

Au Sénégal : avec l’agriculture urbaine, lutter durablement contre la faim

19/03/2018
Femmes se partageant des plants en pot © CEEDD
Depuis 2015, le CFSI accompagne, avec le soutien de la Fondation de France, le Centre d’écoute et d’encadrement pour un développement durable (CEEDD) et ses partenaires.

Depuis 2015, le CFSI accompagne, avec le soutien de la Fondation de France, le Centre d’écoute et d’encadrement pour un développement durable (CEEDD) et ses partenaires. Pour lutter contre la malnutrition, le projet déploie la micro-agriculture dans les jardins des familles pauvres de la ville de Thiès au Sénégal.

De l’autoconsommation à la distribution de paniers bio via la création de coopératives gérées par des femmes

Formées aux méthodes biologiques de production, conservation et transformation des produits du potager, les femmes ont créé des coopératives pour la vente des surplus. Elles veulent réduire au maximum les dépenses et les impacts environnementaux. C’est pourquoi elles recyclent les déchets, utilisent du compost, des semences paysannes et des matériaux de récupération (pneus, bidons, palettes en bois), gèrent l'eau de façon rationnelle.

Grâce à la transmission des pratiques entre femmes, cette initiative fait tâche d’huile. En parallèle, les actions de plaidoyer qu’elles mènent en direction des autorités, poussent la ville de Thiès à inscrire ses actions dans une stratégie de développement durable.

Les résultats sont parlants. Aujourd’hui, 360 femmes démunies de zones urbaines et péri-urbaines ont bénéficié de formations (construction de tables de jardinage, traitement des sols, production et transformation de légumes, fruits et plantes aromatiques…) et 6 coopératives sont désormais autogérées et autonomes.

Des jardins individuels aux quartiers végétalisés de Thiès

Le projet suscite l’enthousiasme des populations : les communes de Thiès mettent à disposition du CEEDD des espaces publics pour y installer des jardins partagés ou des lieux de transformation et de vente. Une dizaine d’écoles élémentaires ont émis le souhait de créer des jardins scolaires pour sensibiliser et initier les élèves.

Pour faire face à la demande, le CEEDD voudrait étendre le projet à d’autres quartiers candidats à la végétalisation, avec le soutien institutionnel, logistique et financier du Conseil du département et de la Direction régionale et, pour les aspects scientifiques et techniques, du service départemental de l’Agriculture et de la direction régionale des Eaux et Forêts.

L’ambition du CEEDD est de tripler le nombre de productrices ainsi que les volumes de la production et de la consommation des produits issus de l’agriculture urbaine saine et durable dans le département de Thiès d’ici 2021.

Ce projet fait partie des projets sélectionnés dans le cadre du programme CFSI-Fondation de France « Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest ». Pour soutenir de nouvelles initiatives, le CFSI a besoin de votre soutien. Faîtes un don !

 

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