Au Mali : les projets continuent

Au Mali : les projets continuent

Malgré le contexte difficile, des centaines de paysans du Nord-Mali poursuivent leur projet de développement de la production maraîchère.

La région de Mopti où se déroule le projet est en bordure de la zone auparavant contrôlée par les rebelles. Même si la vie a repris son cours, la crise alimentaire demeure, plus particulièrement dans le Nord du pays où le conflit a empêché de nombreux paysans de cultiver normalement.

Au-delà de la situation récente, la majorité de la population vit dans des conditions d’extrême pauvreté. L’économie malienne est essentiellement fondée sur l’agriculture mais malgré de réelles potentialités, cette activité demeure peu productive.

La région de Mopti ne fait pas exception à la règle. Près de la moitié de la population n’a pas accès à l’eau potable et ne mange pas à sa faim alors que cette région possède d’importantes ressources agricoles. Dès lors, les paysans ont décidé de se rassembler pour améliorer les techniques de culture maraîchère, produire eux-mêmes leurs semences et vendre leurs récoltes sur les marchés locaux.

Un projet lancé en 2011
L’association des paysans de Mopti [1], en partenariat avec l’AFDI, membre du CFSI, a mis en œuvre un projet visant l’augmentation de la production maraîchère locale.

Le principe est de former un réseau de paysans relais qui reçoivent appui, conseils et matériel agricole afin de mettre en pratique de nouvelles méthodes de maraîchage. Ils participent à des visites de partage d’expérience et diffusent ensuite les techniques apprises auprès de leur organisation paysanne locale.

Dans le même temps, un autre groupe se forme à la production de semences d’oignon pour démarrer un commerce local. Plus de 200 familles bénéficient directement de ce projet.

production maraîchère à Mopti © AFDI LoiretLes réunions d’échange d’expérience rencontrent un véritable succès. Ainsi, Mme Bérénice Sagara, qui fait partie des paysans relais concernés par le projet, raconte : « Depuis le mois de janvier, nous avons compris que le compost convient mieux que tout autre engrais aux cultures. Pour celles qui en ont reçu, la production a été exceptionnellement bonne. Les autres ont produit moins bien et peu ».

Plusieurs paysans relais ont économisé l’eau grâce à la maîtrise des outils mis à leur disposition. Ils poursuivent leurs expérimentations dans le but d’être plus productifs.

Une radio locale diffuse les techniques qui ont fait leurs preuves. La qualité de l’émission, enregistrée en trois langues, a encouragé les radios locales à la diffuser plusieurs fois.

Les paysans relais ont reçu quatre charrettes pour transporter leur production jusqu’aux marchés locaux et commencent à travailler sur les techniques de conservation des produits.

Début mars 2013, plusieurs paysans relais ont effectué une visite d’apprentissage des techniques de production de semences d’oignon au Burkina-Faso. Ils sont rentrés au Mali avec quelques échantillons de semences d’oignon qu’ils ont ensuite distribuées à tous les paysans relais.

Un contexte difficile
Malgré le conflit, les activités menées n’ont pas été interrompues. Les sessions de formation se poursuivent, tout comme les émissions de radio. Les marchés locaux, principale source de revenu des paysans impliqués dans le projet, ont rouvert.

La situation reste cependant délicate : la poursuite de projets de développement, tel que celui mené par l’AFDI avec l’AOPPM, est donc vitale pour permettre à terme à ces populations de se nourrir de manière autonome.

Ce projet fait partie des initiatives soutenues dans le cadre du programme « Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest » porté par le CFSI et la Fondation de France. En 2011, le CFSI a attribué 40 000 € pour mener à bien cette action sur plusieurs années. Votre soutien est indispensable !

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