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Nourrir le monde

Les cantines scolaires de la région de Dakar

10/11/2019
Enfants portant un plat pour le déjeuner, Sénégal © GRDR
Le film Les cantines scolaires de la région de Dakar fait partie de la sélection du festival ALIMENTERRE 2019. Il raconte la mise en place en 2014, puis l’essor depuis 2017, d’un projet porté par le Grdr avec le soutien du CFSI.

Le film Les cantines scolaires de la région de Dakar fait partie de la sélection du festival ALIMENTERRE 2019. Il raconte la mise en place en 2014, puis l’essor depuis 2017, d’un projet porté par le Grdr avec le soutien du CFSI.

Alors que la région de Dakar concentre 25 % de la population nationale, elle connait des inégalités sociales importantes, en particulier dans la zone périurbaine des départements de Pikine, Guediawaye et Rufisque. Cependant, malgré son caractère urbain, cette région demeure une zone de production agricole : près de 30 % de la production maraîchère au Sénégal y est produite, dont 15 % dans le département de Rufisque.

La région est exclue de bon nombre de programmes de sécurité alimentaire. Un enfant sur deux arrive à l’école sans prendre de petit-déjeuner et un sur trois souffre de carences en vitamines et minéraux. Loin des conditions requises pour acquérir le savoir et construire un avenir…

Une solution à la dénutrition : manger sain et local à la cantine 

Depuis 2014, le Grdr membre du CFSI, participe à l’organisation de 9 cantines scolaires de la banlieue de Dakar en les mettant en relation avec des producteurs et des productrices de la région.

Trois fois par semaine, des petits pains à base de céréales locales sont distribués aux 5 000 élèves concernés. 1 200 d’entre eux, choisis parmi les plus vulnérables (handicap, grande pauvreté…), reçoivent un repas complet, composé de produits frais issus des fermes paysannes locales, deux fois par semaine. En deux ans, ce sont 500 000 petits pains et 136 000 déjeuners servis.

Ceci permet aux enfants d’avoir une alimentation saine, favorise leur parcours scolaire, diminue l’absentéisme et garantit des débouchés réguliers pour les producteurs agricoles locaux.

Grâce aux actions de sensibilisation (sessions communautaires, journées de dégustation, activités de microjardinage), leurs parents, les enseignants et les personnels encadrants prennent conscience des vertus du « consommer local ».

Relancer l’activité économique locale par les marchés publics

Seyni Kebe, chargé de mission au GRDR et intervenant invité du festival ALIMENTERRE, témoigne :

« La mise en place de cantines scolaires approvisionnées par les exploitations familiales de la région stimule l’économie locale et garantit aux petits producteurs des revenus réguliers et plus rémunérateurs. Il s’agit également d’engager un processus de transition vers une agriculture plus résiliente par l’agroécologie.

Pour certains acteurs clés du département, il n’est pas évident d’appréhender les enjeux de l’agriculture et l’apport des exploitations familiales dans la sécurité alimentaire. L’entrée par les cantines scolaires permet de sensibiliser les communes afin qu’elles mettent en place des politiques alimentaires dans leur localité. Ainsi une stratégie de concertation pluri-acteurs est nécessaire afin de relever les défis du financement local de telles activités, ainsi que de la préservation des terres agricoles face à l’urbanisation galopante. »

Grâce à ce projet, trois établissements de Rufisque ont créé une association et le conseil départemental s’est engagé à les accompagner pour collecter des fonds auprès de quelques grandes entreprises implantées dans le département. La mairie de Rufisque ville s’est également engagée à soutenir ces cantines.

Les cantines scolaires de la région de Dakar
Réalisateur(s) : Dominique Guélette
Année de sortie : 2018
Pays : Sénégal
Production : GRDR

Pour en savoir plus

Trouvez une séance près de chez vous.

 

Nourrir le monde

Au Sénégal : du lait local pour toutes et tous !

18/12/2018
 Distribution de lait local © Benjamin Assouline pour AVSF
En Haute-Casamance au Sénégal, le CFSI soutient Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF) et ses partenaires, pour renforcer les capacités de production des élevages et de transformation des petites laiteries locales.
En Haute-Casamance au Sénégal, le CFSI soutient Agronomes et vétérinaires sans frontières (AVSF) et ses partenaires, pour renforcer les capacités de production des élevages et de transformation des petites laiteries locales.
Grâce à ce type d’initiatives, cette région est aujourd’hui l’une des rares où l’on trouve du lait local toute l’année. Même en saison sèche !
 
20% du lait du Sénégal est produit en Casamance. La demande est en hausse constante, surtout dans les zones urbaines. Grâce à la création d’unités pastorales organisées en coopératives, le revenu des familles et surtout des femmes a augmenté. La filière s’est renforcée et offre désormais une gamme de produits laitiers locaux de qualité, recherchés par la clientèle urbaine. La fédération des producteurs de lait de Kolda collecte 165 000 L de lait local par an. Par jour, 3 000 rations individuelles de 200ml sont mises sur le marché à Vélingara.
 
En soutenant ce projet, vous aidez 1 500 producteurs à fournir du bon lait frais à 15 000 consommateurs tous les jours. Vous participez à faire reconnaître la qualité des produits paysans de Casamance. Pour que ce projet continue, faites un don.

Pour en savoir plus sur les mini-laiteries au Sénégal.

Nourrir le monde

Au Sénégal : avec l’agriculture urbaine, lutter durablement contre la faim

19/03/2018
Femmes se partageant des plants en pot © CEEDD
Depuis 2015, le CFSI accompagne, avec le soutien de la Fondation de France, le Centre d’écoute et d’encadrement pour un développement durable (CEEDD) et ses partenaires.

Depuis 2015, le CFSI accompagne, avec le soutien de la Fondation de France, le Centre d’écoute et d’encadrement pour un développement durable (CEEDD) et ses partenaires. Pour lutter contre la malnutrition, le projet déploie la micro-agriculture dans les jardins des familles pauvres de la ville de Thiès au Sénégal.

De l’autoconsommation à la distribution de paniers bio via la création de coopératives gérées par des femmes

Formées aux méthodes biologiques de production, conservation et transformation des produits du potager, les femmes ont créé des coopératives pour la vente des surplus. Elles veulent réduire au maximum les dépenses et les impacts environnementaux. C’est pourquoi elles recyclent les déchets, utilisent du compost, des semences paysannes et des matériaux de récupération (pneus, bidons, palettes en bois), gèrent l'eau de façon rationnelle.

Grâce à la transmission des pratiques entre femmes, cette initiative fait tâche d’huile. En parallèle, les actions de plaidoyer qu’elles mènent en direction des autorités, poussent la ville de Thiès à inscrire ses actions dans une stratégie de développement durable.

Les résultats sont parlants. Aujourd’hui, 360 femmes démunies de zones urbaines et péri-urbaines ont bénéficié de formations (construction de tables de jardinage, traitement des sols, production et transformation de légumes, fruits et plantes aromatiques…) et 6 coopératives sont désormais autogérées et autonomes.

Des jardins individuels aux quartiers végétalisés de Thiès

Le projet suscite l’enthousiasme des populations : les communes de Thiès mettent à disposition du CEEDD des espaces publics pour y installer des jardins partagés ou des lieux de transformation et de vente. Une dizaine d’écoles élémentaires ont émis le souhait de créer des jardins scolaires pour sensibiliser et initier les élèves.

Pour faire face à la demande, le CEEDD voudrait étendre le projet à d’autres quartiers candidats à la végétalisation, avec le soutien institutionnel, logistique et financier du Conseil du département et de la Direction régionale et, pour les aspects scientifiques et techniques, du service départemental de l’Agriculture et de la direction régionale des Eaux et Forêts.

L’ambition du CEEDD est de tripler le nombre de productrices ainsi que les volumes de la production et de la consommation des produits issus de l’agriculture urbaine saine et durable dans le département de Thiès d’ici 2021.

Ce projet fait partie des projets sélectionnés dans le cadre du programme CFSI-Fondation de France « Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest ». Pour soutenir de nouvelles initiatives, le CFSI a besoin de votre soutien. Faîtes un don !

 

Nourrir le monde

Au Togo : privilégier la vente en circuit court pour valoriser le riz local

20/12/2017
photo de groupe lancement du riz Maman Zio © Élevages sans frontières
Au Togo, la production traditionnelle extensive, la dépendance aux intrants chimiques, la mauvaise maîtrise de l’eau et la pauvreté des sols, freinent le développem

Au Togo, la production traditionnelle extensive, la dépendance aux intrants chimiques, la mauvaise maîtrise de l’eau et la pauvreté des sols, freinent le développement de la production rizicole. Or, la mise en place de systèmes d’exploitation résilients augmenterait les rendements de 50%.

À destination des ménages pauvres des villes de Tsévié et de Lomé, la marque « Maman Zio » valorise un produit local de qualité, commercialisé en circuit court.

Élevages sans frontières et ses partenaires togolais, soutenus par le CFSI, ont créé cette marque de riz issu d’un mode de production agroécologique et étuvé de façon à conserver sa valeur nutritive. L’innovation consiste à améliorer la culture en digue et à la coupler avec de l’élevage de ruminants pour la production naturelle de compost.

  • 1 125 familles, membres des coopératives rizicoles, commercialisent ce riz via un pôle de transformation et commercialisation. Les producteurs participent à des ateliers de formation et d’échanges et reçoivent un matériel adapté.
  • 120 éleveurs sont accompagnés pour améliorer leur bergerie et développer leur cheptel.

Ce projet fait partie des initiatives soutenues dans le cadre du programme Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest (Pafao)  porté par le CFSI et la Fondation de France et soutenu par l’Agence française de développement. Pour que ce type d’innovations se développe et perdure, le CFSI a besoin de vous ! Faites un don.

Pour en savoir plus sur le projet.

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