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Nourrir le monde

Innover face à la crise : avec Acting for Life au Bénin, au Burkina Faso et au Togo

13/05/2020
Sensibilisation dans les écoles, Burkina Faso © Martin Demay Rasca Production
Le programme Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest (Pafao), porté par le CFSI et la Fondation de France, soutient plusieurs

Le programme Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest (Pafao), porté par le CFSI et la Fondation de France, soutient plusieurs initiatives d’Acting For Life, partenaire des organisations ouest-africaines Hortitechs, la Confédération paysanne du Faso (CPF) et Oadel qui travaillent en faveur de l’agriculture familiale au Bénin, au Burkina Faso et au Togo.

Alors que dans ces trois pays, l’agriculture contribue à hauteur d’environ 35 % du PIB et emploie au moins deux tiers de la population active (80 % pour le Burkina Faso), cette activité ne protège les paysans ni de l’insécurité alimentaire ni de la pauvreté. Le manque de politiques de soutien, la faible valorisation des produits locaux et la concurrence des produits alimentaires importés à bas prix constituent un frein au développement des productions locales.

L’objectif de cet accompagnement est de donner les moyens aux exploitations familiales de trouver des débouchés de vente réguliers. Créé il y a plus de 40 ans par du personnel d’Air France, Acting for Life travaille avec le groupe Servair, première entreprise française de restauration aérienne et de nettoyage cabine. Cette dernière s’est proposée comme acheteur principal auprès des producteurs de fruits et légumes et des transformateurs (de riz, jus de fruits, etc.), accompagnés par les organisations Oadel au Togo, Hortitechs Développement au Bénin et CPF au Burkina Faso. Ce partenariat permet de distribuer des plats préparés à partir de produits locaux auprès d’entreprises, compagnies aériennes, bars-restaurants et cantines scolaires.

La crise Covid-19 vient bouleverser les projets en cours. Avec la fermeture soudaine des écoles, des entreprises, des hôtels et des restaurants, Estelle Dandoy d’Acting For Life témoigne d’une situation difficile. Malgré cela, les partenaires locaux s’adaptent et innovent pour trouver d’autres canaux de distribution.

« Si les conditions de production ne sont pas encore affectées par la crise, la commercialisation l’est beaucoup plus. Certains débouchés commerciaux sont littéralement bloqués, à l’instar des nombreux marchés, entreprises, hôtels et restaurants fermés. Plus spécifiquement, sur les projets que nous suivons, la commercialisation des denrées agricoles est arrêtée auprès des communes qui approvisionnent normalement les écoles au Burkina Faso (ces dernières étant fermées), des entreprises telles que Servair (fortement liée au transport aérien) ou du restaurant universitaire de Lomé, ou encore de certains maquis (restaurants de rue) qui préparent habituellement les repas pour les ateliers et séminaires (les regroupements étant interdits). »

La crise peut aussi représenter une opportunité économique pour les exploitations familiales et les transformateurs de proximité. À l’heure où de nombreux marchés ferment, les ventes, en circuits courts, sur commandes et à domicile, peuvent se développer. 

« Au Bénin, par exemple, une application " Bénin Restoo " a été créée pour développer la vente de plats préparés à domicile. Acting For Life accompagne ainsi l’Amap Bénin, notamment à travers la création de nouveaux outils marketing, afin que les produits locaux gagnent de nouvelles parts de marché et que les habitudes d’achats changent (incitation à l’achat local).

Au Burkina Faso, les organisations de producteurs que nous accompagnons dans la région des Cascades avec la CPF, ne pouvant plus écouler leurs produits dans les cantines scolaires, ont mis en place un groupe WhatsApp pour se faire connaître des autres acheteurs publics (maisons d’arrêt, hôpitaux) et écouler leurs produits. »

Le 15 juin 2020, nous célébrons la Journée mondiale contre la faim. La crise du Covid-19 aggrave une situation déjà structurellement difficile pour l’agriculture familiale. Il est plus que jamais nécessaire de défendre ces systèmes agricoles et alimentaires qui privilégient des produits locaux, durables, en circuits courts et qui permettent aux producteurs et transformateurs de vivre dignement de leur travail, tout en assurant aux consommateurs une alimentation saine et de qualité. Soutenez les actions du CFSI, faites un don.

 

Nourrir le monde

Covid-19 – Quelle situation en Afrique de l’Ouest ?

13/05/2020
Vente en kiosque, Burkina Faso © Upromabio
Dans une tribune parue le 23 avril dernier, 100 membres de Cités Unies France, association nationale qui regroupe les colle

Dans une tribune parue le 23 avril dernier, 100 membres de Cités Unies France, association nationale qui regroupe les collectivités territoriales françaises engagées dans l’action internationale depuis 1975, rappelaient qu’« agir localement tout en garantissant une action internationale, c’est la voie pour que cette lutte soit efficace et, surtout, pour éviter la propagation du virus dans des zones pour le moment encore peu touchées. » À cet effet, l’association annonçait avoir lancé « un fonds de solidarité, alimenté par les collectivités françaises, destiné à soutenir les collectivités territoriales africaines dans leurs efforts quotidiens pour venir en appui à la population avant, pendant, mais aussi après la crise » (source : « Nous, élus locaux de France, sommes particulièrement inquiets pour le continent africain » le Monde Afrique, 23 avril 2020).

En tant qu’acteur de la coopération et de la solidarité internationale, le CFSI souhaite faire écho à cet appel, en relayant une série de témoignages recueillis du 2 au 15 avril 2020 sur la situation dans les pays où il est présent à travers l’action de ses membres et partenaires.

Une crise sanitaire qui menace la sécurité alimentaire et les exploitations familiales …

La perturbation de la chaîne d’approvisionnement alimentaire fait craindre une augmentation de la sous-nutrition et de la malnutrition du fait de la flambée des prix sur certaines denrées, l’impossibilité pour les enfants d’accéder à la cantine scolaire, l’appauvrissement des paysannes et paysans réduits à laisser pourrir leurs récoltes sans possibilité d’accéder aux marchés.

« La fermeture des marchés hebdomadaires affecte sévèrement beaucoup d'exploitations familiales ; la baisse de mobilité entraîne la fermeture de plusieurs restaurants insérés dans les chaînes de produits locaux. Quand ceux qui produisent l'essentiel des denrées vivrières et qui représentent plus de 60% des consommateurs de produits alimentaires sont "touchés", il y a problème. La solution durable est de permettre aux paysannes et paysans de produire et de maintenir leur pouvoir d’achat. » Mar Ngom, FONGS (Sénégal). Pour en savoir plus, lire l’article « Innover face à la crise avec Acting For Life ».

 « Pour les producteurs, la situation devient très difficile car les ventes ont beaucoup baissé sur les marchés ruraux. Autant dire que les légumes et autres récoltes périssables seront majoritairement perdus après plusieurs mois de durs labeurs. » Karfa Diallo, Enda Pronat (Sénégal).

…  et qui exacerbe les inégalités sociales

Dans les quartiers pauvres qui accueillent 70 % des habitants des villes, sans accès à l’eau potable, impossible de respecter ni le confinement, ni les gestes barrières. Chargées de la famille mais aussi des petits commerces informels de rue ou du transport de l’eau, les femmes sont en première ligne face au virus.

« Si la situation risque d’être pire dans les zones rurales car tous les marchés hebdomadaires arrêtés constituent les rares activités économiques d'envergure, ce sont les quartiers populaires de la capitale qui constituent de véritables poudrières. Le secteur informel [NDLA: sur lequel repose 80 % de l’économie africaine] assure à la majorité des familles de ces quartiers des revenus indispensables à l'accès à la nourriture. Il y a déjà beaucoup d'actes de défiance au couvre-feu, et tout autre resserrement du confinement peut déclencher un soulèvement. » Karfa Diallo, Enda Pronat (Sénégal)

« Pour l’unité de transformation du bissap, chaque année nous recrutons 20 femmes mais cette année nous n’en avons pris que 10. Pour la transformation de la mangue, on emploie 60 femmes, cette année ce sera 30. Notre production va chuter de 50 %. » Eugène Millogo, Upromabio (Burkina Faso). Pour en savoir plus, lire l’article « Au Sénégal, les femmes transformatrices de poisson en grande difficulté ».

« Des éleveurs sont déjà obligés de vendre à moitié prix leur production. Il arrive même qu'ils troquent. En fait, ils sont en train de décapitaliser pour faire face à la situation. On entrera bientôt dans une situation de crise. » Adja Sene, Apess (Sénégal). Pour en savoir plus, lire l’article « Covid-19 et crise laitière : N’exportons pas nos problèmes ! ».

Innover pour rendre les produits locaux accessibles à toutes et tous

Les structures soutenues par le programme Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest (Pafao) se mobilisent pour innover et faire en sorte que les produits locaux soient distribués et accessibles à ceux qui en ont besoin.

Cette crise sanitaire questionne nos modèles de production, de consommation et de transactions, en particulier pour les produits agricoles. Le modèle productiviste, dans un système mondialisé dérégulé, dégrade les écosystèmes et représente une impasse pour la pérennité et le développement de l’agriculture familiale. Les systèmes alimentaires durables fondés sur une gestion économe des ressources naturelles sont une nécessité et une réelle opportunité pour les économies rurales. » Estelle Dandoy, Acting For Life (Burkina Faso, Togo). Pour en savoir plus, lire l’article « Innover face à la crise avec Acting For Life ».

Plus que jamais en ces temps troublés, nous avons besoin de votre soutien pour que chacun puisse vivre dignement et contribuer à reconstruire un monde plus juste et solidaire. Soutenez nos actions, faites un don.

Nourrir le monde

Témoignage : Covid-19 et risques sur la sécurité alimentaire en Afrique de l'Ouest

05/05/2020
Distribution de fruits et légumes, Sénégal © Enda Pronat
Alors que 53 pays africains sur 54 sont atteints par le coronavirus (voir ici la carte évolutive), Karfa Diallo d’Enda Pronat au Sénégal, association soutenue par le CFSI depuis 2014, se mobilise auprès des exploitations familiales pour sauver la production de la région maraîchère des Niayes. 80 % de la production horticole sénégalaise et plus particulièrement, l'approvisionnement de l'agglomération dakaroise en produits frais, dépendent de cette région.

Alors que 53 pays africains sur 54 sont atteints par le coronavirus (voir ici la carte évolutive), Karfa Diallo d’Enda Pronat au Sénégal, association soutenue par le CFSI depuis 2014, se mobilise auprès des exploitations familiales pour sauver la production de la région maraîchère des Niayes. 80 % de la production horticole sénégalaise et plus particulièrement, l'approvisionnement de l'agglomération dakaroise en produits frais, dépendent de cette région.

« Le circuit court que nous avons mis en place avec la coopérative Sell Sellal repose sur des exploitations familiales de la région de Thiès avec des ventes en gros dans les marchés de proximité, des marchés de niche et des clients institutionnels (cantine scolaire, crèche, entreprises...) à Dakar, c'est-à-dire à 70 km.

La fermeture des marchés territoriaux et l'interdiction de transport, au moment même où les récoltes battent leur plein, affectent fortement les revenus des ménages. Après plusieurs mois de dur labeur, les légumes et autres denrées périssables seront majoritairement perdus.

Ainsi, ces familles pauvres risquent d’être plongées dans une situation d’insécurité alimentaire sans précédent. Fort de ce constat, Enda Pronat fait tout son possible pour soutenir les exploitations familiales afin de parer à la crise alimentaire qui guette. Notre mission est de leur apporter une aide d’urgence. »

Propos recueillis par téléphone le 20 avril 2020.

Le CFSI quant à lui rappelle que plus que jamais, si nous voulons éviter une hécatombe sanitaire et une insécurité alimentaire, la coopération internationale est nécessaire pour empêcher une envolée des prix sur les marchés, un gaspillage des ressources alimentaires et un effondrement dramatique de l'économie mondiale. Plus particulièrement en Afrique de l'Ouest, le CFSI appelle à la solidarité pour défendre l'agriculture familiale et paysanne et les métiers artisanaux qui permettent aux populations de vivre de leur travail et de produire une alimentation saine et durable à base de produits locaux. Faites un don. 

Nourrir le monde

Au Niger : une éleveuse témoigne « Sauvons le lait local »

25/02/2020
Rekia Siwa © cfsi 2019
Depuis 2019 le CFSI anime en France la campagne « N’exportons pas nos prob

Depuis 2019 le CFSI anime en France la campagne « N’exportons pas nos problèmes », une initiative d’ONG belges et françaises née en soutien à une campagne ouest-africaine « Mon lait est local ». Portée par des organisations d’éleveurs et de transformateurs du Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad, cette dernière a été lancée en 2018 afin de promouvoir le lait local et demander des politique laitières durables en Afrique.

Rekia Siwa productrice et transformatrice de lait au Niger, présidente du collectif des femmes du Réseau des organisations des pasteurs et éleveurs du Niger (Ropen) et membre de la coalition « Mon lait est local » du Niger, nous parle des difficultés des éleveurs face aux changements climatiques et à la concurrence des importations de poudre de lait venues d'Europe.

Découvrir son témoignage sur notre chaine Youtube :

Sur le même thème, écouter le témoignage de Maïrama Haman Bello, responsable formation professionnelle à l’Apess Cameroun.

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