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Nourrir le monde

Au Niger : une éleveuse témoigne « Sauvons le lait local »

25/02/2020
Rekia Siwa © cfsi 2019
Depuis 2019 le CFSI anime en France la campagne « N’exportons pas nos prob

Depuis 2019 le CFSI anime en France la campagne « N’exportons pas nos problèmes », une initiative d’ONG belges et françaises née en soutien à une campagne ouest-africaine « Mon lait est local ». Portée par des organisations d’éleveurs et de transformateurs du Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal et Tchad, cette dernière a été lancée en 2018 afin de promouvoir le lait local et demander des politique laitières durables en Afrique.

Rekia Siwa productrice et transformatrice de lait au Niger, présidente du collectif des femmes du Réseau des organisations des pasteurs et éleveurs du Niger (Ropen) et membre de la coalition « Mon lait est local » du Niger, nous parle des difficultés des éleveurs face aux changements climatiques et à la concurrence des importations de poudre de lait venues d'Europe.

Découvrir son témoignage sur notre chaine Youtube :

Sur le même thème, écouter le témoignage de Maïrama Haman Bello, responsable formation professionnelle à l’Apess Cameroun.

Nourrir le monde

En Guinée-Bissau, des femmes se mobilisent pour défendre une huile de palme durable

25/02/2020
Formation à l'utilisation de la presse, Guinée Bissau © Grdr – Amap Bénin
Dans la région de Cacheu au nord de la Guinée-Bissau, 600 femmes vivent de l’extraction et de la transformation de l’huile de palme.

Dans la région de Cacheu au nord de la Guinée-Bissau, 600 femmes vivent de l’extraction et de la transformation de l’huile de palme. La forêt où poussent les palmiers sauvages occupe 8 % du territoire.

Riche en vitamines A et E, l’huile de palme est centrale dans l’alimentation et la culture des familles rurales. Pourtant, à cause d’un équipement peu adapté, les travaux de cueillette, de transformation et de conservation des fruits à huile sont pénibles et exigeants. Le rendement est faible.

L’activité traditionnelle de ces femmes est concurrencée par l’huile de palme industrielle de Côte d’Ivoire et menacée par la déforestation en faveur de la production de bois de charpente.

Le Grdr, membre du CFSI, accompagne ces femmes depuis 2015 afin qu’elles conservent et développent leur activité vers les marchés de la région. En certifiant leur production « huile de palme durable et de qualité », l’objectif est non seulement de préserver la biodiversité de la forêt mais également de nourrir les populations locales avec des produits à prix accessibles et de bonne qualité nutritionnelle.

Presse, fûts, bassines, seaux, tamis, bâches, brouettes … La première phase du projet s’est concentrée sur la fourniture de matériel et la formation des femmes aux techniques de production.

« Avec la presse, on produit plus rapidement, sans difficultés et avec un meilleur rendement. Les bâches reçues sont de très bonne qualité et ont beaucoup aidé à la production d’huile de palme propre car le séchage des noix se faisait à même le sol et en cas d’averse, on ramassait le sol en même temps. Les brouettes ont été très utiles dans le transport des noix de palme mais aussi de l’huile produite vers la route pour la commercialisation. Les unités de transformation ont regroupé l’ensemble des productrices dans un seul lieu, facilité la production surtout pendant la saison des pluies et ont servi à protéger contre les contaminations bactériennes », témoigne Ana Gomes, membre du comité de gestion des équipements du groupement Batoumnafood de Bounocli.

La seconde étape consiste désormais à développer les débouchés commerciaux, en ciblant plus particulièrement les marchés de Canchungo, Bissau et Ziguinchor (Sénégal). Il s’agit de renforcer les capacités de négociation des femmes avec les autres acteurs de la filière : service de l’État, distributeurs, organisations de consommateurs afin de promouvoir leurs produits.

Au total, ce projet ambitionne de soutenir 480 familles jusqu’à fin 2020. Pour que ces femmes conservent leur indépendance, elles ont besoin de votre soutien.

Pour en savoir plus sur ce projet, lisez l'interview de Abdou Seydou Mané, référent « développement rural » au Grdr.

Ce projet fait partie des projets sélectionnés dans le cadre du programme CFSI-Fondation de France « Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest ». Pour soutenir de nouvelles initiatives, le CFSI a besoin de votre soutien. Faîtes un don !

 

Nourrir le monde

En Guinée-Bissau : les femmes développent le sel durable dans les mangroves !

11/12/2019
Alberta Sambé, productrice de sel à N’Tchugal © Univers-Sel
Dans les mangroves d’Afrique de l’Ouest, la saliculture est pratiquée exclusivement par des femmes, dont elle assure 57 % des revenus.

Dans les mangroves d’Afrique de l’Ouest, la saliculture est pratiquée exclusivement par des femmes, dont elle assure 57 % des revenus.

Avec 2 000 à 3 000 tonnes de sel par an, la région Oio est la principale zone de production de sel en Guinée-Bissau.

Les femmes grattent la surface des terres salées puis filtrent la matière obtenue à l’eau de mer. Cette saumure est alors chauffée sur le feu pour en extraire le sel. Cette technique traditionnelle de production de sel est fortement consommatrice de bois de cuisson et exerce une importante pression sur la mangrove. 9 000 tonnes de bois de cuisson sont nécessaires chaque année pour obtenir 3 000 tonnes de sel. De plus, les femmes inhalent pendant des heures des vapeurs toxiques.

Univers-Sel, une association de paludiers de Guérande, membre du CFSI, s’est inspirée de la technique des marais salants utilisée en France, où les bassins naturels réchauffent l’eau et la filtrent naturellement. 

Adaptée au contexte africain, cette technique solaire est simple : au lieu d’utiliser le bois de chauffe pour faire cristalliser le sel, les saumures sont disposées sur des bâches où la cristallisation se fait sous l’effet du soleil et du vent.

Le coût d’une bâche est faible. Son utilisation permet de produire jusqu’à 1 tonne de « sel solaire » par bâche et par saison et réduit les coûts d’exploitation de 42 % par l’économie d’achat de bois de cuisson. Ces bâches pourront ensuite être réutilisées, par exemple pour isoler les toits des maisons.

« Cette nouvelle technique nous a beaucoup apporté. Nous avons pu produire du sel sans la fatigue que nous connaissions avant, sans feu, sans porter de bois, sans transporter d’eau. Tout cela nous épuisait, c’était dur. Mais à présent le travail s’est allégé, nous avons même produit davantage que les années précédentes. » Alberta Sambé, productrice de sel à N’Tchugal (secteur de Mansoa)

À l’horizon 2020, ce projet vise à diffuser cette technique de production de sel solaire dans une quarantaine de villages comptant 1 500 familles. Vous avez aimé ce projet ? Le CFSI a besoin de votre soutien, Faites un don.

 

Nourrir le monde

Au menu du festival ALIMENTERRE : une ouverture sur le monde

11/12/2019
Oumou Khairy Diallo en visite dans un élevage de vaches © CFSI, 2019
Chaque année, plusieurs invités internationaux viennent témoigner de leurs expériences pendant une quinzaine de jours à travers la France dans le cadre du festival ALIMENTERRE.

Chaque année, plusieurs invités internationaux viennent témoigner de leurs expériences pendant une quinzaine de jours à travers la France dans le cadre du festival ALIMENTERRE.

Ils se joignent au millier d’intervenants pour assurer un regard croisé des enjeux et des solutions dans le monde, pour une agriculture et une alimentation durables et solidaires. Du 12 au 26 novembre 2019, le CFSI a accueilli des invités venus du Sénégal et de Guinée-Conakry.

 

 

Pour Seyni Kebe, artisan du projet des cantines scolaires de la région de Dakar en tant que chargé de mission du GRDR, membre du CFSI, cette tournée, « ce marathon » comme il aime l’appeler, est une belle réussite. Si toutes les interventions se sont bien passées, il a pu constater la difficulté de convaincre sur les sujets d’une meilleure alimentation, particulièrement lorsqu’il est question de public scolaire. Il note que les débats sont plus efficaces lorsqu’ils ont lieu en petits groupes et qu’ils sont structurés par une animation dont les élèves sont les acteurs. De même, les débats associant plusieurs intervenants aux points de vue divergents renforcent davantage les discussions. Il a pu rencontrer différents types d’acteurs du territoire et est allé visiter plusieurs systèmes de restauration collective ainsi que plusieurs initiatives alimentaires territoriales. Dans l’ensemble, Seyni garde un très bon souvenir de cette tournée et compte bien poursuivre ses activités vers l’élaboration de systèmes agroalimentaires durables et solidaires au Sénégal.

Kerfalla Camara, directeur de la Maison guinéenne de l'entrepreneur, a l’habitude de dispenser des formations et de réaliser un travail de sensibilisation auprès des acteurs locaux. La tournée a été « très enrichissante » pour Kerfalla, Il a fait de très belles rencontres, il a pu intervenir à la Radio aux côtés de Marie Prinet, chargée de mission au CROSI, l’une des deux organisations coordinatrices du festival ALIMENTERRE en Occitanie (partie Midi-Pyrénées ; la partie Languedoc Roussillon étant coordonnée par LAFIBALA), ou encore visiter des exploitations agricoles du territoire. Il note le grand militantisme qu’il a rencontré au fil de ses déplacements. Des contacts ont été échangés, ce qui laisse entrevoir de futures collaborations.

Du côté de la sensibilisation, Kerfalla relève que le thème des migrations revient régulièrement dans les débats, ce qui en fait selon lui une bonne porte d’entrée pour discuter des sujets qui s’y rattachent, comme l’agriculture, l’alimentation ou le développement. Vis-à-vis des scolaires, Kerfalla soulève l’efficacité des activités « brise-glace » telles que les débats mouvants et autres pour faciliter la prise de parole des étudiants. Il faut également selon lui, insister sur la question des organisations paysannes et du fonctionnement des coopératives.

Oumou Khairy Diallo est éleveuse laitière. Elle est présidente du Directoire régional des femmes en élevage de Kaolack au Sénégal, mais aussi membre de plusieurs organisations paysannes. Elle milite au quotidien auprès des femmes, auprès des jeunes, afin de promouvoir une agriculture familiale, durable, qui soit rémunératrice pour les travailleurs et les travailleuses agricoles et juste pour tous. Elle a beaucoup apprécié la chaleur des accueils et remercie les bénévoles et les coordinations territoriales organisatrices du festival pour cela. Oumou a particulièrement apprécié de « se remettre dans son ancien métier » d’enseignante auprès des publics scolaires où elle aimait déconstruire les mots « agri-culture » pour reconstruire du sens et remettre la question de la production locale au goût du jour. Des adresses ont été échangées et des contacts ont été pris.

Cette tournée, riche en partages, découvertes et ouverture sur le monde, a été un franc succès. Le festival ALIMENTERRE 2019 s’est terminé le 30 novembre. Rendez-vous l’année prochaine à partir du 15 octobre 2020 !

 

 

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