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Ressources et presse | Comité Français pour la Solidarité Internationale

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  • Thème : Coopérer autrement
  • Type de document : Article et témoignage projet

Coopérer autrement

Au Congo Brazzaville : des actions en faveur du droit à la santé

10/10/2017
Un centre de santé au Congo Brazzaville © PCPA Congo
Depuis 25 ans, le Congo a vu ses indicateurs de santé progresser : de 1990 à 2015, le taux de mortalité maternelle a diminué de 603 à 442 pour 100 000 naissa

Depuis 25 ans, le Congo a vu ses indicateurs de santé progresser : de 1990 à 2015, le taux de mortalité maternelle a diminué de 603 à 442 pour 100 000 naissances, le taux de mortalité des moins de 5 ans est passé de 94 à 45 pour 1 000 naissances et l’espérance de vie a augmenté de +3 ans (59 ans en 2013). source : Organisation mondiale de la santé, bureau régional Afrique.

Malgré ces améliorations, il reste beaucoup à faire. Pour le VIH par exemple, le taux de contamination des 15 – 49 ans est de 3,3 % (contre 0,4 % en France. source : Banque mondiale). L’accès aux médicaments des personnes infectées par le VIH au stade avancé de la maladie demeure difficile (17 % en 2014), plaçant le Congo en queue de liste des pays africains. Les associations ACBEF (Cercle d’action pour la promotion du bien-être social) et CABS (Cercle d’action pour la promotion du bien-être social) ont décidé de mener une enquête pour vérifier la prise en charge des personnes atteintes du VIH et mesurer l’efficacité des mesures prises par le gouvernement dans le domaine, dans quatre localités (Brazzaville, Dolisie, Ouesso et Pointe Noire).

Dans un autre registre, à Dolisie, les associations CODAC (Les Compagnons du Devoir et de l’Action) et ABDATEK (Association pour la Bible, le Développement et l’Alphabétisation) sensibilisent 450 filles-mères à la contraception pour éviter les grossesses précoces.

Azur Développement et le CJID (Club Jeunesse Infrastructures et Développement) apportent soins et assistance juridique à une cinquantaine de femmes et d’enfants victimes de violences psychologiques, physiques et sexuelles. Ils mènent également des campagnes de sensibilisation et de prévention.

En tout, ce sont 14 organisations membres du PCPA Congo qui agissent dans le domaine de la santé. Pour que ces actions continuent, nous comptons sur vous ! Merci pour votre don.

Le PCPA Congo est financé par l'Agence française de développement, l'Union européenne, les membres du PCPA Congo et les donateurs du CFSI.

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Le CFSI s'engage pour le développement durable

10/10/2017
Les 17 Objectifs de développement durable
Aujourd’hui on parle souvent d’interdépendances : sur les différents continents, les territoires font face aux mêmes questions.

Aujourd’hui on parle souvent d’interdépendances : sur les différents continents, les territoires font face aux mêmes questions. Cette prise de conscience s’est traduite en 2015 par l’adoption aux Nations Unies de 17 objectifs de développement durable (ODD) avec pour finalité, à l’horizon 2030, d’éradiquer l’extrême pauvreté, de réduire les inégalités et de promouvoir un mode de développement compatible avec la lutte contre les dérèglements climatiques.

Au sein du CFSI, le programme Coopérer Autrement en Acteurs de Changement (CAAC) prend comme cadre les ODD : il soutient des actions qui se déroulent en France et à l’étranger, autour d’un même enjeu partagé. Il mise sur l’universalité des problématiques et la nécessité de construire des solutions, ensemble, alliant des territoires et acteurs nature différentes. Le CAAC construit ainsi un monde plus solidaire, à l’opposé des logiques concurrentielles.

Parmi les 9 opérations pilotes du programme, le projet énergétique du GERES au Mali cible l’ODD 7 : garantir l’accès à tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes à coût abordables.

Le Mali fait face à un défi énergétique important : en 2013, seules 18 % des zones rurales avaient accès à l’électricité, obligeant les populations à utiliser des générateurs diesel pour l’éclairage. L’objectif de ce projet est de garantir l’accès à une énergie 100 % renouvelable aux habitants et entreprises du territoire de Koutiala. En créant une zone d’activité électrifiée, les entreprises sont alimentées avec un « mix » d’électricité solaire et thermique renouvelable garantissant à la population (environ 28 000 personnes) un accès aux produits quotidiens (tels que le pain et l’huile) tout en permettant un développement économique du territoire.

Pour en savoir plus sur le programme CAAC

Grâce à ses actions favorables à la promotion d'une souveraineté alimentaire basée sur des systèmes agricoles et alimentaires territorialisés, le CFSI a contribué à la rédaction du rapport sur l’appropriation des ODD par les citoyens français en partant de ses expériences sur la sensibilisation du public aux enjeux agricoles et alimentaires. Lire l'article qui lui est consacré dans le rapport que le Comité 21 a édité en juin 2017. 

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Insertion des jeunes et droit de l'enfant en Algérie

10/10/2017
Petite fille dessinant © PCPA Joussour
Piloté par le CFSI depuis 2008, le programme concerté pluri acteurs Joussour (PCPA Algérie) s’est donné pour m

Piloté par le CFSI depuis 2008, le programme concerté pluri acteurs Joussour (PCPA Algérie) s’est donné pour mission de faire progresser les droits de l’enfant en Algérie. Depuis sa création, ce sont près de 68 000 enfants âgés de 0 à 12 ans qui ont bénéficié de ses actions sur un total de 316 000 bénéficiaires.

Handicaps mentaux et physiques : plus de droits et une meilleure prise en charge

Lutte contre les discriminations, inclusion à l’école, accès aux loisirs et à la culture… les associations membres du programme cherchent à développer des dispositifs de prise en charge pluridisciplinaires adaptés et innovants, comme la création de postes d’auxiliaire de vie scolaire.

L’Association des handicapés et leurs amis de Bouzeguene a fondé une Maison de santé Handicap. En plus d’assurer les missions d’information, d’orientation, d’appui à la constitution de dossiers administratifs, cette structure permet de créer des liens et des synergies entre 50 acteurs directement concernés par le handicap (associations, professionnels, chercheurs de la faculté de psychologie et pouvoirs publics).

Le développement de services de proximité

Bibliothèques mobiles, crèches, aires de jeux, campagne en faveur de l’environnement… les initiatives sont nombreuses et variées. Elles ont pour but de renforcer le lien social et d’éveiller les enfants à la citoyenneté.

L’Association culturelle Bel horizon a participé à la formation de 25 jeunes au métier de médiateur culturel. Ils font le lien entre les différents intervenants de la vie culturelle, améliorent et favorisent l'accès des jeunes et des populations à l’offre culturelle des institutions.

Encourager la jeunesse à venir en aide à l’enfance

D’autres associations membres, spécialisées dans le public jeune, encouragent la création d’actions en faveur d’enfants défavorisés. Ainsi l’organisation de sorties et d’activités ludiques avec des enfants orphelins placés en institution, ou encore des projets vidéos ou de théâtre pour recueillir des fonds à l’attention de ces derniers.

Toutes ces initiatives sont possibles grâce à une caractéristique majeure du programme : faire dialoguer ensemble les associations, les pouvoirs publics locaux, régionaux, nationaux et les services déconcentrés de l’État. Aujourd’hui, 133 organisations algériennes et françaises y participent : elles travaillent ensemble et échangent leurs savoir-faire pour la réussite de leurs projets.

Pour en savoir plus sur les projets menés au sein du PCPA Joussour. Le PCPA était également à l'honneur dans le rapport annuel 2016 de l'AFD.

PCPA Joussour est financé par l'Agence française de développement, l'Union européenne, la Fondation de France, la Fondation RATP, les membres du PCPA Algérie et les donateurs du CFSI.

 

Coopérer autrement

Les travailleurs des plantations n'ont pas la banane !

02/03/2017
Visuel de la campagne pour la santé des travailleurs de la Banane © CGT
Intoxications aux pesticides, accidents du travail, législations peu protectrices et mal appliquées, répression contre des syndicalistes…  concernent les centaines

Intoxications aux pesticides, accidents du travail, législations peu protectrices et mal appliquées, répression contre des syndicalistes…  concernent les centaines de milliers de femmes et d’hommes qui produisent des bananes en Amérique latine mais aussi en France, notamment en Guadeloupe. C’est ce qui ressort du témoignage accablant de Gilbert Bermudez, représentant de la Coordination latino-américaine des syndicats de travailleurs des bananeraies (COLSIBA) [1], lors du débat organisé par le CFSI sur les droits des paysans et des autres travailleurs ruraux, le 23 novembre 2016.

Pour améliorer les conditions de travail des personnes qui produisent les bananes que nous consommons, le CFSI soutient le projet mené par un de ses membres, la CGT, avec COLSIBA, la CGT Guadeloupe, Indecosa–CGT et l’association Banana Link. Cette action vise à informer les travailleurs, former des syndicalistes et obtenir une amélioration des législations ainsi que de leur mise en œuvre. La CGT et ses partenaires demandent en particulier à leurs pays respectifs – l’action du projet couvre 8 pays d’Amérique latine et la France – de ratifier la convention 184 de l’Organisation internationale du travail sur la sécurité et la santé dans l'agriculture.

Le CFSI plaide également pour que la France soutienne et participe de manière constructive à l’élaboration de la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales, avec une attention particulière au droit à la santé et à la sécurité au travail.

Pour en savoir plus sur le projet

Ce projet s'intègre dans le programme "Coopérer autrement en acteurs de changement", financé par l’Agence française de développement, la Fondation Abbé Pierre et le Comité Français pour la Solidarité Internationale.


[1] La COLSIBA est une coordination des 28 syndicats des bananeraies d’Amérique Latine issus de 8 pays (Guatemala, Honduras, Nicaragua, Costa-Rica, Panama, Colombie, Équateur, Pérou)

 

Coopérer autrement

Au Congo, préserver les droits des femmes veuves

02/03/2017
Session de formation de femmes veuves © CUDHOC
A l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars, le CFSI rappelle son engagement pour l'émancipation des femmes à travers le monde. En 2017, le PCPA Congo soutient 2 projets pour faire évoluer les mentalités et protéger les droits des femmes veuves.

A l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars, le CFSI rappelle son engagement pour l'émancipation des femmes à travers le monde. En 2017, le PCPA Congo soutient 2 projets pour faire évoluer les mentalités et protéger les droits des femmes veuves.

Dans certaines localités du Congo, une femme qui perd son mari, perd aussi ses droits et devient très vulnérable. Spoliation des biens, privation d’héritage et soumission dégradante à leurs belles familles (pleurer sans cesse, garder la tête baissée, dormir à même le sol sur une natte, se nourrir une fois par jour, se raser la tête…) sont le lot de nombreuses femmes.

En 2015, à l’occasion de la journée internationale du veuvage, la ministre congolaise des Affaires sociales de l’époque, Mme Emilienne Raoul, a rappelé que « les rites de veuvage sont fortement ancrés, nombreux et variés selon les espaces géographiques et sociologiques. Ils consistent en des privations parfois des maltraitances qui visent à rappeler à la femme que rien ne sera plus comme avant. Ils ont cette particularité d’être dégradants, humiliants et de bafouer un droit humain fondamental, celui de la dignité humaine ».

Pourtant un arsenal juridique international et congolais est censé les protéger. En 2017, le PCPA Congo soutient 2 projets menés par 5 organisations congolaises (ALPN, CREDO, CUDHOC, ADF et CNDPH)  engagées pour faire évoluer les mentalités et protéger les droits de ces femmes. Sensibilisation des hommes pour qu’ils protègent leurs épouses via des testaments, communications auprès des chefs traditionnels et des familles pour lutter contre ces mauvais traitements et rappeler la loi, diffusion du droit auprès des femmes et accompagnements juridique et psycho social des veuves contribuent à faire évoluer la société et les pratiques culturelles non respectueuses des droits des femmes.

À travers ses différents programmes, le CFSI encourage et valorise la participation des femmes aux espaces de concertation et de décision. Il contribue à leur émancipation en favorisant leur accès à l’éducation, à la formation professionnelle, aux ressources économiques et productives. Pour que ces projets continuent, faites un don.

Coopérer autrement

Témoignage : Joussour, un accélérateur d'initiatives et d'innovations citoyennes

02/03/2017
Adel Bourgazene président de l’Association Insaf
Le programme Joussour (aussi appelé PCPA Algérie) - créé en 2007 par le CFSI, des associations algé

Le programme Joussour (aussi appelé PCPA Algérie) - créé en 2007 par le CFSI, des associations algériennes et françaises, ainsi que des collectivités locales - compte 134 associations et institutions algériennes et françaises. Il les soutient dans la mise en œuvre de projets destinés à l’enfance en difficulté et à l’insertion des jeunes. Membre élu au sein du comité de pilotage du programme, Adel Bourgazene président de l’Association Insaf pour la défense des droits de l’enfant, nous en explique les principaux apports.

« Le PCPA Algérie a marqué positivement beaucoup d’associations, la preuve est que les membres travaillent ensemble dans des dynamiques autres, en dehors du programme. Nous pouvons donc parler d’un “esprit PCPA” qui s’est installé au niveau des membres et même des non-membres.

Pour notre association, le programme est d’un grand appui. Il nous a permis de passer à des projets de plus grande ampleur, que nous n’aurions jamais pu exécuter seul. Nous sommes ainsi partenaire de l’association l’Étoile culturelle d’Akbou sur le projet « pépinière de jeunes citoyens ». Il développe l'engagement citoyen des jeunes en créant des conseils communaux de jeunes. Il leur donne également les moyens de participer activement à la vie socio-économique de leur pays.

Autre avantage : profiter de l’expertise d’autres associations. À titre d’exemple nous avons fait appel dernièrement à l’association Graine de paix d’Oran pour former 16 animateurs sur la gestion positive des conflits et la médiation. »

Grâce à Joussour, 146 initiatives ont vu le jour depuis 2007. De 2013 à 2016, elles ont bénéficié à 143 000 personnes. 29 % étaient des enfants âgés de 0 à 12 ans, 41 % des jeunes âgés de 13 à 24 ans et 30 % des familles et des adultes.

Pour en savoir plus sur les projets soutenus par Joussour

L’interview complète est à lire ici.

Le PCPA Joussour est soutenu par les donateurs du CFSI, l’Agence française de développement et la Fondation de France.

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Des paniers bio pour lutter contre la grande précarité

02/03/2017
Un couple de paysans salvadoriens vendant des légumes © spf
Les associations de solidarité internationale comme le CFSI jouent un rôle majeur dans la recherche de solutions à des enjeux communs de société.

Les associations de solidarité internationale comme le CFSI jouent un rôle majeur dans la recherche de solutions à des enjeux communs de société. En unissant leurs forces, partageant leurs expériences et leurs savoir-faire, elles luttent quotidiennement contre l’explosion des inégalités, les crises financières successives ou encore la crise écologique. La lutte contre la grande précarité fait partie de ces enjeux.

Au Salvador, le Secours populaire français accompagne des femmes à créer une coopérative de vente de paniers de légumes biologiques avec le soutien du CFSI. Une cinquantaine de femmes et de jeunes, rejoints par 200 producteurs de la région, se sont formés aux techniques de la culture bio (fabrication de bio-pesticides et de fertilisants organiques). Ils consomment leur production et vendent le surplus sous forme de paniers à destination des habitants des villes voisines.

Alors qu’elles vivaient auparavant dans une situation de précarité, les femmes de la coopérative gagnent aujourd’hui en moyenne 190 € par mois, quand le revenu agricole moyen au Salvador est de 95 €. 

En France aussi, le nombre de personnes en difficulté ne cesse de croître. Le Secours populaire français a adapté cette expérience réussie auprès de ses publics. C’est ainsi qu’est né un jardin solidaire biologique à Montauban.

Les bénéficiaires le cultivent eux-mêmes, avec le soutien technique d’un lycée agricole et d’un groupement d’agriculteurs associés au projet. La production est destinée à l’autoconsommation des bénéficiaires et aux magasins solidaires du Secours populaire.

Ce projet pilote démontre l’intérêt d'organiser les échanges entre territoires afin de résoudre des problèmes communs. Ainsi, une expérience réussie de solidarité là-bas peut être bénéfique ici et inversement.

Ce projet s'intègre dans le programme "Coopérer autrement en acteurs de changement", financé par l’Agence française de développement, la Fondation Abbé Pierre et le Comité Français pour la Solidarité Internationale.

Pour que son action continue, le CFSI a besoin de votre soutien.

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Au Congo Brazzaville : tous concernés par l'éducation et la formation des jeunes !

29/11/2016
Groupe de jeunes écoliers - Congo Brazzaville © Emilie Leroux, CFSI
Au Congo, 45 % de la population a moins de 15 ans. Le taux de chômage des jeunes de 15 à 29 ans est de 25 %, le double du taux national.

Au Congo, 45 % de la population a moins de 15 ans. Le taux de chômage des jeunes de 15 à 29 ans est de 25 %, le double du taux national. Interrogés lors de l’animation de groupes de concertations locaux, les citoyens ont choisi d’agir en priorité sur l’éducation et la formation. Grâce au Programme Concerté Pluri-Acteurs (PCPA) - porté par 120 organisations avec le CFSI - 14 organisations de la société civile congolaises (AIDD, JCD, ANAT, AADJFM, CREDO, AVLUS, CABS, SIMCS, ARAEC, AFMDM, SADEMA, AJID, AGRIDEV, CJID) se mobilisent pour mener 10 projets, liés:

  • aux conditions d’apprentissage (écoles et collèges)
  • à l’offre et à la qualité des enseignements (modules de formation adaptée aux besoins du marché)
  • à l’accompagnement social des jeunes.

Tous ces projets intègrent la participation active des populations (par exemple les associations de parents d’élèves, les chefs de quartiers). Elles sont invitées à contribuer financièrement. Les collectes permettent de sensibiliser largement les communautés sur la nécessaire gestion collective et les principes de transparence. L’administration et les pouvoirs publics locaux sont associés et appuient ces initiatives.

Le PCPA contribue au financement de ces projets à hauteur de 188 000 euros et les partenaires doivent mobiliser de leur côté 166 000 euros. Notre action ne se limite pas au financement. Elle a un effet « levier », c’est-à-dire qu’elle accompagne les acteurs à trouver des solutions dans leur environnement, à mobiliser les forces en présence, à trouver des alliés et identifier des solutions adaptées à chaque situation.  

Dans un second temps, le dialogue avec les pouvoirs publics sera renforcé pour que l’Etat remplisse ses engagements en faveur de la jeunesse.

Pour que ces actions continuent, faites un don. 

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Algérie : un théâtre pour tous au coeur de la Wilaya de Béjaïa

29/11/2016
Groupe de jeunes projet théâtre pour tous, association Tudert De Fethoune
Tudert, une association du village Fethoune dans la commune de Chellata à (Béjaïa) s’est donnée pour mission de développer la pratique théâtrale

Tudert, une association du village Fethoune dans la commune de Chellata à (Béjaïa) s’est donnée pour mission de développer la pratique théâtrale et de former des jeunes comédiens.

En lançant le projet de la Caravane « Théâtre pour tous » à destination des enfants et des jeunes de la Wilaya de Bejaia, une région située sur sa côte méditerranéenne à 200 km à l’est d’Alger, Tuder de Fethoune ne s’attendait pas à un tel succès.

À l’issu d’une grande campagne d’initiation menée dans 20 établissements scolaires de la région, l’association a organisé un grand casting auprès de jeunes de 15 à 25 ans. L’idée : créer 6 troupes de théâtre afin de les former au jeu d’acteur, à l’écriture dramatique, à la scénographie ou encore à la chorégraphie et au chant.

L’originalité ? La participation de professionnels issus du Théâtre régional de Béjaïa et de l’Institut supérieur des métiers des arts du spectacle pour le coaching des jeunes et des animateurs ! Une douzaine d’entre eux ont ainsi été formés à la pédagogie artistique et à la gestion de groupe.

Le résultat fut sans égal : une tournée théâtrale qui a su animer les soirées de 16 villages reculés de la région. 3 000 personnes ont pu admirer les créations des 60 jeunes sélectionnés au cours d’une programmation riche de 36 spectacles.

Aujourd’hui, le projet continue avec l’organisation de séances de théâtre forum, la constitution d’une théâtrothèque ou encore, l’animation d’une revue artistique théâtrale.

Quant aux 6 troupes de théâtre formées, elles continuent leurs représentations dans les villages de la Wilaya de Béjaïa.

Ce type d’actions tend à promouvoir la diversité artistique et à renforcer les capacités des jeunes à s’autonomiser. Ils peuvent exprimer leur talent et développer leur esprit d’initiative. En investissant ainsi l’espace public et son animation, ils contribuent à renforcer des liens sociaux fragilisés.

2 jeunes acteurs sur scène, association Tudert De FethouneRépétitions et travail de groupe, association Tudert De Fethoune

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En Algérie, la prise en charge des enfants autistes s'améliore

06/10/2016
enfants © TEJ
En Algérie, l’autisme demeure une pathologie méconnue. Les enfants et leurs familles doivent faire face à de nombreux préjugés.

En Algérie, l’autisme demeure une pathologie méconnue. Les enfants et leurs familles doivent faire face à de nombreux préjugés. La prise en charge des enfants autistes, tout comme les actions de dépistage demeurent inadaptée faute de moyens et peinent à se développer.  

A El Oued, au Sud-est de l’Algérie, l’association TEJ pour la santé en partenariat avec l’association française SOLIMED, ont initié un programme de formation à destination des professionnels de santé et des parents afin de les soutenir dans la prise en charge des enfants autistes.

Accompagnées de consultations médicales, de sorties pédagogiques et de méthodes d’animations participatives, ces formations ont réuni une dizaine de professionnels de santé et bénéficié à une vingtaine d’enfants âgés de 3 à 6 ans et à une quarantaine d’adultes sur une période d’un an.

Grâce à ces formations, les parents ont pu mieux comprendre les difficultés de communication de leur enfant et ne plus avoir honte de leur situation. Une mère témoigne : « Après les formations je ne cherche pas que Soudjoud parle avec moi, mais j’ai compris qu’elle parle avec le corps et pour arriver à un langage verbal elle doit passer par d’autres passages tels que le corporel » et une autre maman affirme « Maintenant je peux participer aux mariages dans le village. Je n’ai plus honte comme avant ». 

Les formations, le stage et les réunions de suivi pédagogique hebdomadaires ont renforcé les compétences des professionnels en dépistage, diagnostic et prise en charge. Après quelques mois d’activités, les troubles de comportement ont diminué chez les enfants et une réelle acceptation et compréhension de ce handicap a été constatée chez les parents. Actuellement 4 enfants autistes, parmi les 20 pris en charge, ont intégré l’école ordinaire. La pérennité du centre à la fin de ce financement est assurée. Tej a reçu la visite de la Ministre de la Solidarité et du Wali de la Wilaya qui ont décidé de soutenir le centre d’accueil pour enfants autistes à long terme et se sont engagés à couvrir les salaires du personnel du centre.

Ce projet a bénéficié d'un financement du CFSI, de l’Agence Française de Développement et de la Fondation de France de 34 396 € dans le cadre du programme PCPA Joussour. Pour la continuité des actions du CFSI, votre soutien est indispensable.

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