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Ressources et presse | Comité Français pour la Solidarité Internationale

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  • Thème : Nourrir le monde
  • Type de document : Article et témoignage projet

Nourrir le monde

Au Burkina Faso : des aliments fortifiés pour les femmes enceintes des quartiers défavorisés

10/10/2017
Vendeuse ambulante d'aliments fortifiés © Gret
À Ouagadougou, la majorité des familles pauvres en zone péri-urbaine n’ont pas accès à des aliments de qualité pour nourrir correctement leurs enfant

À Ouagadougou, la majorité des familles pauvres en zone péri-urbaine n’ont pas accès à des aliments de qualité pour nourrir correctement leurs enfants et prévenir la malnutrition.

Le Gret, en partenariat avec une association burkinabè (Aseff), a lancé un projet de réseau de vente de proximité de farines fortifiées. Ce réseau, appelé « Laafi Benre »(« bonne santé »), a installé des kiosques sur les marchés et développe un système ambulant de porte-à-porte. Les farines sont fabriquées par des entreprises locales à partir de céréales cultivées au Burkina Faso. Destinées aux enfants âgés de 6 à 23 mois, aux femmes enceintes et à celles allaitant leurs enfants, elles sont vendues à un prix abordable sous forme de petits sachets à préparer ou en bouillies prêtes à consommer.

Entre 2014 et 2015, deux kiosques de vente ont été créés dans deux quartiers périphériques de Ouagadougou. Ils sont gérés par deux femmes entrepreneures et quatre vendeuses ambulantes. La tonne et demie de farine produite pendant cette période représente 55 000 repas. 1 500 familles vulnérables de la zone en ont bénéficié et ont été sensibilisées aux bonnes pratiques d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant. Une soixantaine d’emplois dépend du dispositif : de la production dans les unités locales à la commercialisation.

Dès 2016, le Gret a décidé, avec l’appui du CFSI, de consolider l’équilibre économique du dispositif. L’objectif est de diversifier la gamme de produits, d’étendre le réseau de vente et de faire certifier aux normes nationales les unités de production. Ainsi, un complément alimentaire enrichi en vitamines et minéraux Laafi Zoom Koom a vu le jour. Près d’un million de doses journalières sont commandées et distribuées par 8 ONG d’urgence pour des actions humanitaires, dont la Croix-Rouge dans trois régions du pays (Sahel, Nord et Centre Nord).

En 2017, de nouveaux points de vente sont sur le point de naître dans un autre quartier périphérique (Rimkieta).

La réussite de ce projet vient de la formation et l’accompagnement des populations locales. La construction de partenariats avec les différents acteurs, de la production à la distribution en y incluant les leaders d’opinion (maires, chefs traditionnels et agents de santé), permet de consolider la rentabilité économique des activités sur le long terme. 

Ce projet fait partie des initiatives soutenues dans le cadre du programme 
 Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest (Pafao)  porté par le CFSI et la Fondation de France, et soutenu par l’Agence française de développement. Pour que ce type d'actions perdurent et se multiplient, nous avons besoin de votre soutien !

Vendeuse dans un kiosque de distribution d'aliments fortifiés © Gret

Nourrir le monde

Burkina Faso : former et accompagner, la clé du succès pour l'entrepreneuriat des femmes

08/06/2017
Pendant la formation à Ouarkoye, Burkina © Gret
Le CFSI soutient, dans le cadre du programme Pafao, le Gret au Burkina Faso.

Le CFSI soutient, dans le cadre du programme Pafao, le Gret au Burkina Faso. Un vaste programme de formation s’adresse à 17 groupements de femmes transformatrices. L’objectif est d’améliorer la production, la qualité et la mise sur le marché d’une gamme de produits traditionnels appréciés des consommateurs : bouillie infantile, biscuit de manioc, mélange d’épices « soumbala », savon au karité et au miel, etc.

Les techniques de transformation, de vente et de gestion n’ont plus de secrets pour ces 165 femmes. Dix d’entre elles ont même obtenu le Certificat de qualification professionnelle délivré par le lycée Nazi Boni de Dédougou.

Les Journées de l’agroalimentaire ont primé deux des cinq produits nouvellement lancés sur le marché : le petit mil au soumbala et le biscuit de manioc (2ème prix d’une valeur de 125 000 FCFA soit 190 euros).

Grâce à ce projet, 12 groupements ont augmenté durablement leur production et leurs ventes, améliorant ainsi leur chiffre d’affaires de 20 %.

La présidente du groupement Lonkionkwè de la commune de Toma témoigne : « Grâce à ce projet, j’ai été formée aux bonnes pratiques de production du beurre de karité. Je sais choisir les amandes qui ont un bon rendement. J’ai également acquis des bases en gestion. Désormais, je peux mieux organiser mon groupement, mieux attirer la clientèle et améliorer mes ventes ».

Pour soutenir nos projets, faites un don

Nourrir le monde

Togo : 45 femmes réhabilitent une huilerie artisanale

02/03/2017
Inauguration d'une huilerie artisanale au Togo @ ajfd
Le Togo est l’un des pays les plus pauvres de la planète. 1/3 de la population vit avec moins de 2 dollars par jour.

Le Togo est l’un des pays les plus pauvres de la planète. 1/3 de la population vit avec moins de 2 dollars par jour. Situé en zone montagneuse au nord du Togo, le canton de Pana est caractérisé par des conditions climatiques rudes et l’épuisement des ressources naturelles.

Les femmes agricultrices paient un lourd tribut. Avant les premières récoltes, elles se débattent pour assurer la nourriture des enfants, de même que leurs frais médicaux et l’habillement.

45 femmes productrices et transformatrices d’arachide et de karité ont pris l’initiative de réhabiliter une ancienne huilerie artisanale. Organisées en coopérative, elles espèrent valoriser les produits locaux, de façon biologique, huile, beurre de karité, purée et gâteaux d’arachide, afin de les vendre au grand marché de Dapaong et dans les villages environnants.

Accompagné par le CFSI, porté par l’Organisation régionale pour la promotion sociale et agricole (Orepsa) et l’association Avenir des jeunes filles de Dapaong, ce projet vise à équiper, former et soutenir ces femmes pour le développement de leur coopérative. Elles espèrent en tirer un revenu de 30 % supérieur au seuil de pauvreté de cette région.

L’huilerie doit être équipée de nouveaux matériels (moulin, tricycle) et de panneaux solaires pour l’électricité. Les femmes seront formées à des méthodes agro-écologiques pour la culture de l’arachide, aux règles d’hygiène et de sécurité pour la transformation des produits ainsi qu’à la lecture et à la gestion. Le projet les accompagnera également pour organiser la vente de leurs produits (journées de dégustation, émissions de radio…).

Pour que ces projets en faveur des femmes se développent et se multiplient, faites un don.

Inauguration d'une huilerie artisanale @ ajfdPhotos de groupe de femmes productrices d'huile et de karité @ ajfdHuilerie artisanale au Togo - Bâtiment rénové @ ajfd

Nourrir le monde

À Dakar, la vente de paniers bio en plein essor

22/12/2016
Femme vendant des légumes © Enda Pronat - Sabine Chevé
En France, tout comme en Afrique de l'Ouest, la vente de paniers bio rencontre un vif succès auprès des consommateurs soucieux de la qualité de leur alimentation.

En France, tout comme en Afrique de l'Ouest, la vente de paniers bio rencontre un vif succès auprès des consommateurs soucieux de la qualité de leur alimentation. La commande directe sur Internet et la livraison à domicile ou sur un point de vente dédié, facilitent les transactions. De son côté, le producteur s’assure un juste revenu en évitant les intermédiaires. Avec des prix plus rémunérateurs, il peut aussi améliorer la qualité de sa production.

De nombreuses associations construisent des projets de production et de distribution de produits biologiques dans des pays où l’agriculture industrielle fait des ravages. Ces initiatives permettent de lutter contre la baisse de rendement dû aux intrants chimiques, à la perte de fertilité des terres, à la pollution et au changement climatique. Grâce à des pratiques plus respectueuses de l’environnement, les agriculteurs construisent leur autonomie économique et renouent avec leur lien à la terre.

Au Sénégal, l’association Enda Pronat travaille à valoriser les savoir-faire paysans et leurs initiatives innovantes. En 2014, la création d’une structure coopérative dédiée à la commercialisation regroupant plus d’une centaine de producteurs biologiques, a permis de développer les débouchés vers les villes. 25 à 50 paniers sont commandés toutes les semaines sur Internet. Au total, 750 kg de marchandises sont ainsi écoulés de façon hebdomadaire sur les marchés de Dakar.

Pour le moment, la clientèle reste encore relativement aisée. L’ensemble des membres de la coopérative travaille à élargir ce mode de consommation à tous, en se mobilisant pour avoir accès, dans de bonnes conditions, à des places sur les marchés conventionnels.

Pour cela, ils ont besoin de votre soutien !

Ce projet est financé à hauteur de 35 000 € par le CFSI et l'Agence Française de Développement dans le cadre du programme Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest

Regardez la vidéo pour en savoir plus sur le projet

Nourrir le monde

Au Sénégal : 100 femmes de Meckhe s'initient à l'entrepreneuriat

22/12/2016
Femme pressant de l'huile © Frères des Hommes
Avec ce projet, l’agriculture familiale et locale démontre sa capacité à commercialiser des produits de qualité.

Avec ce projet, l’agriculture familiale et locale démontre sa capacité à commercialiser des produits de qualité. Pour s’imposer, elles ont besoin d'un soutien institutionnel.

L’Union des groupements paysans de Meckhe (UGPM) a souhaité valoriser la production d’une huile d’arachide haute gamme produite localement par les exploitations familiales de la région. Pour ce faire, elle a modernisé l’outil de production et formé une centaine de transformatrices à l’hygiène, la qualité et la gestion financière.

Afin de faciliter la commercialisation dans les villes, elle a mis en relation les transformatrices avec 45 « ambassadeurs ». Leur rôle : valoriser les produits locaux auprès des consommateurs urbains.

Cependant, le fort lobbying des industriels de l’huile de soja et de tournesol a empêché l’UGPM d’obtenir l’autorisation de vente délivrée par le ministère du Commerce. Et ce, malgré la qualité de l’huile artisanale, attestée par les analyses en laboratoire. Même si les 100 femmes de Meckhe continuent à vendre en milieu rural, elles ne s’avouent pas vaincues. Pour surmonter ce coup d’arrêt, elles vont s’allier avec d’autres organisations qui défendent l’agriculture familiale et locale.

Ce projet a bénéficié d'un financement du CFSI / Agence Française de Développement  et de la Fondation de France de 30 000 € dans le cadre du programme Promotion de l'agriculture familiale en Afrique de l'Ouest (Pafao)Pour la continuité des actions du CFSI, votre soutien est indispensable.

 

Nourrir le monde

Protégeons les exploitations laitières familiales en Afrique de l'Ouest !

29/11/2016
Jeune femme en train de traire une vache, Burkina Faso © APESS
En Afrique de l’Ouest, un accord de partenariat économique (APE), en cours de négociation avec l’Union européenne, menace la viabilité économique des élevages laitiers. 

En Afrique de l’Ouest, un accord de partenariat économique (APE), en cours de négociation avec l’Union européenne, menace la viabilité économique des élevages laitiers. 

La suppression des droits de douane sur la plupart des produits européens, dont le lait en poudre, pourrait créer une situation de crise.

Le CFSI et ses partenaires accompagnent les éleveurs dans la transformation et la vente de leurs produits. L’idée : renouveler l’intérêt des consommateurs en améliorant la qualité et en remettant au goût du jour des recettes régionales.

Dans la région de Dakar, l’Association pour le développement de Namarel (Adéna), a formé 350 producteurs aux normes d’hygiène et aux techniques de production du lait (soins vétérinaires, nourriture pour les vaches).

« La formation des femmes productrices et l’amélioration de notre équipement de transformation nous ont permis de développer la fabrication de lait caillé, de fromage et de beurre. Nous avons pu ainsi développer nos ventes et recruter 15 jeunes pour acheminer le lait des producteurs à la laiterie », témoigne Mayréme Diéri Ndiaye, chargée de gestion d’une mini laiterie au Sénégal.

La production de la mini laiterie villageoise a ainsi augmenté de 5 %. La création de 2 circuits de distribution et de commercialisation vers les villes de Saint Louis et de Louga s’est traduite par une augmentation de 3,5 % des ventes. 50 familles d’éleveurs sont bénéficiaires de cette action.

Au Burkina Faso, au Mali, en Mauritanie, au Niger et au Sénégal, le CFSI et ses partenaires soutiennent depuis 2010 plus de 10 projets en faveur du développement de la filière lait local.

Pour que ces actions continuent, nous avons besoin de votre soutien.

 

Nourrir le monde

FANYI, ou comment la création d'un label qualité relance la production de riz local en Guinée

29/11/2016
Étiquette pour la marque collective Fanyi, Guinée © Gret-MGE
En Guinée, du fait de la fragilité économique des producteurs locaux, 30 % du riz consommé est importé.

En Guinée, du fait de la fragilité économique des producteurs locaux, 30 % du riz consommé est importé. Afin de dynamiser la production de riz local, le Gret, membre du CFSI, travaille depuis 2010 avec ses partenaires à valoriser le riz étuvé de mangrove.

Cette culture, soumise aux grandes marées des estuaires de Basse-Guinée, n’a pas besoin d’apport d’engrais ni de pesticides. Ce riz est très apprécié des guinéens et se vend 25 % plus cher que les autres riz.

En 2014, la marque collective interprofessionnelle Böra Maalé Fanyi est créée. L’objectif est de valoriser ce savoir-faire et de s’adresser à un marché de niche : restaurants (les Jardins de Guinée, le Damier, le Patio…), supermarchés (Leader Price, Super Bobo, Alima…), mais aussi le Centre culturel franco-guinéen, la Papeterie centrale ou encore des particuliers.

Ce projet profite à de nombreux ménages ruraux impliqués dans la production, la transformation et la commercialisation de ce produit. Plus spécifiquement, il a permis la création d’une organisation interprofessionnelle, le Réseau Böra Maalé, d’impliquer 17 unions ou groupements de producteurs. Enfin, en un an, 1 tonne 1/2 a été vendue sous la marque Böra Maalé Fanyi à Conakry.

Ce projet a bénéficié d’un financement du CFSI à hauteur de 30 000 € sur 3 ans dans le cadre du programme Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest (Pafao) du CFSI et de la Fondation de France. Depuis 2015, il entre dans une nouvelle phase de développement de la marque Fanyi.

Pour que ces actions continuent, le CFSI a besoin de votre soutien.

Nourrir le monde

Côte d'Ivoire : une plateforme SMS pour commercialiser des denrées alimentaires

30/05/2016
Plateforme de livraison de produits vivriers © Rongead, 2014
En Afrique, la téléphonie mobile transforme les modes de vie ruraux.

En Afrique, la téléphonie mobile transforme les modes de vie ruraux. Deux organisations, l’une française, le Rongead, l’autre ivoirienne, Chigata, ont eu l’idée de créer un système d’information sur le marché par SMS pour faciliter la vente de bananes plantain et de manioc.

La commercialisation est un enjeu majeur. Si les circuits de vente sont mal organisés, beaucoup de récoltes se perdent et la rémunération des producteurs est menacée. Faute d’information en temps réel, la volatilité des prix pèse sur les revenus des paysans et les budgets des consommateurs.

Diffuser largement l’information commerciale

L’Office d’aide à la commercialisation des produits vivriers de Côte d’Ivoire assure la collecte hebdomadaire d’informations quantitatives sur le marché. Équipé en matériel informatique, il diffuse l’information via un bulletin hebdomadaire par SMS.

Mieux informés des opportunités commerciales, les paysans en tirent des revenus supplémentaires tout en approvisionnant des villes. Diffusé également sur les radios locales, ce bulletin bénéficie aussi aux consommateurs.

L’innovation est multiple :

  • technologique (plateforme dédiée à l’information agricole)
  • méthodologique (produire et diffuser de l’information commerciale destinée aux producteurs)
  • économique (abonnements payants). 

3 000 agriculteurs sont abonnés au service m-Agri et 40 000 (dont 15 800 femmes) reçoivent des SMS d’information sur les prix. 20 organisations paysannes, régulièrement mises en relation avec des grossistes, ont obtenu des débouchés supplémentaires de plusieurs centaines de tonnes.

Ce projet a bénéficié d'un financement CFSI / Agence Française de Développement de 34 984 € dans le cadre du programme Promotion de l'agriculture familiale en Afrique de l'Ouest (Pafao). Pour la continuité des actions du CFSI, votre soutien est indispensable.

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Au Mali : les maraîchers de Gao passent à l’agroforesterie

25/11/2015
Mali © Autre Terre
En 2006, les maraîchers de la région de Gao, dans le nord du Mali, étaient en proie à de sérieuses difficultés : productions peu diversifiées, mauvaise utilisation des produits phytosanitaires épandus parfois trop largement sans porter attention aux risques pour la santé, revenus insuffisants…

En 2006, les maraîchers de la région de Gao, dans le nord du Mali, étaient en proie à de sérieuses difficultés : productions peu diversifiées, mauvaise utilisation des produits phytosanitaires épandus parfois trop largement sans porter attention aux risques pour la santé, revenus insuffisants…

Les 22 associations regroupées au sein de l’Union des groupements maraîchers de Gao (UGM), rassemblant près de 600 producteurs, décident alors de changer leur fusil d’épaule. « Recourir à des engrais chimiques pour accroître la production dans une zone aride et enclavée n’avait aucun intérêt. Onéreux, ces produits abîment par ailleurs les sols déjà très dégradés », explique Benoît Naveau, chargé des partenariats en Afrique de l’Ouest au sein de l’organisation non gouvernementale (ONG) belge Autre Terre.

Cette association a aidé l’UGM à mettre en place un « système de production oasien de cultures étagées », autrement dit à développer la culture de légumes à l’ombre des palmiers dattiers. Ces arbres protègent les semis du soleil et apportent de l’humus et des nutriments dans les sols grâce à leurs feuilles et à leurs racines. Parallèlement, des petits puits, couverts de paille pour éviter l’évaporation, ont été construits afin de faciliter les rétentions d’eau de pluie. Les déjections animales comme les résidus de récoltes servent à fertiliser les sols, tandis qu’un pesticide biologique a été fabriqué à partir d’huile provenant de fruits locaux. Enfin, des ruches ont été installées pour la pollinisation des cultures.

Les résultats ne se sont pas fait attendre : la production de légumes de l’UGM est passée de 150 tonnes en 2006 à 580 en 2014, auxquelles il faut ajouter la récolte de dattes, grâce à un changement de mode de culture.

En 2012, en plein conflit du Nord-Mali, les maraîchers engagés dans ce projet ont continué à produire et ont pu approvisionner les habitants dans une zone alors coupée du monde. Les producteurs de l’UGM ont également créé deux points de vente pour mieux écouler leur production, et ainsi améliorer leurs revenus. Leurs légumes bio, bien meilleurs et pas plus chers que les autres, se vendent très bien sur les marchés de Gao et des environs. « Comme nous l’espérions, cette expérience est en train de s’étendre, se réjouit Benoît Naveau. Dix nouvelles associations de maraîchers viennent de frapper à la porte. »

Article issu du numéro spécial d'Alternatives Economiques "Risque climatique, défi alimentaire", réalisé en partenariat avec le CFSI, dans le cadre de la campagne ALIMENTERRE et de la mobilisation autour de la COP21.

Les donateurs du CFSI et l'Agence Française de Développement soutiennent cette initiative à hauteur de 25 000 € dans le cadre du programme « Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest »

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Au Sénégal : les agriculteurs de Mbour font face au réchauffement climatique

23/11/2015
Formation Mbour - crédit photo : Agrisud
Au Sénégal, dans le département de Mbour, cinq groupements de producteurs représentant une centaine d’agriculteurs pratiquant la polyculture-élevage, ont créé une plate-forme d’information et de concertation sur le changement climatique. 

Au Sénégal, dans le département de Mbour, cinq groupements de producteurs représentant une centaine d’agriculteurs pratiquant la polyculture-élevage, ont créé une plate-forme d’information et de concertation sur le changement climatique. 

Agrisud International, organisation membre CFSI, accompagne cette initiative. Sont également impliqués les services de l’Etat et les instituts de recherche.

« Les défis sont nombreux : les agriculteurs sont déjà confrontés à une baisse de fertilité des terres, à la salinisation des sols et des eaux, et à des inondations fréquentes de leurs parcelles, au moment même où ils doivent faire les semis. Leurs revenus diminuent et les périodes de soudure entre deux récoltes deviennent très difficiles », explique Elphège Ghestem, directrice des opérations d’Agrisud International.

La plate-forme a conseillé aux agriculteurs la réintroduction de variétés mieux adaptées aux conditions locales et demandant de ce fait moins de produits chimiques. Les producteurs viennent ainsi de décider de planter de nouveau du riz, une culture abandonnée il y a plusieurs années au profit du sorgho, en s’appuyant sur les résultats obtenus sur des parcelles tests. Les agriculteurs ont également été encouragés à développer des cultures maraîchères sur pilotis. En cas d’inondation, les plants commencent à germer et peuvent être repiqués une fois l’eau évacuée. Prochaine étape : la signature d’un accord avec un fournisseur de prévisions météorologiques, un service encore peu utilisé en Afrique.

Article issu du numéro spécial d'Alternatives Economiques "Risque climatique, défi alimentaire", réalisé en partenariat avec le CFSI, dans le cadre de la campagne ALIMENTERRE et de la mobilisation autour de la COP21.

Les donateurs du CFSI et l'Agence Française de Développement soutiennent cette initiative à hauteur de 14 500 € dans le cadre du programme « Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest »

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Plus d’info sur ce projet sur alimenterre.org

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