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  • Thème : Nourrir le monde

Nourrir le monde

Au Togo : privilégier la vente en circuit court pour valoriser le riz local

20/12/2017
photo de groupe lancement du riz Maman Zio © Élevages sans frontières
Au Togo, la production traditionnelle extensive, la dépendance aux intrants chimiques, la mauvaise maîtrise de l’eau et la pauvreté des sols, freinent le développem

Au Togo, la production traditionnelle extensive, la dépendance aux intrants chimiques, la mauvaise maîtrise de l’eau et la pauvreté des sols, freinent le développement de la production rizicole. Or, la mise en place de systèmes d’exploitation résilients augmenterait les rendements de 50%.

À destination des ménages pauvres des villes de Tsévié et de Lomé, la marque « Maman Zio » valorise un produit local de qualité, commercialisé en circuit court.

Élevages sans frontières et ses partenaires togolais, soutenus par le CFSI, ont créé cette marque de riz issu d’un mode de production agroécologique et étuvé de façon à conserver sa valeur nutritive. L’innovation consiste à améliorer la culture en digue et à la coupler avec de l’élevage de ruminants pour la production naturelle de compost.

  • 1 125 familles, membres des coopératives rizicoles, commercialisent ce riz via un pôle de transformation et commercialisation. Les producteurs participent à des ateliers de formation et d’échanges et reçoivent un matériel adapté.
  • 120 éleveurs sont accompagnés pour améliorer leur bergerie et développer leur cheptel.

Ce projet fait partie des initiatives soutenues dans le cadre du programme Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest (Pafao)  porté par le CFSI et la Fondation de France et soutenu par l’Agence française de développement. Pour que ce type d’innovations se développe et perdure, le CFSI a besoin de vous ! Faites un don.

Pour en savoir plus sur le projet.

Nourrir le monde

En Basse Guinée : contre l’insécurité alimentaire, redonner de l’autonomie aux femmes

15/12/2017
Portrait de femme Guinée © Anyway Audiovisuel, Guinée 44
Dans la région de Kolaboui, à l’Ouest de la Guinée, les populations rurales et agricoles ne mangent pas régulièrement à leur faim.

Dans la région de Kolaboui, à l’Ouest de la Guinée, les populations rurales et agricoles ne mangent pas régulièrement à leur faim. Faute de conditions de conservation adéquates, 40 % des récoltes sont perdues.

La transformation des produits locaux apporte des réponses à ce problème de conservation et, de plus, permet d’étaler la période de mise en marché et de bénéficier de prix plus rémunérateurs. Ces activités sont cependant considérées comme secondaires car portées par les femmes. Ces dernières, peu organisées, manquent de compétences et peinent à accéder aux moyens financiers pour une production de qualité et à plus grande échelle.

Accroître l’autonomie économique et le leadership des femmes

L’association de solidarité internationale Guinée 44, membre du CFSI, et ses partenaires, accompagnent une coopérative de femmes spécialisée dans la transformation et la commercialisation des produits locaux. Après une première expérience réussie, depuis 2011, de transformation des fruits en jus, la coopérative produit et commercialise une gamme variée de confitures (ananas, mangue) et de fruits secs (coco, ananas...).

En 2016, l’objectif est de former les 64 femmes de la coopérative ainsi que 5 jeunes filles de Kolaboui en formation professionnelle, aux respect des normes exigées pour une transformation de qualité. Grâce à un accompagnement en marketing, elles projettent de nouer des partenariats commerciaux avec des producteurs locaux et des commerces des principales villes. Enfin, elles participent activement à la gestion de la coopérative et apprennent à en améliorer le fonctionnement comptable et juridique.

Ce projet fait partie des initiatives soutenues dans le cadre du programme Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest (Pafao)  porté par le CFSI et la Fondation de France, et soutenu par l’Agence française de développement. Pour que ce type de projet perdure et se multiplie, le CFSI a besoin de vous ! Faites un don.

Crédit photo : © Anyway Audiovisuel 

Nourrir le monde

Au Burkina Faso : des aliments fortifiés pour les femmes enceintes des quartiers défavorisés

10/10/2017
Vendeuse ambulante d'aliments fortifiés © Gret
À Ouagadougou, la majorité des familles pauvres en zone péri-urbaine n’ont pas accès à des aliments de qualité pour nourrir correctement leurs enfant

À Ouagadougou, la majorité des familles pauvres en zone péri-urbaine n’ont pas accès à des aliments de qualité pour nourrir correctement leurs enfants et prévenir la malnutrition.

Le Gret, en partenariat avec une association burkinabè (Aseff), a lancé un projet de réseau de vente de proximité de farines fortifiées. Ce réseau, appelé « Laafi Benre »(« bonne santé »), a installé des kiosques sur les marchés et développe un système ambulant de porte-à-porte. Les farines sont fabriquées par des entreprises locales à partir de céréales cultivées au Burkina Faso. Destinées aux enfants âgés de 6 à 23 mois, aux femmes enceintes et à celles allaitant leurs enfants, elles sont vendues à un prix abordable sous forme de petits sachets à préparer ou en bouillies prêtes à consommer.

Entre 2014 et 2015, deux kiosques de vente ont été créés dans deux quartiers périphériques de Ouagadougou. Ils sont gérés par deux femmes entrepreneures et quatre vendeuses ambulantes. La tonne et demie de farine produite pendant cette période représente 55 000 repas. 1 500 familles vulnérables de la zone en ont bénéficié et ont été sensibilisées aux bonnes pratiques d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant. Une soixantaine d’emplois dépend du dispositif : de la production dans les unités locales à la commercialisation.

Dès 2016, le Gret a décidé, avec l’appui du CFSI, de consolider l’équilibre économique du dispositif. L’objectif est de diversifier la gamme de produits, d’étendre le réseau de vente et de faire certifier aux normes nationales les unités de production. Ainsi, un complément alimentaire enrichi en vitamines et minéraux Laafi Zoom Koom a vu le jour. Près d’un million de doses journalières sont commandées et distribuées par 8 ONG d’urgence pour des actions humanitaires, dont la Croix-Rouge dans trois régions du pays (Sahel, Nord et Centre Nord).

En 2017, de nouveaux points de vente sont sur le point de naître dans un autre quartier périphérique (Rimkieta).

La réussite de ce projet vient de la formation et l’accompagnement des populations locales. La construction de partenariats avec les différents acteurs, de la production à la distribution en y incluant les leaders d’opinion (maires, chefs traditionnels et agents de santé), permet de consolider la rentabilité économique des activités sur le long terme. 

Ce projet fait partie des initiatives soutenues dans le cadre du programme 
 Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest (Pafao)  porté par le CFSI et la Fondation de France, et soutenu par l’Agence française de développement. Pour que ce type d'actions perdurent et se multiplient, nous avons besoin de votre soutien !

Vendeuse dans un kiosque de distribution d'aliments fortifiés © Gret

Nourrir le monde

Participez au Prix ALIMENTERRE 2018 !

22/09/2017
Affiche Prix ALIMENTERRE 2018
Le Prix ALIMENTERRE est un concours de films courts ouvert aux jeunes âgés de 14 à 25 ans.

Le Prix ALIMENTERRE est un concours de films courts ouvert aux jeunes âgés de 14 à 25 ans.

Il a été conçu en partenariat par le CFSI, coordinateur national de la campagne ALIMENTERRE et la Direction générale de l’enseignement et de la recherche (DGER) du ministère de l’Agriculture et de l'Alimentation, afin d’offrir un nouvel outil de mobilisation et de sensibilisation du public jeune (14-25 ans) sur les enjeux agricoles et alimentaires. Ce partenariat permettra à la fois de diffuser le prix dans tous les établissements de l’enseignement agricole en France et de donner un écho au sujet et aux lauréats auprès d’un large public. L’édition 2018 est la 5e édition [voir les lauréats de l'édition 2017].
 

OBJECTIFS ET THEME

Les participants devront réaliser un film court (entre 2 et 5 min maximum) en français sur le thème suivant : "Nourrir la planète, aujourd'hui pour demain".

 

QUI PEUT PARTICIPER ?

La participation est ouverte aux candidatures individuelles ou collectives de jeunes, habitant en France, entre 14 et 25 ans, selon deux catégories : collégiens / lycéens / jeunes de moins de 18 ans et étudiants / jeunes entre 18 et 25 ans.

Si un groupe peut correspondre à une classe entière, rien n’interdit aux adultes encadrants (enseignants, documentalistes, surveillants ou autres adultes) de former un groupe composite au sein de l’établissement, fait d’élèves issus de niveaux et de disciplines différentes, sur la seule base du volontariat. Toutefois, le groupe devra être homogène en termes de catégorie (collégien/lycéen ou étudiant).

Un groupe candidat (plus de 2 jeunes) devra désigner un représentant.

La participation au prix est libre et gratuite.

Pour plus de détails sur "qui peut participer ?", se reporter au Télécharger le règlement du Prix ALIMENTERRE 2018 [pdf. 850 Ko]
 

CRITERES TECHNIQUES

Durée du film
Les participants devront présenter un film d’une durée comprise entre 2 et 5 minutes (hors générique), accompagné d’un titre explicite (100 caractères maximum), résumant son contenu et en lien avec le thème du concours.

Typologie du film
Le film pourra être indifféremment un reportage (lors d’un stage à l’étranger par exemple), un documentaire, une fiction, un film d’animation, etc. (liste non exhaustive) et sera créé avec le matériel disponible (caméscope numérique, appareil photo numérique, téléphone portable, ordinateur, etc.).

Format du film
Le fichier transmis devra être un fichier numérique indépendant, de la meilleure qualité possible (maximum 4 Go). Il n’y a pas de format imposé, il sera fonction de l’appareil et des logiciels utilisés (mp4, wmv, etc.)

Ci-dessous, voici quelques programmes pouvant être utiles dans la réalisation du film :

Pour le son : Audacity
Pour le montage vidéo : Windows Movie Maker
Pour la retouche d’image : Photofiltre
 

CALENDRIER DU CONCOURS

18 mai 2017 : lancement officiel du Prix 2018 lors de la remise du Prix 2017

18 mars 2018 (avant minuit) : date limite de remise des films (pour l'envoi du film, se reporter au chapitre "modalités pratiques" du réglement)

17 Mai 2018 : publication des résultats, remise des prix au ministère de l’Agriculture et lancement du Prix 2019

15 octobre – 30 novembre 2018 : diffusion du film « Coup de cœur du jury » avant toutes les séances du Festival de films ALIMENTERRE

Février 2019 : présentation des films lauréats au Salon de l’agriculture 2019
 

PRIX

Prix du meilleur film dans la catégorie « Collégien / Lycéen »
Le lauréat remportera une journée sur le thème du cinéma à Paris. En cas de récompense d’un groupe constitué de plus de 4 personnes, seuls les frais de 4 personnes seront pris en charge, en concertation avec le représentant.

Prix du meilleur film dans la catégorie « Etudiant »
Le lauréat remportera un bon d'achat de 300 euros pour du matériel audiovisuel. En cas de récompense d’un groupe constitué de plus de 2 personnes, seuls 2 bons d'achat seront proposés.

« Coup de cœur du jury »
Ce film sera sélectionné parmi l’un des six films récompensés (trois premières places de chaque catégorie). Le film lauréat sera diffusé dans le cadre du Festival de films ALIMENTERRE 2018.

Pour l’ensemble des films récompensés (voir ci-dessus) :
- diffusion des films lauréats au Salon international de l'Agriculture 2019.
- diffusion sur les sites internet animés par le CFSI et la DGER du ministère de l’Agriculture et de l'alimentation.

2e et 3e meilleurs films
Des récompenses « surprise » seront également prévues pour les 2e et 3e meilleurs films de chaque catégorie.
 

POUR EN SAVOIR PLUS ET PARTICIPER

Télécharger le règlement du Prix ALIMENTERRE 2018 [pdf. 850 Ko]
Pour toute question ou précision : ead@cfsi.asso.fr

POUR FAIRE CONNAITRE LE CONCOURS

Télécharger l'affiche du Prix ALIMENTERRE 2018 [pdf.230 ko] 
 

 

Nourrir le monde

Burkina Faso : former et accompagner, la clé du succès pour l'entrepreneuriat des femmes

08/06/2017
Pendant la formation à Ouarkoye, Burkina © Gret
Le CFSI soutient, dans le cadre du programme Pafao, le Gret au Burkina Faso.

Le CFSI soutient, dans le cadre du programme Pafao, le Gret au Burkina Faso. Un vaste programme de formation s’adresse à 17 groupements de femmes transformatrices. L’objectif est d’améliorer la production, la qualité et la mise sur le marché d’une gamme de produits traditionnels appréciés des consommateurs : bouillie infantile, biscuit de manioc, mélange d’épices « soumbala », savon au karité et au miel, etc.

Les techniques de transformation, de vente et de gestion n’ont plus de secrets pour ces 165 femmes. Dix d’entre elles ont même obtenu le Certificat de qualification professionnelle délivré par le lycée Nazi Boni de Dédougou.

Les Journées de l’agroalimentaire ont primé deux des cinq produits nouvellement lancés sur le marché : le petit mil au soumbala et le biscuit de manioc (2ème prix d’une valeur de 125 000 FCFA soit 190 euros).

Grâce à ce projet, 12 groupements ont augmenté durablement leur production et leurs ventes, améliorant ainsi leur chiffre d’affaires de 20 %.

La présidente du groupement Lonkionkwè de la commune de Toma témoigne : « Grâce à ce projet, j’ai été formée aux bonnes pratiques de production du beurre de karité. Je sais choisir les amandes qui ont un bon rendement. J’ai également acquis des bases en gestion. Désormais, je peux mieux organiser mon groupement, mieux attirer la clientèle et améliorer mes ventes ».

Pour soutenir nos projets, faites un don

Nourrir le monde

Togo : 45 femmes réhabilitent une huilerie artisanale

02/03/2017
Inauguration d'une huilerie artisanale au Togo @ ajfd
Le Togo est l’un des pays les plus pauvres de la planète. 1/3 de la population vit avec moins de 2 dollars par jour.

Le Togo est l’un des pays les plus pauvres de la planète. 1/3 de la population vit avec moins de 2 dollars par jour. Situé en zone montagneuse au nord du Togo, le canton de Pana est caractérisé par des conditions climatiques rudes et l’épuisement des ressources naturelles.

Les femmes agricultrices paient un lourd tribut. Avant les premières récoltes, elles se débattent pour assurer la nourriture des enfants, de même que leurs frais médicaux et l’habillement.

45 femmes productrices et transformatrices d’arachide et de karité ont pris l’initiative de réhabiliter une ancienne huilerie artisanale. Organisées en coopérative, elles espèrent valoriser les produits locaux, de façon biologique, huile, beurre de karité, purée et gâteaux d’arachide, afin de les vendre au grand marché de Dapaong et dans les villages environnants.

Accompagné par le CFSI, porté par l’Organisation régionale pour la promotion sociale et agricole (Orepsa) et l’association Avenir des jeunes filles de Dapaong, ce projet vise à équiper, former et soutenir ces femmes pour le développement de leur coopérative. Elles espèrent en tirer un revenu de 30 % supérieur au seuil de pauvreté de cette région.

L’huilerie doit être équipée de nouveaux matériels (moulin, tricycle) et de panneaux solaires pour l’électricité. Les femmes seront formées à des méthodes agro-écologiques pour la culture de l’arachide, aux règles d’hygiène et de sécurité pour la transformation des produits ainsi qu’à la lecture et à la gestion. Le projet les accompagnera également pour organiser la vente de leurs produits (journées de dégustation, émissions de radio…).

Pour que ces projets en faveur des femmes se développent et se multiplient, faites un don.

Inauguration d'une huilerie artisanale @ ajfdPhotos de groupe de femmes productrices d'huile et de karité @ ajfdHuilerie artisanale au Togo - Bâtiment rénové @ ajfd

Nourrir le monde

Pafao, soutenir l'agriculture familiale en défendant le consommer local

02/03/2017
Visuel de la brochure Nourrir les villes © cfsi
Nourrir 10 milliards d’humains en 2050 tout en préservant l’environnement : un défi pour des millions d’agriculteurs confrontés au changement climatique,

Nourrir 10 milliards d’humains en 2050 tout en préservant l’environnement : un défi pour des millions d’agriculteurs confrontés au changement climatique, à l’épuisement des ressources naturelles et à la concurrence mondiale. Face aux solutions industrielles développées depuis 50 ans, les agriculteurs familiaux restent des acteurs majeurs de la sécurité alimentaire. Elle nourrit 70 % de la population mondiale tout en ne consommant que 30 % des ressources agricoles, alors que les solutions industrielles sont dans un ratio inverse.

C’est pour soutenir cette agriculture familiale et préserver l’autonomie des paysans d’Afrique de l’Ouest que la Fondation de France et le Comité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI), ont lancé en 2009 le programme Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest (Pafao).

L’objectif est d’identifier et de soutenir des projets innovants centrés sur :

  • l’accès de l’agriculture familiale aux marchés (production, transformation, distribution, vente) ;
  • le « consommer local » (en favorisant les circuits courts ou la concertation entre les différents métiers des filières, mais aussi la sensibilisation des consommateurs au « bien manger ») ;
  • le partage des acquis de ces expériences pour la viabilité de l’agriculture familiale à travers le monde ;
  • le changement d’échelle de ces initiatives prometteuses afin que les produits locaux regagnent des parts de marchés et que leur vente rémunère, de façon équitable, paysannes et paysans mais aussi celles et ceux qui travaillent dans la transformation artisanale, le petit commerce, le transport, la restauration de rue, etc.

Comment ça marche ?

Chaque année, à partir du mois de décembre, un appel à projets est lancé à destination des organisations ouest-africaines et européennes qui désirent former un binôme pour porter ensemble un projet.

En juin, un comité de sélection composé de membres du CFSI, de la Fondation de France et d’experts bénévoles sélectionne les projets les plus prometteurs. Les porteurs de projets choisis bénéficient d’un accompagnement financier et organisationnel sur une durée de 1 à 3 ans.

Pourquoi soutenir ce programme ?

En choisissant de soutenir le financement du programme Pafao, vous agissez en faveur du respect du droit à l’alimentation. Celui-ci protège le droit de chaque être humain à se nourrir dans la dignité, que ce soit en produisant lui-même son alimentation ou en l’achetant.

Vous pouvez retrouver les publications du programme et les témoignages des organisations du « réseau Pafao » ici

Depuis la création du programme, ce sont plus de 200 actions accompagnées grâce à vos contributions ! Faites un don.

 

Nourrir le monde

À Dakar, la vente de paniers bio en plein essor

22/12/2016
Femme vendant des légumes © Enda Pronat - Sabine Chevé
En France, tout comme en Afrique de l'Ouest, la vente de paniers bio rencontre un vif succès auprès des consommateurs soucieux de la qualité de leur alimentation.

En France, tout comme en Afrique de l'Ouest, la vente de paniers bio rencontre un vif succès auprès des consommateurs soucieux de la qualité de leur alimentation. La commande directe sur Internet et la livraison à domicile ou sur un point de vente dédié, facilitent les transactions. De son côté, le producteur s’assure un juste revenu en évitant les intermédiaires. Avec des prix plus rémunérateurs, il peut aussi améliorer la qualité de sa production.

De nombreuses associations construisent des projets de production et de distribution de produits biologiques dans des pays où l’agriculture industrielle fait des ravages. Ces initiatives permettent de lutter contre la baisse de rendement dû aux intrants chimiques, à la perte de fertilité des terres, à la pollution et au changement climatique. Grâce à des pratiques plus respectueuses de l’environnement, les agriculteurs construisent leur autonomie économique et renouent avec leur lien à la terre.

Au Sénégal, l’association Enda Pronat travaille à valoriser les savoir-faire paysans et leurs initiatives innovantes. En 2014, la création d’une structure coopérative dédiée à la commercialisation regroupant plus d’une centaine de producteurs biologiques, a permis de développer les débouchés vers les villes. 25 à 50 paniers sont commandés toutes les semaines sur Internet. Au total, 750 kg de marchandises sont ainsi écoulés de façon hebdomadaire sur les marchés de Dakar.

Pour le moment, la clientèle reste encore relativement aisée. L’ensemble des membres de la coopérative travaille à élargir ce mode de consommation à tous, en se mobilisant pour avoir accès, dans de bonnes conditions, à des places sur les marchés conventionnels.

Pour cela, ils ont besoin de votre soutien !

Ce projet est financé à hauteur de 35 000 € par le CFSI et l'Agence Française de Développement dans le cadre du programme Promotion de l’agriculture familiale en Afrique de l’Ouest

Regardez la vidéo pour en savoir plus sur le projet

Nourrir le monde

Au Sénégal : 100 femmes de Meckhe s'initient à l'entrepreneuriat

22/12/2016
Femme pressant de l'huile © Frères des Hommes
Avec ce projet, l’agriculture familiale et locale démontre sa capacité à commercialiser des produits de qualité.

Avec ce projet, l’agriculture familiale et locale démontre sa capacité à commercialiser des produits de qualité. Pour s’imposer, elles ont besoin d'un soutien institutionnel.

L’Union des groupements paysans de Meckhe (UGPM) a souhaité valoriser la production d’une huile d’arachide haute gamme produite localement par les exploitations familiales de la région. Pour ce faire, elle a modernisé l’outil de production et formé une centaine de transformatrices à l’hygiène, la qualité et la gestion financière.

Afin de faciliter la commercialisation dans les villes, elle a mis en relation les transformatrices avec 45 « ambassadeurs ». Leur rôle : valoriser les produits locaux auprès des consommateurs urbains.

Cependant, le fort lobbying des industriels de l’huile de soja et de tournesol a empêché l’UGPM d’obtenir l’autorisation de vente délivrée par le ministère du Commerce. Et ce, malgré la qualité de l’huile artisanale, attestée par les analyses en laboratoire. Même si les 100 femmes de Meckhe continuent à vendre en milieu rural, elles ne s’avouent pas vaincues. Pour surmonter ce coup d’arrêt, elles vont s’allier avec d’autres organisations qui défendent l’agriculture familiale et locale.

Ce projet a bénéficié d'un financement du CFSI / Agence Française de Développement  et de la Fondation de France de 30 000 € dans le cadre du programme Promotion de l'agriculture familiale en Afrique de l'Ouest (Pafao)Pour la continuité des actions du CFSI, votre soutien est indispensable.

 

Nourrir le monde

Protégeons les exploitations laitières familiales en Afrique de l'Ouest !

29/11/2016
Jeune femme en train de traire une vache, Burkina Faso © APESS
En Afrique de l’Ouest, un accord de partenariat économique (APE), en cours de négociation avec l’Union européenne, menace la viabilité économique des élevages laitiers. 

En Afrique de l’Ouest, un accord de partenariat économique (APE), en cours de négociation avec l’Union européenne, menace la viabilité économique des élevages laitiers. 

La suppression des droits de douane sur la plupart des produits européens, dont le lait en poudre, pourrait créer une situation de crise.

Le CFSI et ses partenaires accompagnent les éleveurs dans la transformation et la vente de leurs produits. L’idée : renouveler l’intérêt des consommateurs en améliorant la qualité et en remettant au goût du jour des recettes régionales.

Dans la région de Dakar, l’Association pour le développement de Namarel (Adéna), a formé 350 producteurs aux normes d’hygiène et aux techniques de production du lait (soins vétérinaires, nourriture pour les vaches).

« La formation des femmes productrices et l’amélioration de notre équipement de transformation nous ont permis de développer la fabrication de lait caillé, de fromage et de beurre. Nous avons pu ainsi développer nos ventes et recruter 15 jeunes pour acheminer le lait des producteurs à la laiterie », témoigne Mayréme Diéri Ndiaye, chargée de gestion d’une mini laiterie au Sénégal.

La production de la mini laiterie villageoise a ainsi augmenté de 5 %. La création de 2 circuits de distribution et de commercialisation vers les villes de Saint Louis et de Louga s’est traduite par une augmentation de 3,5 % des ventes. 50 familles d’éleveurs sont bénéficiaires de cette action.

Au Burkina Faso, au Mali, en Mauritanie, au Niger et au Sénégal, le CFSI et ses partenaires soutiennent depuis 2010 plus de 10 projets en faveur du développement de la filière lait local.

Pour que ces actions continuent, nous avons besoin de votre soutien.

 

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