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Nourrir le monde

Nourrir les villes au Cap Vert

14/12/2011
© Essor
Le Cap Vert est un pays isolé où seules 10 % des terres sont adaptées à l’agriculture.

Le Cap Vert est un pays isolé où seules 10 % des terres sont adaptées à l’agriculture. Il est régulièrement frappé par des périodes de sécheresse. Aujourd’hui, le développement durable de l’agriculture est un enjeu crucial pour le pays. Sans oublier la mission principale de cette agriculture qui est de nourrir les villes de l’archipel du Cap Vert à partir de produits locaux.

Depuis juillet 2011, Essor, membre du CFSI, et son partenaire capverdien ORAC, se sont attelés à la transformation de produits agricoles sur la petite île de São Nicolau (13 000 habitants dont 43 % vivent en milieu rural avec des revenus faibles et irréguliers). A ce jour, l’isolement de l’île entraîne d’importantes pertes agricoles, notamment des fruits. La transformation des produits permettrait de mieux les conserver et de les acheminer vers les marchés urbains des autres îles de l’archipel.

Des groupes d’agriculteurs et d’éleveurs suivent des formations aux différentes techniques de transformation et de conservation des produits (confitures, compotes, sirops et jus de fruits, sauces, tisanes, fromage, viande salée et séchée, etc.). Cette formation est complétée par une information sur l’hygiène, le contrôle de la qualité, le conditionnement, l’emballage et l’étiquetage des produits. Dans ce cadre, un stock de départ d’emballages est mis à disposition des producteurs.

Des formations en comptabilité, administration, gestion et techniques de commercialisation sont également prévues pour soutenir ces nouveaux micro-entrepreneurs.

En 2013, le projet aura formé une centaine de familles de paysans. Elles auront accés à de nouvelles sources d’emplois et de revenus et facilité l’approvisionnement des consommateurs urbains capverdiens en produits agricoles de qualité.

Le CFSI finance ce projet à hauteur de 50 000 euros sur 3 ans (2011-2013).

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Mozambique : développer l’agriculture pour nourrir les villes

11/10/2011
© Essor - Mozambique
Le Mozambique est un pays très pauvre. Près de 80 % des habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté. Vous vous souvenez sans doute des images des émeutes de la faim provoqués par la hausse des prix alimentaires.

Le Mozambique est un pays très pauvre. Près de 80 % des habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté. Vous vous souvenez sans doute des images des émeutes de la faim provoqués par la hausse des prix alimentaires.

La dépendance aux importations aggrave la situation d’insécurité alimentaire. Et pourtant la région de Maputo dispose de terres cultivables. 20 000 familles y vivent du maraîchage et de la culture vivrière. Il est possible d’améliorer ce potentiel. Essor, association membre du CFSI, et ses partenaires ont décidé de renforcer cette agriculture périurbaine. De janvier 2010 à avril 2011, 44 techniciens agricoles ont été formés à des méthodes de cultures plus respectueuses de l’environnement. Ainsi, les agriculteurs utilisent moins de pesticides et les produits sont plus sains. A l’issue de ces formations, chaque technicien a travaillé avec des groupements de paysans. Au total près de 700 agriculteurs ; dont 80 % sont de femmes, y ont participé. En parallèle, le projet a renforcé les associations paysannes. A la différence de certaines institutions qui proposent des semences gratuites, il a aidé leurs membres à se former pour rencontrer et dialoguer avec les fournisseurs. Plus fortes, elles pourront mieux négocier les achats des semences et du matériel indispensable pour développer l’agriculture.

Ce projet a été financé à hauteur de 15 000 euros de juillet 2010 à juin 2011 dans le cadre du programme « Agriculture et Alimentation », en partenariat avec Essor, membre du CFSI.

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Sénégal : interview de Oumou Khairy Diallo, présidente du DIRFEL*

12/02/2011
© CFSI/AFT
Collecte du lait, amélioration de la production fourragère, techniques d'insémination artificielle... Les femmes éleveurs de Kaolack se sont regroupées pour mieux maîtriser leurs activités, de la traite à la commercialisation. L’objectif : augmenter leurs revenus et permettre aux familles urbaines d’avoir accès aux produits laitiers.    

Collecte du lait, amélioration de la production fourragère, techniques d'insémination artificielle... Les femmes éleveurs de Kaolack se sont regroupées pour mieux maîtriser leurs activités, de la traite à la commercialisation. L’objectif : augmenter leurs revenus et permettre aux familles urbaines d’avoir accès aux produits laitiers.

 

 

Sur quels principes reposent votre projet ?

Dès le début du projet, nous avons souhaité impliquer les communautés rurales, «la base», les sensibiliser et les faire participer au fonctionnement du DIRFEL. Cela passe par la formation puis par la pratique. Par exemple, nous avons montré aux femmes comment semer le niébé fourragé, le faucher, le récolter et le conserver pour faciliter l’alimentation du bétail. Ceci permet d’approvisionner la mini-laiterie que nous avons mise en place.

Quelle est la production de lait journalière ?

Une vache produit entre 1 et 3 litres de lait par jour mais grâce aux programmes d’insémination artificielle, on obtient jusqu’à 7 litres par vache.

Comment se fait la collecte ?

Les femmes éleveurs des environs (5 km autour de la mini-laiterie) viennent livrer le lait après la traite. Occasionnellement, la mini-laiterie peut récupérer la surproduction de lait des éleveurs situés plus loin (15 km).

Une exploitation compte combien de vaches ?

Une vingtaine de vaches environ mais cela peut atteindre des centaines. Plus on a de têtes de bétail, plus on est respecté dans la société.

Quand une famille vend son lait, combien obtient-elle de la mini-laiterie ?

En écoulant leur production auprès de la mini-laiterie, les femmes peuvent toucher jusqu’à 70 000 F CFA par mois (environ 106 euros). Cela représente un vrai salaire à la fin du mois, c’est deux fois le SMIC sénégalais ! Sur le marché local, les femmes n’ont pas un débouché aussi sécurisé. Grâce aux revenus tirés du lait, les femmes assument les dépenses quotidiennes, les soins médicaux, la scolarisation des enfants, la vie sociale !

Propos recueillis par Anne-Françoise Taisne en février 2011. Le CFSI finance ce projet à hauteur de 30 000 euros d'avril 2010 à mars 2012 en partenariat avec l’AFDI Bourgogne Franche-Comté, membre du CFSI.

Pour en savoir plus, téléchargez la fiche détaillée du projet [136 Ko.pdf]

Voir la vidéo de l'interview

* Directoire régional des femmes en élevage de Kaolack

 

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Au Sénégal, des semences locales pour assurer l’indépendance des producteurs

05/12/2010
© CFSI/AFT
En Casamance, le riz est l’aliment de base. Toutes les familles en produisent, non sans difficultés du fait de la salinisation des terres.

En Casamance, le riz est l’aliment de base. Toutes les familles en produisent, non sans difficultés du fait de la salinisation des terres. Elles déploient différentes techniques pour récupérer les terres mais doivent trouver des semences adaptées à ces nouvelles conditions de culture.

Depuis 2009, le CFSI soutient une initiative visant à tester et à diffuser  des semences améliorées produites au Sénégal. Cette année, 245 familles regroupées dans des comités locaux de 14 villages produisent des semences de 7 variétés améliorées de riz, en respectant un mode de production biologique. Les 85 tonnes de semences produites alimentent deux magasins auprès desquels les paysans de la région du Blouf s’approvisionnent.

Le GRDR et son partenaire local organisent des visites sur les exploitations agricoles pour échanger des savoir-faire techniques et des connaissances. Des émissions radiophoniques locales mensuelles diffusent des conseils auprès des paysans et de leurs organisations.

Toutes ces activités contribueront à améliorer l’indépendance économique des producteurs et à fournir les marchés pour permettre à chacun de consommer du riz local.

Réalisé par le GRDR, association membre du CFSI, en partenariat avec des organisations sénégalaises, ce projet s’inscrit dans le cadre du programme « agriculture et alimentation ». Le CFSI finance ce projet à hauteur de 30 000 € de juin 2010 à mai 2012.

Chaque année, le CFSI mobilise plus de 250 000 euros auprès de ses donateurs pour soutenir des initiatives concrètes en faveur de l’agriculture familiale et pour faire reconnaître le droit à l’alimentation.

Pour en savoir plus, téléchargez la fiche détaillée du projet [136Ko.pdf]

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