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Au Togo, les restauratrices de rue mettent en place un commerce équitable local
Assurer une alimentation à prix modéré et équitable aux consommateurs de Lomé A Lomé, capitale du Togo, il est de plus en plus difficile de cuisiner à la maison car le prix du charbon de bois a fortement augmenté. C’est pourquoi beaucoup d’habitants préfèrent acheter aux restauratrices de rue des plats préparés. Mais les prix des produits alimentaires ont fortement augmenté.
Pour les ménages pauvres qui consacraient déjà près de 80 % de leur revenu à la nourriture, la situation est devenue intenable : le maïs, produit de base de l'alimentation, atteint souvent des prix tels qu'il devient inabordable tant pour les familles de Lomé que pour les restauratrices de rue.
Pour contrer cette difficulté, des femmes se sont organisées avec le soutien de deux associations locales, Echoppe Togo et Association village entreprise. L'idée mise en pratique est simple : inciter les paysans producteurs de maïs et les restauratrices de rue de Lomé à s'entendre pour maintenir un prix stable toute l'année, accessible aux consommateurs pauvres et rémunérateur pour les paysans.
En quelques mois, déjà plus de 250 paysans et 40 restauratrices ont passé un accord. Le projet doit encore s'étendre pour atteindre son véritable résultat, celui d'assurer une alimentation de base à un prix modéré et équitable aux ménages pauvres ou modestes de Lomé.

Pour y parvenir, le CFSI recherche 30 000 Euros. Cet argent permettra notamment de préfinancer l’achat de semences, former les producteurs de maïs et les restauratrices de rue.
En savoir plus sur l'action menée au Togo

Au Mozambique, les femmes se forment pour faire disparaître durablement la faim de leur région
© Essor Le Mozambique fait partie des 10 pays les plus pauvres du monde. L'agriculture familiale y est concurrencée par de grandes exploitations agro industrielles étrangères (coton, banane, canne à sucre, soja, etc.). Dans le district de Nacala-a-Velha, les femmes réalisent la majorité des activités agricoles. Sécheresse, pénurie de semences, absence d'appui technique, maladie du manioc, etc. sont autant de difficultés qui provoquent insécurité alimentaire, voire malnutrition et "disette" au moins deux à trois mois par an.
Essor, association membre du CFSI, démarre actuellement un programme de formation agricole basée sur l’expérimentation de méthodes agro écologiques réputées pour améliorer les rendements.
D’ici deux ans, 400 femmes devraient posséder les compétences nécessaires pour appliquer ces techniques de diversification, une banque de semences aura été créée afin de garantir l’accès en semences de qualité. En parallèle, la mise en place d’un système de crédits rotatifs en animaux vise à doubler l’élevage de volailles et de chèvres. A terme, une école familiale rurale poursuivra cette formation agricole pour l’étendre aux jeunes.


Au Paraguay, de l'exode rural à l'aménagement de jardins communutaires
Le Paraguay est le deuxième pays le plus pauvre d’Amérique latine après la Bolivie. 41 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. L’expansion de la culture du soja à grande échelle a entraîné l’exode rural des populations, notamment des femmes, vers la capitale.
Celles-ci survivent avec leurs enfants dans des bidonvilles également appelés « assentamientos ». Elles sont souvent regroupées au sein de leurs quartiers.
Elles sont appuyées par une ONG locale, la CAES, qui les aide à défendre leurs droits. Avec l’aide de cette dernière, 140 femmes de deux assentamientos ont décidé de prendre en main leur destin en créant des jardins communautaires. Ceci leur permettra d’améliorer leur alimentation et de disposer de revenus liés à la vente de la production.

Afin de mener à bien ce projet, 10 000 € sont nécessaires pour permettre au CFSI de soutenir Agir abcd, association membre du CFSI et partenaire de la CAES. Avec un don de 70 €, vous permettez à une femme de rompre la spirale de la pauvreté et de subvenir durablement aux besoins de ses enfants.


Au Vietnam, les femmes développent l'artisanat textile
© Batik International La province de Ha Giang est l’une des plus pauvres du Viet-Nam. 80 % de la population appartient à l’une des 22 minorités ethniques. Fortement isolée, elle essaie de survivre de l’agriculture. Mais ceci n’est pas facile. La solution est souvent de rejoindre les grandes villes.
Et pourtant les femmes disposent de savoir-faire liés à la confection des costumes traditionnels.
C’est ainsi que Batik International, association membre du CFSI, a décidé d’accompagner une quarantaine de femmes qui ont choisi de rester en zone rurale. Celles-ci sont organisées en coopérative. Elles tissent le chanvre produit localement et réalisent des broderies.
Le soutien apporté par un financement de Batik International et du CFSI permettra à ces femmes de suivre des formations pour améliorer la qualité des produits et de rechercher des débouchés commerciaux au Vietnam et en Europe par des réseaux de commerce équitable. Ainsi, elles pourront augmenter leurs revenus et continuer à vivre dans leur région.


Déjà plus de 2 000 artisans formés dans la ville d'Antsirabé
Yvonne se forme pour améliorer ses revenus A Madagascar, les artisans sont souvent les laissés pour compte de l’économie. Et pourtant, l’artisanat est le mieux placé pour créer le plus grand nombre d’emplois et de revenus. Pour les aider à se développer, le CFSI a mis en place un système de chèque formation. Chaque artisan suit une formation en apportant 25 % du coût. Le reste est financé par le CFSI. Ainsi, plus de 2 000 artisans ont acquis des connaissances dans leurs domaines respectifs : transformation des produits alimentaires, mécanique, couture.

L'exemple d'Yvonne : Yvonne a 34 ans. Elle est mariée et a 5 enfants. Depuis un an elle est couturière dans un atelier. Elle n’avait pas de formation initiale dans la confection. Elle a du apprendre sur le tas. Pas facile, dans ces conditions, de tailler correctement les vêtements et de ne pas gâcher du tissu. Consciente de ses difficultés, elle a cherché une formation. L’année dernière, elle a bénéficié d’un chèque formation pour suivre 4 stages de 3 jours chacun. Elle a appris à tailler des jupes, des pantalons, des chemises et même des robes de mariée. Maintenant, elle ne fait plus d’erreur quand elle prend les mesures d’un vêtement. Et son aisance dans le métier ne s’arrête pas là. Elle est capable de proposer différents modèles ce qui lui assure le revenu indispensable à l’éducation de ses 5 enfants.


Au Mozambique, des jeunes accèdent à des formations et à un emploi
Une formation pour trouver un emploi c Essor Pas facile de sortir de la misère quand on habite un quartier pauvre de Maputo, la capitale du Mozambique. Pour Vasco et Tivane Silva, il y encore quelques mois, l’avenir était sombre. Pas de formation, pas d’emploi, donc pas d’argent et aucune possibilité de soutenir leur mère qui élève seule leurs 3 jeunes frères et sœurs. Mais en quelques temps, leur vie a changé. Au hasard des contacts, ils ont rencontré un responsable du Centre d’Information et d’orientation professionnelle. Intéressés par les formations proposées, ils se sont inscrits à un cours de mécanique. Après 4 mois de formation, Vasco et Tivane ont décroché leur diplôme, l’un en électricité et l’autre en mécanique automobile. Premier pas dans la vie active, ils viennent d’être admis en stage dans une entreprise automobile. Une nouvelle vie commence ! Ce projet est mené par l’association Essor.

Entre 2004 et 2007, le CFSI a apporté un soutien financier annuel de 10 000 €.


Au Burkina Faso, des femmes s'organisent
Henriette Ouédraogo, est une femme déterminée. Elle a créé l’association « Ragussi » qui signifie : « ne dormez pas ! ». Ceci illustre bien la vie des femmes burkinabées qui ne s’arrêtent jamais. Levées à 4 heures du matin, elles vont vendre les légumes ou les noix de karité au marché puis travaillent dans les champs toute la journée et font des kilomètres à pied pour aller chercher l’eau et le bois pour la cuisine. Le revenu gagné est bien faible, surtout pour les noix de karité achetées par des intermédiaires.
Il y a quelques années, Henriette a pensé que les femmes gagneraient plus d’argent en transformant les noix en beurre de karité. Extraire le beurre est un travail très pénible quand on travaille à la main : il faut en moyenne 9 heures de travail pour transformer 10 kilos d’amandes.
Un premier soutien a permis d’acquérir une centrifugeuse ! Maintenant, la production est bien organisée. Les 1 500 femmes membres de Ragussi ont décidé d’aller plus loin. Leur projet : améliorer la qualité du beurre et développer la commercialisation au niveau local et international. Ainsi, elles obtiendront un revenu supplémentaire pour mieux nourrir leurs enfants, leur permettre de se soigner et d’aller à l’école. Tout ceci implique de suivre des formations, d’améliorer la qualité de la production.

Ce projet a été mené par le GRET. Le CFSI a apporté un soutien de 15 000 euros.


Au Congo, des artisans prennent leur avenir en main
La République du Congo est sortie meurtrie par de nombreuses années de guerre civile. Destruction d’infrastructures, fermetures d’entreprises, pillages dans les campagnes ont été le lot de la vie quotidienne des habitants de ce pays durant ces dix dernières années. Aujourd’hui, ils participent à la reconstruction du pays. Le Forum des jeunes entreprises du Congo (FJEC), partenaire du CFSI, y contribue activement. Il soutient notamment des actions d’apprentissage en direction des jeunes et leur permet d’acquérir un métier.
L’histoire de Ghislain, artisan soudeur dans un quartier de Brazzaville, illustre bien l’action du FJEC. Après avoir quitté l’école en 6è, il reste sans activité jusqu’à l’âge de 26 ans. En 2000, il apprend que le Forum des jeunes entreprises propose aux jeunes de suivre une formation professionnelle. Connaissant des soudeurs, il choisit d’apprendre ce métier. Il suit une formation d’un an et demi puis obtient un crédit de 350 000 FCFA (530 €) pour acheter du matériel et se lancer dans la vie active. Il ouvre alors son propre atelier et commence à fabriquer des meubles en fer, des portails, des grilles qu’il expose devant son atelier. Petit à petit, il se fait une clientèle qui lui permet de développer son activité et de subvenir aux besoins de sa famille. Après déduction des charges diverses (loyer, électricité et taxes) et remboursement du crédit, il gagne environ 80 000 FCFA par mois (122 €). Son entreprise est florissante. Depuis 7 mois, il forme à son tour un apprenti. Tout comme Ghislain, d’autres artisans ont suivi des formations et développent leur activité. Aujourd’hui, le FJEC veut aller plus loin en développant l’apprentissage favorisant ainsi l’insertion économique des jeunes urbains.

Ce programme a reçu le soutien de Techdev, membre du CFSI, en partenariat avec le FJEC. Le CFSI a financé ce projet à hauteur de 10 000 €.



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