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| UNE SEULE SOLUTION DURABLE : PRODUIRE ET CONSOMMER LOCAL |
Avec ses 26 organisations membres, le CFSI lutte durablement contre la faim dans de nombreux pays touchés aujourd’hui par de graves crises alimentaires. Les résultats sont déjà nombreux et les projets menés permettent à des milliers de familles paysannes de mieux se nourrir et de vendre leur production en ville, sur les marchés. Petit panorama, non exhaustif, des derniers projets…
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| NIGER : lutter contre la malnutrition infantile avec des céréales locales |
S'affranchir de l'aide alimentaire par des démarches
locales
Au Niger 4 enfants sur 10 ne mangent pas à leur faim. Leurs parents sont
trop pauvres pour leur donner une alimentation quotidienne. Résultat
: leur croissance est retardée, voire même mise en danger. Pour remédier à cette situation, des groupements féminins
produisent des compléments alimentaires à base de céréales
locales, comme le mil ou le sorgho. L'association française Misola,
membre du CFSI, a mis au point avec des associations la composition de ce complément
nutritionnel, appelé "farine Misola". Historiquement, c'est
au Burkina-Faso que les premières unités de production se sont
installées en 1982. Forte de son succès, l'association a ensuite
étendue son action à d'autres pays.
Fin 2006, le CFSI a décidé de soutenir cette initiative au Niger.
Depuis, deux ateliers de production de farines infantiles ont été
créés, l'un à Niamey, l'autre à Dogondoutchi. Fin
2007, un stock supplémentaire de céréales d'une valeur
de 3 500 € a été acheté. Il permettra de continuer
à produire des farines infantiles à un prix raisonnable quand
celui des céréales sera au plus haut lors de la saison sèche.
Crise alimentaire : des clefs pour comprendre
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| TOGO : consommer local à prix stables |
La garantie d'un prix stable du maïs pour les
consommateurs de Lomé
Alors que le maïs est depuis longtemps un aliment de base au Togo, sa culture
et sa consommation sont en baisse. La raison en est simple : d'un côté,
des paysans hésitent à étendre la culture du maïs, n'étant
pas assurés d'avoir un débouché à prix garantis. De
l'autre, des femmes tenant des petits restaurants de rue dans la capitale, Lomé,
pourraient acheter plus de maïs et faire plus de repas, si elles étaient
assurées que le prix du maïs reste stable. Le programme Ville-Campagne,
soutenu par le CFSI et réalisé par l'association Echoppe, fait converger
les attentes des paysans et des restauratrices. Mis en place pour quatre ans,
il s'adresse à terme à 750 producteurs de maïs et 150 restauratrices
de rue. Il garantit aux deux parties un prix stable, même à la période
difficile de soudure où, traditionnellement, les prix s'envolent. Et en
bout de chaîne, le consommateur est bien évidemment gagnant.
Ce projet exemplaire répond à de nombreuses attentes :
- pour les paysans togolais, il permet d'améliorer la culture
du maïs et leur fournit un revenu supplémentaire et régulier
;
- pour les restauratrices, il permet une meilleure gestion de leur
activité commerciale et un revenu supplémentaire ;
- pour les consommateurs urbains, c'est l'assurance d'une stabilité
des prix de leurs repas, quel que soit le cours du maïs dans la capitale.
Contrer la crise alimentaire : soutenir nos projets
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| CAMBODGE : produire plus en restant économes |
10 000 Cambodgiens sortis de la pauvreté grâce
à une agriculture durable
La région de Prey Veng est l'une des plus pauvres du Cambodge. Près
de 85 % de la population tente de vivre de l'agriculture sur des surfaces dépassant
rarement 1 hectare. Il y a sept ans, la plupart d'entre elles rencontraient de
nombreuses difficultés économiques.
Se basant sur leurs attentes et préoccupations, le CEDAC, association créée
par des agronomes cambodgiens avec l'appui du GRET, a formé des familles
de Prey Veng à des techniques simples comme l'utilisation de compost, le
creusement de digues pour la pisciculture ou la plantation d'arbres fruitiers.
En adoptant ces nouvelles techniques de culture, plus respectueuses de l'environnement
et moins onéreuses, les familles de Prey Veng ont vu les rendements de
leurs productions augmenter. Ainsi, grâce à l'appui du CFSI, le CEDAC
parvient à sortir de la pauvreté plus de 2000 familles cambodgiennes
depuis sept ans en leur offrant les clés d'une agriculture durable
qui améliore leur production et leur niveau de vie.
Crise alimentaire : des clefs pour comprendre
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| MALI : accéder à l'eau pour l'agriculture |
Le groupement féminin de Sony fait reculer
la faim
Au Mali, comme dans beaucoup de pays sahéliens, les groupements féminins
sont souvent très dynamiques. Celui de la commune de Sony dans la région
de Kayes est exemplaire.
En octobre 2006, les femmes se sont organisées pour aménager un
terrain. Elles se sont cotisées pour acheter des semences. Avec le soutien
financier du CFSI, le GRDR leur a fourni une motopompe et les a aidées
à mettre en place un réseau d'irrigation. En janvier 2007, elles
ont commencé à semer. Résultat en juin, elles avaient récolté
plus de 1 000 kilos d'oignons, 700 kilos de gombos ainsi que du niébé.
Ces récoltes ont permis de diversifier l'alimentation et de vendre
localement une partie de la production. Les revenus obtenus ont notamment
servi à ouvrir un compte à la caisse rurale pour acheter des semences
d'arachide semées sur un champ collectif à la saison des pluies.
Contrer la crise alimentaire : soutenir nos projets
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| SENEGAL : Produire du lait "made in" Sénégal |
La souveraineté alimentaire comme remède
contre la faim
Au Sénégal, comme dans beaucoup de pays africains, le lait est
un produit de plus en plus apprécié par les consommateurs urbains.
Reste qu'il n'est pas toujours facile de le trouver sur les marchés,
que la concurrence avec la poudre de lait est rude et que sa qualité
pourrait être améliorée. Voyant dans les filières
agricoles la meilleure arme contre la faim, le CFSI a soutenu un programme
d'appui à la filière lait au Sénégal mené
par le GRET et son partenaire local, la FENAFILS. Il s'agissait de soutenir
40 mini laiteries et les 2 000 éleveurs et collecteurs de lait qui les
approvisionnent régulièrement.
Via des formations, des enquêtes de satisfaction, des tests, etc. la qualité
de la production a pu être améliorée, le conditionnement
repensé et les circuits de distribution développés. En
parallèle, le dialogue a été ouvert entre les différents
acteurs de la filière lait et les autorités publiques du pays.
Car c'est bien par la mise en uvre d'actions concrètes et
en facilitant la rencontre entre les organisations et les décideurs
que chaque Sénégalais pourra, demain, vivre dignement de son
travail et avoir accès à une alimentation de qualité.
Crise alimentaire : des clefs pour comprendre
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| MADAGASCAR : s'organiser pour produire plus |
Produire plus et mieux pour nourrir la population
Sur les hauts plateaux de Madagascar, dans la région de Haute Matsiatra,
les paysans vivent très difficilement de la culture du riz, du manioc
et des légumes secs comme les haricots ou les pois du cap. Les rendements
sont souvent faibles. Les récoltes suffisent à peine à
nourrir les familles. Face à cette situation, les associations paysannes
s'organisent pour disposer de semences de qualité. Avec le soutien
de l'AFDI et du CFSI, elles apprennent aux paysans des techniques simples
et respectueuses de l'environnement pour augmenter la production.
Parallèlement à leurs actions de terrain, les associations paysannes
malgaches s'organisent. Depuis 2002, 10 d'entre elles ont décidé
de se fédérer en créant une structure nationale. En 2006,
plus de 30 responsables ont suivi des formations à l'animation, à
la gestion financière, à la définition d'un projet. Aujourd'hui,
ces associations parlent d'une seule voix. Elles font remonter les préoccupations
des 8 000 paysans membres des associations régionales. Sur les
hauts plateaux, ils ont du mal à produire, à commercialiser leurs
récoltes et rencontrent des difficultés d'accès à
la terre. Ce travail a porté ses fruits : les associations paysannes
commencent à être entendues par les chambres d'agriculture régionales.
Contrer la crise alimentaire : soutenir nos projets
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| MALI : s'organiser pour produire mieux |
Alimenter les marchés en produits de qualité
à des prix accessibles
Dans la région de Kayes au Mali, les producteurs cultivent de nombreux
légumes : des oignons, des choux, du gombo, du concombre ou encore
de l'aubergine. Mais l'achat de semences est problématique. Les commerçants
locaux sont fréquemment en rupture de stocks et quand ce n'est pas le
cas, les semences sont hors de prix et trop souvent de médiocre qualité,
voire périmées !
Face à ces difficultés, le réseau des horticulteurs de
Kayes, soutenu par le CFSI et le GRDR, a mis en place un système de commandes
groupées auprès de producteurs locaux de semences. L'an dernier,
un tiers des 62 associations membres de ce réseau ont utilisé
ce service. Pour ces agriculteurs, l'achat groupé offre la garantie
de semences de qualité, à prix compétitifs, alimentant
en bout de chaine les marchés des villes en bons produits à bas
prix.
Crise alimentaire : des clefs pour comprendre
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