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| Chaque année, la faim progresse ! |
Elle touche aujourd’hui 852 millions de personnes et tue 6 millions d’enfants ! 80 % des victimes de la faim sont des paysans et leurs familles. Si les causes sont multiples, l’Union Européenne et la France portent une part de responsabilité. Les citoyens français peuvent et doivent interpeller leurs dirigeants.
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| La production laitière en Afrique illustre parfaitement les causes de la crise de l'agriculture africaine. |
Au Mali, au Sénégal, au Kenya ou en Tanzanie, le lait est un aliment de base pour la population. Pourtant la production locale est rarement suffisante pour répondre à la demande. Ce secteur pourrait donc se développer, créer des emplois et ainsi contribuer à éradiquer la faim et la pauvreté dans les zones rurales. Au manque de volonté politique des gouvernements africains, s’ajoutent les politiques françaises et européennes qui :
> poussent les pays africains à ouvrir leurs marchés aux produits agricoles européens qui viennent concurrencer leurs propres productions. C’est le cas, notamment, des négociations d’Accords de partenariat économique (APE) qui entrent dans une phase cruciale puisqu’elles doivent en principe se conclure le 31 décembre 2007.
> réduisent drastiquement leur aide au développement en faveur de l’agriculture africaine depuis 20 ans.
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| En 2007, la chute de la production mondiale de lait provoque une flambée des cours. |
Les consommateurs de Dakar ou Bamako s’inquiètent : va-t-on encore trouver du lait ? Et à quel prix? Cette situation illustre les risques d’une dépendance excessive par rapport aux importations. La hausse des prix du lait en poudre importé devrait bénéficier aux éleveurs africains et encourager la production locale. Mais pour combien de temps? Les cours peuvent s’effondrer à nouveau dans les prochaines années. Il est donc essentiel que les Etats africains se voient reconnaître le droit de protéger leur agriculture dans les accords commerciaux internationaux (APE…). Ils doivent accroître leur aide au développement de l’agriculture et en améliorer la qualité, comme le demandent les organisations paysannes africaines. Il est important que la France et l’Union européenne les soutiennent dans cet effort.
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C'EST POURQUOI LE CFSI,
DANS LE CADRE DU PROGRAMME ALIMENTERRE,
LANCE LA CAMPAGNE "LAIT : NE TARISSONS PAS LA SOURCE AFRICAINE !"
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| Comment se mobiliser ? |
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Dans le cadre de la campagne, une pétition est diffusée. Elle demande au gouvernement français de respecter le droit des pays africains à protéger leur agriculture, dans le cadre des négociations commerciales internationales. Elle lui demande également d'accroître et d'améliorer son aide publique au développement de l'agriculture africaine.
Signez la pétition en ligne dès maintenant !
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Du 12 au 25 octobre prochain, 4 professionnels de la filière lait venus spécialement du Niger, du Sénégal, du Mali et de Madagascar apporteront leurs témoignages au public français.
Découvrez dans le dossier de presse les portraits de Gilles Vias, Amadou Diallo, Bocar Diaw et Noëlison Augustin Rabearivelo
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La campagne est relayée dans toute la France par plus de 200 associations. Venez découvrir les diverses animations destinées à sensibiliser et mobiliser l'opinion publique : marchés alimentaires et solidaires, cycle de projections, expositions, conférences-débats, etc.
Consultez la programmation des activités en régions
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Pour tout savoir sur la filière lait en Afrique, découvrir et se procurer les outils de la campagne (affiches et dépliant), approfondir avec des études et documents de fond, créer des animations pédagogiques autour de ce thème...
Cliquez ici !
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