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Soutenir le CFSI, faire un don en ligne Trop souvent encore, les populations des pays les plus pauvres sont considérées comme des
« bénéficiaires » passifs des politiques nationales ou de l’aide internationale. C’est méconnaître leurs aspirations et la capacité d’initiative des organisations locales qui ne demandent qu’à participer à leur propre développement.

Le CFSI agit pour une aide au développement efficace et durable.



Au Congo, les associations s'organisent
Programme Dialogue Citoyen au Congo : se renforcer pour mieux lutter  © CFSI Durant les années 90, les habitants de la République du Congo ont connu une guerre civile sans merci. Aujourd’hui, ses traces sont encore visibles. Quand la nuit tombe à 18 heures, nombre de quartiers de Brazzaville sont sans électricité. Les routes détruites empêchent les producteurs d’aller en ville vendre leur récolte, ce qui oblige les populations urbaines à acheter des produits importés alors que le pays pourrait produire en quantité et en qualité suffisante. Quant à l’accès à l’eau potable, il est pour ainsi dire impossible.
C’est dans ce contexte que le CFSI travaille en partenariat avec des associations congolaises et françaises qui se mobilisent pour garantir une vie digne à chacun. Pour assurer le suivi du programme, un comité de pilotage comprenant sept représentants d’organisations congolaises et deux représentants d’organisations françaises a été élu en 2008. Début 2009, il a sélectionné 19 projets menés par des associations congolaises. Par exemple, à Ouesso et Dolisie, des jeunes seront formés à la défense des Droits humains tandis qu’à Pointe Noire, des associations de parents d’élèves vont se mobiliser pour améliorer la santé en milieu scolaire. Mais ce n’est pas tout. Un programme mobilisant le monde associatif va être mis en place. Plus de 60 organisations y participeront, preuve que les associations congolaises aspirent aujourd'hui à davantage de dialogues, d'échanges et de transparence.
Ce programme est soutenu par le CFSI, le Ministère des Affaires étrangères et européennes, l'Agence française de développement et l'Union européenne.

Le bimensuel « Alternatives citoyennes » retrace les avancées des organisations impliquées dans le programme.
Lire le dernier numéro (Alternatives Citoyennes n°2):

Lire les numéros précédents :

Alternatives Citoyennes n°1
 

Alternatives Citoyennes n°0


En Guinée, les associations portent les espoirs de la population
La Guinée Conakry fait partie des dix derniers pays du globe, au regard de l’indice de développement humain des Nations Unies. Etre ainsi dans le peloton de queue des nations signifie, selon l’un de nos partenaires, Biro Barry, « une grande pauvreté pour la majorité de ses habitants et des services de base comme l’eau et l’électricité qui ne sont pas assurés. Plus de 2 millions des 10 millions de guinéens vivent aujourd’hui dans la capitale. L’électricité est donc distribuée dans les quartiers à tour de rôle. Comment peut-on alors par exemple développer l’industrie ? »
L’organisation partenaire du CFSI, le CNOSCG, s’est donnée pour mission de tenter de régler à travers tout le pays les innombrables conflits locaux qui entravent le bon développement du pays. Au-delà de ces problèmes, il s’agit pour le CNOSCG de contribuer à instaurer la paix dans un pays soumis depuis plus de 50 ans à une suite de régimes autoritaires. Encore aujourd’hui, le pouvoir est détenu par une junte militaire, à la suite d’un coup d’Etat.
Au mois de septembre de cette année, toutes les limites ont été dépassées, lorsque des soldats et des miliciens ont tiré sur des Guinéens demandant des élections présidentielles libres et non truquées. Piégée dans un stade et empêchée de sortir, la foule a subi un déchaînement de violence qui s’est soldé par plus de 150 morts et 1 200 blessés.
Le CFSI maintient à ce moment crucial son appui à cette organisation qui oeuvre pour la paix. Comme nous l’a redit récemment Biro Barry, « Nous avons confiance en nos partenaires pour nous aider à sortir de cette crise et nous attaquer aux urgences que sont la sécurité et la souveraineté alimentaires, conditions sine qua non de la paix et du développement ».
Septembre 2009 : Guinée Conakry, la junte révèle son vrai visage

Agrocarburants : savoir trier le bon grain de l'ivraie
© Geres Dans de nombreux pays du Sud, l’augmentation du prix du pétrole handicape lourdement les paysans. Ils ont besoin de carburants pour faire fonctionner leur matériel agricole, pour transporter leur production. La hausse se répercute au final sur le prix de vente, réduisant d’autant le pouvoir d’achat de populations déjà très pauvres.
Face à cette situation, des solutions énergétiques locales ont vu le jour. Le GERES, association membre du CFSI, appuie et développe ainsi depuis 2006 des agrocarburants de proximité en Asie et en Afrique.
En substituant le diesel par une huile végétale produite localement à base de jatropha, des communautés gagnent leur indépendance énergétique. Les paysans peuvent en effet faire fonctionner à moindre coût les pompes, groupes électrogènes et machines agricoles. Egalement appelé « or vert », cette plante non comestible pousse dans des zones semi-arides, sa culture n’empiète donc pas sur les terres de l’agriculture vivrière.
Pour autant, le développement des agrocarburants soulève des interrogations : impact environnemental, pression foncière, risque de concurrence des cultures vivrières, etc. Ils sont d’ailleurs montrés du doigt et tenus pour coresponsables des émeutes de la faim qui ont explosé l’an dernier. Malgré le dilemme que posent les agrocarburants, les politiques publiques font défaut pour encadrer leur développement. Au Mali et au Cambodge, fort de sa pratique de terrain et grâce au soutien du CFSI, le GERES anime le débat entre ONG, décideurs, producteurs et population.


Au Brésil, ensemble pour l'insertion économique des jeunes
© Essor La Paraïba est un Etat de la région du Nordeste du Brésil où se concentre la moitié de la population la plus pauvre du pays. Le taux de chômage étant en forte hausse, notamment chez les jeunes, le gouvernement a mis en place une kyrielle de programmes de formation professionnelle et d’insertion. Mais la juxtaposition de ces dispositifs
les a rendus illisibles, tant pour les collectivités locales chargées de les appliquer, que pour les populations bénéficiaires.
L’insertion économique de populations défavorisées offre pourtant une garantie d’amélioration des conditions de vie. Mais la complexité et la méconnaissance du système risque de les laisser pour compte. Les associations locales se sont emparées du problème. Essor, association membre du CFSI, les accompagne pour qu’elles puissent jouer à part entière leur rôle d’intermédiaire entre les administrations, les entreprises et les populations.
En un an, déjà plus de 600 jeunes ont bénéficié d’actions d’insertion économique ou de formations professionnelles.
Un public accru mais aussi une meilleure assiduité et de nouveaux débouchés sont autant de preuves que les résultats sont bien meilleurs en travaillant tous ensemble.


Au Burkina-Faso, l'oignon ne fera plus pleurer les producteurs
© Afdi Au Burkina-Faso, l'oignon est utilisé dans la confection de la plupart des plats de base et chaque habitant en consomme en moyenne 7 kg par an. Depuis trois ans, la production d'oignons a considérablement augmenté. D'importateur, le pays est devenu le 2e exportateur de l'Afrique de l'Ouest. Mais, insuffisamment accompagnée, cette croissance a des effets néfastes pour les producteurs. En mettant simultanément leurs récoltes sur le marché, ils ont provoqué une importante chute des prix (en mars 2008, le sac de 135 kg se vendait
4 000 F cfa, soit moins de 5 centimes d’euros le kilo) et ont subi de nombreuses pertes par pourrissement.
A la demande de la Confédération paysanne du Faso (CPF), l'Afdi, membre du CFSI, a mis en place un programme d'appui. Grâce au soutien du CFSI, l'association a lancé, avec la CPF, une série d’initiatives pour donner un coup d’arrêt à ce gâchis : amélioration du stockage, diversification de la production par l'ail et l'échalote, recherche de nouveaux débouchés pour écouler la production à un meilleur prix, etc. En faisant aboutir ces chantiers, la CPF pourra faire avancer les discussions avec l’Etat et obtenir la protection de la filière.


Au Mali, le réseau des horticulteurs de Kayes se renforce
Renforcement de capacités  © grdr Le GRDR, association membre du CFSI, appuie de nombreux projets dans le secteur rural.
Au Mali, il a accompagné la formation du réseau régional des horticulteurs (RHK) de Kayes. Ainsi en 2007, grâce à un soutien du CFSI, le RHK a amélioré son implantation locale.
D'une part, il a mis en place, à la demande de ses membres, un système de commandes groupées de semences auprès des producteurs locaux. Résultat : un tiers des 62 associations membres du réseau ont utilisé ce service. Pour ces agriculteurs, l'achat groupé offre la garantie de semences de qualité, à un prix raisonnable.
D'autre part, il a renforcé les compétences de ses membres. 13 responsables du réseau ont participé à une formation sur les politiques agricoles afin de mieux maîtriser les enjeux du développement local et de devenir des interlocuteurs reconnus par les instances régionales.


Au Sénégal, des élus et des associations prennent en main leur destin
un GIC pour des projets de développement du territoire  © Anne-Laure Constantin Début octobre, 4 représentants d’associations et du département de Bakel au Sénégal sont venus discuter avec le CFSI des résultats d’un projet soutenu depuis 2007.
Depuis quelques années, la décentralisation a conduit les communes à s’organiser. A Bakel, un groupement d’intérêt communautaire a été créé. Grâce au soutien financier du CFSI et à un apport technique du GRDR, association membre du CFSI, ses membres ont mis en place un programme sur deux ans. Aujourd’hui, ils dressent fièrement le bilan de leurs activités. Ils sont passés d’une logique de projet à court terme à la réflexion sur le développement de leurs communes qui va de la maîtrise de l’eau à l’aménagement des routes. Ils se sont dotés d’outils pour mieux gérer leur territoire. Par exemple, ils ont appris à réaliser des appels d’offres pour, comme le soulignait l’un d’entre eux, «travailler dans la transparence». Et face à la pression de la hausse générale des prix et à l’avenir de leur agriculture menacée par la convoitise d’entreprises étrangères qui veulent acquérir des terres pour produire des agro-carburants, ils s’organisent. Pour que leurs enfants puissent demain vivre de leurs terres, ils cherchent à améliorer les cultures et à mieux organiser les marchés locaux pour permettre à tous de produire, transformer et consommer localement.


Au Brésil, la lutte contre la pauvreté passe par le développement des associations locales
renfocement de capacité pour mieux lutter contre l'exclusion  © Essor Le Brésil fait partie des pays dits émergents. Pour une partie de sa population, son développement rapide est synonyme de mieux-être. Mais pour une autre partie, c'est toujours l'extrême pauvreté qui sévit et l'exclusion qui menace. 44 millions de brésiliens (1 sur 5) sont concernés par cette situation et leur principal soutien vient des associations locales. Ces associations bataillent sur tous les fronts, notamment la défense des droits des enfants, la prévention du SIDA et, plus généralement la lutte contre l'exclusion. Elles se tournent aussi vers leur gouvernement pour lui rappeler la nécessité d'améliorer le sort des plus pauvres. Mais cette bataille pour sortir une personne sur cinq de l'exclusion est longue et demande des moyens. Les associations ont besoin de se développer et de trouver des ressources financières à la hauteur des enjeux.
Avec l'appui financier du CFSI, ESSOR, association membre, accompagne plusieurs de ces associations dans leur développement. Mieux organisées et mieux à même de communiquer sur leurs missions, elles gagnent en crédibilité, notamment auprès d'entreprises locales, qui leur apportent leur concours. Mission réussie pour ces associations qui ont obtenu des moyens pour lutter contre l'exclusion.
Ce projet a été soutenu par le CFSI qui a apporté un financement de 12 000 Euros provenant du Ministère des Affaires étrangères européennes et de ses donateurs.


En Algérie, des associations s'organisent pour aider des jeunes et des handicapés
programme concerté pluri acteurs en Algérie  © Besma Depuis 2006, le CFSI anime un programme de travail avec des associations françaises et algériennes. Celles-ci partagent la volonté d'améliorer la situation de l'enfance et de la jeunesse face à de trop nombreuses situations d'exclusion ou de marginalisation.
Par exemple, à Constantine, 5 associations locales ont été sélectionnées pour les aider à développer leurs projets. C'est le cas de l'association Défis Espoir pour lutter contre les myopathies. Elle permet aux enfants et à leur famille de sortir de leur isolement. Ou encore de l'association BESMA qui fait entrer l'école pour les enfants séjournant périodiquement à l'hôpital. L'enjeu est bien sûr que la municipalité et les services sociaux soutiennent à moyen terme l'action de ces jeunes associations.
Ce projet est soutenu par le CFSI, le Ministère des Affaires étrangères et européennes, l'Agnce française de développement, la Fondation de France et la Fondation Un monde par tous.


En savoir plus sur le PCPA (Programme concerté pluri-acteurs) Algérie

A Madagascar, 10 associations régionales au service de 8 000 paysans
Depuis 2002, 10 associations paysannes malgaches ont décidé de se fédérer en créant une structure nationale. En 2006, plus de 30 responsables ont suivi des formations à l’animation, à la gestion financière, à la définition d’un projet. Aujourd’hui, ces associations parlent d’une seule voix. Elles font remonter les préoccupations des 7 800 paysans membres des associations régionales. Ceux-ci ont du mal à produire et à commercialiser le riz, le sucre ou le manioc et rencontrent des difficultés d’accès à la terre. Ce travail a porté ses fruits : les associations paysannes commencent à être entendues par les chambres d’agriculture régionales.
Ce projet a été mené par l'AFDI avec le soutien du CFSI.


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