Nos actions

Nourrir le monde
Mozambique : développer l’agriculture pour nourrir les villes
Le Mozambique est un pays très pauvre. Près de 80 % des habitants vivent en dessous du seuil de pauvreté. Vous vous souvenez sans doute des images des émeutes de la faim provoqués par la hausse des prix alimentaires.
La dépendance aux importations aggrave la situation d’insécurité alimentaire. Et pourtant la région de Maputo dispose de terres cultivables. 20 000 familles y vivent du maraîchage et de la culture vivrière. Il est possible d’améliorer ce potentiel. Essor, association membre du CFSI, et ses partenaires ont décidé de renforcer cette agriculture périurbaine. De janvier 2010 à avril 2011, 44 techniciens agricoles ont été formés à des méthodes de cultures plus respectueuses de l’environnement. Ainsi, les agriculteurs utilisent moins de pesticides et les produits sont plus sains. A l’issue de ces formations, chaque technicien a travaillé avec des groupements de paysans. Au total près de 700 agriculteurs ; dont 80 % sont de femmes, y ont participé. En parallèle, le projet a renforcé les associations paysannes. A la différence de certaines institutions qui proposent des semences gratuites, il a aidé leurs membres à se former pour rencontrer et dialoguer avec les fournisseurs. Plus fortes, elles pourront mieux négocier les achats des semences et du matériel indispensable pour développer l’agriculture.
Ce projet a été financé à hauteur de 15 000 euros de juillet 2010 à juin 2011 dans le cadre du programme « Agriculture et Alimentation », en partenariat avec Essor, membre du CFSI.
Coopérer autrement
Cameroun, République centrafricaine, Tchad : quand l’avenir de la jeunesse passe par la formation agricole et rurale
Le Cameroun, la République Centrafricaine (RCA) et le Tchad sont des pays très pauvres. Une grande partie de la population ne vit qu’avec moins de un euro par jour. Au Tchad, 73 % de la population habite en milieu rural, 61 % en RCA et 42 % au Cameroun. Dans les campagnes, les conditions de vie sont très dures. L’électricité est rare, l’accès aux soins de santé comme à l’éducation reste limité. 1 jeune sur 2 arrête l’école avant la fin du cycle primaire et n’a guère de projet. Pour eux, l’avenir est synonyme d’une vie à la campagne sans argent ou d’un exode vers la ville pour trouver un travail mal payé et voire plus souvent être au chômage.
Depuis de nombreuses années, les responsables des MFR (Maisons Familiales Rurales) de ces pays parient sur le potentiel de la jeunesse. Seules, ou en partenariat avec leurs homologues français d’Auvergne, de Charente ou encore de Franche Comté, les MFR ont démontré qu’avec très peu de moyens, la formation des jeunes en milieu rural était porteuse d’avenir. En 2010, dans chacun de ces pays, plus de 100 jeunes ont eu accès à une formation en élevage, en agriculture ou artisanat. Mieux formés, ils peuvent envisager de gagner leur vie dans des métiers agricoles et ruraux.
Pour que ces expériences se généralisent, les MFR ont décidé de s’unir et de travailler en partenariat avec l’Union Nationale des Maisons Familiales Rurales d'Education et d'Orientation, membre du CFSI. D’ici 2013, elles ont pour objectif une reconnaissance officielle de leur formation et d’augmenter le nombre de jeunes en apprentissage.
Ainsi, par cette action, elles agissent pour que les campagnes deviennent des espaces de vie qui répondent aux aspirations de tous.
Ce projet s'inscrit dans le cadre du programme société civile et participation. Pour le mener à bien, le CFSI mobilise 42 000 euros sur 18 mois.
Promouvoir une économie au service de l'Homme
Au Vietnam, un commerce équitable local se met en place
La province de Ha Giang est l’une des plus pauvres du Viet-Nam. 80 % de la population appartient à l’une des 22 minorités ethniques. Fortement isolée, elle essaie de survivre dans des conditions difficiles grâce à l’agriculture et à l’exploitation forestière. Dans deux villages de la province, les femmes ont eu l’idée de mettre en avant leur savoir-faire pour confectionner et vendre des costumes traditionnels. Fin 2008, le CFSI a décidé d’appuyer Batik International, association membre du CFSI. 30 femmes de deux villages isolés ont bénéficié de formation pour améliorer la qualité des produits et leur commercialisation. Au sein des villages, le statut des femmes s’est amélioré car elles contribuent au revenu des ménages. Le CFSI a décidé fin 2010 de poursuivre son soutien. Cet appui renforcera les compétences de 60 femmes et les aidera à diversifier les débouchés commerciaux. 8 partenariats commerciaux devraient être conclus avec des entreprises locales. Dans ce cadre, un code de conduite sera rédigé avec ces coopératives féminines pour qu’elles disposent d’un outil de négociation avec leurs acheteurs de façon à garantir des revenus équitables.
Ce projet est réalisé par Batik International, association membre du CFSI, en partenariat avec des organisations vietnamiennes. Il s’inscrit dans le cadre du programme « économie sociale et solidaire». Chaque année, le CFSI mobilise plus de 60 000 euros auprès de ses donateurs pour soutenir des initiatives concrètes en faveur d’une économie au service de l’Homme.

