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Sombre anniversaire pour le droit à l'alimentation | Comité Français pour la Solidarité Internationale

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Sombre anniversaire pour le droit à l'alimentation

12/03/2013
Proclamation du droit de manger à sa faim - 14 mars 1963

Le 14 mars 1963, plus de 50 personnalités mondiales ont signé la proclamation du droit de manger à sa faim. Parmi elles, l’Abbé Pierre, Pierre Mendès-France, Aldous Huxley, Josué de Castro et Henri Laugier. Ce manifeste était le point de départ du lancement de la Campagne mondiale contre la faim, à l’initiative de la FAO. En France, le CFSI – alors nommé Comité français contre la faim – a été chargé de cette campagne nationale. 

14 mars 1963 - 14 mars 2013 : le droit de manger à sa faim, une cause toujours majeure

Nous continuons à affirmer, dans le sens de la proclamation de 1963, que le premier des droits de l’homme, c’est d’être affranchi de la faim. C’est toujours d’une grande actualité et trop de mauvais compromis sont passés contre lui ! Il y a aujourd’hui 850 millions de personnes sous alimentées, presque autant qu’il y a 50 ans, même si le taux en est heureusement plus faible. De la moitié en 1963, il est désormais d’un peu moins d’un tiers. La révolution verte et le niveau de vie des pays émergents expliquent cela, mais on ne peut que constater que la faim et la malnutrition font toujours des ravages, notamment en Afrique.

Entre 1963 et aujourd’hui les inquiétudes ne sont plus tout à fait les mêmes. Plutôt qu’à la guerre froide, c’est à l’insécurité dans nombre de pays et au démembrement des Etats par les mesures d’ajustement structurel exigées par le FMI et ses conséquences sur l’agriculture que nous ferions référence. Nous dénonçons aujourd’hui une mondialisation des échanges qui fabrique des inégalités, les gaspillages, les spéculations, les paradis fiscaux. Nous dénonçons aussi les accaparements de terre dans les pays les plus pauvres. Nous dénonçons enfin le manque de cohérence de politiques qui d’une main, distribuent l’aide au développement et, de l’autre, bride les capacités de développement des pays pauvres.

En 1963 on comparait les fonds infimes affectés au développement économique et social avec les 150 milliards de dollars consacrés à l’armement. Aujourd’hui, on constaterait que des centaines de milliards ont été apportés au sauvetage des banques alors que l’aide publique au développement baisse ! Et aujourd’hui comme il y a 50 ans, les agriculteurs familiaux des pays pauvres constituent la majeure partie des personnes sous-alimentées.

A l’échelle de la planète et alors que la transition démographique nous rapproche du sommet de la population mondiale prévue vers 2050, la capacité de nourrir tous ses habitants est affirmée. Mais la vision du développement a changé. Il ne se réduit pas un processus linéaire de croissance économique qui aboutit à la modernisation des sociétés à travers le passage de différentes étapes définies, que nous aurions, nous citoyens des pays riches, franchies. La conscience de notre interdépendance nous conduit à agir pour le développement autant ici que là-bas. La conscience que les ressources sont limitées renforce notre engagement contre les inégalités, contre une fausse croissance fondée sur la prédation environnementale et sociale.

Ce n’est plus la guerre froide, aujourd’hui, qui est ce qu’il y a de pire en l’homme, mais le repli des riches sur leur pré carré, au mépris de la solidarité internationale.

Yves Le Bars
Président du CFSI

Charte pour une agriculture familiale durable au service d'une alimentation pourEn 2010, à l’occasion de ses 50 ans, le CFSI a rédigé une Charte pour une agriculture durable au service d’une alimentation pour tous.
Cette charte réaffirme l’engagement des membres du CFSI sur un socle de valeurs communes et fondatrices de leur action collective.

Télécharger la Charte [218ko.pdf]
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Versão em Português - traduction ESSOR [138ko.pdf]