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Lucien Cousin, bénévole au CFSI, témoigne | Comité Français pour la Solidarité Internationale

Actualités

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Lucien Cousin, bénévole au CFSI, témoigne

28/05/2013
Lucien Cousin, bénévole du CFSI

Je suis d’origine agricole, agronome et géographe de formation. Après avoir travaillé 4 ans dans la formation de formateurs et de techniciens agricoles en France, j’ai exercé pendant 30 années au ministère de la Coopération, dans les secteurs du développement rural, de l’éducation et de la relation avec les ONG. J’ai bouclé mon périple professionnel à Madagascar, dans les secteurs développement rural et de l’environnement. Depuis une dizaine d’années, j’ai continué de m’intéresser fortement aux questions de développement, de volontariat, d’échanges internationaux et de solidarité, bénévolement, auprès de différents collectifs d’ONG. 

Je connaissais le CFSI depuis longtemps quand, en 2004, j’ai répondu volontairement et bénévolement  à l’amicale sollicitation de son équipe. Avant de dire ce que j’apporte éventuellement, je dois avouer que c’est d’abord pour moi l’occasion de poursuivre observations, discussions et réflexions aux côtés de ceux qui agissent pour la solidarité internationale.. C’est ainsi que j’ai été mêlé à certaines réflexions des membres du CFSI sur la façon dont ils faisaient évoluer leurs méthodes de travail, leur organisation, les partenariats à l’étranger. Ponctuellement j’ai été associé à certaines évaluations de programmes,  à des réunions de travail ou encore à des campagnes de sensibilisation, comme « ALIMENTERRE », par exemple.

De façon plus suivie depuis les 4 dernières années, je participe au comité de pilotage du programme « société civile et participation ». Cette fonction m’amène à suivre les orientations du programme et discuter de ses résultats et de ses évolutions, ainsi qu’à examiner les projets susceptibles d’être soutenus.  J’essaie d’apporter un regard instruit par l’expérience de quatre décennies de coopération, de faire part des questions déjà rencontrées, des chances nouvelles, d’évolutions en cours. J’interroge sur la façon de mettre les projets concrets, localisés, en perspective dans leurs environnements plus globaux, pour autant que l’on puisse les appréhender.

Ceci me conduit à dire ce qui m’a incité à contribuer à ma modeste mesure à l’action du CFSI. C’est tout d’abord la fonction de carrefour d’idées et de mise en commun d’expériences pour avancer vers l’avenir d’une solidarité internationale sensible aux évolutions de la coopération. La coopération non gouvernementale en France est connue pour sa grande diversité, pour la petite taille du plus grand nombres de ses acteurs. Certains diront jusqu’à la dispersion, limitant ainsi leur influence et leur efficacité dans le jeu mondial. Partant de là, je pense que le CFSI fait œuvre très utile en regroupant des organisations de solidarité différentes. Les champs d’activités et géographiques très larges  que représentent ses membres lui posent un défi pour agir collectivement. Il me semble qu’il sait construire, malgré cette hétérogénéité, un socle commun et une volonté partagée  d’adapter les formes de coopération à la réalité du monde actuel, de construire des partenariats  d’avenir avec des organisations locales et de s’engager dans des actions ayant un impact durable. Ces orientations me paraissent porteuses d’avenir, car elles créent des chaines de solidarité transfrontalières et dépassent les anciennes polarisations Nord/Sud. Elles vont dans le sens d’une recherche, sinon d’un combat local et mondial, pour des formes de démocraties participatives visant à concilier le vivre ensemble territorialisé et l’ouverture au bien commun mondial. Je crois que chaque membre du collectif, dans le champ d’activité qui est le sien, peut se retrouver sur ces valeurs communes et agir en conséquence dans ses propres secteurs et territoire, comme avec ses partenaires internationaux. Ainsi participons-nous, quelle que soit notre place, à trouver le sens et l’application concrète de la solidarité qui est le mot clé du CFSI. 

Lucien Cousin
Propos recueillis en mai 2013