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La faim : l'autre visage du changement climatique | Comité Français pour la Solidarité Internationale

Actualités

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La faim : l'autre visage du changement climatique

01/06/2015
Ghana  © Neil Palmer

A six mois de la Conférence Climat (COP 21), des représentants des sociétés civiles et de la recherche se sont réunis le 26 mai dernier à Paris pour débattre des conséquences du changement climatique sur la faim et la sous-nutrition.

 

A l’issue de cette journée, 24 ONG, dont le CFSI, ont signé un appel adressé à la communauté internationale pour qu’elle se saisisse de la question. Elles lui demandent de garantir une cohérence entre l’action climatique et les objectifs de développement, de lutte contre la faim, les droits humains et l’égalité femmes-hommes, tout en s’assurant que les changements climatiques ne deviennent pas un alibi pour justifier de « fausses solutions » climat. La promotion d’un modèle agricole industriel est évidemment incompatible avec les exigences de transition écologique et sociale, de droits humains et de justice climatique. 

 « 70 % des cultures seront affectées par le changement climatique. Les liens entre le climat et la faim sont démontrés », rappelait Laurent Bopp, Directeur de recherche CNRS au laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, présent à la conférence.

Pour Pascal Canfin, ancien ministre du Développement et directeur du World Institute Resource « les pays du Nord doivent prendre leur responsabilité et financer l’adaptation au changement climatique des pays vulnérables »

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Appel des sociétés civiles pour lutter contre la faim et les changements climati

Appel des sociétés civiles pour lutter contre la faim et les changements climatiques

Alors que 805 millions de personnes souffrent aujourd’hui de la faim, les changements climatiques constituent un fardeau supplémentaire pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle et l’accès à l’alimentation des plus pauvres, et mettent à mal les efforts actuels déployés dans la lutte contre la faim. Le GIEC estime que les rendements des principales cultures vivrières (blé, maïs, …) vont baisser de 2 % chaque décennie du fait des changements climatiques. Pourtant, ce risque reste très peu discuté dans le cadre des négociations internationales sur les changements climatiques.

Il est urgent que la communauté internationale se saisisse de cette question et prenne des mesures fortes pour y répondre.

NOUS APPELONS LES ETATS PARTIES DE LA CONVENTION-CADRE DES NATIONS UNIES SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES A :

  • Garantir une cohérence entre l’action climatique et les objectifs de développement, de lutte contre la faim, les droits humains et l’égalité femmes-hommes, en s’assurant que les changements climatiques ne deviennent pas un alibi pour justifier de « fausses solutions » climat.
  • Reconnaître que les changements climatiques affectent le plus sévèrement les populations les plus pauvres qui en sont les moins responsables et dont les capacités d’adaptation sont faibles, notamment les femmes, les enfants, les paysan(ne)s, et les populations autochtones. En s’appuyant sur ce constat, il est nécessaire d’accroître les financements publics pour l’adaptation, principalement sous forme de dons, en les allouant de manière prioritaire aux pays et populations les plus touchés par l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.
     
  • Faire de la lutte pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle un objectif commun de l’ensemble des Parties de la CCNUCC en intégrant la « sécurité alimentaire et nutritionnelle » dans l’accord de Paris. (préambule, objectifs généraux, et chapitres sur l’adaptation et l’atténuation). Il est crucial que l’accord de Paris prenne en considération les impacts de toute politique climatique sur la sécurité alimentaire, notamment au regard des mesures d’atténuation concernant le secteur des terres.
  • S’engager à mettre en œuvre des plans d’action ambitieux de réduction des émissions de gaz à effet de serre, ainsi que des politiques d’investissement dans les énergies renouvelables, respectant le principe d’intégrité environnementale, la sécurité alimentaire et les droits des populations locales. L’effet combiné des engagements nationaux doit permettre de maintenir la température à la surface du globe en deçà de +1,5°C de réchauffement en 2100.

Plus d’informations sur : http://faimetclimat.com/appel.html

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